Besoin primaire
L'ĂȘtre humain a besoin des autres. De leur soutien, de leur aide, de leur prĂ©sence. Qu'on le veuille ou non, c'est dans notre nature. Y'a des expĂ©riences qu'y'ont Ă©tĂ© faites sur des bĂ©bĂ©s chats. DĂšs leur naissance, ils Ă©taient mis seul, dans un endroit oĂč tout leurs besoins de bases Ă©taient comblĂ©s: nourriture, jouets, lits, etc. Ils sont tous morts. Sans la prĂ©sence des autres, ils sont morts. Est-ce que c'Ă©tait le manque d'affection, le manque d'interaction ou de prĂ©sence vivante? Je sais pas, mes connaissances sur cette expĂ©rience s'arrĂȘte lĂ . Tout ce que je sais c'est qu'on ne peut pas survivre sans les autres. Donc, pourquoi est-ce aussi dur pour nous, crĂ©atures supposĂ©ment intelligemment supĂ©rieures, d'aller vers les autres, de laisser les autres venir Ă nous? Qu'est-ce qui fait en sorte qu'on a un blocage Ă©motionnel Ă ce niveau? Pourtant, tout le monde le dit. "C'est pas bon de garder tes Ă©motions en dedans." "Parler fait du bien." "Il faut que ça sorte un moment donnĂ©." MĂȘme quand on a les ressources, les bonnes, Ă portĂ© de main, on ne semble pas vouloir faire le premier pas. Comme si on avait peur de devenir vulnĂ©rable. D'avoir l'air faible. Mais si tout le monde se sent comme ça, au moins une fois dans sa vie, ça devient une norme, non? Donc de quoi est-ce qu'on a vraiment peur? Peut-ĂȘtre qu'on a peur de rĂ©gler le problĂšme. De se dĂ©partir de quelque chose qui fait partie de nous. Comme notre, coeur, nos mains ou nos jambes. Avec le temps, on a fait une place dans notre vie pour cette Ă©motion, cette situation qui nous envahit depuis longtemps, ou pas. Alors, en parler nous ferait passer Ă autre chose ou, du moins, rĂ©duirait l'existence de ce mal ĂȘtre Ă quelque chose de plus tolĂ©rable, de plus vivable. Mais, comment vivre quand on ne connait que cette chose? Comment passer Ă autre chose, quand on ne sait pas c'est quoi "autre chose"?








