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Isabelle et la Sorcière
Un jour, en Suisse, la police a aperçu Isabelle à la Place de la Riponne. Dès qu'elle a vu les policiers, Isabelle s'est cachée car elle avait peur d'être arrêtée. Elle s'est alors tournée vers la sorcière et lui a dit : « Il faut que nous partions, car j'ai vu la police à la Place de la Riponne. Demain matin, nous devrons être loin de la Suisse. Je ne veux pas aller en prison, et je sais que toi non plus, tu ne veux pas y passer ta vie.
Le policier Rémy est celui qui s'occupe de l'enquête sur le vol et le crime commis à la cathédrale de Lausanne. C'est pour cette raison qu'il recherche Isabelle : la police est convaincue que c'est elle qui est coupable.
Isabelle est donc repartie à l'étranger pour continuer à dérober des bijoux et d'autres objets dans les musées. Depuis qu'elle vole ces trésors, elle voyage de pays en pays pour ne pas que la police les retrouve, la sorcière et elle. Il ne faut pas oublier qu'Isabelle et la sorcière sont devenues de très grandes amies.
Cependant, le policier veut absolument savoir ce qu'Isabelle devient, ce qu'elle fait et où elle se cache. Mais Isabelle se cache tellement bien qu'on ne parvient pas à la retrouver. Actuellement, elle poursuit ses voyages dans tous les pays qu'elle aime pour voler des bijoux et des objets de très grande valeur.
Mais il faut savoir qu'Isabelle est finalement partie seule. Elle ne voulait pas que la sorcière se fasse attraper par la police, car c'est trop risqué : les autres pays sont aussi au courant de leurs agissements. Elle lui a dit : « Je préfère que tu restes en Suisse. Moi, je te retrouverai ici dans deux jours.
Opération "Gardon" : Le Piège de Vevey
Début de l'histoire
06h17 - Le tuyau
Le téléphone crypté d’Alexia Hoffer vibra violemment. Un message de son indic le plus fiable, un type insaisissable qu'elle surnommait "Le Barbeau" à cause de sa propension à naviguer en eaux troubles.
« Cible ferrée. Parisod et La Sorcière sont dans le vieux hangar à sel, quai Maria-Belgia. Elles attendent une livraison à 08h00. Ne ratez pas l'amorce. »
Alexia sentit l'adrénaline chasser la fatigue. Elle composa immédiatement le numéro de Rémy Delorme.
- « Le Barbeau a mordu, Rémy. C’est pour ce matin. »
07h05 - Le Briefing de combat
Dans la salle de réunion, l'atmosphère était électrique. Sarah Da Silva, la lieutenante au regard d'acier, vérifiait déjà les plans des sorties de secours du bâtiment. À ses côtés, Elisa Giacometti, l'experte scientifique, préparait ses mallettes de prélèvement.
- « Si La Sorcière est là, on ne touche à rien sans gants polymères », prévint Elisa. « Je veux chaque résidu, chaque trace de leurs rituels. »
08h11 - L’assaut
Le convoi de véhicules banalisés se déploya dans un silence de mort.
Le Capitaine Georges Sommer, chef de l'unité d'élite du DARD, rejoignit Alexia et son équipe sur place.
- « Mes hommes sont prêts, Commissaire. On boucle le périmètre sur 200 mètres. Si elles sont dans ce hangar, elles n'en sortiront qu'en menottes. »
Sommer fit un signe de la main : ses hommes, vêtus de noir et lourdement armés, se glissèrent contre les parois de tôle rouillée. Alexia, Delorme et Da Silva suivaient en seconde ligne, le cœur battant.
- « Entrée Nord sécurisée », chuchota Sommer dans sa radio. « On percute à trois. Un… deux… TROIS !»
L'explosion de la grenade assourdissante déchira le calme de Vevey
08h15 - Le vide sidéral
Les policiers s’engouffrèrent dans le hangar. Sommer hurlait des ordres, mais la réponse ne fut que le silence des courants d'air. Pas de résistance. Pas de Sorcière. Pas d'Isabelle.
- « Rien ! » cria Da Silva, frustrée, en balayant la pièce de sa lampe.
Seul un écran d'ordinateur trônait au centre d'une table de chantier, branché à une batterie externe. Elisa Giacometti s'approcha, fronçant les sourcils derrière ses lunettes de protection.
- « Il y a une vidéo en attente… et une clé USB étiquetée "Pour Alexia". »
09h47 — La révélation
De retour au poste, l'équipe au complet - Hoffer, Delorme, Da Silva, Giacometti et Sommer - s'agglutina autour du moniteur. Elisa lança la lecture.
L’image apparut, stable et lumineuse. Isabelle Parisod apparaissait, d'une élégance insolente, un verre de blanc à la main. À côté d’elle, la Sorcière affichait un sourire carnassier, presque joyeux.
