La vie dâma mĂšre que jâvais nous dĂ©livrer. Quand tu dis quâça va pas, jâl'avais dĂ©jĂ devinĂ©. Tiens-moi la main, jâaimerais pas dĂ©river.
Vald, « Je tâaime »
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La vie dâma mĂšre que jâvais nous dĂ©livrer. Quand tu dis quâça va pas, jâl'avais dĂ©jĂ devinĂ©. Tiens-moi la main, jâaimerais pas dĂ©river.
Vald, « Je tâaime »
Cette place.
Il y en a des milliards et pourtant, vous ĂȘtes sur cette place. A cet endroit. L'endroit de tout ou de rien, qu'importe, mais vous ĂȘtes lĂ . Et vous ĂȘtes comme fixĂ©. EmmĂȘler. Enraciner. Vous aimeriez partir, vous aimeriez lever ce pied et faire ce pas qui vous sauverai la vie. Car vous le savais, rester Ă la mĂȘme place peut ĂȘtre destructeur. Vous aimeriez pouvoir faire tout ça, mais vous n'y arrivez pas, c'est plus fort que vous. Comme si une force d'ailleurs jouer sur vous.
Et puis vous dĂ©cidez de changer tout ça. Vous dĂ©cidez qu'enfin, il est temps de changer de place, de changer d'endroit. Que la vie ne se rĂ©sume pas qu'a cet endroit ou vous vous ĂȘtes enracinĂ©.
Vous savez que le combat sera rude, que la bataille envers ce je-ne-sais-quoi ne sera pas simple. Mais vous savez aussi que la volontĂ©, mĂšne Ă la rĂ©ussite. Alors vous y arrivez, et vous gravirez les montagnes d'un pas de chef, jusqu'a en ĂȘtre au sommet. Car votre place, notre place, n'est qu'au sommet.
Nâimporte quoi.
J'ai appris que l'amour peut arriver par surprise ou mourir en une nuit. Que de grands amis peuvent devenir de parfait inconnus, et qu'au contraire un inconnu peut devenir le meilleure de vos amis. Que le "jamais plus" n'arrive jamais et que "pour toujours" à une fin. Que celui qui veut, peut et y arrive. Que celui qui prend des risques ne perd jamais rien, et que celui qui ne risque rien ne gagne jamais rien. Que si on veut voir quelqu'un, il faut aller le chercher car aprÚs c'est trop tard. Qu'avoir mal est inévitable mais que souffrir est en option, et surtout, j'ai appris que nier les choses les plus évidentes ne sert absolument à rien.
-Tu lâaimes vraiment ? - Oui. Mais pas comme je tâaime. Lui et moi, câest... diffĂ©rent. Plus lĂ©ger. Plus simple. Tandis que nous, nous avons un grand amour. Câest compliquĂ©, intense, dĂ©vorant. MĂȘme si on se bagarre, ça nous suivra toujours.
GG
Non tâes pas une grande fille. Une grande fille ça apprend Ă regarder Ă droite et Ă gauche avant de traverser.
La graine.
