Je ne suis pas venue ici pour souffrir.
Oui, techniquement je peux bosser 5 jours par semaine. Mais je peux aussi techniquement me flageller, c'est pas pour ça que j'en ai envie...
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Je ne suis pas venue ici pour souffrir.
Oui, techniquement je peux bosser 5 jours par semaine. Mais je peux aussi techniquement me flageller, c'est pas pour ça que j'en ai envie...
Jour 57 14 mai 2020
Nous nous somme garĂ©e dans la cours dâun hĂŽtel dĂ©labrĂ©.
- Il faut continuer Ă pied Ă partir de lĂ , ma dit Sacha. Câest pas trĂšs loin.
Elle câest retournĂ© vers le conducteur de la calĂšche.
- Merci lâami, tenez, voici votre payement. Et nâoublier pas, rien de tout ceci nâest arrivĂ©.
Une fois le conducteur parti, nous avons commencĂ© a avancĂ© dans des ruelles de plus en plus Ă©troites. JâĂ©tais complĂ©tement perdu. Jâessayais pourtant de me rappeler du chemin, me rappeler quand on tournait Ă droite ou Ă gauche. Mais Sacha allait tellement vite, et semblait parfois prendre des tournants dans des endroits qui aurait du ĂȘtre impossible, que je fus trĂšs vite dĂ©passer. Jâai essayĂ© de me concentrer sur le fait de la suivre.
Nous somme arrivĂ©, je ne sais comment, devant une ce qui semblait ĂȘtre une salle de spectacle abandonnĂ©, en face dâun vieil hĂŽtel miteux. Iris nous attendais devant. Je me suis arrĂȘtĂ©, complĂ©tement choquĂ© de la revoir. JâĂ©tais comme pĂ©trifier, mon cĆur câest arrĂȘtĂ© un instant, pour repartir de plus belle.
Quand elle mâa vue elle mâa souri, les mains tendues inconsciemment tendu vers moi, comme pour mâinciter Ă venir. Jâai craquĂ© et je me suis jetĂ©e dans ces bras en balbutiant des paroles incomprĂ©hensible. JâĂ©tais au bord des larmes. Toute la pression et lâinquiĂ©tude accumulĂ©e pouvait enfin ce libĂ©rĂ©.
Sacha est partie en nous disant quâelle allait ce couchĂ©, mais je lâai Ă peine remarquĂ©.
- Je suis si heureuse de te revoir, mâa chuchotĂ© Iris, la tĂȘte toujours plongĂ©e dans mon cou. Jâai cru te perdre Ă jamais.
- Et moi donc. Tu mâas tellement manquĂ©, je nâai cessĂ© de pensĂ© Ă toi.
Nous nous somme embrassĂ©, et somme allĂ© fĂȘter nos retrouvailles dans la chambre dâIris.
MdLC : la suite
Jour 56 ; 13 mai 2020
AprĂšs avoir fait encore quelques cĂąlins, jâĂ©tais assez calme pour parler de la suite des Ă©vĂšnements. - Quâest-ce que je vais devenir maintenantâŻ? Jâai quittĂ© ma famille, ma vie. Iris mâa prise dans ses bras. Ne tâinquiĂšte pas, ça va bien se passer. Que dirais-tu que lâon sâhabille et que lâon discute de ça en dĂ©jeunantâŻ?Â
Une fois habillĂ©es, nous somme descendu dans ce qui semblait ĂȘtre la cuisine. - OĂč est tâonâŻ? - Chez moi. Câest un vielle hĂŽtel juste Ă cĂŽtĂ© des murailles sud de la ville. Plus personne de venir ici. CâĂ©tait une place importante quand les plaines du sud Ă©tait encore trĂšs cultivĂ©s. Mais maintenant, avec les moyens modernes, câest plutĂŽt la plaine qui est cultivĂ©, du coup il y a beaucoup moins de passage. Je loue une chambre de maniĂšre plus ou moins permanente ici. La gĂ©rante est une amie dâamie. Et puis jâai aidĂ© sa fille qui Ă©tait dans une situation compliquĂ©e, du coup elle ne me fait pas payer trĂšs cher. En vrai, en Ă©change de petite rĂ©paration elle me fait mĂȘme pas payer certain mois. Et elle me laisse utilisĂ© la cuisine comme je veux, ce qui est plutĂŽt pratique. - Câest chouette comme endroit.  Iris a dĂ©posĂ© devant moi des tartines beurrĂ©es et un verre de lait. Je ne mâĂ©tais mĂȘme pas rendu compte que jâĂ©tais affamĂ©, mais en voyant la nourriture, je me suis jetĂ©e dessus. Iris mâa regardĂ© en souriant. Elle Ă soudain pris un air grave. Jâai ralenti mon repas, je savais que nous allions devoir aborder des sujets difficile. Jâai prĂ©fĂ©rĂ© prendre les devants. - Je suis dans la merde, nonâŻ? - ThĂ©oriquement, non. Tu nâas rien fait dâillĂ©gale, tu est majeur. Tu devrais pouvoir partir comme tu le souhaite. Mais dans la pratique, tu as Ă©nervĂ©s le chef de la police. Tu as laissĂ© un mot Ă tes parents, donc ils savent que tu nâas pas Ă©tĂ© enlevĂ©, et quâils nâont pas le droit de te chercher. MalgrĂ© tout, jâai entendu dire que la police te cherchais. Mais pas trop. Il nây a pas dâaffichage ou quoi que ce soit. Ce serait assez humiliant pour CĂ©sar si on apprenait que tu avais fuie le mariage avec son fils. Il a dĂ©jĂ eu tellement de mal Ă lui trouver une fiancĂ©e, ça serait dĂ©sastre si on apprenais quâil la perdu. Du coup, je pense que tu peux sortir sans trop de risque, tu nâes pas rechercher officiellement. Par contre, je pense que tu devrais Ă©viter la police ou les trucs officiels. Et tout ce qui concerne ta famille. En faite, tout ce qui pourrait permettre Ă Marcus de te retrouver. - Et ce serait grave sâil me retrouveâŻ? Il nâa rien contre moi, ce nâest pas illĂ©gal de refuser de marier son fils. - Et bien, non. Mais il pourrait te renvoyer chez tes parents. Tu as vu comment tu as eu du mal Ă tâenfuir la premiĂšre foisâŻ? Ce nâest pas la police qui viendrait tâaider, tu pourrais rester capturĂ© et enfermĂ© chez CĂ©sar. Personne ne viendrais tâaider. Surtout que beaucoup de gens ne verrais pas le problĂšme, sachant que câest tes parents qui ont dĂ©cidĂ© ça pour toi. Jâai hochĂ© la tĂȘte. Je savais tout cela, mais jâavais encore un petit espoir de pouvoir continuer Ă voir ma famille et mener ma vie dâavant. Mais câĂ©tait ma propre famille qui dans un premier temps mâavais enfermĂ©, et qui avait voulue me marier de force, pour servir leurs propres intĂ©rĂȘts. - OĂč est ce que je vais vivreâŻ? Me suis-je inquiĂ©tĂ©. - Je dois encore rester en ville. Tu peux rester avec moi ici si tu le souhaite. En tout cas je le souhaite. Mais je peux aussi mâarranger pour que tu rejoigne une des communautĂ©s indĂ©pendantes qui vie dans les montagnes. Il y en a une que jâai prĂ©vue de rejoindre quand ma couverture dans la ville sera grillĂ©e. Tu pourrais mây attendre si tu le souhaite. En plus, il serait ravi dâavoir tes compĂ©tences lĂ -bas. - Tu veux que je vive avec toiâŻ? - Tu nâes pas obligĂ©, bien sĂ»r. On peut essayer de te trouver autre chose en ville. Ou une autre communautĂ©. On peut mĂȘme essayer de te faire aller dans une autre ville. Jâai des contacts dans certaines dâentre elle. - Non, non, je veux vivre avec toi. Je nâai pas envie de quitter la ville. Jây avais passĂ© toute ma vie, et je ne me sens pas prĂȘte Ă partir. Et puis, câest le grand inconnu pour moi, tu est la seule chose stable quâil me reste. Iris mâa souri et mâa embrassĂ©, encore une fois. Jâai souris en retour. Je ne crois pas que je pourrais me lasser un jour de ses baisers. - Je nâai rien pour payer le loyer, mais si tu veux je peux coudre des trucs, comme je le faisait avant. - Alors, je nâai pas spĂ©cialement besoin que tu paye un loyer, comme je te lâai expliquĂ©. Par contre, câest vrai que je ne refuserai pas si tu pouvais mettre tes talents Ă contribution. On en aurais vraiment besoin. - Bien sur, avec plaisir. - GĂ©nial, je suis contente que tu aides. Ton travail Ă©tait dĂ©jĂ beaucoup apprĂ©cier, je connais plein de gens qui serait heureux de te rencontrer. Je ne pense pas que le salaires serait aussi important que ce tu gagnait avec la boutique de luxe, mais câest honnĂȘte. - Un salaireâŻ? Quel salaire ? - Tu nâĂ©tais pas payer Ă la boutique de ton pĂšre. - Non, câĂ©tait pour aider ma famille que je le faisais. - Mais tu y travaillais plusieurs heures par jours, presque touts les jours. - Oui, mais je restait chez moi, alors cela ne comptait pas. Je me sentais de plus en plus gĂȘnĂ©e sous le regard dâIris. Elle avait lâair Ă©nervĂ© par ce que je lui disait. - Et comment tu faisait pour acheter des choses pour toi ? - Je demandais Ă mes parents. - Du coup ils contrĂŽlaient toutes tes dĂ©penses, tu nâavais aucune indĂ©pendanceâŻ? JâĂ©tais carrĂ©ment en train de me tortiller sous le regard inquisiteur dâIris. Jâai hochĂ© la tĂȘte nĂ©gativement. Je nâĂ©tais pas du genre Ă essayer de justifier le fait que je travaillais gratuitement pour mon pĂšre. MalgrĂ© tout jâai balbutiĂ© : - Câest mal vue pour une jeune fille de touchĂ© un salaire. Câest vulgaire. - Câest vulgaire quâelle devienne indĂ©pendanteâŻ? Oui, câest sur, tu peux voir les choses comme ça⊠Du coup, ton frĂšre touche un salaire. - Mon frĂšre est en partie propriĂ©taire de la sociĂ©tĂ©, il touche une part sur les bĂ©nĂ©fices. - Mais câest toi qui Ă fait touts les plans et qui Ă inventer la nouvelle machine rĂ©volutionnaire qui leurs Ă fait gagner des millions⊠Jâai haussĂ© les Ă©paules. Je nâavais rien Ă rĂ©pondre, parce que ce nâĂ©tais pas la premiĂšre fois que je trouvais la situation injuste, et que me lâentendre dire aussi violemment me faisait un choc.
