Il n’est jamais trop tard pour commencer, il faut seulement se lancer et persévérer.

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@jeanspire
Il n’est jamais trop tard pour commencer, il faut seulement se lancer et persévérer.
En guise de nerf
Il a ouvert sa cage thoracique à coups de couteau émoussé, retiré un petit peu de boyau pour soulager et cautérisé la plaie avec un chalumeau au propane. Le corps inerte se remet à bouger les orteils, d’abord le petit vibre de manière saccadée, ensuite le tertium gauche puis tous en même temps se referment telle une main. Une paupière s’ouvre et puis l’autre. Le corps est soigné et avec lui son âme. Parfois il faut trancher dans le vif pour récupérer de la force, parfois il faut mourir pour renaître.
Balou
L’aspiration translucide est rentrée dans l’histoire d’une chanson, comme un printemps en avril et un hiver en été. Je suis passé d’un côté de l’autre passage jusqu’à ce que les baleines remontent à la surface des champs de l’univers.
Début juin
Ralentir dans ses pensées, et retrouver le temps perdu qui était autrefois des moments de bonheurs ou des moments de tristesse ou parfois les deux en même temps. Souvenir lointain mais tout de même proche, c’est beau, c’est moche mais ça active, de manière à s’endormir paisiblement pendant une nuit de canicule en Juin.
Enfin
Quand les histoires tombent dans l'oreille, déjà, je m'assoupis. La tête enfoncée entre mes deux jambes dans le bus à 5h du matin, un dos-d'âne me réveille en sursaut. Le tremplin de la vie me tape les fesses sur un coup de tête, et je me réveille enfin, avec le sourire, prêt à me métamorphoser en cette personne que j'aime tant : le moi-même, présent et sûr de lui.
À la prochaine
Relativement different de la fois passée, cette fois ci certaines pensées percutent la parois du cerveau. Grandes jambes écartées entre deux murs de pierre, je me mets à rire tout écarté, avec le corps dans le vide, prêt à plonger dans le vide du Saint Esprit.
Mes étoiles se soufflent les unes sur les autres.
Foie
Et puis je me souviens du problème de mathématique tranquille qui se débloquait en fumant une cigarette à côté de moi. Reprenant ainsi le formule de l’amour, il ne pouvait plus y avoir droit. Pour cause: le chiffre additionné ne donnait plus rien avec la lettre soustraite. Mais encore, pourquoi ne pourrions-nous pas multiplier les effets du changement radical intégral? Je ne me souviens plus si l’infini a une valeur ou si il n’en a pas, comme mon cœur qui rebondit dans mon corps, pour essayer d’échapper à la nausée que ma foi m’a un jour refusé d’abandonner.
Requin
Sortir pinglé entre deux robes de sois et rester crochu sur le mur du rocher. J’ai fais le grand-écart entre Namur et Rocher, pour faire une avalanche de tornade entre chacune des tournées. Rien, ni plus ni moins ne se trouve devant ma porte fenêtre qu’une ombre transformatique qui porte le bébé des tridents à trois dents. Dans une évasion lunaire et un chagrin bien d’ici, je m’envole vers un espace peu commun qui me ramène à l’intérieur de moi-même, le chagrin, encore une fois s’il vous plaît, à tout jamais, dans la gueule d’un requin.
Texte plus terre à terre:
Je suis entrain d’imprimer lentement et certainement certains de mes textes dont je suis le plus fier. Il y en a une grosse vingtaine. Je les imprime de façon « Gutenbergienne », c’est à dire avec des petites lettres de metal que je place une par une. Puis ça passe à la presse manuelle pour produire ce genre de chose *voir photo*. Le livre sera également relié par mes soins, couverture maison comprise. Il n’y aura pas beaucoup d’exemplaires, la majorité transmise à la famille et amis les plus proches. Il y aura une version scannée dans un futur.
Si jamais vous souhaitez imprimer des textes ou citations originales de la même manière, ça pourrait être possible que je le fasse.
Merci de m’avoir lu ces dernières années, mois, jours, ne serait-ce qu’un seul ou multiple de mes textes présent sur ce Tumblr. Sachez que j’en suis extrêmement reconnaissant.
