Zaid Yousef
Specimen Caps , 2016Â
Obsidian, Steel  and Powder Coat

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hello vonnie
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
we're not kids anymore.

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Kiana Khansmith
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Sweet Seals For You, Always
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Zaid Yousef
Specimen Caps , 2016Â
Obsidian, Steel  and Powder Coat
Of course Iâll hurt you. Of course youâll hurt me. Of course we will hurt each other. But this is the very condition of existence. To become spring, means accepting the risk of winter. To become presence, means accepting the risk of absence.
Antoine de Saint-Exupéry, Manon Ballerina (via wordsnquotes)
« Tu as la voix dâun enfant pris en faute » me reproches-tu alors que je viens Ă peine de dĂ©crocher le tĂ©lĂ©phone, coincĂ© dans un wagon trop bruyant, trop puant, trop Ă©touffant. Non, je ne tâai pas beaucoup textĂ© de la soirĂ©e, car je tentais de lĂącher prise, de desserrer ton emprise. De passer quelques heures sans toi, auprĂšs de mes amis pendant que tu revoies les tiens, ceux qui te disent que jâexagĂšre. Oui, ceux avec qui tu te permets de disparaĂźtre pendant 24heures sans donner le moindre signe de vie, me laissant affolĂ© et impuissant, Ă haĂŻr ton rĂ©pondeur trop chantant. Ceux avec qui tu trinques pour dĂ©compresser un soir, et retrinques le lendemain pour noyer tes conneries de la nuit passĂ©e. Pour oublier ce dont tu ne voudras jamais me parler. Ceux que je dĂ©teste mais toujours en silence pour que tu nâaies jamais Ă choisir entre eux et moi, entre un passĂ© morcelĂ© et un avenir qui te paraĂźt trop lisse, trop solide, trop serein. Mais câest Ă moi de me sentir fautif ?
« Tu as la voix de quelquâun de coupable » renchĂ©ris-tu alors que le RER me ramĂšne chez moi, loin de toi. Je nie en bloc mais au fond je savoure cette joie coupable de mâĂȘtre un peu retrouvĂ©, dâavoir pu respirer quelques heures un air non viciĂ© par cet amour trop lourd Ă porter. Le train file dans la nuit et moi entre tes doigts. Rendue mĂ©tallique par le tĂ©lĂ©phone, ta voix trahit ton inquiĂ©tude. Tu sembles te sentir menacĂ© et jâen souris. Tu dois lâentendre, te radoucis, veux mâamadouer. Mais Ă la seconde oĂč je crois enfin dominer cet Ă©trange Ă©change, je comprends que la distance nây changera rien, je suis bien trop accro Ă ton emprise. Jâaurais prĂ©fĂ©rĂ© ĂȘtre dupe tant la conscience de cette relation morbide me rĂ©pugne. Sans le savoir, tu parviens Ă me faire regretter. Je suis Ă deux doigts de mâexcuser dâavoir voulu rentrer chez moi sans tâen informer avant, et le ridicule de la situation mâamuse autant quâil me sidĂšre. Ă quel moment ai-je cessĂ© de respirer pour que tu puisses inspirer Ă ma place ? Ă quel moment suis-je devenu cette ombre qui ne dĂ©sire rien dâautres que dâĂ©pouser la moindre de tes courbes, combler la moindre de tes failles, excuser le moindre de tes Ă©carts ? Ă quel point vais-je encore me perdre Ă tout faire pour toi ? Everything I do, every little thing I do, for you⊠Â
Laws of Motion (2014) : chute de plaques dâargile depuis diffĂ©rents angles et Ă diffĂ©rentes force, ensuite recouverts de cuivre.Â
Magnetic force (2011) : billes et bloc dâacier inoxydable, aimant en nĂ©odyme.Â
Par Alyson Shotz.
DĂ©filĂ© Raf Simons printemps-Ă©tĂ© 2017, en hommage Ă Robert Mapplethorpe, au Pitti Uomo.Â
âI went into photography because it seemed like the perfect vehicle for commenting on the madness of today's existence.â - Robert Mapplethorpe
Campagne Equipment printemps-été 2016 avec Kate Moss et Daria Werbowy
Les Maharajas Punks dâAlexander McQueen printemps-Ă©tĂ© 2017
Tea for two
RĂ©flĂ©chissant Ă un cadeau Ă offrir Ă H. qui pend sa crĂ©maillĂšre ce soir, je pense Ă cette adorable thĂ©iĂšre en forme de panda avec « Tea for two » Ă©crit en travers et deux tasses assorties. Je lâai achetĂ©e il y a cinq ans en me promettant de lâutiliser dans mon futur appartement avec mon futur amoureux dans ma future vie parfaite.