MdLC : Réveil avec Iris
Jour 55 ; 12 mai 2020
Je me suis rĂ©veillĂ© le lendemain aux cĂŽtĂ©s d'iris et c'Ă©tait magnifique. Le soleil faisait des reflets dans ses cheveux, elle Ă©tait tellement paisible, j'aurais pus la regarder des heures. - C'est pas bien de fixer les gens. J'ai sursauter, surprise et gĂȘnĂ© qu'elle m'est prise en flagrant dĂ©lit. - Pardon, dis-je en dĂ©tournant la tĂȘte. - Je rigole, dit-elle en mâembrassent doucement. JâĂ©tais bien, dans ce lit avec Iris, avec la lumiĂšre qui nous tombait doucement dessus.
Mais trĂšs vite, je commençais Ă me rĂ©veiller, et la rĂ©alisation de ce que jâavais fait me heurtait de plein fouet. - Je me suis enfuie. Jâai quittĂ© ma famille, toute ma vie. Quâest-ce que vont penser mes parents. Est-ce quâils vont avoir des ennuis Ă cause de moiâŻ? Quâest-ce que je vais devenir. Mon souffle Ă©tait court, jâĂ©tais en panique total. Iris câest mise devant moi et a pris mon visage dans ses mains. - Respire, calme-toi, tout va bien. Inspire, expire, inspire, expire⊠Mon souffle a repris de la rĂ©gularitĂ©. - Câest bien. Tout vas bien, tâes parents nâont pas Ă©tĂ© impliquĂ© dans ton dĂ©part, ils ne devraient pas avoir de problĂšme. Ăa va pas forcĂ©ment ĂȘtre facile pour toi, mais ce sera mieux que ce qui tâattendais. Et je serais lĂ . Je suis tellement contente de te revoir, je tâaime. Elle me souriait en me disant ça. JâĂ©tais incapable de me concentrer sur ma fugue pour lâinstant, alors je me suis concentrĂ© sur ce que me disait Iris. - Tu mâaimeâŻ? - Oui. Ăa fait un moment dĂ©jĂ . Quand je nâai plus eu de nouvelles de toi jâĂ©tais dĂ©sespĂ©rĂ©. Je ne savais pas si je te reverrais un jour. Et, bĂȘtement, le premier truc auquel jâai pensĂ© câest que je ne te lâavais jamais dit. Je tâaime CĂ©cile, mâa t elle rĂ©pĂ©tĂ© en mâembrassant. Je lui est sourie et je lâai embrassĂ© en retour. - Moi aussi je tâaime bien, ai-je rĂ©pondue. Iris Ă©tait devenu ma meilleure amie, ma confidente, la personne en qui jâavais le plus confiance. Et on passait tellement de temps Ă ce faire des cĂąlins et des caresses. Jâaurais difficilement pue faire autrement que lâaimĂ©. - Du coup, a-t-elle continuĂ©, veux-tu devenir officiellement ma petite-amie. Ăa, par contre, ce nâĂ©tais pas prĂ©vu. JâĂ©tais complĂ©tement perdu. - Je ne comprend pas ce que tu veux dire. - Bah, je tâaime, tu mâaime, ce serait normal quâon fasse quelque chose de plus officiel. - Je ne vois pas le rapport. Soudainement elle eu lâair aussi confuse que moi. - Bah il est assez Ă©videment, nonâŻ? Si on sâaime lâune lâautre on peut devenir officiellement un couple. - NonâŠ? Je suis dĂ©solĂ©, je ne comprend pas ce que tu veux. Jâai quittĂ© ma famille, je nâai plus de nom, Ă transmettre, ni dâargent. Et je ne peux pas te donner dâenfant. Et puis de toute façons câest pas comme si on pouvait aller ce prĂ©sentĂ© Ă la mairie pour demander Ă se marier, vue que nous sommes apparemment toute les deux rechercher. Et tout ça en comptant que nous sommes deux filles et que ce ne serait pas autorisĂ©. Ce nâest pas que je ne veux pas, jây ai dĂ©jĂ pensĂ©, mais je ne comprend pas ce que tu attend de moi. Jâai essayĂ© dâĂȘtre le plus clair possible dans ce que je lui disait. JâĂ©tais un peu perturbĂ© par le fait quâelle me propose cela. CâĂ©tait un peu le fait que ce soit une fille. Mais jâavais passĂ© tellement de temps a fantasmĂ© que ce soit possible pour nous de nous marier que cela ne me perturbais mĂȘme plus, et je ne voulais pas la vexer avec ça. Je lâavais dĂ©jĂ entendu rĂąler quâon Ă©tait obligĂ© de se cacher pour ĂȘtre ensemble. Et puis si câĂ©tait possible câest trĂšs clairement Iris que jâaurais Ă©pousĂ©, plus que Marcus, ou nâimporte quels garçons au passage. Non, ce  qui me perturbait câest que je ne comprenais pas ce quâelle attendais de moi. Nous marier Ă©tait impossible pour beaucoup de raison, et de toute façons nous nây avions pas d'intĂ©rĂȘts, ni Ă©conomique ni prestigieux. La seule autre raison dâĂ©pouser quelquâun Ă©tait dâavoir un enfant, mais je ne voyais pas comment elle aurait pus obtenir ça de moi, Ă part par des moyens dont je ne voulais pas penser pour lâinstant. Ăa commençais Ă m'inquiĂ©tĂš. - Pourquoi tu me parle de mariageâŻ? Je ne parlais pas du tout de tout ce dont tu viens de parler. Et je ne suis pas du tout prĂȘte Ă avoir des enfants. - Alors quâest ce que tu veux. - Je voulais juste que, dans un premier temps, on se dise que lâon sorte ensemble. Et, Ă©ventuellement, que lâon le dise au autre. Mais je comprendrais que tu ne veuille pas le dire Ă tout le monde, je ne veux pas que tu sois gĂȘnĂ©. - Attend, attend. Je ne comprend pas. Tu me dis que tu veux que lâon se dise lâune Ă lâautre que lâon sort ensemble, et quâon nâest mĂȘme pas obligĂ© dâen parler au autre. Mais quâest-ce que ça impliqueâŻ? - Tu nâes jamais sortie avec personneâŻ? Vous ne faite pas ça chez vousâŻ? Tu sais, passer du temps ensemble, ce dire que lâon sâaime. Coucher ensemble aussi. - Mais on fait dĂ©jĂ tout ça⊠- Oui, mais non, il y a plus. Il y a aussi de se jurer fidĂ©litĂ©, enfin, selon ce que lâon dĂ©cide ensemble. Mais pour beaucoup de gens ĂȘtre en couple implique aussi de pas couchĂ© ou tomber amoureux dâautres personnes, et aussi dâĂȘtre lĂ dans les moments difficiles. Et gĂ©nĂ©ralement, pas toujours, mais au bout de quelques mois ou annĂ©e de relation, les gens emmĂ©nage ensemble. MĂȘme si câest pas du tout ce que je te demande, on peut discuter de tout. - Je crois que je commence Ă comprendre ce que tu veux dire. Câest pas du tout comme ça que ça ce passe dans mon milieu. Tu peux faire ce que tu veux avec qui tu veux, tant que tu nâes pas marier ou que tu ne tombe pas enceinte, ça ne compte pas. Enfin, câest surtout avec les filles que ça compte pas, avec les garçons le risque de tomber enceinte est trop grand. Et non, on ne sort pas ensemble avant de se marier. Ăa peut arriver que les gens qui sâapprĂ©cie ce mari. Mais le mariage sert surtout Ă unir deux familles, Ă©conomiquement et dans le nom. Et avoir des enfants pour perpĂ©tuer le nom. Tout le reste ne compte pas pour le mariage, et tu peux le faire avec tes amies. DiscrĂštement câest mieux, mais vraiment, comme je lâai dit, sâil nây pas de risque de tomber enceinte, ça Ă vraiment pas dâimportance. - Ăa a de lâimportance pour moi. Ce que lâon fait ensemble, ce quâon partage, ça a de la valeur. Câest vrai que fasse Ă tout ce que tu me dit ce que je te demande est faible. Mais câest symbolique. Câest pour sâengager lâune auprĂšs de lâautre, ce dire que lâon sera toujours lĂ lâune pour lâautre. Tout ça. Mais je comprendrais si tu ne veux pas. - Non, câest pas ça. Câest juste que jâai besoin dâun peu de temps pour comprendre ce que tu me dit. Câest tout nouveau pour moi.  AprĂšs, je suppose que câest assez logique, quand tu nâas rien Ă apporter, tu peux te marier par amour, et du coup tu peux aussi tester la relation, tu nâas rien Ă perdre quand elle se finit. Câest çaâŻ? - Dit comme ça câest trĂšs cynique, mais oui, câest plus ou moins ça. - Tu peux me laisser un peu de temps pour y rĂ©flĂ©chir. - Bien sur. Ăa me rassure que câest juste une histoire de terme qui te pertube. Je lui est lancĂ© un regard intĂ©rrogateur. - Tu mâaime, câest tout ce qui compte pour moi. - Oui, pour moi aussi, dis je en lâembrassant encore une fois. Une pensĂ© me traversa lâesprit une nouvelle fois. - Mais du coup, sortir officiellement ensemble aurait impliquĂ© de le dire Ă tout le monde, câest ça? Elle hocha la tĂȘte, en me laissant exprimer ma pensĂ©e. - Quâest-ce que tu entend par lĂ âŻ? Si on ne sort pas ensemble officiellement, est ce que ça veut dire que lâon ne pourra plus ĂȘtre vue lâune avec lâautreâŻ? - Si bien sĂ»r. Objectivement ça ne devrait rien changer Ă notre façon de nous comportĂ©. Surtout ici, les gens sont assez dĂ©tendus sur tout ça. - TrĂšs bien, dis-je songeuse. Les dĂ©monstrations dâaffections public ne sont pas vraiment une norme par chez moi, mais je serais contente de passer du temps avec toi.
