La marche
pense
L’un après l’autre, ils suivent la cadence qu’impose
Mon seul esprit, à leurs corps douloureux; qu’importe
S’ils souffrent trop, qu’ils pleurent en secret, la rose
Qui entrouvrit, le jeu du voyage, la porte.
Alors ils accélèrent, repoussant les frontières
De l’Homme et son jardin, du monde de l’humain
Qui sans arrêt espère, peureux dans la prière
Se réfugiant crétin, au sein d’une putain.
Et la course reprend de plus belle, sans arrêt
Car il ne suffit plus d’avancer, maintenant
Que le voyage touche à sa fin, en chantant !
Cette fin de mort belle, mais triste c’est vrai,
D’un corps qui s’abandonne au monde des vivants,
D’un cœur qui s’oublie à la porte des amants.












