Petite soie
5 Février 2017
L'écart d'un toucher, qui s'imisce
doucement, entre mes jambes
spirale bleutée sous mes paupières
closes
Je dessine des cercles
pour étendre
la profondeur
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Petite soie
5 Février 2017
L'écart d'un toucher, qui s'imisce
doucement, entre mes jambes
spirale bleutée sous mes paupières
closes
Je dessine des cercles
pour étendre
la profondeur
1er août 2016
Rouge, les cheveux
on cours
pis David Bowie
nos coeurs
dilatés
pis moi
toute petite
dans Berlin
Montmartre
7 Juillet 2016
Montmartre, la maison m’ennuie, et tes rues aux légendes de poètes et d’écrivains m’excitent. Tu perle la chaleur dans mon dos. Tu es mon Montréal des fantasmes, des rêves inachevés coulant sur tes pentes en rondeurs de femme.
Montmartre, tu me caressait de ta chaleur de juillet pour m’abandonner aux entrailles de Paris, aux histoires de tes premières peuplades romaines, où se sont battues ces âmes rongées par la peste noire.
Montmartre, dans les caniveaux de tes ruelles, tout aurait pu être simple mais tu as choisi de me perdre dans tes labyrinthes casses-têtes, au creux de ces murs où les hommes regardent trop où il ne faut pas.
Et pourtant, je t'ai cherché dans les livres, les photos, les films. À la rencontre de toi, mon quartier des histoires que se racontent les vieilles âmes.
Là, à milles lieues. Je te rêve dans mon avion. Mes clefs. Ma Mon lit. Ma maison. Je t'imagine un lendemain ou mes godasses se frottent à ton dos, où je cogne à ta porte. Une photo, des écrits. C'est tout ce qu'il me reste de toi.
Avant de te connaître
Notre idéal ensemble
Dans des rêves démunis de réalité, je t’idéalise dans mon royaume, celui aux creux de mes reins. Je respire à ton souffle la poésie d’un Nelligan affamé, assoiffé de cette obsession que je nourri en toi.
Mais tu me berce dans l’hallucination de vieilles espérances. Je trébuche et glisse dans le puits à vœux pour m’y noyer, dans la paresse de ton absence liquéfiée.
Pour de bon.
Tes lèvres, tes bras, ton dos. Tout disparaît dans la masse grise des émotions
et, déjà,
je meurt avant de te connaître.
7 juillet 2016
l’été
Mon sac à dos
secondaire 4
La gourde la vodka
ça laisse des traces
Sur tes lèvres
les liquides brillent
Tu souffle l’été
ta face de James Dean
Volcan
8 janvier 2016
Mon petit volcan
Tu pleure ta lave chaude
Sur mon corps brûlant
Et je fond en émotion
De caoutchouc dégrisé
C'est tout ce qu'il reste de moi
Si jamais
5 décembre
Tu est probablement mort avant que je ne te connaisse
Et je serai probablement morte avant de te connaître
Parce que je suis prise dans mon beau parallèle
Dans l'allée des ‘’si’’ et des ‘’jamais’’
C’est mon rideau de vie qui est mal cousu
Qui me garde au chaud dans les histoires
Devant des fenêtres de beaux dehors coulants
En larmes de sentiments niaiseux
Mais dans ma vie où les vœux resteront des bougies
Et les regards des trous d’orbites
Je ne te toucherai probablement jamais
Tu est parti avant que je ne te connaisse
M’exprimer en bande dessinée
18 novembre
On va essayer quelque chose.
Parce que je m’en vais où, exactement ? Pas mal un peu nulle part. J’ai envie de dire quoi, au fond ? Pas mal un peu n’importe quoi.
Je vais essayer de dessiner plus souvent. You go, girl.
De tasser les niaiseries qui encombrent mon bureau, et de m’éclater le cerveau sur le papier.
De m’hydrogéner d’idées folles et de carburer à l’encre de mes stylos.
Voilà.
Vous me reverrez la face en 2D, chers abonnés. (lolilol)
Pourquoi ça ne marche plus vraiment
16 novembre 2015
Se squiser le cerveau à chaque 24 heures pour trouver quelque chose de beau à dire, c’est difficile, un peu con, mais acharnant et créatif. J’ai pas la tête d’une Gastonne Mironne qui s’ouvre le cerveau comme un beau roman aux pages noircies d’encre. Je n’ai ni le talent ni la plume d’une Marie-Sissi Labrèche qui se désarticule en acrobate sur le papier. Alors voilà qu’un poème par jour n’est plus, après une cinquantaine de post qui n’auront ému que cette amie fidèle comme un chien fido qui me lit de temps à autre.
Ben non. Ben oui. Je sais pas.
C’est que je ne passerai plus tous les jours de ma vie ici, voilà tout. Mais je serai là. Dans l’eau, dans le ciel, dans les étoiles. Comme une déesse égyptienne que l’on aurait oubliée sous une pile de vieux parchemins passés date.
So long, fairwell.
Espace temps
12 novembre
Espace temps de niaiseries vides
J’accumule les dettes invisibles
De mon imagination à retardement
Un cliquetis d’horloge qui s’éternise
Et sur les galets mouillés des rives
Je glisse dans ma Baie-des-Chaleurs
Goûter à l’eau salée de mon enfance
Dessiner la lumière des phares
Toute seule dans ma grande tour blanche
À guetter le grondement d’une idée folle
Puit de vie
11 novembre
20 fois 12 mois et j'saute sans l'puit
C'est froid, c'est mouillé, c'est drôle
Je me noie comme un petit caniche noir aux yeux d'or
Rhume
10 novembre
Les artères de mon imagination
Elles sont bloquées
Mes idées de marde
Sont en congestion nasale
Mes sinus sont en panne
L’oxygène passe pas
Y m’faut des p’tits kleenex du Jean-Coutu
Pour m’aider à productiviser
Même si c’tun mot qui existe pas
Belle
9 novembre
Sérénade sur Saint-Laurent
J’aimerais ben ça te connaître
Mes cheveux de nouilles chinoises
Me gênent un peu
Tu m’trouve belle quand même
Les battements d'aile d'un papillon
8 novembre
La peau de l'ours
Je l'ai déjà vendue
Et mes grands chevaux
Sont attellés à mes pieds
C'est que j'attend le big bang
L'explosation atomique
Devant des miettes d'histoires floues
Mes p'tites mouches noires de mots
Ça flotte dans ma tête comme des voiliers
Dans une mer d'idées échouées
Alors que dans l'eau noire du fleuve Saint-Laurent
Je traverse des murs transparents
Mes mots maringouins passent pour des parasites
Et je m'enferme dans mon cahier bleu
Mal
7 novembre J'ai mal au coeur Comme un noyau de planète Ancré dans mon ventre Le sang des rocheuses Dans mes veines de ciment
Démission
6 novembre En vol plané Au dessus du lave-vaisselle Je casse la vitre J'abandonne les guénilles Et la caisse enregistreuse Me crie de revenir Je pars en croisière En congé de maladie
WTF bitch
5 novembre "wtf bitch" qu'on lit sur les vitres de l'abri-bus. Ma salope à moi, ma salope chérie, mais que te valent c'est viles gravures sur les vitres de la ville? En quoi ces mots cruels, impurs, t'impliquent-t-ils? Mon amour, ma salope, ma beauté grise. Mon bloc de béton, mon morceau de charbon. Ma vieille guénille, mon sac d'épicerie au vent. Déchet de vie, espace encombré. Pourquoi, salope? WTF, bitch?