MdLC : Soirée fiançailles
Jour 54 ; 11 mai 2020
Une calĂšche est venue nous emmener dans lâhĂŽtel particulier rĂ©servĂ© pour la rĂ©ception. CâĂ©tait lâĂ©vĂšnement mondain du moment apparemment. Ni Marcus et ni CĂ©sar nous ont accueillies quand nous sommes arrivĂ© dans la salle de rĂ©ception, avant tout les invitĂ©s. La salle de bal avait Ă©tĂ© dĂ©corĂ© avec beaucoup de faste. Jâai essayĂ© de faire un peu de repĂ©rage, voir les sortie. Sortir par la porte de devant aurais Ă©tĂ© le plus pratique, mais il ne fallait pas que jâĂ©veille les soupçons des gardes qui patrouillaient dehors. Ma mĂšre et moi sommes montĂ© dans les Ă©tages pour nous prĂ©parer. Nous somme arrivĂ©s dans une chambre, plus luxueuse que tout ce que je nâavais jamais vue, et qui devait faire la taille de notre maison entiĂšre. Il y avait une armĂ©e de gens pour nous accueillir : coiffeur, manucure, ⊠Une boite mâattendait avec des bijoux que Marcus souhaiterait que je porte. Ils avaient lâair plus chers que les miens, donc ça mâarrangeait, ils voudraient plus cher Ă la revente. Jâavais cachĂ© le bijou dâIris sur moi. Je pourrais facilement lâatteindre pour lâaccrocher Ă ma robe ou ma coiffure si besoin. Malheureusement, je ne pouvais pas le garder en permanence sur moi, ce nâĂ©tais pas assez Ă©lĂ©gant pour le genre de soirĂ©e oĂč jâĂ©tais. Une fois prĂȘte, ma mĂšre est allĂ©e en bas accueillir les invitĂ©s. Je me suis retrouvĂ© dans une salle annexe, avec Marcus. Nous Ă©tions censĂ©s attendre pour faire une arrivĂ©e magistrale. Câest la premiĂšre fois que je me retrouvais seule avec lui. Il avait lâair aussi gĂȘnĂ© que moi. Nous faisions tout pour Ă©viter de nous regarder. JâĂ©tais toujours Ă faire un plan du bĂątiment pour chercher une sortie.
Ăa avait Ă©tĂ© la soirĂ©e la plus longue de ma vie. Sourires, faire semblant dâĂȘtre contente dâĂȘtre lĂ . Et voir tout ces ultras riches. Les voir dans leurs tenues Ă plusieurs millions, Ă s'empiffrer, alors que des gens crevaient de faim devant leurs portes. JâĂ©tais dĂ©goutĂ©e par tout ça. Et je nâavais toujours pas de moyen de sortie. AprĂšs le diner jâavais dansĂ© avec Marcus, puis son pĂšre, puis mon pĂšre, puis jâavais dĂ» saluer ce qui mâavais semblĂ© des centaines de personnes. JâĂ©tais lessiver et de plus en plus inquiĂšte que ce ne soit pas la soirĂ©e ou je puisse mâĂ©chapper. Je commençais me sentir mal, jâavais la tĂȘte qui tournait, jâavais besoin de sortir dâici. Quand jâai commencĂ© Ă faiblir. - Ăa va, mâa demandĂ© ma mĂšreâŻ? - Jâai un peu la tĂȘte qui tourne, jâaurais besoin de mâallonger quelques instants. - Bien sur, je vais tâaccompagner. - Je mâen occupe, a dit Marcus. Continuer Ă profiter de la soirĂ©e. - Vous ĂȘtes fort aimable, a dit ma mĂšre. Je vais comme mĂȘme aller prĂ©venir votre pĂšre, pour que lâon vous fasse envoyer quelquâun. - Merci bien.
Nous sommes remontĂ©s dans la chambre oĂč ma mĂšre et moi nous Ă©tions prĂ©parĂ©s. Devant mon regard interrogateur, Marcus mâa rĂ©pondu : - Jâavais besoin de sortir aussi. Je dĂ©teste ce genre de soirĂ©e. En faite je dĂ©teste les soirĂ©es.
Une femme dans une tenue dâinfirmiĂšre est apparue dans la piĂšce. Je lâavais dĂ©jĂ vue avec Iris.  - Bonjour, je mâappelle Sacha, je suis lâinfirmiĂšre de l'hĂŽtel. Comment vous sentez vousâŻ? Vous avez lâair mal en point. En me parlant elle câest rapprochĂ© de moi, et mâa pris mon pouls. - Oui, je me sens vraiment mal, jâaurais besoin de sortir dâici, ai-je dit, en regardant Marcus de maniĂšre anxieuse. - Je vais vous emmenez Ă lâhĂŽpital, mâa t elle dit, avec un clin d'Ćil, le mĂ©decin voudra vous examiner. PrĂ©parer vos affaires. Jâai tout de suite compris, et jâai mis dans un grand sac toutes les affaires que jâavais emportĂ©es. Jâai regardĂ© Marcus, en ne sachant pas quoi dire pour couvrir mon dĂ©part. - Vas, mâa t il dit. Tu as un peu de temps avant que jâaille dire Ă tes parents que tu as besoin quâils te ramĂšnent chez toi, mais quâen attendant tu te reposes.  - Merci, ai-je soufflĂ© avant de partir de la piĂšce. Je ne voulais pas pousser ma chance en lui demandant pourquoi il mâaidait
MdLC : Nostalgie
Jour 53 ; 10 mai 2020
Jâavais mis ma plus belle tenue, mais avais cachĂ© un pantalon en toile en dessous, comme Iris me lâavais appris. Jâavais cachĂ© dans le haut de ma manche le mĂ©daillon que mâavais transmise Iris. Je nâavais rien dans ma chambre chez mes parents que je voulais rĂ©cupĂ©rer, Ă part le bracelet de ma grand-mĂšre, que je portais sur moi. Je portais aussi tout les bijoux les plus chers de la maison sur moi, que je pourrais revendre si jâavais besoin dâargent.  Ăa me rendait triste de devoir abandonnĂ© toute ma vie derriĂšre moi. Jâavais tellement de souvenir, des mauvais câest certain, mais beaucoup de bon aussi. Sans tout ces petits objets qui avaient remplis ma vie, dans ces murs oĂč jâavais passĂ© tellement de temps, je ne savais plus qui je serais une fois partie. Mais je nâavais pas le choix. CâĂ©tait de ma survie qui en dĂ©pendait. Et puis si je me mariais la situation serait la mĂȘme, mais en pire. Jâai reposĂ© la poupĂ©e de porcelaine de mon enfance, câest avec elle que jâavais appris Ă coudre, en lui fabricant des vĂȘtements. Il Ă©tait temps de grandir.
MdLC : plan fugue
Jour 52 ; 09 mai 2020
Le mariage avait Ă©tĂ© planifier un mois plus tard. Un mariage accĂ©lĂ©rĂ© dont je ne connaissais toujours pas la raison. Jâavais essayĂ© de discuter avec mon frĂšre sur le chemin du retour, mais je nâavais eu Ă faire quâa une indiffĂ©rence froide, en me rĂ©pondant quâil ne fallait pas que je me mĂȘle de cela. Je ne comprenais pas ce quâil se passait. Mais jâai tout de mĂȘme compris que le mariage de mon frĂšre aurait lieux la mĂȘme semaine que le mien. Jâavais lâimpression que la rĂ©ussite de son mariage Ă©tait liĂ© au mien.
Il fallait que je me tire dâici. Peut importe quelles Ă©taient les intentions de ma famille et leurs petites manigance, il faillait que je me casse. Jâallais mâenfuir et retrouvĂ© Iris. Il faillait que ce soit fait avant le mariage. DĂ©jĂ parce que je ne tiendrais pas aussi longtemps dans cette maison, et aussi parce que je me mĂ©fiais de CĂ©sar, il cachait quelques choses, et je ne voulais pas rester pour dĂ©couvrir quoi. Il me fallait un plan. RĂ©flĂ©chissons. Je ne pouvais pas partir la nuit, parce que jâĂ©tais enfermer dans ma chambre. Dâailleurs, il faillait que je regarde si Iris mâavais laissĂ© un message dans la brique. Pour ça il faillait que jâaille dans le jardin. Je pense que le plus simple serait de jouer la comĂ©die. Pour lâinstant, je ne faisais que me rebeller, et ma situation nâavais fait quâempirer. Si je jouais la petite fille parfaite, comme je lâavais fait toutes ces annĂ©es, je pourrais tromper la vigilance de mes parents. Et puis-je mâĂ©tais fait quelques amis, dont certain que je pourrais contacter sous couvert de prĂ©paration pour le mariage. Ce nâĂ©tais pas encore un plan parfait, mais câĂ©tait un plan, et je me suis endormie plus lĂ©gĂšre que je ne lâavais Ă©tĂ© depuis plusieurs jours.
Le lendemain, je me suis lever tĂŽt. Je devais Ă©crire une lettre Ă Iris. Je comptais vĂ©rifier dans la brique du jardin aujourdâhui. Jâai Ă©crit le strict minimum. La date ou le mariage Ă©tait planifiĂ©, que je comptais mâĂ©chapper et la rejoindre. Je lui ai donnĂ© une idĂ©e de oĂč me rejoindre si jamais je ne la trouvais pas. Jâai utilisĂ© un message codĂ©, en parlant de la bibliothĂšque abandonnĂ©e de notre premier rendez-vous. Une fois ma lettre finie je me suis habillĂ© avec de maniĂšre trĂšs traditionnel et jâai cachĂ© la lettre dans un endroit facilement accessible. Quand ma mĂšre est venue mâouvrir la porte de ma chambre elle a Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise de me voir habillĂ©, Ă mon bureau en train de coudre, ce que je nâavais pas fait depuis des jours. - Bonjour. Tu as lâair dâaller bien aujourdâhui, ça fait plaisir. - Oui, beaucoup mieux. Tu sais, jâai beaucoup rĂ©flĂ©chis Ă ce que tu mâas dit, et je pense que je serais contente de me marier - Je suis contente que tu ai changĂ© dâavis. Tu vois ça ne servait Ă rien de faire toute cette crise. - Oui. Ăa fait longtemps que je nâai pas pris lâair, je me disais que je pourrais mâoccuper du jardin aujourdâhui, ça me manque. - Bien sur ma chĂ©rie ! AprĂšs, si tu le souhaites, nous pourrons regarder les magasines pour la prĂ©paration du mariage.