Dans la nuit de mardi Ă mercredi, jâaurai pu rĂ©aliser Ă moi toute seule un spot publicitaire pour la prĂ©vention et la sĂ©curitĂ© routiĂšre française. Jâen rigole mais parce que câest mieux dâen rire, non? 1h10, je sort de mon lieu de travail afin de prendre lâair, les yeux rivĂ©es sur mon smartphone. Je me met en civile car il pleut averse dehors, et que je nâaurai pas dâautres tenues pour reprendre le travail ensuite. Jâai des collĂšgues adorables qui comprennent tout Ă la seconde, ça mâen facilite les choses. Je sort prendre lâair. Enfin. Pas de cigarettes ce soir lĂ mais encore une fois, jâai une collĂšgue gĂ©niale qui mâen a rouler une pour me dĂ©panner, me voyant au bord de la crise de nerfs. « Si tu veux, je peux rouler le tabac avec autre chose aussi, ça ne me dĂ©range pas tu sais » Ahaha, non pas pour cette fois-ci, il me faudrait quelque chose de plus fort encore, alors autant ne rien prendre tout court. Je sort, jâallume ma cigarette, et tire dessus comme si jâavais tant eu besoin de cet oxygĂšne. « Câest vrai, cet aprĂšs-midi tu nâen a pas fumĂ© chez toi? » je mâauto-fĂ©licite, mais je suis dĂ©jĂ entrain de mâen rĂ©clamer une autre. Je vais sous la pluie. Je suis ce genre de fille timbrĂ©e qui aime ĂȘtre sous la pluie, sentir ses vĂȘtements collĂ©es, trempĂ©s, avoir ses cheveux qui ne ressemble Ă rien, entendre le bruit dĂ©sagrĂ©able des baskets humides quand on marche.. et Ă©ventuellement prendre le risque de se chopper une pneumonie. Mais ce soir lĂ , la pneumonie Ă©tais bien loin de moi. Beaucoup plus loin que la Citroen ou la Ford que je me suis bouffĂ©e en pleine face. Je ne suis mĂȘme pas capable de retenir la marque de la voiture qui me fauche! En mâagitant sous la pluie tĂ©l une patiente sortie dâun hĂŽpital psychiatrique, je me rendis compte que mon sac en bandouliĂšre Ă©tait pleins de paperasse importante en tout genre. Je me dis donc que je vais profiter dâetre dehors pour laisser ce sac dans ma voiture. Il fait nuit. 1h20 environ (je vous avoue que niveau horaire je mens carrĂ©ment car pensez vous bien quâa aucun moment je me suis dit « tiens, si tu regardais lâheure avant de mourir ! » mais câetait vers les 1h du matin quoi) et je mÂŽapprete a traverser le parking bondĂ© de voiture, et normalement calme. Je reçois un message sur mon iPhone (qui a bien pris lâeau) et regarde aussi tĂŽt. Entre temps, jâarrive sur la route du parking oĂč ma voiture est de lâautre bout. Je traverse, toute trempĂ©e, le tonnerre grondant, mes yeux fixant lâecran de mon iPhone, mes doigts tapant frĂ©nĂ©tiquement dessus. Et jâentends soudain un son de freinage Ă©norme, tapant mes tympans. Le bruit des pneus contre le sol mouillĂ© de la pluie qui rĂ©sonne dans la tĂȘte, je regarde Ă ma droite, vis seulement deux lumiĂšres jaunes totalement aveuglante.... Et sens une Ă©norme secousse contre mon ventre, mes hanches, mon bassin, et mes jambes. Un poids tellement fort qui vous fais dĂ©coller du sol pour vous faire Ă©taler six centimĂštres plus loin. Et je vois les graviers, la tĂȘte complĂštement sonnĂ©. Je vois flou, je cherche Ă me relever, mais juste tendre mon bras me provoque une douleur insupportable. Je vois du noir, du jaune, du rouge. Je sent plus mon coeur battre, je lâentends. Tellement fort dans mes oreilles. Ăa mâen devient insupportable ces battements. Impossible de bouger mes jambes. Tout mon buste est endoloris, je ne sent plus rien. Je ne sent plus la vie sur ce sol. Ce goudron. Cet asphalte. Ce bitume. Bref appelez ça comme vous le voulez. Jâentends