- « Bonjour Alexia. Bonjour à toute l'équipe », dit Isabelle d'une voix suave.
Elle marqua une pause avant de fixer l'objectif :
- « On espère que le Capitaine Sommer n'a pas trop abîmé la porte. Ce hangar appartient à une société écran que nous venons de racheter. »
La Sorcière s'approcha de la caméra, son visage occupant tout l'écran :
- « On a adoré voir vos mines déconfites en direct via les caméras de sécurité. Vous étiez si… sérieux. »
Elle éclata d’un rire qui résonna dans la pièce, avant qu’elles ne disent d’une seule voix :
- « Poisson d’avril ! »
09h52 - Le contrecoup
L’écran devint noir. Sommer jura entre ses dents tandis que Da Silva frappait du poing contre le mur. Delorme resta prostré, les yeux vides.
- « Le Barbeau… », murmura Alexia. « C’était elles. L'indic était le premier appât. »
Elle se redressa lentement, ajustant son manteau.
- « Vous ne souriez pas, Commissaire ? » demanda Giacometti, surprise par le calme de sa supérieure.
- « Non, Elisa. Parce qu’elles viennent de nous donner exactement ce qu’il nous manquait. »
- « Quoi donc ? » demanda Delorme.
- « Une preuve d'ego. Elles pensent nous avoir humiliés, mais elles ont utilisé un réseau privé pour transmettre cette vidéo. »
Alexia se tourna vers l'experte :
- « Elisa, analyse la métadonnée de ce fichier. Elles ont joué au chat et à la souris… mais elles ont oublié que le chat finit toujours par mémoriser l'odeur du nid. On les aura. »
Épilogue
Une heure plus tard, les téléphones de toute la cellule de crise reçurent simultanément une notification anonyme. Une photo floue montrait l'équipe du DARD défonçant la porte du hangar vide, vue de l'extérieur.
En légende : « Belle Chorégraphie. À l'année prochaine ? I.P et La Sorcière. »
Signé Isabelle Parisod et La Sorcière
Les Échos de l'Horlogerie
Le silence était revenu, seulement troublé par le cliquetis métallique des rouages ambiants. Alexia rangea lentement son arme, fixant la montre abandonnée sur la table.
« On se reverra quand le temps s'arrêtera ». David, tu la connais mieux que quiconque. C'est une menace ou une promesse ? Murmura Alexia.
David s’approcha de la carte de Suisse encore épinglée de points rouges. Il fit glisser ses doigts sur le bois poussiéreux.
Avec Isabelle, c’est souvent les deux à la fois. Mais « quand le temps s'arrêtera »... ce n'est pas juste de la poésie de cambrioleuse. Elle parle d’autre chose, Alexia.
Alexia fronça les sourcils, l'étincelle du défi brillant dans ses yeux.
Précisément. Si les engrenages de la Sorcière finissent par se gripper, ce n'est pas seulement cette montre qui s'arrêtera, mais tout leur système. Elle nous invite à trouver la faille de leur chronologie avant que le signal ne s'éteigne pour de bon.
Coffre-fort des Gardiens du temps Coffre-fort des Gardiens du temps Question : Quand le Temps
La Maison aux Horloges
Lausanne,il est 22h17. La ville s’était assoupie mais dans les hauteurs de Sauvabelin, la voiture banalisée d’Alexia Hoffer avançait lentement sur la route forestière, les phares creusant la brume. Sur le siège passager, David Lefèbvre, qui observait sur la tablette une carte thermique qu’il avait connecté au brouilleur, récupéré ce matin quand Isabelle Parisod l’avait fait tomber pendant sa fuite.
C’est bien ici, dit-il, le signal vient d’un ancien relais postal abandonné officiellement.
Rien n’est jamais abandonné avec elle, répondit Alexia, concentrée.
Elle coupa le moteur, saisit son arme de service et la lampe de poche. Dehors, l’air était frais, chargé d’odeur de pin et de terre humide. Ils avancèrent en silence, contournant les troncs jusqu’à ce qu’apparaisse la bâtisse. Une maison de pierre, façade couverte de mousse, toit et fenêtres noircis. Sur la façade une ancienne enseigne :
HORLOGERIE DE VERTHUY, 1896
Charmant endroit pour les voleuses, souffla David.
Ou pour cacher un trésor, répliqua Alexia.
Elle poussa la porte, le battant grinça. À l’intérieur, il y avait une odeur de métal et de cire, de la poussière et aussi le temps qui s’était figé. Il y avait des rouages, des engrenages, des montres à demi démontées jonchaient les tables et au centre, sous une lampe à huile une carte de la Suisse était épinglée de points rouges. Alexia effleura la carte du bout des doigts, les villes, les dates, les lieux des cambriolages, tout y était. Une œuvre d’art criminelle.