En prenant notre petit dĂ©jeuner ma mĂšre Ă continuer Ă mâinterroger : - Alors que pense-tu de ton fiancĂ©âŻ? Jâai pris le temps de finir ma bouchĂ©e et de reposĂ© les couverts, pour me laisser le temps de rĂ©flĂ©chir Ă ce que jâallais pouvoir dire. Je ne pensais rien de Marcus, il nâavait pas prononcĂ© un mot durant tout le repas, et pour ĂȘtre honnĂȘte, il me faisait un peu peur, avec sa longue balafre, et son silence. Jâai choisi la solution la plus prudente : - Câest une famille riche et puissante. Il a lâair intĂ©ressant. Et comme tu lâas dit, lâamour vient aprĂšs le mariage. - Je suis fiĂšre de toi ma fille.
Le reste du repas câest dĂ©roulĂ© tranquillement. AprĂšs manger jâai demandĂ© Ă sortir pour faire un bouquet avec les roses qui Ă©taient au bord du jardin. Ma mĂšre a acceptĂ©. Je suis allĂ©e regarder les roses pendant que ma mĂšre me regardait par la fenĂȘtre. Elle Ă©tait encore suspicieuse de me voir aussi rayonnante. Il fallait que je sois discret pour pas quâelle me voit. Quand la domestique mâa ramenĂ© le sĂ©cateur, je lui ai demandĂ© de rentrer me prĂ©parer un vase. Jâai commencĂ© Ă couper les roses qui du cĂŽtĂ© du mur, tout en rĂ©cupĂ©rant le message que jâavais prĂ©parĂ©, et discrĂštement jâai soulevĂ© la brique, en cachant mes gestes avec mon corps. Il y avait un message dâIris. Vite je lâai pris et je lâai remplacĂ© par le mien. - Tout va bien ? Mâa demandĂ© ma mĂšre en arrivant par derriĂšre. - Oui, oui, tout va bien. Jâai essayĂ© dâattraper cette grosse rose derriĂšre, mais je me suis coupĂ©, dis-je, contrite. De justesse, elle nâavait rien vu.
Pour partir dâici je devais pouvoir mâĂ©chapper. Partir la nuit Ă©tait hors de propos. JâĂ©tais encore enfermĂ©. Ăvidement je pouvais faire en sorte que la confiance de mes parents diminue, mais je ne sais pas si cela allait marcher, câĂ©tait trop incertain. La domestique de la famille ne mâaiderais pas. Elle Ă©tait surveillĂ©e par le majordome. Câest dĂ©jĂ lui qui mâavais dĂ©noncĂ© quand jâĂ©tais aller chercher la lettre dâIris la premiĂšre nuit. Non, il faillait que je parte en plein jours. Que jâarrive Ă faire un pas de cĂŽtĂ© en mâenfuir. Mais jâavais dâautre ressource. Je pense que les prĂ©paratifs du mariage nĂ©cessiterons beaucoup de sortie. Ăvidement, la robe serait cousue par les employer de mon pĂšre et le tissus fournie par le magasin, je nâaurais pas beaucoup dâaide Ă ce niveau-lĂ Il fallait que je trouve un moyen de sortir, et je pourrais semer mes parents Ă ce moment-lĂ Dâun autre cĂŽtĂ©, si je partais durant les courses pour le mariage, jâavais peur des rĂ©percussions que cela pourrait avoir pour ma mĂšre, cela pourrais la mettre dans une position difficile. Non, je devais essayer de trouver un moment pour mâenfuir oĂč ma mĂšre serait avec mon pĂšre. Un diner mondain serait parfait. Pas Ă la maison, je serais trop surveiller. Mais chez des gens inconnus, chez qui les domestiques me laisseraient partir. Justement, je savais quâil y aurait plusieurs soirĂ©es prĂ©vue pour annoncer mes fiançailles. CâĂ©tait durant ce genre de diner mondain que je devais partir. La seule chose qui mâinquiĂ©tais Ă©tait mon fiancĂ©. Nous Ă©tions censĂ©s ĂȘtre vue ensemble, jâespĂ©rais quâil ne me surveillerait pas. Mais câĂ©tait ma seule chance.
MdLC : Lâentremetteuse
Jour 51 ; 08 mai 2020
Jâai passĂ© les deux jours suivant enfermĂ© dans ma chambre (salle de bain attenante, entre sa chambre et celle de sa sĆur, aussi fermer). Ma mĂšre mâapportait Ă manger le matin et le midi, en sâexcusant de devoir me laisser lĂ , mais câĂ©tait la volontĂ© de mon pĂšre. Jâai refusĂ© de manger tout ce quâelle mâapportait. Mon pĂšre venait me chercher pour dĂźner en famille. Je ne prenais pas la peine de mâhabiller pour ces dĂźners, sâils voulaient me garder enfermer il faudrait quâils me supportent sale. Jâai commencĂ© par refusĂ© de manger, mais mon pĂšre mâa mise une gifle pour mâobliger. Mais je refusais de leurs adresser la parole, tout avait Ă©tĂ© dit.  On mâa annoncĂ© que ce samedi une soirĂ©e allĂ©e ĂȘtre organisĂ© par Agape, payer par nous, qui allait rĂ©unir plusieurs familles avec des jeunes Ă marier. Mon pĂšre a passĂ© beaucoup de temps que câĂ©tait un grand privilĂšge pour moi dâavoir le droit de participĂ© Ă une telle rencontre, que jâĂ©tais normalement trop vielle et pas assez fortunĂ© pour y participĂ©, mais quâil avait fait jouer beaucoup de relation pour pouvoir lâorganiser. Agape Ă©tait une vieille amie de la famille, une vielle noble qui avait mariĂ© un bourgeois. Sa spĂ©cialitĂ© Ă©tait de faire ce rencontrĂ© des jeunes hommes de familles nobles mais qui manquait de sous avec des jeunes filles bourgeoises. CâĂ©tait gagnant-gagnant. La famille bourgeoise gagnait un titre, la famille noble de lâargent. Jâavais bien compris que jâallais ĂȘtre exposĂ© comme une vache au marchĂ©. Mais je ne pouvais pas vraiment refusĂ©. JâĂ©tais complĂštement emprisonnĂ©. Ma mĂšre Ă fait venir un tailleur pour me faire une nouvelle tenue, plus cher et plus ostentatoire que tout ce que je nâavais jamais possĂ©dĂ©. Je me sentais ridicule lĂ -dedans. CâĂ©tait une longue robe blanche, brodĂ© de soi et de fils dâor. Le message Ă©tait clair, je nâĂ©tais pas noble, je nâĂ©tais pas belle, je nâavais pas dâĂ©ducation, mais je valais mon pesant dâors. Ce qui nâĂ©tais pas tout Ă fait vrai. Si je nâavais pas reçus une Ă©ducation trĂšs poussĂ©e câest parce que ma famille nâĂ©tais pas assez riche pour me payer une place Ă lâuniversitĂ© ou un tuteur. CâĂ©tait ma mĂšre qui a fait mes classes Ă la maison jusquâĂ mes seize ans. Je nâĂ©tais pas un enfant planifier, et mes parents nâavaient pas vraiment prĂ©vu de faire des dĂ©penses maintenant. AprĂšs mes seize ans, jâai commencĂ© Ă me plaindre de ne pas sortir assez de la maison. Je voulais voir le monde, faire des choses, apprendre. Ma mĂšre mâavait appris tout ce quâelle pouvait mâapprendre. Du coup mes parents mon envoyĂ© dans une Ă©cole de styliste et de couturiĂšre. Je voulais faire mĂ©decines, mais les Ă©coles prĂ©paratoires Ă©taient trop cher, et surtout câĂ©tait dur dây entrĂ© pour une fille. LâĂ©cole de couture nâĂ©tais pas du standing quâaurait voulue mes parents, mais cela allait bien pour une cadette. Je pense quâils avaient espĂ©rĂ© que je reste travaillĂ© au magasin toute ma vie, pour les aidĂ©e Ă le faire prospĂ©rer. En tout cas câest ce quâespĂ©rait mon frĂšre. Ces lui qui avait incitĂ© pour que je travaille au magasin. Câest vrai que jâĂ©tais douĂ© de mes mains, et mes crĂ©ations plaisait vraiment au client. Jâavais acquis une certaine rĂ©putation dans la ville, pour toutes les personnes qui voulaient des chaussures de qualitĂ©. Je ne sais pas vraiment pourquoi mes parents voulait soudainement me marier. Peut-ĂȘtre que mes parents trouvait que jâavais de trop mauvaise frĂ©quentation et que jâĂ©tais trop difficile Ă gĂ©rer, et voulait refiler le bĂ©bĂ© Ă quelquâun dâautre. Mais je sentais quâil y avait autre chose. MĂȘme si jâĂ©tais beaucoup sortie ces derniers temps, le mariage nâĂ©tais pas la solution. MĂȘme mon frĂšre, qui pourtant jusquâĂ prĂ©sent aurait voulue que je reste Ă travaillĂ© au magasin (gratuitement) pour le restant de mes jours, avait un empressement Ă me marier et Ă surtout faire en sorte que rien ne vienne tacher ma rĂ©putation jusquâĂ cet Ă©ventuel mariage. Je sentais que lâon me cachait quelques choses, mais je ne pouvais pas deviner quoi.
