"La Commune est la première tentative faite par la révolution prolétarienne pour briser la machine d'État bourgeoise; elle est la forme politique «enfin trouvée » par quoi l'on peut et l'on doit remplacer ce qui a été brisé." Karl Marx
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"La Commune est la première tentative faite par la révolution prolétarienne pour briser la machine d'État bourgeoise; elle est la forme politique «enfin trouvée » par quoi l'on peut et l'on doit remplacer ce qui a été brisé." Karl Marx
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QUAND L'EUROPE SAUVE SES BANQUES, QUI PAYE ?
50 milliards d'euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres - moyennant des sommes astronomiques - de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ? C'est en posant cette question très simple qu'Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l'Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas - comme on tend à vouloir nous le faire croire - dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l'économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l'argent ?"
Riaño - Asturias
Espagne, la semaine où tout a débuté
"Nous encerclons une nouvelle fois le Congrès [...] parce que nous croyons que le temps des décisions prises par le plus petit nombre est terminé, et parce que, contre ceux qui veulent nous laisser sans avenir, nous avons les moyens et l'intelligence collective pour décider et construire la société que nous voulons."
Tels étaient les mots prononcés par les représentants de la coordination du mouvement Rodea el Congreso le 29 septembre dernier. Pour la troisième fois en une semaine des dizaines de milliers de citoyens s'étaient réunis Plaza de Neptuno à quelques centaines de mètres du Congrès pour exprimer leur raz-le-bol. Armés de bannières républicaines et de slogans tels que «ils l’appellent 'démocratie' mais c'est une dictature !" ou encore "votre crise nous ne la payerons pas !" les Espagnols étaient venus rappeler en masse à leurs députés et à l'ensemble de la classe politique leur refus de l'austérité draconienne et au passage "l'illégitimité" de cette monarchie parlementaire. Jeunes, moins jeunes, venus de tout horizon et parfois de loin, cette masse hétéroclite d'indignés a réussie à tenir son pari : faire paniquer le pouvoir. Héritier direct du 15M, Rodea el Congreso a su s'imposé en tant que mouvement mature capable de démonstrations de force. Sur la scène médiatique, les sujets sur le 25S ont mêmes surpassés pendant un temps ceux sur la montée de l’indépendantisme catalan. Difficile cependant de trouver un média qui traite objectivement de la chose (à la télévision c'était le défilé d'«experts" ne valant pas mieux que ceux de Itélé qui venaient démonter les revendications) mais quoiqu'il en soit on a débattu des revendications à travers toute l'Espagne et bien au delà. Les sondages valent ce qu'ils valent, mais une étude à démontrer il y a peu que deux citoyens sur trois soutiendrait les motifs du 25S.
Le 29 septembre dernier place de Neptuno
Le 25 septembre, quelque part dans le quartier de Lavapiés, il est environ 17H
Et voilà que je me retrouve dans un local d'un collectif de militant. C'est un pote allemand qui a des connections qui m'a proposé de venir. J'arrive au beau milieu d'une réunion de préparation de la manifestation où une trentaine de personnes interviennent une à une sur le déroulement des heures prochaines et particulièrement sur la sécurité du groupe. Rien n'est laissé au hasard : les règles à suivre en cas d'arrestation sont dictés, chacun note sur son bras le numéro du type à appeler en cas d'urgence et enfin des groupes de trois sont formés pour réduire les chances de se perdre durant la manif mais également pour "éviter d'avoir des ennuis avec les flics" sur le chemin pour y aller. L'ambiance est à la méfiance, plus tard on me glissera même "ne fais surtout pas confiance aux gens que tu ne connais pas, il y a énormément de 'secretos'" (policiers infiltrés). Je prends alors acte et il me faudra peut de temps pour constater que ce n'était pas des paroles en l'air.
Le cortège du 25s à Gran Via
Séance de préparation terminée nous nous dirigeons vers Plaza de España où des milliers de personnes sont d'ores et déjà réunies. Le dispositif policier est impressionnant, au moins une trentaines de fourgons jouxtent la place. Il faut dire que pour cet évènement le gouvernement a fait appel à des renforts policiers de tout le pays, une action engagée directement en direction du fief des députés ce n'est pas rien, la colère des manifestants est loin d'être minime, nous sommes nombreux, le poids du symbole se ressent, bref : il y en a qui flippe là haut.