Elle était là récemment, dit-elle.
Regarde, murmura David, le café est encore chaud.
Tout d’un coup, Alexia ne bougea plus, un bruit de plancher à l’étage, elle leva son arme.
Bouge pas, souffla-t-elle, monte doucement.
Ils montèrent l’escalier et à mi-chemin une voix féminine claire et ironique, retentit dans l’obscurité.
TU DEVRAIS FAIRE MOINS DE BRUIT, ALEXIA, LES FANTÔMES N’AIMENT PAS QU’ON LES REVEILLE.
Alexia braqua sa lampe sur la passerelle en bois.
ISABELLE PARISOD
Se tenait debout, les mains levées, calme comme une ombre, son regard clair fixait Alexia avec ce mélange de défiance et d’admiration qu’elle seule savait manier.
Bonsoir Commissaire, dit Isabelle d’un ton doux, je vous attendais.
Tu n’est pas prudente, répondit Alexia, arme toujours pointée.
Disons que j’étais curieuse de savoir si c’était toi qui trouverait la trace.
Et la Sorcière ?
Occupée, elle déteste les visites surprises.
David, lui, observait la scène sans dire un mot, son regard allant d’Alexia à Isabelle comme un fil tendu entre passé et présent, car il y avait entre eux une histoire. Autrefois, David et Isabelle avaient travaillé ensemble sur des expositions d’art ancien. Avant qu’elle disparaisse du monde légal, emportant avec elle une pièce rare et un fragment de sa confiance.
Toujours la même mise en scène, dit David doucement, les horloges, les cartes, les traces.
Et toujours la même obsession chez toi ! Me comprendre, répondit Isabelle.
Je croyais que tu volais pour l’argent.
Je vole pour la mémoire, celle qu’on nous vole chaque jour.
Alexia s’approcha lentement.
Arrête ton théâtre Parisod, le cœur de Miramont, où est-il ?
Sûrement plus en sécurité qu’ici.
Un craquement derrière Alexia fit retourner la situation. La Sorcière apparut dans l’ombre. Sa silhouette bordeaux, un pistolet à la main.
Pose ton arme Hoffer, ce n’est pas une soirée pour mourir.
David leva les mains et recula d’un pas, Alexia resta immobile, un silence tendu s’installa, seulement rythmé par le tic-tac des horloges suspendues autours d’eux.
Tu crois vraiment pouvoir t’en tirer encore ? demanda Alexia.
On ne s’en tire jamais, répondit la Sorcière, on avance, c’est tout.
Et combien de temps avant que l’un de vous ne tombe ?
Autant de temps qu’il faut pour te faire douter.
Isabelle s’approcha d’Alexia, les mains toujours levées.
Tu veux un conseil Commissaire ? Ne cherche pas à sauver ceux que la société a déjà condamnés.
Et tu veux un conseil, Parisod ? Ne confonds pas élégance et impunité.
Une rafale de vent entrouvrit la fenêtre, faisant claquer les rideaux. Dans ce bref tumulte, la Sorcière lança une capsule fumigène au sol, la pièce se remplit d’une brume bleutée. Alexia tenta de viser mais la visibilité retomba à zéro ! Quand la fumée se dissipa, elles avaient disparues.
Seul restait sur la table un gobelet à moitié plein et une montre arrêtée
« À 22H37 »
Alexia s’en approcha et c’était gravé sur le cadran :
« ON SE REVERRA QUAND LE TEMPS S’ARRÊTERA. »
David siffla, admiratif.
Toujours aussi poétiques, ces deux-là.
Et toujours insaisissables, répondit Alexia, le regard perdu dans la fumée résiduelle.
Mais elle savait au fond d’elle que quelque chose avait changé. Isabelle n’avait pas fuit pour le bijou, elle avait aussi un message, un jeu, une invitation et Alexia, malgré elle, sentit une étincelle familière, le goût du défi.
À suivre
Un nouvelle indice
Aujourd'hui, la Sorcière et Isabelle Parisod ont un nouvel indice à vous donner.
Saurez-vous le retrouver ?
Question : Quel bâtiment a été transformé en atelier ?
Coffre-fort des Gardiens du temps Coffre-fort des Gardiens du temps Question : Quel bâ
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Suite du jeu de piste
Dans le bureau silencieux de la Police cantonale, Alexia Hoffer posa le brouilleur endommagé sur la table.
- Elles ont encore disparu… mais cette fois on a quelque chose, dit-elle.
Daniel Lefèbvre observa l’appareil en croisant les bras.
- Oui… mais avec Isabelle Parisod, une trace peut aussi être un message.