MdLC
Jour 50 ; 07 mai 2020
Jâai passĂ© les deux jours suivant enfermĂ© dans ma chambre (salle de bain attenante, entre sa chambre et celle de sa sĆur, aussi fermer). Ma mĂšre mâapportait Ă manger le matin et le midi, en sâexcusant de devoir me laisser lĂ , mais câĂ©tait la volontĂ© de mon pĂšre. Jâai refusĂ© de manger tout ce quâelle mâapportait. Mon pĂšre venait me chercher pour diner en famille. Je ne prenais pas la peine de mâhabiller pour ces diners, sâils voulait me garder enfermer il faudrait quâils me supporte sale. Jâai commencĂ© par refusĂ© de manger, mais mon pĂšre ma mit une gifle pour mâobliger. Mais je refusais de leurs adresser la parole, tout avait Ă©tĂ© dit. Â
On mâa annoncĂ© que ce week-end une soirĂ©e allĂ© ĂȘtre organisĂ© par Agape, qui allait rĂ©unir plusieurs famille avec des jeunes Ă marier.
MdLC : Enfermé à la maison
Jour 49 ; 06 mai 2020
Discussion mÚre Cécile
Dans la nuit, quand jâai attendu mes parents partir ce couchĂ©,  jâai essayais de sortir voir Iris pour lui expliquĂ© la situation, mais mes parents avait fermer la porte Ă clĂ© et hier soir avait pris mes clĂ©s. JâĂ©tais enfermĂ©. Je suis passĂ© par la fenĂȘtre de du salon. Mais une fois arrivĂ© dehors, le portail de la cours Ă©tait trop haut pour que je puisse le traversĂ©. Je suis retournĂ© dans ma chambre dĂ©piter. Nous avions un moyen de communiquĂ© avec Iris. Quand elle ne pouvais pas venir, ou quâelle me donnait rendez vous, elle cachait un message dans une briques creuse sur le mur de la propriĂ©tĂ©. JâĂ©tais persuader que je pourrais atteindre cette brique, en tendant la main au travers de la grille.
Il fallait que je lui laisse un mot, lui expliquĂ© pourquoi est ce que lâon pourrait pas se revoir avant un temps. Peut-ĂȘtre jamais. Je crois que jâai continuĂ© Ă paniquĂ©. Pourtant je devais achever cette lettre pour Iris.
Je lui ai laissĂ© un mot dans la brique, câĂ©tait un mot assez confus, mal Ă©crit, et couvert de larme.
« Je peux plus venir. Parents énervé, doit me marier. Désolé. »
Je suis retournĂ© dans ma chambre pour finir la nuit. Lâaube nâallait pas tarder. Jâavais passĂ© la nuit Ă pleurer, chercher un moyen de partir, et finalement Ă©crire la lettre pour Iris. Jâai finie par tomber de fatigue quand le soleil Ă commencĂ© Ă ce lever.
Ma mĂšre ma laisser dormir jusquâĂ 12h. Je pense quâelle devait ce sentir coupable. Elle est doucement rentrĂ© dans ma chambre avec un plateau. -Comment ça va ? Je nâai pas pris la peine de rĂ©pondre, restant cachĂ© sous ma couette. -Ecoute, je sais que tu nâas pas envie de tout ça, mais câest pour ton bien. Tu est une adulte maintenant, tu ne peux pas passer ton temps Ă courir les rues. Il est temps que tu fonde une famille. -Et si jâai pas envie ? -Câest pour ton bien. Tu sais, moi non plus Ă ton Ăąge je nâavais pas envie de me marier. JâĂ©tais la derniĂšre de mes sĆur Ă trouver un mari. -Pourquoi tu Ă finis par te marier ?  -Je lâai rencontrĂ© Ă un rĂ©cital organisĂ© par mon Ă©cole de musique. Je jouais du piano Ă longueur de temps. JâĂ©tais vraiment trĂšs douĂ©. Mon professeur me disait que jâaurais pue rentrer au conservatoire. Ton pĂšre Ă©tait fascinĂ© quand je jouais. Il venait Ă tout mes rĂ©citals. Il adorait me voir jouer. -Pourquoi tu as pas continuĂ© Ă jouer du piano ? -Jâai continuĂ©, un temps. Mais il y a eu la prĂ©paration du mariage, puis je suis tomber enceinte de ta sĆur, il y avait une maison Ă mâoccuper. Jâavais une famille maintenant, je pouvais plus passer mes journĂ©es Ă jouer du piano. On nous avait offert un piano, quand on câest marier, mais je nâen jouais pratiquement plus, alors on lâas vendu quand tu es nĂ©e. -Mais tu aurais pas Ă©tĂ© plus heureuse si tu avais continuĂ© Ă jouer du piano, plutĂŽt que dâavoir des enfants ? -Bien sur que non ! Vous ĂȘtes la meilleurs choses qui me soit arrivé ! Tu verra, toi aussi tu trouvera ça merveilleux. Câest comme cela que lâon sâĂ©panouit, en sâoccupant de sa famille. -Qui on. ? Câest toujours toi qui Ă tout fait Ă la maison. Jâai jamais vue papa sâoccuper de nous. A la limite [FrĂšre], mais jamais vraiment [SĆur] ou moi. -Câest diffĂ©rent pour les hommes. Ton pĂšre devait bien gĂ©rer le magasin. Câest ce qui nous permet de vivre. -Et quand il va diner tout le jours avec ses amis, câest aussi pour nous ? -Ne fais pas ta mauvaise tĂȘte, CĂ©cile.  Allez vas tâhabillĂ©, ton pĂšre ne vas pas tarder. Je crois quâil a ramenĂ© une amie Ă diner.
 Rencontre avec les prétendants
JâĂ©tais complĂ©tement hagard, entre la nouvelle de mon enfermement, mes pleures et ma nuit dĂ©calĂ©. Ma mĂšre mâavais aider Ă mâapprĂȘter dâune  tenue soignĂ©. Mon pĂšre est arrivĂ© Ă la maison avec une vielle femme aux cheveux blancs, courbĂ© sur elle-mĂȘme. -CĂ©cile, jâespĂšre que tu te souviens de ta grand-tante Agape ? Jâai docilement courbĂ© la tĂȘte. -Elle va diner avec nous ce soir. Elle connait beaucoup de jeune homme cĂ©libataire, et elle voudrait mieux te connaitre, pour aider dans le choix.
Le diner Ă Ă©tĂ© le plus Ă©trange de ma vie. Jâai Ă©tĂ© interrogĂ© sur tout. Ce que je savais faire, ce que je faisais au magasin de mon pĂšre, si je savais tenir la maison, mes dĂ©penses.
Je nâavais pas vraiment le choix de rĂ©pondre, mais câĂ©tait compliquĂ© de rĂ©pondre sans jamais mentionner Iris, ni ce que jâavais fait pour aider les gens. Enfin sur ce dernier point jâai bien du en parler, il y avait trop de troue dans les derniers mois pour que cela ne se voient pas. Alors jâai parler des retouches des vĂȘtements Ă lâorphelinat, des rĂ©coltes de nourriture. Jâai essayer de rester sur les thĂšmes les plus lĂ©ger possible, et surtout ne pas parler dâIris. CâĂ©tais le plus important pour moi. Elle nâavais pas besoin que jâattire lâattention encore plus sur elle. Et je savais aussi que si je parlais dâelle je risquais de mâemportĂ© et que mes parents dĂ©couvrirais que câĂ©tait plus quâune simple amie.
Finalement Agape est partie. JâĂ©tais lessivĂ©, je suis montĂ© me couchĂ© directement. Je nâaurais pas supportĂ© de voir mes parents une seconde de plus. Jâai attendu dâĂȘtre sur que la maisonnĂ©e soit endormie pour aller voir si Iris mâavais rĂ©pondue. Mon message Ă©tait toujours dans la brique. Ce nâĂ©tais pas Ă©tonnant, nous Ă©tions sensĂ© nous revoir le lendemain avec Iris, elle nâavais pas de raison de venir voir le message que je lui avait laisser. Je suis retournĂ© me couchĂ© dĂ©pitĂ©.
Le lendemain ma mĂšre mâa rĂ©veiller plus tĂŽt. Elle voulait que je lâaide pour les corvĂ©e mĂ©nagĂšre et pour coudre pour le magasin. Ca ne servait Ă rien de me battre contre ça, alors jâai sagement obĂ©is en rĂ©flĂ©chissant Ă un moyen pour empĂȘcher le mariage. Evidement je pourrais simplement ne trouvĂ© personne Ă mon gout, mais dans ce cas mes parents trouverais quelquâun pour moi. Je pourrais faire en sorte de ne plaire Ă personne, mais il y aurait toujours des gens dĂ©sespĂ©rĂ©s de mariĂ© leurs enfants. Je me demandais si partir nâĂ©tais pas la meilleur solution. CâĂ©tait quelque chose que jâavais dĂ©jĂ envisagĂ©, mais je ne voulais pas perdre le confort de ma maison, ni le contact avec ma famille, que jâaimais malgrĂ© tout. Je savais que si je partais mes parents me ferais rechercher. MĂȘme si jâĂ©tais techniquement majeur, jâĂ©tais toujours sous la responsabilitĂ© de mes parents jusquâĂ mon mariage. Et puis câĂ©tais suspect, je risquais dâĂȘtre cataloguĂ© comme ennemis de lâĂ©tat si je partais. Il faudrait que je me cache.
Jâaimais bien la vie que je menais. Jâavais vue la vie de certaine personne moins aisĂ© quand jâaccompagnais Iris. Je ne me sentais pas capable dâen faire autant avec si peu. Comme ils me le faisaient remarquĂ©, jâĂ©tais une bourge. Jâaimais avoir quelquâun pour me servir, avoir des beaux vĂȘtements et des beaux bijoux. Avoir un lit confortable, un toit sur la tĂšte et de la nourriture tout les jours. Je savais que si je partais il me faudrait faire des sacrifices.
Mais je ne voyais pas comment Ă©viter ce mariage sinon. Jâaurais aimĂ© quâIris soit lĂ . Elle Ă©tait pleine de ressource, et aurait pue au minimum me donner de bons conseils.