Ici on aperçoit les fourgons de police tout le long du cortège à Gran Via (source : diaro de sevilla)
De Plaza de España le cortège défile ensuite sur l'artère de Gran Via pour ensuite passer par le centre pour rejoindre la rue du Congrès. Barricadée, cette dernière est littéralement encerclé des deux côtés par la foule. Nous arrivons du côté de Plaza de Neptuno où l'ambiance est plutôt bon enfant, nous prenons le temps de faire connaissance avec les gens autour de nous. Cependant l'ambiance s’électrise rapidement, alors que nous sommes là depuis à peine une heure une première charge policière survient et les premiers blessés doivent être évacués. La situation revient à la normale assez rapidement, ici la grande majorité des manifestants sont pacifistes et font en sorte de limiter les débordements. J'étais alors loin de me douter de l'ampleur que prendrait la violence policière quelques heures plus tard. Malgré les premières charges, des gens continuent à affluer massivement vers le rassemblement. Vers 20h30 tout dégénère. Un groupe de jeunes encapuchés charge la police et à partir de ce moment là les coups de matraque ne cesseront pas de pleuvoir pendant plusieurs heures. De Plaza de Neptuno jusque dans les moindres ruelles adjacentes les policiers traquent et frappent sans distinction les manifestants, une véritable chasse à l'homme d'une violence inouïe qui fera le tour de la planète. N'hésitant pas à non plus à extraire de force les manifestants qui s'étaient réfugiés dans les bars environnants, les robocops transforment la soirée en une véritable traque. Mais c'est ainsi que le 25S a trouvé son héros : un serveur qui a refusé coûte que coûte de laisser rentrer la police dans son établissement et qui a protégé les manifestants jusqu'à la fin
Bilan de la journée : 60 blessés et 27 interpellations, tristes chiffres pour un rassemblement qui se voulait au début pacifique. Cela faisait un moment que Madrid n'avait pas connue de tels troubles, les images des chiens fous de l'Etat frappant à l'aveuglette ont indignés les réseaux sociaux et beaucoup de citoyens en Europe, jusqu'à même être activement suivis outre-atlantique par la plateforme Occupy Wall Street
Bien aigris que personne n'est parlé de son voyage à New-York, le premier ministre Mariano Rajoy a répondu à la tribune de l'ONU par une intervention cynique en félicitant «la majorité silencieuse des espagnols qui souffrent et qui ne sortent pas dans la rue" . Ce qui provoqua forcément un tollé général ici car peu défendent sa politique d'austérité et une grande majorité des espagnols soutiennent le mouvement (voir plus haut). Histoire de passer pour un gland jusqu'au bout, Rajoy a même eu le droit de voir à la même tribune que lui la présidente argentine Cristina Fernandez dénoncer la répression.
La violence des policiers aura au moins permis de faire resurgir le débat sur les revendications des gens qui se sont fait frappés dessus et même si chaque média y est allé de son interprétation les espoirs d'audience du mouvement sur les problématiques qu'il porte on été pulvérisés. Beaucoup plus de monde que prévu est venu, on a vu pendant une soirée un défilé de gros bonnets plus nerveux que d’habitude c'est bon signe, ainsi la pression ne sera pas relâché pendant encore plusieurs jours.
26 et 29 septembre, Volmemos !
Face au succès de la mobilisation, deux autres appels ont directement été lancés après la première manifestation. Le 26 septembre on a donc vu des milliers de personnes revenir à Neptuno, moins nombreux et moins médiatisés ils n'étaient pas pour autant ridicule. En effet, il y avait bien une bonne dizaine de milliers de gens alors que la manifestation était tout bonnement interdite. Malgré cela une masse compacte, composée en grande majorité de jeunes cette fois ci, vient faire face une nouvelle fois au congrés. Comme si des lycées entiers se seraint vidés pour prendre le relai des ainés, j'avais du mal à y croire.
Et ce n'est pas la détermination qui manque, nous l'avons compris lorsque nous étions assis au centre avec les autres et que nous avons vus ce petit mec d'à peine 18 ans bondissant entre chaques groupes et criant "les mecs faut qu'on revienne demain, faut pas relacher la pression, faut occuper Neptuno ! On est là, on reste !"
Le soir du 26 septembre à Neptuno
Nous devenons tous "l'ennemi" pour le parti au pouvoir, nous sommes tous accusés d'être "terroristes".[De plus en plus de lois répressives visent directement les indignés] Qui est-ce qui sera le suivant ? Nous ne le savons pas. Ce que nous savons c'est que nous les apeurons car nous tous unis dans un même mouvement. Et nous ne comptons pas cesser de l'être. (Communiqué coordinadora25s)
"C'est aujourd'hui que tout commence", je ne peux pas m’empêcher de repenser à cette pancarte vue le premier jour de la mobilisation quand je vois que rien ne faiblis le soir du 29 septembre. Pour la troisième fois de la semaine le Congrès est encerclé malgré les interdictions et rien ne semble faire faiblir la détermination de chacun.
