2006, Marco Olmo est au départ de la course de quartier de Chamonix. C’est l’année de ses 58 ans. Analyse :
• DES CHAUSSURES DE ROUTE. Marco a choisi un modèle dont l’accroche est équivalente à courir à côté de la piscine tout en se prenant une soufflante de la part du maître nageur.
• DES CHAUSSETTES LOURDES ET RESPIRANTES. Inutile d’en dire plus.
• UN COLLANT DU FUTUR. Il est ici légèrement relevé pour faire apparaître des mollets tellement affûtés qu’il était possible de se couper si on les effleurait.
• DES SCOTCHS SUR LES GENOUX. Pour se les protéger en cas de chute. Un délire.
• UNE MONTRE À AIGUILLES. Marco savait qu’il allait arriver vers 16h. Inutile pour lui d’en savoir plus.
• UN T-SHIRT TAILLÉ EN V. Et avec quelques sponsors, juste de quoi l’aider à faire une clé de bras à la concurrence. « Dans la vie, je suis vaincu. Je suis né pauvre et je suis encore pauvre. Je cours pour me refaire. Je cours par vengeance » avait balancé Marco.
• UN SAC À DOS BIDOUILLÉ. Pour mettre en PLS les ingénieurs de la NASA.
• LA DOUBLE FRONTALE. La légende raconte que pendant l’épreuve il aurait ébloui quelqu’un situé au Brésil.
21h06’06’’. Une foulée rasante. Les mains dans le dos quand ça grimpe fort. Sans cardio, sans bâtons, sans accélération, sans se soucier des autres. Mais avec un cœur gros comme ça. Il remportera également l’édition suivante, l’année de ses 59 ans.