des voix qui sâagitent autour de moi. « - Mademoiselle, ça va ??? - Elle est inconsciente tu crois? - Mais non juste un peu sonnĂ©e. - Mais regarde elle bouge pas, elle nous entends tu penses? - Mademoiselle vous nous entendez? Ăa va? » Pauvre con je sent plus le haut de mon corps, et jâai la gueule face contre terre pleine de sang et tu me demande comment ça va ? Attends je prends ma voiture on refais pareil dans le sens inverse. Ăa câest ce que jâaurai voulu dire au dĂ©bile qui mâa demandĂ© si ça allais. A la place, je nâai pas rĂ©pondu. Je suis rester allongĂ©e sur ce sol, et jâai vue une bonne partie de ma vie dĂ©filĂ©. Ouais, comme dans les films. Jâai vue dâabord tout les bons moments. Et puis je me suis mise Ă repenser Ă mes derniers mois. Au cancer de ma mĂšre, Ă ma dispute avec ma soeur, au dĂ©cĂšs de ma grand-mĂšre, aux jambes de mon pĂšre qui ne pourra bientĂŽt plus le porter, Ă mon mec qui venait de me larguer, Ă la douleur que jâai ressenti quand il mâa dit vouloir partir, Ă ma fiertĂ© Ă ne rien lui laissez voir... et je me suis demandais si câetait pas plus intĂ©ressant de rester au sol. Pour qui devrais-je me relever? Ma mĂšre malade? Mon pĂšre malade? Ma grand-mĂšre inexistante depuis 3 ans dont je nâai toujours pas fais le deuil? Mon mec qui mâa lĂącher deux heures aprĂšs mâavoir retrouvĂ©e dont il allait encore falloir faire un deuil? Jâai trouver mon corps Ă©puisĂ©e. Mon esprit usĂ©e. Mon Ăąme usagĂ©e. Pour qui donc aurai-je eu lâobligation de me relever? Je perds deux personnes les plus chĂšres Ă ma vie, et jâai perdue la 3 eme qui faisait ma force, et ma soliditĂ©. Alors jâai fermĂ©e mes yeux, jâai senti de lâeau en coulĂ©e, jâai senti cet eau salĂ©e jusquâa mes lĂšvres, mĂ©langĂ©es Ă la terre du goudron. Jâai compris que câetais des larmes... et je suis restĂ©e au sol.
Jâpourrais parler de lâamour Ă la haine. Jâai mis toutes mes peines sur le papier.
Roméo Elvis- Les hommes ne pleurent pas.
Jâpourrais lâappeler mais ça vaut pas la peine.
Roméo Elvis
Ma femme sera une tranquille, avec une patience hors norme. Une paire de nichons sensibles. Quand jâaurais vidĂ© le sac, elle voudra encore. Elle aura les formes et jâaurais lâenvie.
Roméo Elvis
Toi ça fais 10 ans que tu me manques.
Ex number one.
Vous avez dit âmaâ vie?
Dieu merci, jâai eu droit Ă ma naissance, Ă un don. Un don si particulier, si annodin, qui est de savoir tourner les pages et clĂŽre des chapĂźtres aussi rapide que mon ombre.
Et je ne remercierai jamais assez Dieu de mâavoir lĂ©guĂ©e ce magnifique don qui limite, et parfois mâĂ©vite, certaines souffrances qui, a part me faire du mal, ne sâ avĂšre que trĂšs peu constructives.
Jâai un ami de longue date (entendez ici rĂ©ellement un ami de longue date, et non pas un espĂšce de sexfriend dissimulĂ© sous une fausse amitiĂ©) qui nâa cessĂ© de me rĂ©pĂȘter depuis lâĂąge de mes 15 ans que jâĂ©tais le genre de âfemme qui marque dans la vie dâun hommeâ. Et bien pour la premiĂšre fois, chĂšr(e)s lecteurs, jâose espĂ©rer que cet ami-lĂ en question a raison! Jâai toujours trouvĂ© cette dĂ©claration trĂšs Ă©quivoque, trĂšs cinĂ©matographique, trĂšs théùtrale pour pas grand chose (mes connaissances aime les dramas et les situations tirĂ©es de films) mais cet fois-ci, jâose espĂšrer que ce dernier Ă raison. En fait, quâil est eu raison sur tout.
Je vais vous raconter une histoire. Et malheur à ceux qui croieront que cet histoire est en réalité ma vie. Une grande dame ne revÚle pas sa vie, encore moins sur un Tumblr bien évidemment.
