Tu m’as toujours laissé tes secrets, tantôt salés, tantôt sucrés et, parfois même, inavoués. Même sous le feu des critiques, tu n’as pas succombé, ancré que tu es encore dans mes pensées.Que ne t’ai-je connu à une autre époque ; j’y aurais rencontré tes parents sur les mers, sous la terre et ailleurs aussi. Toi et tes semblables, vous avez tapissé les murs de ma chambre avant de, devenu adulte, décorer mes autres lieux de vie. Vous ne restiez cependant jamais en place de par l’amour que je vous portais. Vous ne m’avez jamais rien reproché d’ailleurs, pas même les multiples manipulations dont vous avez pourtant souffert.Dans le cas de certains, la vie nous a séparés, de vols et pillages vous avez été l’objet. Qu’êtes-vous devenus mes amis ? Avez-vous trouvé une autre famille d’adoption ? J’ai encore quelques-uns de vos confrères avec moi, j’en trouve encore çà et là ; ils attendent que je pose le regard sur eux quand j’aurai pris le temps.