handle of a small sword, germany, 1640-60.
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@dystopia-call
handle of a small sword, germany, 1640-60.
KENICHI NAKAYA
Miklós Ligeti - Ophelia
And I can't help if I create a version That pulls you back onto his arm Please don't tell me You don't have to, darling, I can sense That he painted you a gushing sunset And slayed angry panthers in your defence
"Si je fais mes cils charbonneux Et mes yeux de plus de lumière Et mes lèvres plus écarlates, Demandant à tous les miroirs Si tout est comme je veux
Nulle vanité ! Je recherche Le visage qui fut le mien Avant qu'il n'y ait le monde
Pourquoi me dire cruelle ? Pourquoi se croire trahi ? Je le veux aimant ce qui fut Avant qu'il n'y ait le monde
Et qu'importe si je regarde Un homme tout comme si C'était mon amour quand pourtant Mon sang est demeuré froid Et mon cœur ne bat pas plus vite
Pourquoi me dire cruelle ? Pourquoi se croire trahi ? Je le veux aimant ce qui fut Avant qu'il n'y ait le monde
Mon sang est demeuré froid Mon cœur ne bat pas plus vite
Qu’avant
Avant qu’il n’y ait le monde
Avant
Pourquoi me dire cruelle ? Pourquoi se croire trahi ? Je le veux aimant ce qui fut Avant qu'il n'y ait le monde."
Poème de William Butler Yeats, traduit de l'anglais par Yves Bonnefoy
"On est est passé à autre chose"
Ouais..
You, you and only you
Tu n'as jamais su prendre une clope entre tes doigts. Tu n'as jamais connu l'odeur de la résine qu'on brûle dans son cerceuil de tabac. Tu n'as jamais essayer la ferveur enfiévrée et fébrile de l'alcool. Tu n'avais jamais goûté à la chaire suprême et pecheresse. Tu n'etais jamais sorti de ce petit monde qu'on t'avait construit, mais tu ne cessais de te hisser à ses fenêtres hautes pour entr'apercevoir les contrées cachées dans l'ombre au-delà. Pourtant un jour il a fallu que tu attaches une corde de fortune a ta fenêtre, et tu as glissé de son long pour sortir de ton petit monde. Et il a bien fallu que je sois là. Piètre menestrelle à la voix enrouée et triste pour te montrer en quoi ce monde plus vaste était fait. Le rire de tes yeux, la candeur qui resonne en tes mots, l'infaillible éclair de tendresse qui percait à chaque fois dans ta voix, tout ce que tu faisais me pénétrait par les pores et revitalisait mes veines asséchées.
C’est parti. La musique a fond te couve au fond de ses méandres. La douce torpeur de l’herbe te brise sur le lit, et tu glisses vers le ciel désastré. Les bouteilles de sirop glissent sur le sol, roulent loin, très loin. Jusqu’à quand supporteras-tu ce lit solitaire, cette presqu’île au beau milieu d’un océan en ébullition. La tempête porte son nom, sur les hurlements de ses rafales de vents, sur l’écume furieuses de ses vagues, écrit au sang sur ses quatres murs fissurés et vieux. La colère au fond de la bouteille, au fin fond de la bouteille, en équilibre sur l’horizon fuyant. Et là, tu es au fond de ta tête, tu te recrovilles au cœur de tes hallucinations, et elles te dansent autour de toi, flamboyantes comme milles feux. Leur langues acerees te fouillent les neurones et les retournent. Tu te retranches au fond de toi, au plus profond, à cette vague lueur blanche. Un minuscule point blanc, et tu imploses.