La bise
Thomas
Sirènes
Ratatatata et comme il se perdait dans une illusion d’optique avec des lunettes de soleil YSL pointues sur les côtés de sa tête obtus dans l’intégralité de sa pensée. Le chemin est clair, net et précis pas comme dans sa tête remplie de chardons arrondis à leur pointe. Pas de Jesus mais pas de Joseph non plus, que des vagues sur une plage abandonnée pleine de coquillages et de sable bleuté où se beigne les vraies sirènes que les hommes, un jours, ont pu apercevoir sur les îles aux plages de sable rosé.
Mon petit astronaute
La fusée ressemble à une tour haricot magique qui touche les nuages, sa base est d’un noir anthracite métallisé, le reste des deux autres tiers sont d’un blanc éblouissant, reflétant le bleu du ciel et le coton des nuages. Elle se tient là, immobile, dans l’attente du fameux décompte transpirant. Les petits hommes s’affairent à ses pieds en la baisant d’ingénieries et de mathématiques complexes, on marche devant les gigantesques réacteurs, on crie sur le chantier de construction.
- Plus que deux jours avant le lancement, dépêchez-vous de souder les dernières plaquettes. -
Le vaisseau pointe vers les cieux, triste de savoir qu’il va partir en petits morceaux pour des petits hommes à la conquête de l’infini. Bientôt le pantin au casque globuleux et à la combinaison matelassée touchera presque tous les petits points lumineux qui brillent dans la nuit noire, bientôt le vent ne fera plus voler ses cheveux vers l’arrière, bientôt il sera le cheveu dans le vide galactique, seul dans sa petite capsule respirant l’odeur de l’espace et du bacon.
Son entrainement était sans faille, la turbine ne lui faisait même plus d’effet, son endurance avait atteint des niveaux “surpantins”, sa boite crânienne complètement saturée de formules, statistiques et rêves. Il est prêt comme jamais, comme la dernière fois sauf qu’ici, ça sera la dernière fois.
Ses portes-mines sont chargés, il a aussi pris des mines de recharges: “On ne sait jamais, il faudra peut-être faire exploser des chars aliens sur la planète XPL-zion ou apprendre leur langue.”
Le D-Day est vite arrivé, la société voulait dire les au revoir à notre petit héros emmitouflé. Conférences de presse, questions-réponses, baisers d’adieu, photos, flashs… Superstar hollywoodienne couverte d’une visière qui reflète le ciel à l’image de son vaisseau.
Trois heures du matin, l’alarme s’enclenche, une main s’effondre dessus pour l’éteindre, il faut se lever tôt pour être un astronaute. Notre pantin enfile ses pantoufles en daim, marche dans le corridor de sa petite maison en bois et fait chauffer son dernier café terrien dans une cafetière style “Moka”.
- Un bon café italien - pense-t-il, - avant les cafés martiens. -
Deux œufs, un avocat, deux toasts au beurre salé, deux tranches de jambon bio et un peu de Sriracha pour ne pas que ça soit trop sec. Il avale son déjeuner doucement, profitant de chaque bouchée car elles seront les vraies dernières. L’excitation du grand départ ne facilite en rien l’ingestion des derniers œufs hydratés mais il faut quand même des forces avant le grand départ.
Une douche froide et trois bâillements plus tard, voici arrivé le moment fatidique: quoi se mettre pour le grand jour? Ses mains balayent les ceintures à la vitesse d’une comète en dérive dans l’espace.
- Pas ça, mmh… Non, non, pas ceci… -
Le choix est difficile et requiert une attention astrale… Jusqu’à l’eurêka vestimentaire: un costume Tom Ford noir profond, si profond que le moindre pli se confond, trou de ver. Marchant avec une fière allure, il sortit de chez lui sans fermer la porte à clé comme si le voyage n’allait durer que 23 secondes, et pourquoi pas ? Les arbres défilaient à toute vitesse sur l’autoroute, il faisait chaud dehors et froid dedans comme il le fera dans la fusée.
Notre ami rentre dans la station, l’ambiance est studieuse et sérieuse. Pas d’agitation avant le grand bond vers l’au-delà, peur de perturber les neurones qui s’entrechoquent pour la grande réussite de la mission à travers les astres. Son défilé bien fringué dans les couloirs est long et émouvant, des souvenirs surgissent devant ses yeux sans aucun contrôle: sa petite maison en bois, sa cafetière, ses bancs d’école d’astronaute, sa penderie pleine de costumes, sa voiture vintage… Quelle vie… Pourquoi vouloir la quitter pour toujours? La réponse se trouvera peut-être dans le noir de l’espace.