Alexia releva les yeux.
- Tu penses qu’elles veulent qu’on les suive ?
Lefèbvre esquissa un léger sourire.
- Je pense surtout que cette histoire est loin d’être terminée… et que leur prochain coup sera bien plus gros.
Coffre-fort des Gardiens du temps Coffre-fort des Gardiens du temps Question : Quel es
L’Odeur du Métal et du Mensonge
Lausanne, fin de matinée. Le marché de la Riponne virait déjà sous les voix, les rires, les bruits de charriots et d’étales métalliques.
Entre les stands de bijoux anciens et les montres d’occasion, une silhouette discrète avançait, un sac en bandoulière et des lunettes de soleil trop grandes pour passer inaperçues.
ISABELLE PARISOD
Toujours cette démarche souple, féline, et ce regard qui calculait tout sans jamais en avoir l’air. Derrière elle, à quelques mètres, la Sorcière suivant le flot de la foule, le manteau bordeaux refermé sur un petit émetteur portatif.
Le signal vient d’ici, murmura-t-elle dans son oreillette.
T’as repéré Lefèbvre ?
Pas encore, mais son contact oui, le vieux Mariani, le marchand de montres au stand 47.
Parfait, reste en arrière.
Isabelle s’approcha du stand. Sous la lumière blanche du marché, les montres, pendentifs et bagues étincelaient. Le vieux Mariani, moustache grise et regard rusé, l’accueillit avec un sourire trop poli.
Je peux vous aider, mademoiselle ?
Je cherche une pièce rare, or blanc, pierre bleue, vous voyez ?
Le Cœur de Miramont, répondit-il sans hésiter. Magnifique objet, mais déjà réservé.
Pour qui ?
Un certain David Lefèbvre. Il passe cet après-midi.
Isabelle fronça à peine les sourcils, ce nom n’était pas une surprise. Lefèbvre était l’expert d’Alexia et collectionneur à se heures. Et intermédiaire douteux entre le monde légal et les zones grises de l’art. Elle s’éloigna sans un mot et se mêla à la foule. La Sorcière la rejoignit un instant plus tard, visage fermé.
Alors ?
Lefèbvre récupère le pendentif aujourd’hui.
Et Alexia ?
Si elle ne le sait pas déjà, elle le saura dans moins d’une heure.
Bureau central de la Police Cantonale : 12h15
Alexia Hoffer posa son café sur la table et observa les photos étalées devant elle. La caméra du quai d’Ouchy avait capté deux silhouette la veille : l’une fine avec capuche sombre, l’autre plus élancée, cheveux courts, elle les connaissait trop bien.
Parisod et la Sorcière, souffla-t-elle.
Elles ont encore frappé ?
Pas encore sûr mais le coffre du port a été fracturé. Le Cœur de Miramont a disparu.
Ça c’est intéressant, dit-il avec un sourire léger en coin.
Pourquoi ?
Parce que je devrais justement le racheter cet après-midi à Mariani.
Alexia le fixa
Pardon ?
Un arrangement personnel et légal, évidemment.
David, tu joues à quoi ?
À celui qui comprend mieux leurs mouvements que toi.
Alexia se leva, les bras croisés.
Ne me dis pas que tu penses pouvoir les piéger tout seul.
Je ne pense pas, j’en suis sûr.
Et comment tu comptes y arriver ?
Simple, je vais aller chercher le bijou et toi tu me couvriras, bien sûr de loin.
Elle hésita. Lefèbvre avait toujours eu un mélange entre l’arrogance et l’instinct mais il connaissait bien Isabelle Parisod, voire un peu trop bien. Autrefois, il l’avait côtoyé dans le milieu de l’art et avant qu’elle ne devienne une voleuse.
Très bien, finissant par dire, mais au moindre écart, j’envoie la brigade.
Promis, répondit-il avec un sourire charmeur.
14h20–Marché de la Riponne
Le soleil filtrait entre les toits des stands. Isabelle, dissimulée derrière un kiosque à journaux, observait la foule. La Sorcière, à l’autre extrémité, tenait toujours l’émetteur dans sa main.
Signal stable, chuchota-t-elle. Il bouge vers le centre du marché.
C’est Lefèbvre, murmura Isabelle. Il est là.
Un homme élégant, costume gris clair, lunettes fines, s’avançait d’un pas tranquille. David Lefèbvre, toujours cette assurance tranquille, comme s’il n’avait peur de rien. Il s’arrêta devant le stand de Mariani, échangea quelques mots, puis reçut une petite boîte noire. Isabelle s’avança à travers la foule, jouant des épaules, le regard rivé sur lui. À quelques mètres de là, la Sorcière fit mine de s’intéresser à une étale de bougies artisanales.
