Le 25 et 26 mars, câĂ©tait le passa porta festival Ă Bruxelles.
Un festival de littérature avec de nombreux écrivains de toutes nationalités.
Et surtout : Â Annie Ernaux !
Jây suis allĂ©e le dimanche 26 aprĂšs-midi.
Sur le programme je me suis laissĂ©e attirĂ©e par les Ă©crivains portraitistes : en quelques minutes Ă la maniĂšre dâun dessinateur, ils Ă©crivent votre portrait.
45min dâattente avec seulement deux personnes devant moi. HĂ© oui, ça prends du temps dâĂ©crire ! Il est 17h30, le stand est censĂ© fermĂ© Ă cette heure-ci. Comme jâattends depuis assez longtemps, je peux passer quand mĂȘme. La dame devant moi peste sur lâĂ©crivaine du retard quâelle lui cause sur son programme. Câest Ă mon tour, je mâassoie devant Alienor Debrocq. Elle me dit quâelle nâaura que le temps de me poser des questions et quâelle mâenverra mon portrait demain par mail et par la poste.
On discute, câest vraiment chouette. Les minutes passent vite, il est 17h58, la confĂ©rence dâAnnie Ernaux commence dans 2min et je suis Ă 10min du lieu.
Jâarrive essoufflĂ©e, ce nâest que la prĂ©sentation.Â
Virginie Efira fait une lecture dâun extrait du dernier livre dâAnnie Ernaux âMĂ©moire de Filleâ.
Puis lâinterview dâAnnie Ernaux. Elle est toute petite sur la scĂšne dâoĂč je suis.Â
Je prends des notes, jâaimerais lui poser pleins de questions que lâanimatrice ne lui pose pas.Â
Ăa se termine, ovation dâapplaudissement, remise de la traduction en nĂ©erlandais, bouquet de fleurs, applaudissement. Jâapprends quâil va y avoir une sĂ©ance de dĂ©dicaces. Je savais que jâaurais du prendre mon livre...
Ils en vendent, jâen achĂšte un que je ne connais pas, qui retranscrit une interview vidĂ©o de 2008 avec Michelle Porte.Â
La file dâattente est assez longue, plus jâapproche, plus je sens le stress monter. Jâai envie de lui dire que jâaime beaucoup ce quâelle Ă©crit et que grĂące Ă un de ses livres jâai eu comme un dĂ©clic. Jâessaie de formuler ma phrase dans ma tĂȘte. Je me dis que je vais lui demander si je peux photographier ses mains pendant quâelle Ă©crit. Puis câest Ă moi.
Mon coeur bat bien trop fort, jâai chaud, je dois ĂȘtre trĂšs rouge, je tremble. Jâarrive Ă lui dire que jâadmire son travail et que âLes AnnĂ©esâ ont provoquĂ© un dĂ©clic dans mon travail et que jâaxe mes recherches sur lâautobiographie par la photographie. Elle me sourit et me remercie, me signe le livre, me souhaite bon courage pour mon travail. Je bredouille âun merci, vous aussiâ et je quitte les lieux pour prendre le mĂ©tro, le sourire au lĂšvres pendant encore 40min.
Jâai oubliĂ© pour la photo...