Petit à petit le 25S devient une date de référence
une nouvelle base pour la contestation sociale qui n'hésite plus désormais à faire front directement aux responsables des maux d'une population qui croule sous les dettes, qui se retrouve au chômage du jour au lendemain avec la peur au ventre de se retrouver sans toit.
Une nouvelle ère du mouvement tend à naître dans cette triste époque d'austérité et de crises ininterrompues. Bien loin d'une quelconque lutte à intérêts purement politiques, c'est bien un mouvement horizontal qui est en marche et qui fédère aujourd'hui bien plus que les partis ou même les syndicats qui perdent un peu plus chaque jour de leur légitimité. Faire mûrir le 15M et réinventer la politique dans chaque quartier dans des assemblées populaires et jusque devant les portes du congrès, tel est le défi que relève ces artisans qui comblent le déficit démocratique rampant.
Revendications et slogans accrochés sur les barrières qui séparent les manifestants du Congrès.
Chaque mobilisation va un peu plus loin, ainsi lors du dernier appel de la semaine du 23 octobre le but était de tapisser le Congrès de propositions citoyennes pour sortir du pétrin. Deux assemblées ont été formées, une qui traitait des questions de la dette et l'autre des questions constitutionnelles, le but étant de dénoncer les parties illégitimes de la dette qui pèse sur chacun et de lancer un processus d'assemblées constituantes à travers tout le pays.
Le soir de la mobilisation des indignés des députés "travaillaient" sur le budget. "Mais où se fait vraiment la politique ?"
Face à l'ampleur et la popularité de la mobilisation le gouvernement est passé à l'offensive. Des projets de lois d'un autre temps ont vus le jour, comme celui qui pourrait permettre à la police d’interpeller tout groupe de personnes qui refuse de se disperser après la première injonction ou encore l'idée du ministre de l'intérieur de limiter sévèrement la diffusion à la télévision des manifestations qui "incite" plus de monde à y aller. Ou le meilleur : interdire purement et simplement la prise d'image des forces de l'ordre, histoire de pouvoir tabasser tranquille.
Ces lois liberticides sont heureusement pour l'instant qu'au stade de projets mais démontre bien l'intention du pouvoir de casser le mouvement. Les indignés se défendent en évoquant que ces textes sont bonnement inconstitutionnels voir même à l'encontre des droits de l'Homme. Ainsi le gouvernement ne cesse de faire scandale dans l'opinion public, ce qui tourne à l'avantage du 25S, mais ne relâche pas la pression pour autant. Les manifestants de Neptuno sont loin d'avoir dit leur dernier mot, le prochain grand rendez-vous est le 14 novembre, jour de grève générale en Espagne et d'autres pays d'Europe. Mouvement institutionnel ou non tout le monde à appeler à la mobilisation et Rajoy et son gouvernement n'ont plus qu'a serrer les fesses.
"Un jour vous entendrez que les habitants de ce Delta ont disparus à cause de cette marée noire."
#Cequel'onnevousditpas #Nigeria #corruption
Les images et tout ce qui les entoure sont manipulables, la couleur, les paroles, les gestes, les intentions: tout dépend du narrateur. Chaque réalité peut signifier quelque chose ou bien son contraire, selon les intérêts de celui qui la raconte. Les porte-paroles du gouvernement, son propre chef, peuvent raconter comme il leur sied ce qui s'est passé sur la place Neptune, ils le font tous les jours, mais par chance, par les temps qui courent, il devient impossible d'occuper seul la place du narrateur dans cette histoire, malgré les coups innombrables que la police est prête à distribuer à ceux portant une caméra.