Tu veux qu’on le suive ou qu’on lui prenne direct ?
Attend, répondit Isabelle. On ne bouge que s’il s’isole.
Mais quelque chose clochait. Le comportement le Lefèbvre semblait trop maîtrisé, comme s’il savait qu’on l’observait. Soudain, une voix familière coupa net l’agitation du marché :
Isabelle Parisod ! Police Cantonale, restez où vous êtes !
Le cœur d’Isabelle fit un bond. Alexia Hoffer, en manteau beige, badge à la main, avançait calmement à travers la foule. La Sorcière jura entre ses dents, Lefèbvre leva les yeux, croisa le regard d’Isabelle et sourit. Mais c’était un sourire ambigu, il venait de la trahir volontairement. Isabelle recula, la Sorcière, déjà prête à agir, une seconde de silence, tendue comme un fil, puis le chaos.
La foule paniqua, les étales se renversèrent, les cris fusèrent, Isabelle bondit par-dessus une table, la Sorcière activa une petite capsule de fumée, une brume grise envahit le marché. Alexia, surprise de ce qu’il se passait :
Qu’est-ce que t’as fait ?
Il était là où je voulais, répondit-il en souriant.
Elle s’enfuient, imbécile !
Oui mais cette fois, elles ont laissé une trace.
Sous la brume, un petit boîtier noir clignotait au sol. C’était le brouilleur endommagé d’Isabelle Parisod. Alexia le ramassa, les yeux plissés à cause de la fumée. Un indice, enfin.
À suivre…
Suite de l'énigme de la Sorcière et Isabelle Parisod
La pluie tombait en filets serrés sur les toits de Lausanne lorsque la commissaire Alexia Hoffer, de la brigade criminelle, força la porte métallique de l’entrepôt désaffecté.
À ses côtés, la lieutenante Sarah Da Silva balaya l’intérieur avec sa lampe torche. L’air était chargé d’humidité, de poussière… et d’abandon précipité.
- Planque confirmée, murmura Sarah.
Cartes annotées. Faux papiers. Un coin couchage minimaliste. Rien n’était laissé au hasard.
Le nom d’Isabelle Parisod s’imposait dans l’esprit d’Alexia. Cambrioleuse méthodique. Suspectée désormais de meurtre. Et toujours cette silhouette en arrière-plan : la Sorcière.
Sarah souleva une bâche noire. - Commissaire… jackpot.
Un ordinateur portable, ancien mais fonctionnel.
Alexia l’ouvrit. L’écran grésilla avant d’afficher une interface verrouillée. Mot de passe requis.
- Elle nous laisse un cadeau, souffla Sarah. - Non. Elle nous teste.
Alexia sortit son téléphone et activa une liaison sécurisée. - Dodo, on a besoin de toi.
Quelques secondes de silence. Puis la voix légèrement ironique de Dodo Dark crépita dans l’oreillette.
- Vous avez encore trouvé un jouet d’Isabelle ? Envoyez-moi le flux.
Sarah connecta un module portable. L’écran de l’ordinateur clignota sous l’assaut silencieux des lignes de code qui défilaient à distance.
- Intéressant… murmura Dodo. Chiffrement en cascade. Elle a bossé avec quelqu’un de très compétent. - La Sorcière, répondit Alexia.
Un temps.
- Ok… j’entre dans la couche primaire. - Combien de temps ? demanda Sarah. - Si elle a voulu que je le trouve… pas longtemps.
Les secondes semblaient s’étirer.
Puis.
Un déclic sonore. L’écran changea.
Un unique fichier apparut.
- Voilà votre boîte de Pandore, annonça Dodo. - Merci, Dodo. Reste en ligne, dit Alexia. Et prépare-toi à analyser ce qu’on va découvrir.
Alexia ouvrit le fichier.
Une boîte de dialogue surgit à l’écran.
Les trois femmes comprirent immédiatement : ce n’était pas un simple message.
C’était un défi.
- Je contacterai Rémy Delorme, dit Alexia d’un ton déterminé. S’il y a une signature comportementale là-dedans, la brigade de délinquance sérielle doit la voir immédiatement.
La pluie frappait plus fort contre les vitres brisées.
Quelque part dans l’ombre, Isabelle Parisod et la Sorcière attendaient.
Le jeu ne faisait que commencer.
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Un nouvelle indice
Aujourd'hui, la Sorcière et Isabelle Parisod ont un nouvel indice à vous donner.
Saurez-vous le retrouver ?
Question : Quel bâtiment a été transformé en atelier ?
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Les Echos de Verthuy
L’aube se levait à peine sur Lausanne. La pluie de la nuit avait lavé les rues et un vent froid descendait des hauteurs de Sauvabelin. Isabelle Parisod conduisait une vieille Alfa Roméo sombre sur la route de Verthuy, les yeux rivés sur le rétroviseur. À côté d’elle, la Sorcière tenait entre ses doigts un petit boîtier noir dégoulinant d’eau, le traceur GPS du pendentif.