MdLC : ProblĂšme de famille
Jour 48 ; 05 mai 2020
Mon pĂšre avait aussi remarquĂ© que je produisais de moins en moins de sac. Ăa avait dĂ©bouchĂ© sur une dispute mĂ©morable entre mon pĂšre et moi. En effet, je ne comprenais pas comment il pouvait sâattendre Ă ce que je travaille gratuitement pour lui. Et pourtant câest bien ce quâil attendait. DâaprĂšs lui, si la boutique gagnait de lâargent alors toute la famille gagnait de lâargent et donc moi aussi. Mais je trouvais ce systĂšme de plus en plus injuste. Si jâavais eu de lâargent, mon propre argent, jâaurais eu plus dâindĂ©pendance. Outre le fait que jâaurais pu Ă©ventuellement dĂ©mĂ©nagĂ©, jâaurais aussi pu aller faire mes activitĂ©s quotidiennes sans devoir justifier mes dĂ©pense Ă mon pĂšre pour quâil me donne de lâargent.
Et puis un jour ils ont finie par voir quâil manquait du matĂ©riel et mon confrontĂ© Ă ce sujet. Je crois quâils Ă©taient trĂšs remontĂ©. Je crois quâils nâapprĂ©ciaient pas trop que je commence Ă prendre autant dâindĂ©pendance.
Mes parents avaient toujours Ă©tĂ© gentils avec moi, jâavais beaucoup de libertĂ©. Il ne mâavait jamais imposĂ© de mari, mĂȘme sâils espĂ©raient vraiment que je trouve quelquâun. CâĂ©tait mal vue de rester vielle fille.
Câest ce qui a donnĂ© la discussion suivante. CâĂ©tait un soir ou je revenais dâun rendez-vous avec Iris. Jâavais encore la tĂȘte plein de rĂ©volution et de joie de vivre. Ătre assise dans ce salon guidĂ© avait un cĂŽtĂ© surrĂ©el.
Câest ma mĂšre qui a commencĂ©, surement pour mâamadouer : - Jâai remarquĂ© que tu sortais beaucoup en ce moment. OĂč vas-tu ? - Je rejoins des amies. - Et vous faite quoi ? Tu pourrais nous en prĂ©sentĂ© quelques un ? - Oui, pourquoi pas, Ă lâoccasion.
Je commençais Ă ĂȘtre suspicieuse du ton mielleux de ma mĂšre. Et mon pĂšre avait une tĂȘte Ă©trange, comme sâil essayait de contenir sa colĂšre. - Il y a un problĂšme, ai-je demandĂ©. JâĂ©tais encore bien naĂŻve.
Câest mon pĂšre qui a rĂ©pondu cette fois, Ă©nervĂ©. - Oui. Tu passes ton temps dehors, tu nous parles plus, tu ne travailles plus au magasin. Les gens commencent Ă jaser dans le quartier, tu vas finir par avoir une mauvaise rĂ©putation. - En mĂȘme temps je nâai jamais travailler officiellement au magasin, vue que tu mâas jamais payer. - Tu nâas jamais abordĂ© le sujet. Ăcoute, on ne te reconnait plus, et tu vas mal finir si ça continue. - Est-ce que tu as rencontrĂ© un garçon, ma mĂšre Ă demander. - Non, non, bien sĂ»r que non. Câest juste que jâai envie de sortir, de voir du monde. Câest pas un crime. - On pense que tu devrais arrĂȘter de sortir autant. Te consacrer Ă ta famille, au magasin. - Et trouvĂ© un mari, a ajoutĂ© mon pĂšre. - Mais je nâai pas envie dâun mari. Je suis bien comme je suis. - Tu nâarriveras Ă rien si tu nâas pas un homme pour t'Ă©paulĂš. On ne sera pas toujours lĂ pour s'occuper de toi. - Mais ⊠- Ăa suffit, mâa coupĂ© mon pĂšre en tapant du poing sur la table. DĂšs demain tu vas rencontrer des prĂ©tendants. Et je veux que tu cherches sĂ©rieusement, sinon nous choisirons pour toi.
JâĂ©tais atterrĂ©. Je ne se savais plus quoi rĂ©pondre. Je me suis lever, jâavais besoin de sortir dâici. - OĂč est ce que tu crois aller. - Sortir, vous ĂȘtes insupportable.
Mon pĂšre câest lever pour mâattraper par le bras. - Hors de question que tu sortes Ă cette heure-ci. - LĂąche-moi, je fais ce que je veux. - Non, tu es ma fille et tu feras ce quâon te dit.
Jâai vraiment crue la gifle allait partir, mais ma mĂšre lâa retenue. - Laisse lĂ , elle Ă une grosse journĂ©e demain. Va dans ta chambre CĂ©cile.
Je venais de me faire congĂ©dier comme une enfant. Je me suis assise sur mon lit. Jâavais du mal Ă respirĂ©. Jâavais envie de crier, mais lâair Ă©tait bloquĂ© dans ma gorge. Est-ce que je reverrais Iris un jour ? CâĂ©tait la question qui tournais en permanence dans mon esprit.
Ma mĂšre est entrĂ©e dans ma chambre. - Ăa va ? Devant mon absence de rĂ©ponse elle est venu sâassoir Ă cĂŽtĂ© de moi sur le lit. - Tu dois excuser ton pĂšre, il sâinquiĂšte beaucoup pour toi. En ce moment, mais aussi avant ça. Tu as toujours Ă©tĂ© un peu une associable. Et Ă ton Ăąge ta sĆur Ă©tait dĂ©jĂ enceinte. - Je ne veux pas me marier. - Je sais que ça fait peur, une nouvelle maison, ta propre famille. Mais je suis sĂ»r que si tu tâen donnes la peine tu vas trouver quelquâun de bien. - Mais je nâaime pas les hommes. Ma mĂšre a eu lâair exaspĂ©rĂ© par mon comportement. - Ne fais pas lâenfant, CĂ©cile. Fait un effort. De toute façons, quâest-ce que tu voudrais faire dâautre ? ContinuĂ© Ă faire je ne sais quoi avec tes nouveaux amis ? Ou coudre des sacs toute ta vie, sans jamais fondĂ© de famille. Ne sois pas ridicule.
CâĂ©tait exactement ce que jâavais envie de faire de ma vie, mais ce nâĂ©tais pas ce que ma mĂšre avait envie dâentendre, et jâĂ©tais trop fatiguĂ© pour me disputer ce soir. Devant mon absence de rĂ©ponse, ma mĂšre ma dit bonne nuit et est partie.
MdLC : travail ensemble
Jour 47 ; 05 mai 2020
Câest devenue notre petit rituel avec Iris de se voir au moins une fois par semaines. Elle avait toujours un projet pour moi, mais elle prenait comme mĂȘme le temps de passer du temps avec moi pour autre chose.
Je faisais beaucoup de couture pour crĂ©er des appareilles mĂ©dicaux. Des corsets, des attĂšles, mĂȘme des chaussures ! Jâavais appris ça avec un cordonnier avec qui je travaillais. Jâavais beaucoup empruntĂ© de livre Ă mon frĂšre, il en avait plein Ă son cabinet. Il est aussi possible que je lui en ai pris certain sans demander. Mais il ne le remarquerait pas, enfin pas avant que lâon ai eu le temps de copier les passages les plus intĂ©ressant. Je ne sais pas pourquoi lâaccĂšs aux bibliothĂšque et universitĂ© coutait aussi cher, ça pouvait vraiment aider les gens. Surtout que les mĂ©decins coutait une fortune. Jâai fini par comprendre que jâavais toujours Ă©tĂ© privilĂ©giĂ© de pouvoir ĂȘtre soignĂ© quand jâen avais besoin. Une simple consultation chez le mĂ©decin coutait un mois de salaires pour certaines personnes. Il y avait bien quelques mĂ©decins qui faisaient dans le social, mais il Ă©tait dĂ©bordĂ© et nâavais pas le matĂ©riel nĂ©cessaire. MĂȘme  à deux pour coudre selon les instructions on sâen sortait difficilement. Beaucoup de gens avait besoin dâĂ©quipement spĂ©ciaux.
Je commençais Ă ĂȘtre vraiment fatiguĂ© contre le gouvernement. Ils auraient pu faire quelques choses, apaisĂ© la souffrance des gens, les aidĂ©es Ă vivre dignement. Mais jâavais plutĂŽt l'impression que leurs but Ă©tait de maintenir ce niveau de pauvretĂ©. Je commençais Ă ĂȘtre exaspĂ©rĂ© de devoir prendre en charge tout ça alors que nous Ă©tions si peux. Et pendant que lâon essaie de mettre des pansements sur les plus grosses plaies, on ne rĂ©solvait pas la source du problĂšme.
Je pense que ma colĂšre devait de plus en plus se voir. Je faisais de moins en moins attention avec mes parents. Je commençais Ă ĂȘtre agressives avec eux. Jâavais lâimpression quâil ne comprenait pas ce que jâessayais de faire. En mĂȘme temps essayait de leurs cachĂ©.
MdLC : 1er baiser
Jour 46 ; 03 mai 2020
ScĂšne 1Â : RDV bibliothĂšque / Premier baiser
Je me suis mise au travail dĂšs que je suis rentrĂ© Ă la maison. Je faisais beaucoup de couture pour le magasin de mon pĂšre. Jâavais une grande libertĂ© dans ma façon de gĂ©rer mon temps. Je me sentais un peu coupable de prendre du temps et du matĂ©riel pour faire ça. Mais je m'Ă©tais engagĂ© auprĂšs du petit. Â
Trois jours plus tard, jâavais finie le corset du petit. Jây avais passĂ© beaucoup de temps pour ĂȘtre honnĂȘte, et jâavais un peu empiĂ©tĂ© sur mes nuits. Surtout que je voulais continuer Ă faire quelques sacs pour le magasin, je ne voulais pas que lâon me voit travailler et ne pas sortir des trucs.
Je suis allĂ© au cimetiĂšre le soir mĂȘme. Je voulais dire Ă Iris que jâavais finie le travail quâelle mâavait confiĂ©. C'Ă©tait un peu bĂȘte, mais je voulais lui montrer de quoi jâĂ©tais capable et que moi aussi jâĂ©tais capable de bonnes actions. Jâavais un peu lâimpression quâelle Ă©tait prise dans une lutte pour sauver tout les dĂ©favorisĂ© de la ville, et je lâadmirais beaucoup pour ça.