Une fille naĂźt. Elle a un noyau, ses parents. Deux parents qui se sont rencontrĂ©s Ă 15 et 22 ans, et qui se sont suffisamment aimĂ©s pour dĂ©sirĂ©e ce marier, Ă 19 et 26 ans. Et puis ils se sont suffisamment aimĂ©s pour faire un enfant, un an aprĂšs. Une fille donc. Et ensuite? Ils se sont suffisamment dĂ©testĂ©s pour divorcer.Â
La mĂšre de cette fille a dĂ©cidĂ© de refaire sa vie avec un autre. Avec un de ces vieux dĂ©mons, un amant Ă vrai dire. Elle refait sa vie, avec cet homme et sa fille dont elle a su obtenir la garde. Elle se marie avec. Un mariage pas trĂšs heureux, une robe quâ elle nâaime pas, une cĂ©rĂ©monie quâelle nâapprĂ©cie pas. Mais cette maman est le genre de femme qui te dira toujours âMa fille, lâamour triomphe de tout. Voila pourquoi encore Ă mon Ăąge je mâobstine toujours Ă le trouverâ.
Elle est mariĂ©e Ă cet homme, lui fait un enfant. Mais cet homme est violent. Trop violent. Il maltraite la premiĂšre fille de cet femme, puis sâen prend a elle aussi. Un cauchemars qui va durĂ©e 8 ans. Une vie qui se transforme en enfer. Un enfer Ă ne souhaitait Ă personne, marquĂ©e par des coups, des hĂ©matomes, des cris, des mutilations, des sĂ©questrations et tout autre forme dâhumiliation et de violence verbale.
Cette fille finis par sâen sortir en sâenfuyant. En frĂ©quentant de mauvaise personne. Elle rencontra dâabord un garçon quâon nommera T*, qui nâĂ©veillera en elle que son mauvais cĂŽtĂ© car lui mĂȘme est mauvais. Sâen suit des soirĂ©es dans des grandes villes tels que Montpellier, Paris, et jâen passe. Des soirĂ©es loin dâĂȘtre mondaine, apprĂ©ciable et apprĂ©ciĂ©es. Acides, MDMA, cocaĂŻne, marijeanne, LSD.. figurait sur les tables et dans les poches de ces gens-lĂ .
Et puis un jour, retour sur la Terre-mĂȘme. Cette jeune fille de 14 ans apprend quâun de ses amis, du nom de C*, est dĂ©cĂ©dĂ© dans un accident de moto. La jeune fille sâĂ©croule, sous la neige de Montpellier, Ă lâapproche de NoĂ«l, anesthĂ©siĂ©e par les acides pris une heure avant. Un ami viens lui tendre la main, ce mĂȘme ami qui prĂ©tend quâelle marque dans la vie dâun homme.
Et il lâaide Ă se remettre de tout ça. Il lâa console dans sa tristesse, lâaccompagne dans sa souffrance, la sort de ses mauvaises frĂ©quentations et de ses travers.
A 15 ans, elle rencontre lâamour de sa vie. Enfin, ce quâelle croyait ĂȘtre lâamour de sa vie. Car celui quâelle rencontra sâaverera ĂȘtre un homme totalement indĂ©cis, dictĂ©e par sa libido et par le corps des femmes. Il en parcoura plusieurs dâailleurs, tout le long durant sa relation avec elle. Et puis un jour elle le remarqua. La jeune fille partis. Le garçon lâa rattrape. Encore une fois digne dâun film. Mais ce que le garçon gagna Ă lâa rattraper ne fut pas un baiser, mais une gifle. En pleine nuit, entourĂ©e dâespaces boisĂ©es, la jeune fille en sandales et en jupe rouge groseille. Elle repartis en pleure, aprĂšs avoir soulagĂ© un quart de sa colĂšre sur la joue de cet homme. Et elle ne lui redonna plus de nouvelles. Lui? Il lui en redonna des nouvelles. Et le pire? Câest que ça amusa la jeune fille. Pas dâamour jâentends, mais de jubilation. Enfin elle pouvais avoir le dessus sur une situation qui lâavais blesser. Et avec ça, elle savait quâelle se comporterai comme la pire garçe que le monde ai pu porter. Pour elle, elle avais dĂ©jĂ trop souffert depuis sa naissance, par des hommes. Et une fois sa fourberie rassasiĂ©, elle repartis, toujours une gifle sur la joue avant. Elle se concentra sur des Ă©tudes inutiles, essaya de se trouver une place dans sa famille si grande, de faire bonne figure, de porter ce masque quâelle avais su porter depuis ces 5 ans. Et elle y arriva. Une famille stable, irrĂ©prochable en surface, et elle aussi.
