On This Day: 4th July, 1839
Fashion plate from Le Charivari, unsigned.
Chapeau de Mme. Dasse, 38, rue Richelieu; — Étoffes de soie de l'Entrepôt-Général, rue de la Vrillière, 8; — Corps de Mme Clémençon, 8, rue du Port-Mahon; — Ombrelles à brisure de M. Hamelaerts, 24, rue Saint-Sauveur; — Toilettes éxpédiées par la maison de commission de M. Lassalle, 28, rue Taitbout.
Nous avons remarqué chez Mme Dasse deux formes de chapeaux bien distinctes; l'une pour toilette négligée est légèrement anglaise; l'autre pour toilette habillée est plus évasée, mais petite et tout-à-fait ronde. Les capotes de dentelle noire sont tout-à-fait tombées dans le domaine du commun. Mme Dasse les remplace avec avantage par des capotes de crêpe lisse bleu-ciel, bouillonnées sur la passe et garnies de trois fleurs séparées dont la pose est charmante. Ces capotes sont légères, gracieuses et d'un genre tout-à-fait distingué. Pour toilette plus habillée, Mme Dasse a de fort jolis chapeaux de crêpe bleu, ornés d'une guirlande de petits pavots roses; le crèpe vert garni de point d'Angleterre et orné de tulipier blanc est fort bien porté. Des chapeaux plus habillés encore sont en paille de riz ornés de longs marabouts dont les bouts sont nuancés blanc et bleu, citron et blanc. Pour garnitures, Mme Dasse emploie du crêpe lisse, du ruban assorti aux marabouts ou des plumes plates, étroites, bien fournies et posées très bas.
Les robes sont presque toutes garnies de volans ou de bouillons; la soierie est maintenant de toutes les saisons: ainsi nous voyons en majerité les reps, les lévantines brochées et les soieries rayées dont l'entrepôt général d'étoffes de soie (rue de la Vrillière, 8) offre l'assortiment le plus varié et du meilleur gout. Été comme hiver, c'est le rendez-vous des dames élégantes.
Les demi-corps en satin de Mme Clémençon (rue du Port-Mahon, 8) sont surtout appréciés en ces jours de chaleur, où, tout légers qu'ils sont, ils remplacent deux ou trois jupons et obtiennent ce bouffant qui donne à la taille de la souplesse et de la légèreté sans lui imposer la moindre gêne.
Un accessoire indispensable pour préserver du soleil le visage et la toilette, ce sont les ombrelles, et surtout les ombrelles de M. Hamelaerts (24, rue Saint-Sauveur), qui, au moyen d'unlingénieux mécanisme remarqué à l'exposition, se brisent comme des ombrelles à la duchesse et se redressant ensuite offrent toute la solidité des ombrelles ordinaires. Ce mécanisme, qui peut s'appliquer aussi au manche et à la pointe, réduit l'ombrelle ordinaire à un volume qui permet de la placer dans une poche de voiture, de mari ou de père.
Mais ce qui est par-dessus tout de saison, c'est la Maison de commission de M. Lassalle, à qui arrivent de tous les départemens des demandes de robes d'été, de châles légers, de pailles d'Italic, de pailles de riz, de capotes, d'ombrelles et de mille autres choses dans le le choix et l'expédition desquelles M. Lassalle déploie un goût et une exactitude qui le recommandent mieux que nous ne saurions le faire.