La Pillule
Les flots acres de l'amertume se déversaient dans mes artères, bloquant le cours de mes pensées. Je sentais tes yeux posés sur mon âme, sondant mon esprit, le pourfendant avec un calme glaciale. Tu es livide, chaque nerfs de ton corps tendu, dans l'attente de cette seconde infinitésimale, où tous claqueront dans un bruit assourdissant dont les échos iront se perdre dans l'infini ténèbres du ciel sans étoiles. De cette époque, je ne garde que cette unique souvenir, qui fouille chaque jour inlassablement les entrailles de ma pauvre psyché. De toi, je ne garde que le doux souvenir de ta peau, de la chaleur de ta débauche débridée et la voracité de ta bouche tendre et affamée. En cette nuit, nous formions tout les deux une bête passionnément sauvage, avide de tendresse et de brûlant désir. Nous n'étions qu'un, une entité supérieure, mais tellement faibles face à l'appel instinctif de la chair. Nous nous sommes fondus l'un dans l'autre, deux fous perdus en quête d'éternité au fond d'un lit. Le plus profond de la nuit nous a surprit, haletants, écumants par tout nos pores, ivres d'épuisement, mais pas encore assouvis. Nos rondes reprenaient, toujours aussi déchainées et enflammées. Un formidable paroxysme de saveurs et de déflagrations de désir se répétaient inlassablement, un pandémonium qui se faisait et défaisait au gré de nos frissons et nos hoquets, à l'abri sous des draps dont on ne voyait ni la couleur ni ne percevait le grain. Les membres et les émotions gourds, le froid gagnant du terrain, bouchée par bouchée. C'est de bonne guerre, me dis-je, en te serrant contre moi. Tu étais comme un petit animal touffu perdu dans les étendues glacées d'Antarctique. Mais tu étais repue de vie, de sève et de plaisir. Tes yeux, de plus en plus endormis, à mesure qu'ils s'emplissaient de petites étoiles, étaient les seuls soleils de mon aube, unique phare du dernier soubresaut de la nuit mourante. Moi, j'étais imbibé d'alcool, naufrageur naufragé au milieu de ces flots déchainés que former les draps et tes cheveux défaits. Et je m'accrochais à toi, aussi désespérément qu'a une bouée. C'est alors que le lit, les draps et tes cheveux me recrachèrent sur la terre ferme, et j'eus du mal à reprendre l'équilibre de mon corps. Je n'arrive pas à taire le vertige qui me cogne, même avec deux larmes de whisky amère. Faire se tarir les autres larmes, celles qui sont claires et salées, et qui dessinent de brûlants et droits sillons acides sur le visage tuméfié par ton entrejambe et la gueule de bois.
Dieu Éthanol, sois-tu glorifié à jamais par les coudes levés à ton honneur par les poètes désemparés, les névrotiques au bord de la rupture et les putes au fond des bars et des lits.
Juste celle là, parce qu'elle est importante. De @8bitfiction.
Ozzymandias
Je ne sais pas d’où ce texte est sorti, il avait juste besoin d’être là.
Je ne sais pas comment faire pour arrêter tout ca, pour me sentir un peu mieux, ou juste sentir moins l'horreur de ma douleur. J'ai la nausée, et chaque matin, je me réveille bien avant l'aube pour faire face avec impuissance à la lutte désarmante que les jours m'imposent. Les jours sont sans couleur, les heures sans gouts. Je jette un pieds devant l'autre dans un simulacre futile de marche forcée, dont je ne connais même pas la destination. La lumière au bout du tunnel sombre n'était qu'un leurre, et j'ai suivi ce tunnel avec tant de dévotion, tant de confiance, que je suis resté pantois devant le mensonge à son terme. J'ai vu le brasier immense, où se consumait mes efforts et mes aspirations, où fondaient l'un dans l'autre mes espoirs de vie meilleure et mes peurs de lendemains incertains. Le feu, attisé par la cruelle ironie du sort, me soufflait au visage avec la force d'un ouragan infernal. Je me suis assis à coté, et avec la petite braise d'un rêve quelconque perdu j'ai allumé une cigarette et l'ai fumé à la lumière de ce gâchis. Comment faire face ? Qui est l'ennemi ? Par quelle direction dois-je faire front pour repousser ses assauts qui me transpercent ? Que ne sais-je, si l'ennemie n'a déjà investi mon bastion, insidieusement et perfidement, pour miner mes fondations et saper mes derniers retranchements ? Une proie acculée par les loups au fond d'une foret se serait surement sentie plus courageuse que moi en ce moment. Je me suis laissé affaiblir, comme la pierre érodée par les douces caresses millénaires de l'eau, et maintenant, où sont mes appuis ? Par où fuir ?
