Paris mon amour
Claire Keane
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❣ Chile in a Photography ❣
YOU ARE THE REASON
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Show & Tell
Xuebing Du
occasionally subtle
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@lbfdc
Paris mon amour
Lorsque nous levons les yeux au ciel, nous ouvrons notre regard vers un monde qui régit l’air et l’esprit. Il suffit d’une goutte d’eau sur le haut de la tête ou le sommet d’une épaule, pour être happé vers le céleste et se plonger dans le plus grand que soi. Elle, c’est allongée qu’elle arpentait son monde. Sur le dos, c’est la queue du bout de l’épine dorsale qui lui permettait de faire tourner ses idées et ses humeurs, et surtout la notion du temps. Tortue sur le dos, immobilisée et condamnée à explorer ce qui remue en soi. À l’inverse, le pubis en plan, à plat, elle s’enfonçait dans un monde de nuit, serpentant vers une strate d’elle-même immémoriale et bâtie de pulsions indicibles, femme ver ou taupe, la boue et la poussière comme environnement. Ces postures constituaient sa façon d’être au monde et lui avaient permis de bâtir jusqu’ici une relation qui lui semblait, si ce n’est acceptable, au moins praticable avec lui, mais ce jour-là, elle décida de regarder le monde droit devant elle, d’avancer enfin avec le monde en face des pupilles. De braver d’un souffle horizontal le point de perspective tout devant. Se tenir debout peut-être, enfin. C’était bien évidemment avachie sur un tas d’oreillers qu’elle avait pensé à tout cela.
hobby : errer
folie : rêver
busses paradise
canicule
l’imagination comme l’opération permanente du tri du monde
intransigeance à ne jamais couper
le temps du rêve
un silence
ou devrais-je dire
un mutisme
dont il est difficile de se départir
la gigantesque masse noire échouée sur la grève
inerte mais qui par son imposante densité recouvrait un mystère
au cœur de sa chair impénétrable en effet
quels mouvements agitaient ce qu’on ne pouvait qu’appeler son être ?
un rythme, un cycle, une boucle, une transformation ?
des connexions énergétiques, des pensées,
un désir ?
un rêve ?
hell is when you can’t let your eyes fall on anything anymore
l’obsession pour les espaces de frontière
la question du ravagement