"Monsieur Rajoy, je fais partie de cette majorité silencieuse", la tribune d'Almodovar sur le 25S
To Madrid with love
"Nous sommes des personnes ordinaires, lassées de souffrir des conséquences d’un système conditionné et contraint par les marchés, système qui à tous les égards ne peut être soutenable et nous a rendu victimes d’une grande arnaque appelée « la crise ». Nous nous unissons pour rédiger ce manifeste et invitons tous les citoyens à se joindre à nos revendications. Nous considérons que la situation a passée toutes les limites du tolérable, et pensons être victimes d’une attaque sans précédent du pouvoir économique qui utilise la crise comme prétexte pour ruiner nos vies. Les coupables sont ceux qui, avec la complicité de toutes les forces politiques représentées au parlement, ont constitué cette oligarchie intouchable qui manipule tous les pouvoirs de l’Etat pour maintenir ses privilèges et son enrichissement démesuré et illicite.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’occulter cette gigantesque fraude sociale, faite de trahison systématique des engagements électoraux et d’absence de sanction judiciaire pour les banquiers, les politiciens et les grands patrons coupables. Nous voyons à quel point la structure corrompue et immorale du pouvoir instaure des politiques mettant en péril nos droits et nos vies, et à quel point nous subissons une répression injustifiable quand nous demandons un changement. Nous pensons que le problème est d’une telle envergure et que ces racines sont si profondes que la solution ne peut provenir de réformes basées sur le système politique actuel et c’est pourquoi nous exigeons :
- La démission du gouvernement en place et du chef de l’Etat, ainsi que la dissolution de l’assemblée, du fait de leur trahison préméditée qui a conduit le pays et l’ensemble des citoyens au désastre.
- L’ouverture d’un processus constituant démocratique, permettant de rédiger une nouvelle Constitution avec la participation de tous les citoyens, afin qu’elle leur appartienne, car nous ne reconnaissons aucun caractère démocratique au texte constitutionnel actuel, qui rédigée dans le dos des citoyens, consacre la domination des héritiers du franquisme et de ceux pactisant avec eux. Ce doit être le peuple qui détermine le modèle d’organisation social dans le lequel il veut vivre, et non l’inverse.
- L’audit de la dette publique d’Espagne, avec un moratoire sur son paiement jusqu’à ce que soit déterminée clairement les parties de celle-ci qui n’ont pas être payées par la nation car ayant servi des intérêts privés utilisant le pays pour ses propres fins et non pour celles de l’ensemble des citoyens. Nous exigeons également le procès de toutes les personnes suspectes de telles manœuvres, et le fait que leurs biens soient engagés si elles étaient déclarées coupables.
- La réforme de la loi électorale pour un nouveau processus électoral qui représente véritablement la volonté du peuple à chaque élection, ceci étant nécessaire pour faciliter le développement d’un processus constituant démocratique.
- L’arrêt immédiat de toutes les coupes budgétaires et de toutes les réformes qui sont contraires à l’état de bien-être car elles entrainent une restriction des droits et des libertés des citoyens : prises avec l’excuse de la crise, elles sont non seulement un désastre pour le pays, mais en plus elles ont été imposées en trahissant la volonté du peuple.
- Une profonde réforme fiscale qui fasse payer le plus à ceux qui obtiennent le plus de bénéfices de la société. Nous exigeons également l’abrogation de l’amnistie fiscale décrétée par le gouvernement, dont l’injustice est une véritable tromperie vis-à-vis des citoyens honnêtes.
- La suppression de tous les privilèges de ceux qui ont des charges politiques ou publiques, et la mise en place de mécanismes efficaces pour le contrôle de l’accomplissement de leurs fonctions.
- L’arrêt immédiat de toutes les expulsions des logements, et la mise à disposition pour la population, au prix du logement social, des logements appartenant aux banques et aux caisses qui ont été aidées avec de l’argent public. - La création de nouveaux emplois dont la première condition soit le caractère soutenable et la finalité le développement de l’humanité. Ainsi, la gestion cohérente des emplois doit se faire de façon à ce que toute la population puisse travailler pour vivre et ne soit pas obligée à perdre sa vie à la gagner. Le fait que nous soyons obligés de travailler toujours plus est une énorme tromperie, soutenue par l’avarice des grands intérêts et contraire à ceux de la plupart des gens. Pour toutes les raisons exposées ci-dessus, nous convoquons les citoyens le 25 septembre 2012 devant les portes de l’assemblée, pour une manifestation illimitée jusqu’à la démission du gouvernement et l’ouverture d’un processus constituant, en faisant appel à l’union de toutes les luttes pour une société plus juste. Nous sommes la majorité, nous sommes le peuple, nous avons raison, et nous ne vous permettrons pas de passer !
http://paris.reelledemocratie.net/node/1589
http://coordinadora25s.wordpress.com/
Condamnés à l'errance... Valls n'a pas attendu la décision de justice devant être rendue le lendemain. Il faut faire vite. Il les a chassés. A 5 heures du matin, le 27 août 2012. Des femmes, des hommes, des enfants... Ils n'ont ni voiture ni caravane. Ils sont donc partis à pied. Chargés de valises, de sacs plastique, de bassines, de poussettes et d'accordéons. Pour aller où? Pour quoi faire? Qu'importent les projets de rentrée scolaire pour les enfants, les suivis sanitaire et social en cours, les petits bouts de lien tissés ça et là... Qu'importe.... Il reste l'accordéon.
