L’antisémitisme français : un mal incurable ?
Il s’appelle Philippe Poitevin, commandant de police retraité et ex délégué auprès du procureur de Bordeaux (bureaux au palais de justice de Bordeaux). Il s’appelle Pierre C., directeur d’école aux portes de Bordeaux. Je e connais pas le nom de cet autre policier, rondelet et bonhomme, qui gardait l’entrée sud du Palais de justice de Bordeaux, la cour d’appel où fut rejugée l’affaire Bettencourt.
Philippe Poitevin m’a tenu des propos complotistes et antisémites en août 2012, place du Réduit, à Bayonne (”Le Vatican et Israël contrôlent le monde” en gros). Pierre, le second, qui se revendique d’extrême-gauche, est aussi un complotiste, dieudonniste, négationniste, qui le matin écoute Cohen sur France Inter pour “être en forme”. Notre policier, complotiste (”Coluche c’était pas un accident” etc.) et dieudonniste lui aussi, soi-disant fils d’un membre de l’OAS, émet une seule critique envers les nazis : ils n’ont pas “fini le boulot”. C’était le 5 décembre 2016, un an et deux jours avant que l’amphithéâtre de l’école de magistrature, à deux pas de là, soit rebaptisé Simone Veil.
Pierre et le policier de la cour d’appel de Bordeaux coïncident sur plusieurs points : les nazis n’ont pas fini le boulot, et en aucun cas ils n’ont pu tuer 6 millions de Juifs. Et ils disent ça en souriant.
J’ai déposé plainte auprès de l’IGPN, sans même avoir de réponse. Il va être content d’apprendre ça notre président qui a fait de la lutte contre l’antisémitisme une priorité. Faute d’enquête, faute de sanctions, on se rend complice de ces propos, car on ne fait que les encourager.
Sinon, on pourrait mettre des distributeur de sacs à vomi autour du palais de justice de Bordeaux peut-être ?