Elle rĂ©ussis tout ce quâelle entreprend, sauf ses amours. Elle en sort trois fois diplomĂ©s, ce qui ferait dâelle un bon parti en soit. Elle rencontre dâautre hommes, tous aussi peu interessant les uns que les autres. Et puis elle sâen arrĂȘte sur un. IntĂ©ressant, ayant (seulement!) lâair gentleman. Et en effet puisquâil sâavĂšre ĂȘtre lâhomme le plus lĂąche que la terre nâest jamais portĂ©. M* ne rĂ©flĂ©chis pas. Il est bien trop simplet pour connaĂźtre la dĂ©finition mĂȘme du mot rĂ©flĂ©chir. Un homme trĂšs dans lâapparence, trĂšs âJeâ, trĂšs ârien nâest assez beau pour moiâ, et cette fille y compris. Un homme qui ne sais pas ce quâil veux. Un homme, en fait. Cette fille aura perdu 8 mois de ma vie, Ă essayer de combler cet homme insatisfaisable, Ă ce quâelle se mette en quatres pour ses plaisirs et ses dĂ©vouements sans ne jamais quâelle ouvre sa bouche. Mais ces 8 mois nâont pas servie a rien pour cette jeune fille. Pendant ces 8 mois, elle a rencontrĂ© son Ăąme-sĆur. Sans le savoir vous dira tâelle, mais câest quâelle a le nez fin la petite, et mĂȘme si elle a su se voiler la face pendant pres de deux ans, si vous fouinez un peu plus Ă travers son cĆur, vous y verrez que Mademoiselle vous dira finalement quâelle le savais, mais quâelle Ă©tais bien trop peureuse pour se lâavouer. Qui a dit quâelle Ă©tait tĂ©mĂ©raire?Â
Alors pendant prĂšs de deux ans, la jeune fille dĂ©cida de continuer sa vie avec un champs de vision trĂšs restreints. Elle sâest mis en couple avec un autre homme. Non, un garçon, soyons honnĂȘte. Et, sans le faire exprĂšs, câest elle-mĂȘme convaincu de la vĂ©racitĂ© de ses sentiments qui nâĂ©taient en fin de compte que de la tendresse et de lâaffection. Mais ce garçon offrait une stabilitĂ©. Pas la mĂȘme vision des choses quâelle, mais une stabilitĂ©. Une stabilitĂ© qui pouvais lui faire du bien, bien que ce garçon soit ennuyeux. Elle dĂ©cida de passer un an et quelques avec ce garçon. Le dĂ©but fut drĂŽle, amusant⊠Avec ses ĆillĂšres. Mais elle continuais a penser Ă son ame-soeur rencontrĂ©e deux ans plus tot. Et lâidĂ©e lui devint alors insupportable. Cette jeune fille sait lâeffet quâelle a, et quâelle peux avoir sur les hommes. Elle ais quâelle Ă toucher son Ăąme-sĆur comme lui lâa fais envers elle. Alors un soir, entre plusieurs disputes et se retrouvant seule dans son lit, dans son grand appartement, elle dĂ©cida de parler a son ame-soeur. De jouer de son effet. Et ceci jusqu'Ă 6h du matin. Et Ă ce moment lĂ , elle enleva enfin ses ĆillĂšres quâelle avait portĂ©s pendant deux ans.