Sa combinaison l’attend, elle a été customisée pour l’occasion, blanche éblouissante, écusson de la station brodé avec du fil ciré, coupe cintrée. Morceau par morceau, il enfile sa combinaison, considérant presque son trois pièces comme sous-vêtement. Le confort est palpable, l’excitation aussi.
Une grande porte s’ouvre à ses pieds, quelques pas pour descendre l’échelle, évitement d’une barre pour ne pas se cogner la tête, dernière salutation aux ingénieurs et fermeture du sas. Il est prêt, la tête à 90° face au ciel bleu étincelant et sa concentration au maximum. Allumage des réacteurs, décompte: 6… 5… 4… 3… 2… 1… décollage…
Ses mains semblent rentrer dans les accoudoirs et ses cheveux sont complètement tirés vers l’arrière, rien n’échappe à l’accélération de pesanteur. Jusqu’au moment venu, son corps flotte, il le sent, sa tête lui paraît s’envoler dans les airs, la terre semble déjà être un lointain souvenir. Nous y voilà, dans l’espace, prêts à le conquérir avec notre poussière de navette spatiale. Un son blanc résonne dans ses oreilles, suivi d’une voix enthousiaste:
- Wouhou! Bravo! Tu l’as fait, tu y es, nous perdrons la communication radio dans quelques jours. Dans ce cas, ne prenons pas de risques et dis-nous ce que tu as sur le cœur. -
Sa pensée est claire, nette, précise. Il ne faut pas trop réfléchir et dire ce que l’on a sur le cœur. Une profonde inspiration, un battement de cils:
- Au revoir… Et à bientôt, dans une autre galaxie d’étoiles. -
*Chouchou*
Basculé entre deux terres propices à la poussée des carottes je marche à pieds joints. Les herbes se rebroussent sous mes petits pas nus comme des vers de terre. J’évite la fleur qui se dresse sur mon chemin telle une géante gardant le passage à niveau. « Ding ding ding ding ding » la sonnette retenti, on ne peut plus passer ou presque, les barrières ne se sont pas encore refermées. Il ne reste plus qu’à oser traverser avant la rosée nocturne ou juste un peu d’insouciance ou juste un peu d’aventure ou juste un peu d’imprudence ou juste un peu d’amour pour éviter la fleur gardienne du chemin.
Transports
C’est extraordinaire comme le gars assit à côté de moi dans le bus gigotait à interval régulier pour déplier un bourlet de ses grosses fesses. Plus il le faisait plus j’avais envie de le suivre dans cette gêne. Étrange cerveau, j’apercevais les autres personnes du coin de l’œil à me regarder une fois ou deux pendant le trajet, chose assez commune dans les transports en commun, je suis plutôt dans l’équipe qui ne regarde absolument personne, ça m’intéresse peu, et puis ce sont souvent les mêmes. Je préfère le vélo.
Comment vas-tu?
Dans l'horloge à pendule antique bruyante de ses cliquetis légers, je regarde l'heure tourner en carré de trèfle, la fumée traverse mes narines passives cherchant à capter la moindre nicotine présente dans l'air. Voilà que mon grand-père se lève, verre de vin rouge à la main, cigarette faite maison à la bouche en coin. Le canapé dans lequel je suis assis est moelleux, confortable. Je continue de le fixer, ma tête suit ses mouvements lents et décontracté, comme si il n'avait jamais vécu si longtemps sur cette terre ingrate. Voilà qu'aujourd'hui, dans la sombre nuit mate, il réapparaît sous forme floue au creux de mon âme et je le revois encore, comme la dernière fois, avec son bonheur inébranlable.
Abîme
Dans ma vie il y a toi,
Qui ne me comprends pas,
Qui ne me connais pas,
Toi, tu es comme un rêve,
Je te vois, je te sens,
Puis soudainement tu disparais.
Malgré tout, tu continues de me faire rêver.
Tu me tiens en haleine,
On ne veut pas se perdre,
Mais nous savons au fond de nous que nous nous sommes déjà perdus,
Tu m'aimes, et tu m'aimes parce que tu ne sais rien de moi.
Je suis le mystère, un mystère que tu prends plaisir à résoudre mais en vain.
Et puis, un jour, tu en auras assez... Mais tu ne t'arrêteras pas brusquement, non!
Tu le feras doucement, lentement, car tu garderas espoir.
Nous le sentirons arriver et nous allons sûrement pleurer,
Essayer de s'accrocher au fossé sans rebords que nous nous sommes creusé.