À tombeau ouvert
Les cicatrices ressurgissaient sur le marbre de ta peau. Si fine, si fragile. D'imperceptibles évocations de temps damnés, d'erreurs et de trous noirs. D'indélébiles sillons dorés, que tu croyais oubliés, refaisaient surface et revenaient te hanter par les jours de pluie, et de soleils de plombs. Des milliers de soleils. Des lunes magnifiques, des étoiles estompées sur le voile sombre du ciel. Des larmes amères s'échappent du goulot de ton âme et s'écrasent au fond du verre. Trempes-y ta peine. De tes ongles, gratte la peau morte qui ashyxie ton être. Prends le volant, appuies sur le champignon. Laisses le mur venir sur toi. Avales les kilometres comme tu avales tes cachets pour dormir. Prédateur. Proie. Des toiles d'araignées qui te collent et te ralentissent. Craches du feu, craches ton venin. Fais le mort. Ou juste cours, échappes toi. Plonges dans les ténèbres de la fosse. Je viendrai vider une bouteille sur ton tombeau.
Des mots.
Il était une fois, des mots. Des mots portés par le vent, des mots pleins de vent. Des mots qui brisent, comme une locomotive enflammée et lachée à sa guise, sur des rails vieillissants et craquellés. Des mots qui endormissent, des mots qui saoulent, des mots qui font chavirer les nuages. Des profondeurs d'un ciel desastré, des mots qui tombent, grands, beaux et terribles. Grondements sourds des orages lourds. Pluies diluviennes qui mouillent la terre et font couler les rivières. Des rivières de mots. Des océans de mots. Une chaine de montagnes. Des cimes immaculées et dechiquetées. Qui coupent l'unité du ciel, qui blessent le Seigneur tout-puissant. Des mots dans des verres vides. Des bouteilles pleines, déversent des mots brûlants dans des gosiers déssechés. Des kilomètres et des kilomètres de phrases deroulées, par delà monts et océans, par dessus les gens et sous les avions. Dans les tranchées vaseuses, les mots explosaient, fusaient et ricochaient contre l'acier trempé. Ma mie. Les mots sont des mots, et je suis moi. Un sanctuaire de silence, froid. Je roule mes mots dans mes joints, et les brûlent un par un.
Wild
Frele esquif nageant dans une mer gigantesque de blanc, de cimes de montagnes titanesques, et de pics dechiquetés. Je ne voyais plus rien en bas, et je continuais à m'elever, me fondant dans cette vase presque palpable de désespoir. Je craignais à tout instant d'entrer en collision avec ces mastodontes qui me bordaient. J'hesitais à changer cap, mais je ne me defilais pas devant l'ascension. Toujours plus haut, m'a t-on toujours dit. Toujours plus haut, j'ai révé toute ma vie. Maintenant le décors m'effraie et me ronge, et j'apercois ici et là, derriére le rideau de poix blanche, une furtive et prompte image du ciel, si fulgurante et brillante qu'elle arrache à chaque fois un morceau de chair de mon âme. Et je fuse, en haut, en m'abimant. Ta cigarette entre tes levres, tes cheveux courts et legers au vent. Le vent donnait des ailes à ta robe, et elle s'envolait joyeusement de quelques centimetres au dessus de tes genoux. Tu avais le sourire et le soleil t'inondait et te penetrait par tout tes pores. Je fumais, je fumais, je fumais. Et aucune de toutes les cigarettes que j'ai fumé dans ma vie n'avait lachée de si jolies courbes de fumée comme le sont tes jambes, ton visage, et surtout, ton sourire. J'effleure les sommets enneigés, je goute les nuages, je laisse leur gout acide m'emplir la bouche. Je continue de nager, maintenant dans un ocean de cendre fine et de verre pilé. Et toujours, a chaque distance parcouru, le tribut de chair est encaissé. Sans broncher, encore, je veux aller plus haut. Je peine à m'elever plus encore, je le fais plus lentement. Que Fais-je ici ? Ou vais-je ? Qui suis-je ? Autant de questions classiques que futiles, qui rongent l'esprit en permanance, nous poussant à des pantalonnades aussi vieilles que le monde. Je devine le ciel derrière une fine cloison d'aiguilles qui m'aggripent comme des orties. J'en sors, et je fuse. Ton epiderme inondé, ta peau mouillée, ton haleine enflammée par