Nouvelle brêve de l'enfer ordinaire/Evry, 27 août 2012.
Grâce aux dons des internautes l’objectif des 10 000€ nécessaires à la réalisation de ce web-documentaire sera atteint dans quelques euros !
"Madrid, cité indignée" est un web-documentaire qui nous emmène à la rencontre des indignés espagnols, dans la ville qui les a vus naître. Madrid, une capitale en crise, révoltée, turbulente. Madrid, une ville où les indignés ont donné naissance à une nouvelle forme d'action collective et réinventent, jour après jour, la démocratie.
La crise. Des dirigeants politiques de ce monde aux simples badauds, le mot a été, est et sera pour quelques années encore sur toutes les lèvres. Crise systémique, crise économique, crise sociale, crise sociétale, crise mondiale. Nul adjectif ne semble proscrit pour qualifier le bouleversement que connaît le monde aujourd’hui.
Face à cette récession, un mouvement social d'un nouveau genre est né en Espagne le 15 mai 2011, avant de se propager aux quatre coins du monde. Un mouvement citoyen, horizontal, spontané, pacifique. Un mouvement que les médias ont vite fait de réduire au terme globalisant et réducteur d’« indignés ». Une étiquette facile à retenir certes, mais vidée de tout sens. Paradoxal pour un mouvement aussi riche, hétérogène et qui se refuse à être réduit à un parti politique, une idéologie, ou une classe sociale. Dommageable aussi car ce mouvement explore de nouvelles voies démocratiques et formule des propositions concrètes pour un changement de paradigme économique et social. Mais que savons-nous vraiment de ces voies nouvelles dessinées par les indignés ?
Réinvention de la démocratie participative, nouvelle forme de mobilisation sociale et d'activisme face à un contexte de crise, les expérimentations collectives initiées en Espagne sont bien concrètes. Et elles sont autant d'embryons de solutions face à un système démocratique et économique en mal de renouvellement, pour ne pas dire en panne sèche.
Prendre du recul, en interrogeant des sociologues, des historiens, des politiques pour comprendre comment cette mobilisation a réinventé l'idée de démocratie participative ; prendre du temps pour rencontrer les acteurs de ce mouvement, comprendre leurs motivations, leurs objectifs, leurs visions de l'avenir, tel est l’objectif de ce projet. Dans un monde de plus à plus zappeur, avare de son temps, et face à des médias toujours plus boulimique de nouveauté et d'actualités fraîches.
Pour prendre la pleine mesure de ce mouvement social inédit, fermement ancré dans le XXIe siècle, et questionner en profondeur son ADN, il nous importe de le resituer dans son foyer originel, Madrid. Aujourd’hui considérée comme un laboratoire de nouvelles pratiques militantes, la capitale espagnole est l’épicentre de la mobilisation indignée planétaire. Elle est aussi le lieu d'un réinvestissement de l'espace public par les citoyens, l'endroit où s'imaginent aujourd'hui de nouveaux chemins pour nos sociétés occidentales.
Les principes expérimentaux qui guident notre écriture répondent également à la nature même de cette mobilisation : pluralité des contenus et des formes de récit, à l’image de la pluralité des membres qui composent le mouvement et des formes d’actions à l’œuvre ; délinéarisation du récit par trois types de narration matérialisés sur une carte de Madrid par trois parcours, donnant écho à un espace public réinvesti par les citoyens, navigation à la carte, en réponse à un militantisme plus distancié et plus volatile, interactivité et participation de l’internaute, cœur même de la mobilisation du 15 mai.
[Qc] : #Bref c’est la révolution au Québec (fr)
Zemmour: l'idiot utile du F Haine
28 mai
Eric Zemmour est raciste. Nous ne l’affirmons comme ça, d’autorité. Nous relayons plus humblement une décision de justice qui a condamné le propagandiste des théories extrêmes sur les races.
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On occupe l'terrain !
Mais qui gouverne vraiment ?
L'arrogance de ce type en dit long sur ce qui nous attend.