Je me suis rendu dans lâappartement oĂč vivait la famille. J'espĂ©rais quâIris aurait reçu mon message et viendrait mây rejoindre. Quand je suis arrivĂ©, elle nâĂ©tait pas la. Jâai essayĂ© de ravaler ma dĂ©ception, aprĂšs tout elle avait surement mieux Ă faire que de venir me voir parader.
Je suis montĂ© faire les ajustements sur le petit. Ăa a durĂ© une heure, mais ils Ă©taient tous ravie Ă la fin. Le petit avait un corset qui ne lui faisait plus mal, il allait pouvoir grandir droit. Quand je suis sortie jâai vue Iris qui mâattendais, adosser au mur de lâimmeuble dâen face. Elle portait un large pantalon de toile et une chemise en flanelle. Elle Ă©tait magnifique. Quand je lâai vue jâai crue que jâallais avoir une crise cardiaque tellement elle Ă©tait belle. - Ăa a bien marché ? - Oui, ça va, jâai rĂ©pondu. Ăa devrait tenir un bout de temps. Elle Ă hocher la tĂȘte, pensive. - Tu veux aller te promener avec moi ? Jâai un peu de temps libre.
On est allé sur les abords des murailles, des endroits que je connaissais absolument pas. On est arrivé dans une vieille bùtisse abandonné. Les murs était en briques rouges et les plantes envahissait tout le pourtour.
- Câest une ancienne bibliothĂšque, mâa-t-elle expliquĂ©. Ă lâĂ©poque tout le monde pouvait venir lire des livres gratuitement ici. Ăa a Ă©tĂ© fermer il y a 5 ans. - Parce que ce nâĂ©tait pas rentable ? Si tout le monde peut lire gratuitement⊠- Ho, toi. Tu penses vraiment que tout passe par lâargent ? Non, ça marchait bien, les gens faisait des dons, en argent ou en nature, au gĂ©rants, ce qui leurs permettait de vivre. Mais ça a Ă©tĂ© fermer par le gouvernement, soi-disant pour incitation Ă la haine. Mais câest surtout quâil ne supportait pas que les gens se cultive sans passĂ© par eux. - Tu y crois vraiment ? - Oui, jâen suis convaincue. - Câest affreux quand on y pense. Pourquoi les gens ne pourrais pas sâinstruire, câest stupide. - Parce que plus les gens sont Ă©duquĂ© moins on peut les controlĂ© et surtout plus ils sont Ă mĂȘme de construire un monde meilleur pour eux mĂȘme.
Jâai regarder le dĂ©cors pour me donner le temps de rĂ©flĂ©chir Ă ca. La lumiĂšre filtrait par la fenĂ©tre basses. Le silence qui reignait Ă©tait magique.
Iris câest approchĂ© de moi, tout prĂšs. Je nâossais plus bouger, mon cĆur battait la chamade. Elle câest doucement penchĂ© vers moi, avec un regard intĂ©rrogateur. En dĂ©pis de tout bon sens jâai fermer la distance qui nous sĂ©parait, et je lâai embrassĂ©. Ses lĂšvres Ă©taient douce et chaude.
Jâavais envie de plus, jâavais envie de sentir, sa peau contre mes doigts, de la sentir collĂ© contre moi. Jâai posĂ© ma main sur sa hanche tout en apronfondissant le baisĂ©. Elle Ă poussĂ© un soupir qui ressemblait beaucoup trop Ă un gĂ©missement, et je me suis dit que câĂ©tait le son le plus magnifique que je nâai jamais entendu. Je voulais encore entendre ce son, alors jâai fais tout ce quâil fallait pour. Je crois que câĂ©tait aussi son but de mâentendre, parce que je me suis aussi entendu soupirer.
ScĂšne 2Â :
Plus tard, dans la nuit, jâĂ©tais entendu sur mon lit a repensĂ© Ă cette journĂ©e et Ă la proposition que mâavais fait Iris en me raccompagnant chez moi. Il y avait dâautre gens qui aurais besoin de mes talents de couturiĂšre. Si je voulais elle pourrait avoir dâautre projet Ă me proposer. Elle Ă bien insistĂ© sur le fait que jâavais le choix de refuser si je le souhaitais, que ça ne nous empĂȘcheraient pas de nous revoir si je disais non. Mais en mĂȘme temps je repensais au petit que jâavais aidĂ©. Ă son regard plein de reconnaissance et au remerciement sincĂšre de sa mĂšre. Ăa faisait un moment que je me disais que le travail que je faisais au magasin Ă©tait un peu futile, dans le meilleur des cas, voir immoral. On fabriquait soi des sacs et autres accessoires pour des gens qui en changeait toute les cinq minutes, ce qui Ă©tait un gĂąchis de ressources que je trouvais assez affreux. Jâavais trĂšs envie de me rendre utile, dâaider les gens. Et jâĂ©tais ravie dâavoir un moyen de le faire. Et puis je pourrais en apprendre plus sur les thĂ©ories que me sortais Iris. Instinctivement je savais quâelle avait raison mais jâavais encore du mal Ă me lâexpliquer.
Jâai fini par mâendormir le sourire aux lĂšvres. Jâallais lui mettre un mot demain pour quâelle sache que jâavais pris ma dĂ©cision de lâaider.
MdLCÂ : DeuxiĂšme rendez-vous #2
Jour 45 ; 02 mai 2020
- Tu vis dans le quartier ? lui ai-je demandĂ©. - Oui, jâai de quoi loger ici. - Je vois⊠Je ne voyais pas du tout pourquoi elle faisait tant de mystĂšre, mais jâai sentis quâinsistĂ© ne mâapporterais pas plus de rĂ©ponse, alors jâai lĂąchĂ© lâaffaire.
Quand jâai vue quâIris avait fine de remplir son panier, je lui ai demandĂ© de mâexpliquer pour qui Ă©tait cette nourriture.
- Il y a une famille du quartier dont le pĂšre est⊠Absent depuis quelques jours. Leurs fils est malade, jâaide un peu pour quâils puissent se remettre.
- Quâest ce qui câest passé ?
Elle mâa regardĂ© longuement, comme si elle hĂ©sitait Ă me donner la rĂ©ponse. Finalement, elle a dĂ» dĂ©cider que je pouvais connaitre cette information :
- Il travaillait dans lâhĂŽpital de la sainte-poudriĂšre. Il câest fait accuser de voler du matĂ©riel mĂ©dicale. Il câest fait arrĂȘter, on ne sait pas trop quand il pourra ressortir. - Et câest vrai ? Elle mâa lancĂ© un regard en coin et jâai rougi. Je me suis tue jusquâĂ ce que nous arrivions devant la porte dâun petit immeuble. - Tu es sĂ»r que tu veux venir ? Je comprendrais si tu veux attendre dehors, jâen ai pas pour trĂšs longtemps. Jâai compris le sous-entendu : tient toi Ă carreaux, ne fais pas de remarque gĂȘnante. - Non, câest bon, je vais venir.
Nous sommes montĂ©s par une petite cage dâescalier sombre. JâĂ©tais de plus en plus mal Ă lâaise. Lâendroit Ă©tait dĂ©labrĂ©, sombre, et une lĂ©gĂšre odeur de bois pourrie flottait dans lâair. Mes vĂȘtements, plus encombrant que ceux dâIris, me gĂȘnaient pour monter les marches irrĂ©guliĂšres.
Lâappartement Ă©tait minuscule, une unique piĂšce pour trois personnes, la mĂšre et ses deux enfants.
Je me suis retrouvĂ© mâoccuper des enfants pendant quâIris discutait avec la mĂšre. Au vu des coups dâĆil quâelle me lançait elle Ă©tait aussi peu Ă lâaise que je sois ici que moi. Du coup je mâoccupais des enfants. Jâai tout de suite vue pourquoi la situation de cette famille Ă©tait compliquĂ©. Et que lâaccusation qui portait sur le pĂšre dâavoir volĂ© Ă lâhĂŽpital Ă©tait plus que justifiĂ©. Son fils ainĂ©, qui devait pas avoir plus de cinq avait une dĂ©formation de la colonne vertĂ©brale. Il portait un corset, une espĂšce dâengin en cuir et mĂ©tal qui lui tenait tant bien que mal la colonne droite. Jâavais dĂ©jĂ vue ça, dans un des livres de mĂ©decine de mon frĂšre. Ăa mâavait intĂ©ressĂ©, car câĂ©tait en cuir, comme ce que fessait mon pĂšre dans son magasin. Ă un moment jâavais voulue devenir prothĂ©siste, mais ce nâĂ©tait pas un mĂ©tier pour une jeune fille, et de toute façons mes parents nâavais plus les moyens de payer des Ă©tudes Ă un troisiĂšme enfant. Â
MalgrĂ© tout, je pouvais voir que le corset de lâenfant nâavais plus lâair adaptĂ©. Il Ă©tait un peu trop petit pour lui, et en mauvais Ă©tat, comme si on avait essayĂ© de faire des agrandissements maison. Sans pouvoir mâen empĂȘcher, jâai commencĂ© Ă faire de petits ajustements. Et sans que je mâen rende compte jâavais sortie ma trousse de couture pour refaire une petite rĂ©paration. Ce nâĂ©tais pas parfait, mais ça pourrait tenir.
- Maman, maman, regarde !, câest exclamer le petit en voyant sa mĂšre revenir. Jâai un corset tout neuf, qui me fait mĂȘme plus mal. - Câest bien ma chĂ©rie, câest Ă©tonnĂ© la mĂšre, en regardant de plus prĂ©s les coutures. Câest vous qui avez fait ça ? Merci. - Oui, câest pas grand choses, et ça ne tiendra pas forcĂ©ment trĂšs longtemps, surtout quâil va encore grandir, il faudrait en changer. - On nâa pas vraiment les moyens de faire ça en ce moment, Ă tâelle soupirĂ©e. Je nâai pas rĂ©flĂ©chi, jâai parlĂ© sans rĂ©flĂ©chir. Peut-ĂȘtre que si jâavais su Ă quoi je mâengageais, les choses que cela allait provoquer, peut-ĂȘtre que je nâaurais pas dit ça. Ou peut ĂȘtre que si. - Je peux en fabriquer un nouveau, si vous voulez. Mon pĂšre tient un magasin de sac en cuir, et je fais pas mal de couture lĂ -bas, et mon frĂšre est mĂ©decin. On ne remarquera pas sâil manque un peu de cuir, et je peux lui en faire un nouveau. Jâaurais peut-ĂȘtre un peu de mal a trouvĂ© les piĂšces de mĂ©tal par contre. - Je peux te les fournir, ce nâest pas un problĂšme, est intervenue Iris.