milles verres d'alcool, et nos bouches qui dans le noir ne savaient pas tellement ou se trouver. Nos mains jaillisaient dans tout les sens autour de nous, et maints "je t'aime" alcoolisés et en feu furent tirés pendant la bataille qu'était cette nuit. Etreintes debridées, deux coeurs qui cherchaient a se fondrent l'un en l'autre en ravagant tout sur leur passage. "Ne t'en va pas demain, reste au moins prendre un café." Et je fus brisé en mille morceaux. Le ciel est limpide, un peu frais, point aveuglant. Le Soleil dans le dos, je ne veux plus m'elever. Je reste dans une douceatre altitude de croisiere, maintenant mon cap. Un silence impressionnant m'invitait à aller plus loin encore, et moi, sans aucun autre envie, je fremissais d'impatience et m'enfoncant dans l'azur. L'air doux entrait par les trous laissés sur mon âme et y laissé une legere sensation de chaleur.En bas je disernais toujours le chaos dechiqueté des montagnes. Que vais-je faire maintenant ? Tôt le matin, je me reveilla au contact de ta peau abimée. J'ai senti ton être collé au mien. Je n'ai pas pu m'en empecher, mais je suis encore allé vers toi. J'ai survolé mes demons, et ils m'ont fait signe d'en bas. Avec mon mal de crane, je t'ai embrassé, je t'ai prise dans mes bras, quand nous etions submergé par l'eau froide et fade. J'ai encore regardé tes cheveux au vent, et ils avaient changé. J'ai encore regarder tes yeux, et ils étaient altérés. Au fond, j'y voyais une flamme, qui vacillait, menacait de s'eteindre, et rejaillissait plus forte. J'ai vu au fond de toi un vent enorme qui brisait des barrieres et jetait des montagnes dans l'abime. J'ai vu que tes yeux étaient trop petits pour pareils immolations de l'âme, j'ai vu tes yeux se fatiguer, et le teint de ta peau se ternir. J'ai vu le vent s'enfuir et laisser tes cheveux immobiles et tristes. Je t'ai attiré alors vers moi, et jamais pareille sensation ne m'avait autant frappé, d'étreindre un incendie, d'embrasser un volcan en ébullition, ou juste tenir au creux de sa paume une petite chose delicate et fragile qui tremble au moindre zephyr. Et sans m'en rendre compte, je replongeais vers la profondeur des montagnes et leur vallées d'abime. Mon âme en feu et mon navire à sang.
Act 4 : Pearl
Des drones volants survolent le ciel en formation serrée, lacérant les nuages de leurs ailes aiguisées.
Je sens le vent froid faire vibrer la vitre de la fenêtre, je touche la vitre et je sens le froid glacial du verre. Un frisson me remonte l'échine, qui arrive sur ma nuque en une décharge électrique, je retire ma main comme si je m'étais brûlé. J'oublie, la drogue veut son content de chaleur. Je me fraie un chemin entre les corps étendus, les bouteilles, les verres, les cendriers et les espoirs de grandeur à terre. Je me fourre au lit contre son corps en sueur. Elle est en sueur, ce qui contraste étrangement avec la sérénité de son sommeil et le calme de ses paupières closes. Je frissonne toujours au souvenir de ce contact désagréable avec le monde du dehors. Le soleil se lève, et je suis toujours en pleine descente. Mes pensées se fragmentent à mi-chemin de leur élaboration, en finissant dans un sourd fracas contre les murs de la tête fatiguée. Je ne sens plus mes mâchoires, mes dents me font mal. Le pire sera les courbatures, les bleus et les sillons sur mon dos à mon réveil. La drogue nous met dans cet état, car la drogue révèle qui nous sommes vraiment, et nous ne sommes que des imposteurs. J'allume une cigarette, je regarde la braise. Je ressens une irrésistible envie de fumer tout un paquet. Je trouve une choppe remplie à ras bord de vin blanc. Je fume, convulsivement. Je tire des bouffés brûlantes, c'est comme aspirer le venin d'un serpent d'une plaie. J'écrase le 5eme mégot. Je n'ai meme pas pris une gorgée de vin. Je descends la choppe d'un coup. Résister à l'envie de tout rendre est facile à gérer. La drogue t'aide. La fraicheur acide du vin me réchauffe un peu. Je mets de la musique calme. Je passe une main entre les jambes d'Alyn, une autre sur son ventre.