- Alors ? demanda Isabelle sans quitter la route des yeux.
- Toujours actif, répondit la Sorcière, concentrée. Le Cœur est resté sous le quai, comme prévu. Personne ne l’a repêché.
- Parfait. On attendra ce soir. Les plongeurs du port ne bossent pas le dimanche.
Le moteur ronronnait dans le silence du matin. La Sorcière se cala contre la vitre, fixant le paysage défilant : les collines encore brumeuses, les villas endormies, le lac au loin. Elle semblait ailleurs, comme souvent après un coup réussi.
- Tu penses à quoi ? demanda Isabelle.
- À Alexia.
- Ah, elle… Isabelle esquissa un sourire ironique. Elle doit être furieuse. J’aimerais voir sa tête quand elle découvrira qu’on s’est encore volatilisées.
- Furieuse, oui, mais elle apprend vite. Elle commence à comprendre nos schémas.
- T’inquiète, on changera de rythme avant elle.
Elles arrivèrent à une vieille bâtisse à flanc de colline, dissimulée derrière des pins. Un ancien relais postal transformé en atelier discret. Là, elles y entreposaient leurs outils, plans et un coffre blindé pour les objets sensibles. Isabelle gara la voiture, coupa le moteur et soupira longuement. La Sorcière sortit la clé magnétique et ouvrit la porte blindée. L’intérieur sentait le métal froid et la cire d’abeille, un mélange, presque apaisant. Sur un établi, des pièces de montres, des bijoux démontés et des carnets remplis de notes en pattes de mouches. Au mur, une carte de la Suisse recouverte d’épingles et de fils rouges.
- On dirait un quartier général de la vieille époque, lança Isabelle en retirant son manteau.
- C’est un peu le cas, répondit la Sorcière. Mais il va falloir qu’on disparaisse quelques semaines. Le réseau parle d’une cellule spéciale montée par Alexia Hoffer. Elle aurait demandé le soutien de la brigade de Neuchâtel.
- Vraiment ? Isabelle arqua un sourcil. Ça devient sérieux, alors.
La Sorcière s’assit à l’établi et commença à réparer le brouilleur abîmé. Isabelle observait une vieille photo posée sur une étagère : deux jeunes femmes, plus jeunes, sur un toit à Lisbonne, riant comme si rien ne pouvait les atteindre.
- Comment oublier ? répondit la Sorcière sans lever les yeux. Premier vol ensemble. Le Musée Maritime. On avait failli se faire prendre à cause d’un foutu chat.
- Et on avait sauté du toit dans une barque sans rames.
- Toi, tu riais. Moi, je paniquais.
- C’est là que j’ai su qu’on ferait une bonne équipe.
Le silence revint au dehors, les premiers rayons du jour traversait les arbres. Isabelle se servit un café et s’appuya contre le plan de travail.
- Tu sais, parfois, murmura-t-elle, on vole pour exister. Pour prouver qu’on est plus malignes que ceux qui croient tout contrôler.
- C’est dangereux comme philosophie, répondit la Sorcière calmement. Et c’est pour ça que j’ai peur, parfois.
Un signal sonore les interrompit. La Sorcière se leva d’un bond : sur l’écran, un point rouge clignotait, le traceur venait de bouger, quelqu’un avait repêché la capsule.
- Merde, souffla Isabelle. Quelqu’un a mis la main dessus.
- Pas la Police, sinon le signal serait brouillé, quelqu’un d’autre.
- Qui ?
- Je parierais sur Daniel Lefébvre, l’expert en antiquités d’Alexia.
Isabelle attrapa son manteau, ses clés et lança :
- Alors on va aller lui dire bonjour.
-En plein jour ?
- Oui, c’est le meilleur moment pour passer inaperçues.
Elles échangèrent un dernier regard, la Sorcière rangea son tournevis et enfila sa capuche bordeaux. Isabelle glissa un couteau fin dans sa botte, puis d’une voix calme, mais déterminée :
- On récupère le Cœur avant le coucher du Soleil, et si Lefébvre est sur le coup… on le prend de vitesse.
A suivre
Tranquillement installées à Lisbonne chez la grand-mère d’une amie, Isabelle Parisod et la Sorcière apprirent que l’un de leurs contacts les avait trahies. Ce contact avait parlé à l’inspecteur Delorme et lui avait dévoilé leur position actuelle. Elles décidèrent ensemble de le lancer sur la piste du pendentif du Cœur de Miramont le temps de trouver une nouvelle cachette.
