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@dulcechile
san.san
Les premiers jours se résument à de longues heures de marche, de promenade même, au travers des différents quartiers de Santiago.
Ils sont plusieurs.
Les lieux s’apprivoisent sous de multiples facettes, comme s’il fallait choisir un point dans un ciel étoilé.
Elles sont plusieurs.
Les situations qu’offrent ces lieux sont quotidiennes ou non, historiques ou non, étouffantes ou non, époustouflantes ou non, elles laissent naître des perceptions toutes aussi contrastées - parfois manichéennes - que la présence même d’une fleur dans un désert.
Nous sommes deux.
Face à ces lieux nous sommes deux, avec deux approches des situations. Elles se présentent ici en diptyques, « uni » ou « bitemporelle ». Cependant la dualité, ou le dualisme même, des premiers ressentiments est loin désormais. Maintenant, nous les interprétons. Ces lieux, ces situations sont là, en images, en sons.
Nous les regardons, nous nous regardons.
Vous les regardez, vous nous regardez.
Nous les oublierons, nous nous les remémorerons.
Encore un duel ? Peut-être.
L’oubli et la mémoire, ils sont deux aussi.
Une part de l’histoire du Chili peut être représentée par cette métaphore. Guzmán en a usé le premier. Avec lui, ces scientifiques et ces veuves, regardons les étoiles depuis le désert, la dualité (quantique) commune à la lumière et la matière, le passé et ses traces pour ne pas oublier, le présent pour les interpréter. Ici, le quartier de San Miguel et ses fresques murales, scènes de nos « photos-stéréo », est un exemple, une initiative pour la mémoire, le lieu, ses situations, ses habitants.
Nous regardons, nous écoutons, nous interprétons.
Nous regardons, nous oublions, nous nous remémorons.
Et ensuite ? Encore une fois, nous marchons.
http://nostalgiadelaluz.com/
http://www.museoacieloabiertoensanmiguel.cl/
rappel à l'ordre ?
17 février 2015, Santiago, Chile
Un hymne à l’observation commence ici.
Non patriotique. Sans être naïf, ingénu, il tente de garder notre capacité d’émerveillement dans une ville à l’allure chaotique, désordonnée. Ce pays, cette « Dulce Patria », ce « Puro Chile », se prête à une première lecture par son chant national, qui représente l’officialité de son histoire, celle choisie, ordonnée à l'image de sa trame urbaine. Quelle place, aujourd’hui, est donnée à ces mots qui le composent ? Deviennent-ils le placebo d’une patrie encore meurtrie par son régime militaire des dernières décennies du XXe siècle ?
Cet hymne devient ballade, celle du regard qui effleure d’abord ces sentiments connus et partagés par le peuple chilien.
« Y sonando en la boca del fuerte »; au milieu de cet air, de ces mots, de ce chaos, il semblerait que nous soyons rappelés à l'ordre. Nous marchons.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hymne_national_du_Chili