Elle ne bouge pas, ne se reveille pas. Je me demande si je peux lui donner un orgasme sans qu’elle se reveille. Je sens sa peau courir sous mes doigts, douce et chaude, moite par endroits. Je sens l’odeur d’une multitudes de clopes, de gémissements, de desespoir, de verres vidés et d’espoir émaner de sa peau. Je redescend doucement avec mes levres, l’effleurant à peine. Du cou, en passant par ses tétons toujours durs, son ventre qui se soulève légérement au rythme de sa respiration, son nombril, gouffre sans fond où je voudrai vivre, juste dans ce petit orifice que personne ne regarde. Je continue, plus en bas. Elle est toujours toute chaude, et humide. Je passe le bout de la langue sur toute la longueur de cette petite fente. A peine les deux levres s’ecartent-elles. Puis je redescends, toujours plus lentement. Mes mains remontent son corps en revanche, lentement, en prenant soin de gouter, mémoriser et apprécier chaque centimetre de ce corps de déese. Mes mains etreignent délicatement ses seins et deux doigts chacun, commencent à caresser leurs pointes. Je la sens se détendre doucement, et laisser son corps venir à moi, pendant que dans son sommeil, je sentais ces reves se modifier. Ma langue continuait à descendre, puis remonter. A chaque passage, elle s’enfoncait un peu plus. Je me concentre sur la partie supérieure, je veux que le petit bouton rose vienne à ma rencontre. Alyn mouillait de plus en plus. Elle respirait un peu plus rapidement. Ma langue s’insinuait entre ses levres, les ecartaient, et cherchaient le petit bouton rose. Mes doigts tenaient ses tétons prisonniers, et les tordaient, chaque fois plus fort. Pas assez fort, je ne veux pas qu’elle se reveille. Je descends ma main sous ma bouche, pour m’aider. Je place mon doigt sous ma langue, dans la fente. Ce que je touche est doux. Très chaud et humide. J’explore du bout du doigt. Ma langue elle aussi continue à chercher. Je sens que nous ne sommes plus très loin. Alyn commence à bouger un peu, je vois ses yeux bouger sous ses paupières, au-delà des seins durs qui pointaient vers le ciel, vers Dieu. Mon doigt entier caresse maintenant son intimité, là ou tout n’est que douceur et délice. Je le ressort, ma langue semble avoir trouver quelque chose. J’ouvre ma bouche un peu plus, presse ma langue un peu plus fort. Mon index replonge en effleurant les murs roses de chairs, en epousant les contours de son intimité, en caressant et non en penetrant. Mon autre main tient fermement un sein, le presse, puis le relache, puis le presse et le relache. Je vois ces levres s’entrouvrirent, je sens une legere vibration parcourir son corps. Une jambe bouge, me caresse la joue. J’arrete. J’attends. Fausse alerte, ses yeux sont toujours clos. Laissant mon index explorer à sa guise, je deploie mon majeur, lui fait descendre les levres devenue rouge et enflées, pour arriver à une autre forteresse, la plus difficile à prendre. Je commence par le caresser doucement. Le bout de mon doigt commence décrire de tout petits cercles, je donne quelques pressions de temps en temps. Je sens tout ce corps offert à moi par Morphée chauffer, et se raidir. Alyn redevient brulante. Mais elle continue de dormir. t je continue mes explorations secretes. Mon index et mon majeur se rejoingnent, et penetrent ensemble ce corps que je vénére depuis des nuits. Ma langue est prise de frénésie, cherchant dans cette fente quelque chose qu’elle a perdu. Je sens une petite boule sur le bout. Mes doigts glissent, sortent et rentrent, en s’etreignant entre eux, en separant, puis en s’etreignant une autre fois. Je tords son petit téton marron de mon autre main. Je vais plus vite, je sens, moi aussi, la chaleur me gagner. J’entends ses gémissements avec plus de force. Ces yeux restent clos, mais je vois ces paupieres frémirent, je vois une fine ligne blanche quand elles sont sur le point de s’ouvrirent. Ils tinrent bon. Ma langue tenait sa petite boule rose, mes doigts prenaient un plaisir pervers à bouger le plus possible quand ils étaient en elle. Je jouais avec plus de violence avec ma langue, malmenant cette jolie petite boule rose. Je lache son sein et son petit téton martyrisé, je descend, vers sa cuisse, que je force à s’écarter un peu plus. Mes doigts rentrent une nouvelle fois, à fond. Ma langue a enfin coincé la petite boule dans un coin, et elle ne faisait preuve d’aucune pitié. Je senti ma douce Alyn se crisper violement, pendant cinq secondes, elle lacha un début de cri, qui s’éteigna, et laissa place à un lent et faible gémissement. Ô délices.