Dans la lettre qu’elles décidèrent de lui envoyer, elles lui posèrent une énigme (ouverte à tous les joueurs):
Où a eu lieu le premier vol d'Isabelle Parisod et la Sorcière ?
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La suite des aventure d’Parisod et la Sorcière – Les Échos de Verthuy
L’aube se levait à peine sur Lausanne. La pluie de la nuit avait lavé les rues, et un vent froid descendait des hauteurs de Sauvabelin. Isabelle Parisod conduisait une vieille Alfa Romeo sombre sur la route de Verthuy, les yeux rivés sur le rétroviseur. À côté d’elle, la Sorcière tenait entre ses doigts un petit boîtier noir dégoulinant d’eau - le traceur GPS du pendentif.
Alors ? demanda Isabelle sans quitter la route des yeux.
Toujours actif, répondit la Sorcière, concentrée. Le Cœur est resté sous le quai, comme prévu.
Personne ne l’a repêché. Parfait. On attendra ce soir. Les plongeurs du port ne bossent pas le dimanche.
Le moteur ronronnait dans le silence du matin. La Sorcière se cala contre la vitre, fixant le paysage défilant : les collines encore brumeuses, les villas endormies, le lac au loin. Elle semblait ailleurs, comme souvent après un coup réussi.
Tu penses à quoi ? demanda Isabelle.
À Alexia.
Ah, elle… Isabelle esquissa un sourire ironique. Elle doit être furieuse. J’aimerais voir sa tête quand elle découvrira qu’on s’est encore volatilisées.
Furieuse, oui. Mais elle apprend vite. Elle commence à comprendre nos schémas.
T’inquiète, on changera de rythme avant elle.
Elles arrivèrent à une vieille bâtisse à flanc de colline, dissimulée derrière des pins. Un ancien relais postal, transformé en atelier discret. Là, elles y entreposaient leurs outils, plans, et un coffre blindé pour les “objets sensibles”. Isabelle gara la voiture, coupa le moteur, et soupira longuement. La Sorcière sortit la clé magnétique et ouvrit la porte blindée. L’intérieur sentait le métal froid et la cire d’abeille - un mélange étrange, presque apaisant. Sur un établi, des pièces de montre, des bijoux démontés, et des carnets remplis de notes en pattes de mouche. Au mur, une carte de Suisse recouverte d’épingles et de fils rouges.
On dirait un quartier général de la vieille époque, lança Isabelle en retirant son manteau.
C’est un peu le cas, répondit la Sorcière. Mais il va falloir qu’on disparaisse quelques semaines. Le réseau parle d’une cellule spéciale montée par Alexia Hoffer. Elle aurait demandé le soutien de la brigade de Remy Delorme.
Vraiment ? Isabelle arqua un sourcil. Ça devient sérieux, alors.
La Sorcière s’assit à l’établi et commença à réparer le brouilleur abîmé. Isabelle, elle observait une vieille photo posée sur une étagère : deux jeunes femmes, plus jeunes, sur un toit à Lisbonne, riant comme si rien ne pouvait les atteindre.
Tu t’en souviens ? demanda-t-elle doucement.
Comment oublier ? répondit la Sorcière sans lever les yeux. Premier vol ensemble. Le musée maritime. On avait failli se faire prendre à cause d’un foutu chat.
Et on avait sauté du toit dans une barque sans rames.
Toi, tu riais. Moi, je paniquais.
C’est là que j’ai su qu’on ferait une bonne équipe.
Le silence revint. Au dehors, les premiers rayons du jour traversaient les arbres. Isabelle se servit un café et s’appuya contre le plan de travail.
Tu sais, parfois, je me dis qu’on ne vole plus pour l’argent, murmura-t-elle. On vole pour exister. Pour prouver qu’on est plus malignes que ceux qui croient tout contrôler.
C’est dangereux, comme philosophie, répondit la Sorcière calmement. *Et c’est pour ça que j’ai peur, parfois.
Un signal sonore les interrompit. La Sorcière se leva d’un bond : sur l’écran, un point rouge clignotait. Le traceur venait de bouger. Quelqu’un avait repêché la capsule.
Merde, souffla Isabelle. Quelqu’un a mis la main dessus.
Pas la police. Sinon le signal serait brouillé. Quelqu’un d’autre.
Qui ?
Je parierais sur David Lefebvre. L’expert en antiquités d’Alexia.
Isabelle attrapa son manteau, ses clés, et lança :
Alors on va aller lui dire bonjour.
En plein jour ?
Oui. C’est le meilleur moment pour passer inaperçues.
Elles échangèrent un dernier regard. La Sorcière rangea son tournevis et enfila sa capuche bordeaux. Isabelle glissa un couteau fin dans sa botte.