Je la dĂ©balle soigneusement de son carton, ĂŽte le papier bulle et la fixe. Intacte, Ă©clatante, immaculĂ©e, elle me renvoie Ă la gueule combien tout a changĂ©. Ma vie a complĂštement dĂ©raillĂ©. Je ne suis plus en chemin pour devenir un sage professeur de banlieue mais bien parti pour galĂ©rer Ă tenter de devenir un « rĂ©dacteur de vide » comme J. aime me surnommer. Ce premier amour corrosif, qui me pourrit la vie autant quâil me la sublime, avec lequel je me vois si mal prendre mon premier appartement. Cet amour explosif, qui me dĂ©truit autant quâil me construit au grĂ© de sa toxicomanie, avec lequel je me vois si mal prendre le thĂ© dans une thĂ©iĂšre en forme de panda. Cet amour toxique que je laisse infuser dans toutes les cellules de mon corps.
Je me revois dire Ă H., il nây a mĂȘme pas deux ans, combien son petit-copain ne la mĂ©rite pas, quâil est trop effrayĂ© par sa fĂ©minitĂ©, par son assurance, par sa beautĂ©. Je me revois penser que son copain, Ă moitiĂ© castrĂ©, se venge en lui interdisant de se maquiller et de mettre des talons, de peur de se sentir dĂ©passĂ©. Je me moquais dâelle intĂ©rieurement mais me trouve minable aujourdâhui. Bien pire quâelle, Ă troquer mes vestes trop opulentes aux goĂ»ts de J. pour mes vieux blousons. Ă moins voir mes amis, avec lesquels je parais trop intello aux yeux de J. Ă ne plus reconnaĂźtre le son de ma voix Ă force de lâadoucir pour ne pas vexer J. Je me revois penser que le petit-copain dâH. ne la mĂ©rite pas, mais comprends seulement aujourdâhui combien lâamour mâaliĂšne bien plus quâelle.
Jâentretiens malgrĂ© moi des sentiments contradictoires. Vouloir sans cesse me jeter dans les bras de J. et me respecter un peu moins Ă chaque fois. Le laisser, sans rien dire, piĂ©tiner chacun de mes rĂȘves et principes. Sentir mon monde sâĂ©trĂ©cir au profit du « nĂŽtre ». Regarder sans rien faire mon identitĂ© disparaĂźtre. Ce « Tea for two » mâapparaĂźt soudain comme une injure, une promesse mensongĂšre Ă laquelle je me suis accrochĂ© trop longtemps. Au lieu dâenvoyer contre le mur cette thĂ©iĂšre trop parfaite, je la remballe soigneusement dans son papier bulle. H. la mĂ©rite plus que moi. Je ne suis mĂȘme plus sĂ»r de me mĂ©riter encore moi-mĂȘme. Peut-ĂȘtre que lâachat dâune thĂ©iĂšre pour une personne pourrait me servir de thĂ©rapie.
âLa femme au Leicaâ dâAlexandre Rodtchenko, 1934
« These violent delights have violent ends And in their triumph die, like fire and powder, Which, as they kiss, consume. »
â Friar Lawrence to Romeo, in Romeo and Juliet by William Shakespeare, Act 2, Scene 6
floral crowns @ comme des garçons homme plus f/w 16
Quand le Bacchus du Caravage défile chez Comme des Garçons
She is passion embodied, a flower of melodrama in eternal bloom.
Fyodor Dostoyevsky, The Idiot (via wordsnquotes)
The more hurts she gets, the more venomous she grows.
Emily Brontë, Wuthering Heights (via henrydear)
âCocktail dâĂ©tĂ©â de Thomas Lagrange pour Vogue Paris juin-juillet 2014
âI want to cum in your heartâ - John Giorno
Exposition âUGO RONDINONE : I â„ JOHN GIORNOâ au Palais de Tokyo, Paris.Â
The Man Who Fell to Earth (1976)