Ma langue, mes mains, mes doigts, mon âme rompirent le contact avec sa peau. Le monde autour de moi perdit aussitôt sa couleur et sa chaleur. Je ne prends meme pas la peine de m’essuyer le visage et les mains. J’allume une clope. Je remonte aux cotés de ma déesse. Je la regarde. Elle dort, elle est paisible, elle parait fatiguée, mais elle a l’air heureuse aussi. Elle ne s’est pas reveillée. Elle ne se souviendra peut etre pas de cet orgasme à son reveil. Ca ne fait rien. Je n’avais même pas bander. Je ne ressens pas spécialement une envie de plaisir, ou d’orgasme. J’ai abandonné cet idée il y’a longtemps. De toute façon, je ne savais meme pas ce que ca faisait, d’avoir un orgasme.
To Puss.
Merci à tous ceux qui me lisent et me supportent. J'ai reçu de très beaux messages, qui m'ont fait chaud au coeur. J'espère que cette aventure continuera longtemps et que jamais l'inspiration ne se tarira. Je vous aime !
Hero
"Je suis fatigué, j'ai les yeux hagards et tristes. Je ne vois plus les jours passer, je patauge dans une vase pourrie de regrets, trop ankylosé par cette morphine qu'on appelle Vie. Je me remets entre tes mains ô Créateur, voilà que je te presente ma tête à trancher. Que ta lame soit aiguisée et ta main ferme." J'ai l'estomac vide. Je n'ai rien mangé aujourdhui, me contentant de fumer, cigarette sur cigarette. Pour chaque coup reçu, une clope grillée. Le vieux truc, oeil pour oeil, dent pour dent. Étrangement, je ne peux pas me résoudre à manger. Dès que je pense à la nourriture, j'ai la nausée. Une bile amère remonte mon âme et la brûle comme l'aurait fait de l'acide. J'ouvre une bière, je roule un joint. Mes mains sont fébriles, mon coeur tremble de froid dans ma poitrine. Je sens cette désagréable arythmie qui secoue mon corps. Je sens un liquide glacé, imaginaire, qui descend lentement sur mon échine, la faisant se ployer. Je sens la Foi me toucher de ses mains hideuses et glaciales. Est-ce donc cela croire ? Je crois en l'océan brulant d'alcool qui déferle sur mon gosier fatigué, je crois à la douce âpreté de la fumée dans mes poumons encrassés. Je regarde dans les yeux l'Infini, pendant qu'Il cherche à fuir mon jugement. Non, vieil ami. Cette fois je n'y suis pour rien. Cette fois, tu as merdé. Cette fois, tu m'as abandonné. Je t'ai aperçu souvent ces derniers jours. Dans les toilettes nauséabondes d'un bar, au fond d'un bus à minuit, dans une ruelle douteuse au sol jonché de capotes usées et d'espoir brisé. A chaque fois, tu te deguises, à chaque fois tu changes de trottoir quand tu me vois. À chaque fois, c'est la même rengaine. Tu me fuis, et je te suis, inlassablement. Mais maintenant je suis fatigué. Je suis vide de toute vitalité. Je suis une coquille ébrechée. Je suis une bouteille brisée en miettes. Je suis un mégot écrasé par toute la force de l'ivresse. Bizarrement, je ne t'en veux pas tellement. Mes cicatrices ne sont plus cicatrices. Mes cicatrices sont des mots gravés dans ma peau, et qui racontent en ton nom mon déclin, ma déception et mes échecs. Mes cicatrices sont la preuve que tu n'es pas parfait, ni bienveillant envers ta progéniture. Mes cicatrices sont le reflet de ta face pourrie que tu regardes le matin, dans ton mirroir celeste, avant ton café. Cours si tu le souhaite, je ne veux plus te pourchasser. Je n'en peux plus de te chercher sous le lit ou dans mon esprit. Viens à moi, partageons ce dernier verre au nom de notre fraternité.