Puis, d’une voix calme mais déterminée : On récupère le Cœur avant le coucher du soleil. Et si Lefebvre est sur le coup… on le prend de vitesse.
A Suivre
Isabelle Parisod et la Sorcière – L’Heure du Lac
La nuit tombait sur Lausanne. Le Léman, calme comme une lame polie, reflétait les lumières du quai d’Ouchy, Isabelle Parisod attendait, appuyée contre la rambarde, les mains dans les poches de son manteau noir. Elle portait ce sourire en coin qu’on lui connaissait bien, celui qui annonçait toujours qu’un coup était en marche.
T’es en retard, murmura-t-elle sans se retourner
Une silhouette fine s’approcha, bottines crissant sur le gravier humide. La Sorcière - c’est ainsi qu’on la surnommait dans le milieu - portait un manteau long couleur bordeaux, et ses cheveux noirs s’échappaient en mèches rebelles sous une capuche. Ses yeux, sombres et perçants, semblaient voir au-delà du brouillard.
Non, c’est toi qui es trop en avance, répondit-elle d’une voix douce, presque amusée.
Toujours à l’aise avec les formules, sourit Isabelle.
T’as le matos ?
Toujours.
La Sorcière sortit de sa poche un petit boîtier noir, compact, marqué d’un discret logo industriel :
Un brouilleur de signal. Il clignotait faiblement, prêt à plonger les caméras du quai dans l’obscurité numérique.
Alors, c’est bien ici ? demanda la Sorcière.
Oui.
Coffre de transfert d’une maison d’enchères genevoise. Un collectionneur devait le récupérer demain matin.
Et toi, tu veux le devancer. Exactement.
Elles se regardèrent un instant. Ce regard-là, mélange de confiance et d’inquiétude, leur servait de contrat silencieux depuis des années. Entre elles, il n’y avait pas de hiérarchie, juste un équilibre parfait: Isabelle, la stratège au flair de voleuse d’élite, et la Sorcière, l’experte en électronique et infiltration. Isabelle sortit un trousseau d’outils métalliques. La Sorcière enclencha son brouilleur. En quelques secondes, la zone sombra dans une brève coupure électrique. Les lampadaires vacillèrent.
Maintenant, souffla Isabelle.
Elles franchirent la grille arrière du quai de service et atteignirent un conteneur gris, banalisé. À l’intérieur, un coffre scellé. Le butin : Un pendentif en or blanc, incrusté d’une pierre bleu nuit - le Cœur de Miramont, volé autrefois dans une galerie privée de Milan.
Tu sais, si Alexia Hoffer nous chope cette fois, on est foutues, murmura la Sorcière.
Elle a déjà essayé. Et elle continuera. Mais tant qu’on reste un pas devant elle, elle n’aura que des traces d’ombres. La serrure céda avec un déclic sec. Le coffre s’ouvrit. La Sorcière resta un instant silencieuse devant le bijou, comme fascinée. Tu sais, parfois, j’aimerais qu’on arrête, dit-elle doucement.
Arrêter ? Isabelle haussa un sourcil.
Et faire quoi ?
Disparaître.
Ouvrir un atelier à Lisbonne, ou un café à Barcelone.
Toi, moi, plus de fuites, plus de sirènes.
Trop calme pour moi.
Et trop honnête, peut-être ?
Sûrement.
Un léger bruit se fit entendre dehors. Isabelle referma le coffre d’un geste vif, tandis que la Sorcière éteignait le brouilleur.
Police, murmura Isabelle.
Combien ?
Deux.
Peut-être trois.
Elles échangèrent un regard.
Le plan B s’enclencha sans un mot.
La Sorcière passa par la trappe arrière du quai, rejoignant le canal d’entretien.
Isabelle fit diversion en longeant la façade, lampe torche à la main, imitant un agent de sécurité.
Une voix retentit : Ici la police cantonale, arrêtez-vous !
Isabelle bondit derrière une colonne, esquiva le faisceau d’une lampe, et glissa le long du quai. Un bruit métallique résonna : la Sorcière venait de plonger le pendentif dans l’eau, enfermé dans une capsule étanche, repérable par trace GPS. Elles le récupéreraient plus tard. Quelques minutes plus tard, dans une ruelle proche du port, les deux femmes se retrouvèrent, essoufflées mais vivantes. Isabelle riait doucement, la Sorcière secouait la tête.
Tu vois, je t’avais dit qu’on s’en sortirait.
Un jour, ta chance va tourner, répondit la Sorcière avec un sourire.
Alors tu seras là pour la relancer.
Leur rire se perdit dans le vent du lac. Au loin, les gyrophares bleus d’Alexia Hoffer balayaient les quais. Mais comme toujours, il ne restait que le vide - et l’écho d’un coup parfaitement exécuté.
A suivre