La suite? La suite est tout aussi ennuyeuse, tout aussi banale que le dĂ©but de sa vie: ces deux gens sâaiment. Dâun amour quâils nâont jamais ressenti, dâun amour quâil ne ressentiront pour personnes dâautre quâeux-mĂȘmes. Ils aiment a se persuader que le moment nâest pas le bon. Lui aime se torturer, elle aime le rĂ©conforter dans ses douleurs. Un jour oĂč leur amour devient folie, lui dĂ©cide de partir; elle, le pris comme un abandon. Ils se retrouvent aussi loin, et pourtant dĂšs le lendemain il savent que leurs cĆurs est soudĂ©s. Pour combien de temps? Nul ne le sais, un fil sâĂ©tire, mais lâĂ©tain peux fondre.Â
Le rĂ©sultat est lĂ : tout deux vont souffrir dâune distance qui est dĂ©jĂ bien immensurable. A savoir si miser sur tout cet amour saura effacer le prĂ©sent de lâun et de lâautre lorsque celui ressurgira.Â
Quand on a trouvĂ© le grand amour, on ne le lĂąche plus, mĂȘme lorsque l'objet de tout vos dĂ©sirs vous supplie d'abandonner
GG
Qui suis-je?
Femme, dĂ©sordonnĂ©e, tĂȘtue, (un peu) idiote, naĂźve, romantique, rĂȘveuse, contradictoire, bipolaire, incomprĂ©hensible, comprĂ©hensive, amoureuse de lâamour, dĂ©testable, chat noir, mĂ©ritante, Ă©lectron libre, belle, moche, impulsive, pas rĂ©flĂ©chi, garce, peste, indulgente, intransigeante, cĂąline, inexpressive, silencieuse, seule, croyante, pardonnante, pardonnable(?), parfois perdue, parfois retrouvĂ©e, masochiste, bonne face, bonne gueule, adaptĂ©e, peu adaptable, parfois angĂ©lique, souvent diablesse, hautaine, inqualifiable, bourgeoise, mondaine, aventureuse, aventuriĂšre, simplifiĂ©, qui aime les complications, pratique la charitĂ©, surtout envers les Ăąmes perdues, blessĂ©e, debout, sur deux pieds, deux jambes, sensible (trop!), aime porter des masques, discrĂšte, timide, joyeuse, touchĂ©e dans le cĆur, dans lâĂąme, superstitieuse (Ă©nooooormement), fuyante, voyageuse, sĂ©lective, intransigeante, radicale, tranchante, incisive, dĂ©sirĂ©e, convoitĂ©e, (peu) dĂ©sirable, empreint de travers, concessioniste, compromettante, complotiste, messagĂšre, oubliable, piĂšgeante, menteuse de gĂ©nie, quittable, quittante, droguĂ©e (un peu), amusĂ©e, amusante, gĂ©nereuse, apaisante, impaisible, subordonnĂ©e, fille de grande famille, irrĂ©prochable (quand il le faut), et pour finirâŠ
Je pense que toi, tu es une femme Ă homme.
BĂźnome?
On s'est connus, on s'est reconnus, on s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue, on s'est retrouvés, on s'est réchauffés.
Jeanne Moreau, dans Jules et Jim
Ăme.
Quel est la douleur que lâon est censĂ©e ressentir lorsque notre ame-soeur nous abandonne? Est-ce que lâon doit crier, hurler, pleurer, se jeter a la mer, dans le fleuve, rire, dormir, ou ĂȘtre en colĂšre?Â
Ce nâest pas Ă©cris ça dans la notice de la vie? Dâailleurs ou est ma notice, on ne me lâa pas fournis Ă la naissance?
Alors, ce que je ressent⊠Une once de dĂ©ception⊠10% de colĂšre.. 68% dâincomprĂ©hensionâŠ. 20% de tristesse.. 2% de.. de rien. De vide. Et Ă©trangement câest ces 2% qui prennent le dessus sur les 98% autres.
Je pense que câest ça, en fait, ce que lâon doit ressentir, câest du vide. Parce quâun ame-soeur, câest une Ăąme quâon a perdu, qui a longtemps su cohabiter avec la notre, qui a su en ĂȘtre la partie manquante, la partie quâon sâefforce de chercher un peu plus chaque jours de notre vie.
