Céline Burnand
Les images du travail de Céline Burnand sont conçues comme une cristallisation des enjeux sociaux, historiques, et spirituels des groupes sociaux que l'artiste rencontre, à travers la mise en scène de personnages et l’enquête anthropologique. « Ma recherche fonctionne par analogie, par porosité, par récurrence de motifs ou d’attitudes, entre documents analogiques et numériques, archives et réseaux sociaux, macrocosme et microcosme, dans l’exploration systématique du réel. » Son intérêt pour la référence rejoint l’idée de «formule de pathos» d’Aby Warbug, soit la résurgence ou la survivance de figures archaïques dans des sociétés ultérieures. « C’est dans ce sens que j’engage la notion d’anthropologie visuelle pour qualifier mon travail. Tant dans les banlieues parisiennes, lors d’entrainement de boxe auxquels participent des femmes voilées ou encore lors de la Fête des Serpents de Cocullo dans les Abbruzzes, je cherche la trace d’un passé qui affleure le présent par la répétition de gestes archaïques, et je guette dans ce même présent les signes d’un futur proche et d’un renouveau, des formes aux attitudes. »
Céline Burnand a participé à plusieurs expositions collectives et a présenté son travail dans de nombreuses institutions comme le CACY à Yverdon-Les-Bains, le Musée des Beaux Arts de Lausanne, Elle poursuit actuellement une résidence à Berlin qui fait suite à sa résidence ProHelvetia au Caire. Elle a également obtenu le prix Alice Bailly.Â
Au Cabanon, elle présente sa vidéo “But the world is perishable and so is its bliss“.Â