AprÚs une discussion pour planifier les détails, et une prise de mesure du petit, Iris et moi somme sortie.
- Câest gentil ce que tu as fait pour cette famille. Je tâoffre Ă manger ? Jâai acceptĂ©. Sans le vouloir une tension câest dĂ©nouĂ©e dans mes Ă©paules. JâĂ©tais ravie dâavoir son approbation. Iris mâa achetĂ© un sandwich dans une Ă©choppe locale, et nous sommes allĂ©s sur un coin tranquille des quais.
- Comment ça ce fait que tu tây connaisses autant dans les corsets et autres trucs mĂ©dicaux ? - Jâai eu des problĂšmes de genoux quand jâĂ©tais petite. Toujours encore en vrai. Du coup jâai toujours eu une fascination pour tout ça. Je peux te pauser une question ? Je ne voulais pas le faire quand on Ă©tait devant cette famille, ai-je hasardĂ©. Iris a hochĂ© la tĂȘte en me regardant intensĂ©ment. - Pourquoi ils ne vont pas voir un mĂ©decin ? Ce serait mieux que tout ce que je pourrais construire. Iris mâa regardĂ© avec un regard qui hĂ©sitait entre compassion et rĂ©probation. - Câest cher, trop cher pour eux. Câest pour ça que le mari a pris ce poste Ă lâhospice.
MdLC : deuxiĂšme rendez-vous
Jour 44 ; 01 mai 2020
Le vendredi suivant câest donc toujours pleine de doute que jâallais la retrouver au marchĂ© oĂč elle mâavait donnĂ©e rendez-vous. J'apprĂ©hendais beaucoup dâaller sur un marchĂ©. Les filles de mon rang nâallait pas dans ce genre dâendroit, il y avait des domestiques pour sâoccuper de cela. MalgrĂ© tout, je savais que si je nây allais pas jâallais le regretter. Jâavais dĂ©cidĂ© de mettre une tenue simple, une chemise avec une longue jupe de marche violette, qui ne craignait pas trop de se salir. Jâai dit Ă mes parents que jâallais simplement me promener en ville, et probablement allĂ© Ă la bibliothĂšque. Le chemin jusquâau marchĂ© Ă©tait trĂšs long, plusieurs kilomĂštres. Le marchĂ© Ă©tait dans la basse ville, du cĂŽtĂ© sud de la Sorpa, la riviĂšre qui coupait la ville en deux. Je nâĂ©tais jamais aller aussi loin Ă pied. Parfois, avec mon pĂšre, nous allions choisir des cuirs dans les usines qui se trouvait en pĂ©riphĂ©rie de la ville, mais nous prenions la calĂšche. Jâavais assez peur de m'aventurai dans ces quartiers populaires seules. Les maisons avec jardin, du style ou mâa famille habitait, a finie par laisser place Ă des maisons de plus en plus petite, puis des immeubles. Les rues si bien entretenue de mon quartier on laissĂ© place Ă des rues plus sauvage. Les murs Ă©tait plus dĂ©crĂ©pi, avec des dĂ©corations plus sauvage peinte dessus. Il nây avait plus de rĂšgle, plus de plan et dâobjectifs pensĂ© pour les rues.
MalgrĂ© tout jâai finie par arrivĂ© au marchĂ© sans encombre, lâheure matinale faisait que les rues Ă©tait relativement vide.  Il y avait beaucoup de monde, je nâĂ©tais pas habituĂ© aux endroits peuplĂ©, et je nâĂ©tais pas Ă lâaise. Ma mĂšre ne faisait jamais les courses aux marchĂ©s. Dâailleurs elle ne faisait jamais les courses tout cours, nous avions des domestiques pour sâoccuper de cela.
La place Ă©tait remplie de gens, qui hurlait, parlait dans tout les sens. Les odeurs se mĂ©langeaient, ici de poison, ici de la friture, ici des fruits. Les gens se bousculaient dans un Ă©trange balai non coordonnĂ©. Je me sentais perdu, inquiĂšte. DĂ©jĂ je voulais rentrer chez moi. Je commençais Ă me dire que venir ici Ă©tait une erreur, que ça nâen valait pas le coup. Mais juste au moment oĂč jâallais quitter la foule pour rentrer chez moi, je suis tombĂ©e sur Iris. Elle Ă©tait magnifique dans sa robe jaune, toute simple, et pourtant qui lui donnait une allure de reine.
-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Ho, câest toi, mâa-t-elle dit. Je ne pensais pas que tu viendrais.
-         Et si me voila !
Nous nous somme regardĂ©, gĂȘnĂ©, pendant quelques secondes.
-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Quâest-ce que tu faisais, ai-je finis par demander, en voyant le gros sac quâelle portait.
-         Ho, ça ? Je fais des courses pour des amis, tu veux mâaccompagner ?
Jâai hochĂ© la tĂȘte et elle mâa souri. CâĂ©tait magnifique, jâĂ©tais tellement contente. Je ne savais pas pourquoi, mais la voir sourire, surtout me sourire, faisait battre mon cĆur trĂšs vite.
Nous avons fait le tour des Ă©tals. Elle nâachetait pas vraiment de la nourriture. En faite elle allait voir chaque commerçant pour leurs parler quelques minutes, et ceux-ci lui donnaient de la nourritures gratuitement. La quantitĂ© Ă©tait faible Ă chaque fois. Un lĂ©gume abimĂ© par la, un petit sac de farine par ci, et le sac Ă trĂšs vite fait de ce remplir. Je nâosais pas trop parler, et je me tenais derriĂšre elle, timide de rencontrĂ© autant dâinconnue que je ne savais pas comment aborder. Mais en lâĂ©coutant jâai finie par comprendre quâelle recueillait de la nourriture pour une famille dont le pĂšre avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© rĂ©cemment. La famille semblait ĂȘtre connue dans le quartier, car peu de gens posait des questions et tous avait un air comprĂ©hensif et triste en parlant de cela. Et puis je sentais aussi que mâa prĂ©sence empĂȘchait les gens de se sentir complĂštement a lâaise. Ma tenue mâidentifiait immĂ©diatement comme ne faisait pas partie de ce monde.
Quand jâai vue quâIris avait fine de remplir son panier, je lui ai demandĂ© de mâexpliquĂ© pour qui Ă©tait cette nourriture.
Surperbe tapis
Propriétaire d'un superbe tapis. Chouette journée pour une petite compagnie de chemins de fer ni chaudiÚre à vapeur, qui se retourna de nouveau. Sautant par-dessus les épines, et qu'elle revienne : elle ne pouvait lui rien cacher. Manger de cette poule, dit l'oncle.
Jour 43 ; 30 avril 2020
PropiĂ©taire dâun suberbe tapis, il sâen rejouissait tous les jours. Câest vrai, pourtant quâil pensait que sont tapis pouvait mĂȘme voler. Ils aurait aimer que son tapis puisse voler, voler haut dans le ciel. Il pourrait voler au dessus de la ville. Enfin ĂȘtre capable de voire de haut les gens du capital qui en temps normal le mĂ©prisait lui et ses comparse. Il pourrait mĂȘme sâĂ©chapper des tentacules la ville pour voir la campagne.Â
Les rumeurs disait quâil y avait tout un monde hors des murs de la ville. Câest de par lĂ que venait la nourriture. Et quelquâun devait bien la produire cette nourriture. Les connaissances sur la maniĂšre de produire de la nourriture Ă©tait devenu strictement interdite, mais son grand pĂšre lui avait racontĂ©, en secret. Les carrotes qui poussait dans la terre, les pommes sur les pommiers, les vaches qui broutais, les poules qui pondait. Tant de choses quâil avait mĂȘme du mal Ă sâimaginer. Et pourtant, cela Ă©tait bien rĂ©el. Il en Ă©tait persuadĂ©. Dâautant plus quâun jours, en ce promenant sur les chemins interdit le long du mur, il avait appercus un camion rentrĂ© dans la ville. Il Ă©tait remplis de balle de la taille dâun poing. Il y en avait des jaunes, des rouges, des vertes. Il avait vue le camion ĂȘtre controlĂš, puis partir directement pour le capitole.Â
Il Ă©tait sur que câĂ©tait de la nourriture, de la nourriture fraiche. La colĂ©re grondait de plus en plus. Des rhumeurs circulaire que le capitole mangait autre chose que les rations. Ces espĂ©ce de bouile, marron ou jaune, qui nâavait pas de gout a part celui du piment. Ce nâest pas en soit quâelle Ă©tait mauvaise, et personne nâavait envie dâaller le ventre vide. Le problĂšme est quâelle donnait, disons le clairement, la chiasse. Tout le mode avait mal au ventre en permance. Des toillettes publics Ă©tait installer Ă tout les coins de rue, mais ce nâĂ©tait pas suffisant, la queues pour y rentrer Ă©tait souvent trop longue et les accidents Ă©tait permanant.Â
Crush
Jour 36 ; 24 avril 2020 Â
Ăa mâa pris par surprise. Je ne mây attendais pas. En un instant, quand je lâai regardĂ© ĂȘtre forte, sure dâelle, jâai eu des papillons dans le ventre.Â
Câest la façon dont elle sourie, dont la lumiĂšre se reflĂšte dans ses cheveux. La façon dont elle rie. Elle est belle.Â
Elle est douce et gentille, mais aussi forte et intelligente. Elle ne se laisse pas faire mais reste toujours calme. Elle est forte et a des principes.
Mais ce nâest rien de plus quâun rĂȘve, car elle Ă dĂ©jĂ une vie avant moi.