ça y est, je pleure! Je commençais par me dire que ce nâest pas normal, cet absence de liquides issue de glandes lacrymales. Et bien il Ă©tait temps.
Alors, si je devais complĂ©ter la partie âame-soeurâ de la notice inexistante de la vie, jây rajouterai ceci:
Assurez-vous que ce soit rĂ©ellement votre ame-soeur. Ne vous emballez pas, parfois ce nâest juste quâune impression, ou lâenvie insoupçonnĂ© que lâon a que dâĂȘtre amoureux et de se sentir complet dans ce corps incomplet. Ensuite, gardez-votre calme. Et surtout, assurez-vous que ce soit rĂ©ellement le bon moment pour rencontrer votre ame-soeur.
Parce quâune fois que tout est fait, et construit, aucun retour en arriĂšre nâest possible. Et que si ce nâĂ©tait pas le bon moment, alors ce ne sera pas dans cet vie que vous renouerez avec cet partie manquante de vous-mĂȘme.
Hypnotica
Tu te souviens de cette nuit lĂ ? Cette nuit oĂč pour la premiĂšre fois mon corps et le tien se sont unis? Cette nuit oĂč pour la premiĂšre fois j'ai su ce que c'Ă©tait d'aimer? Cette nuit oĂč tu m'as fais l'amour de tellement des maniĂšres, que je n'ai plus penser Ă rien? Cette nuit oĂč tes mains se sont posĂ© sur mes seins avant de finir sur mes hanches. Cette nuit oĂč tes lĂšvres ont effleurĂ©s les miennes de maniĂšres si dĂ©licates, comme une rose que l'on veux sentir de plus prĂšs. Cette nuit oĂč j'ai pu embrasser ton cou aussi ardemment que je le souhaitais, car j'en avais dĂ©finitivement le droit. Cette nuit oĂč mes ongles se sont enfoncĂ©s passionnĂ©ment dans ta peau, dans ta chair, tellement j'Ă©tait prise par l'extase. Cette nuit oĂč tu m'as laisser les traces de tes lĂšvres sur mon dĂ©colletĂ© et mes cuisses. Cette nuit oĂč tu savais que tout les plaisirs interdits ne l'Ă©taient dĂ©sormais plus. Cette nuit oĂč j'ai pu mordre ton oreille, entre deux murmures et caresser ton corps Ă ma guise. Cette nuit oĂč ma langue pouvait se glisser n'importe ou sur ton corps, sur ta peau. Cette nuit oĂč tu as senti mon parfum au plus prĂšs des possible. Cette nuit oĂč nos doigts se sont entrelacĂ©s si fort contre ces draps. Cette nuit oĂč tu m'as murmurer "Je t'aime", entre deux respirations haletante. Cette nuit oĂč j'ai gĂ©mis au plus haut point grĂące Ă toi. Cette nuit oĂč j'ai pu ĂȘtre nue contre toi, dĂ©fiant toutes les beautĂ©s les plus inimaginables. Cette nuit oĂč tu Ă©tais si fort, si puissant et protecteur. Cette nuit oĂč j'ai pu mordiller succinctement tes lĂšvres. Cette nuit oĂč j'ai pu te montrer Ă quel point tu embellissais ma vie. Cette nuit oĂč j'ai vue ces Ă©tincelles dans tes yeux. Cette nuit oĂč la flamme dans mon cĆur Ă crĂ©er un incendie. Cette nuit oĂč on ne faisait plus qu'un. Cette nuit oĂč on Ă©tait fou l'un de l'autre. Cette nuit oĂč c'Ă©tait si Ă©vident. Cette nuit oĂč je me suis trouver jamais aussi prĂšs de toi qu'Ă ce moment lĂ . Cette nuit oĂč j'ai pu te montrer Ă quel point je t'aimais, si fort. Tu te souviens de cette nuit? MĂȘme les Ă©toiles s'illuminaient pour nous.