Ce que j'ai aimé avec lui, c'est la femme que je devenais à son contact.
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@letoilevagabonde
Ce que j'ai aimé avec lui, c'est la femme que je devenais à son contact.
Et s'il est si difficile à oublier, c'est parce qu'il a touché des endroits de mon ùme que personne n'avait touché auparavant.
Je crois que tu vas me manquer toute ma vie...
La personne la plus dure à perdre dans sa vie fut celle qu'elle n'a jamais eu. Mauvais timing. Situations compliquées. Les sentiments étaient réels, pourtant, mais la réalité a gagné. Non, elle n'a pas perdu son amour. Elle a perdu la possibilité de son amour. Le futur qu'elle avait imaginé. Les moments qu'elle ne vivra jamais.
DÚs le début, cette histoire n'avait aucune chance de commencer. Et c'est ça qui la blesse le plus...
Pouquoi on a fait ça tous les deux ? Pourquoi on s'est apprivoisés alors qu'on savait pertinemment que ça ne mÚnerait à rien ?
Ton silence raisonne trop fort. Ton absence se fait trop présente.
J'ai pensé à toi aujourd'hui. Comme tous les autres jours depuis qu'on s'est quittés plein de fausses promesses.
âI am a different person to different people. Annoying to one. Talented to another. Quiet to a few. Unknown to a lot. But who am I, to me?â
â Unknown
On a arrĂȘtĂ© de s'Ă©crire. Dit comme ça, ça peut paraĂźtre anodin. Mais au fond, ça veut dire tellement de choses. La premiĂšre : nous ne ressentons plus le besoin, l'un comme l'autre, de s'Ă©crire pour prendre des nouvelles. Donc, par extension, nous n'avons plus envie (ou besoin ?) de savoir comment nous allons. Ce que l'autre a fait ce week-end ne nous intĂ©resse plus, ses projets Ă venir non plus. Ensuite, ça veut dire que nous ne ressentons plus le besoin pressant de parler de nos vies respectives et de se confier l'un Ă l'autre. Enfin, ça veut dire que nous ne partageons plus rien : nos doutes, nos peines, nos interrogations, nos victoires, nos anecdotes, nos rires. Tout ça, c'est fini. Pourtant, je rĂ©alise Ă quel point tout ça est faux : non, je ne peux pas dire que je n'ai plus envie ou besoin de lui parler. J'ai toujours cette envie inconditionnelle de lui parler, de partager ma vie, connaĂźtre la sienne, et surtout, qu'on rie ensemble. Mais l'incertitude de savoir s'il en est toujours de mĂȘme pour lui me pousse Ă garder le silence par peur de paraĂźtre faible, voire ridicule. Et puis, Ă force d'attendre aussi, faut se le dire : je ne sais plus comment revenir. Ăa commence Ă faire "longtemps" maintenant, comment briser le silence sans paraĂźtre complĂštement dĂ©sespĂ©rĂ©e ? Et puis, s'il ne me rĂ©pond jamais ? Mon petit cĆur n'est pas prĂȘt. Moi non plus d'ailleurs.
On a fini par arrĂȘter de s'Ă©crire. C'est arrivĂ© comme ça, du jour au lendemain. On s'Ă©tait revus un cours instant, et suite à ça, silence radio. Depuis, je le cherche dans tous les lieux que nous avons frĂ©quentĂ©s ensemble. Sans jamais le croiser. Je crois que c'est un signe. Le signe qu'il est temps d'arrĂȘter. ArrĂȘter de le chercher partout, d'attendre son message, d'imaginer nos retrouvailles, de revoir son visage et d'entendre Ă nouveau son rire. C'est le signe que nous ne sommes dĂ©finitivement pas fait pour ĂȘtre ensemble. Pourtant, malgrĂ© tout, je pense encore Ă lui sans aucune raison. Il y a toujours un dĂ©tail, une parole, un geste, une dĂ©marche, qui me fait penser Ă lui. Combien de temps faut-il au coeur pour mettre en silence tous ces moments et Ă la tĂȘte pour arrĂȘter d'y penser ?
Elle lui avait Ă©crit une lettre dans laquelle son cĆur pleurait. Une bonne fois pour toute, elle avait mis sur papier tout ce qu'elle ressentait secrĂštement. Cette lettre faisait quatre pages. Quatre pages de mots tendres. Quatre pages en quĂȘte du sens Ă donner Ă ces mots. Quatre pages de vĂ©ritĂ©, de dĂ©claration, de sentiments, d'amour, d'amitiĂ©, de culpabilitĂ©, de bonheur et de tristesse. Trois ans de rencontre rĂ©sumĂ© en quatre pages. Des mots qui resteront silencieux par manque de courage peut-ĂȘtre, d'opportunitĂ©s manquĂ©es. Une lettre dans laquelle elle s'est mise Ă nue. Elle l'a gardĂ© bien au chaud pour lui donner au bon moment. Il n'y en a jamais eu. Elle a gardĂ© cette lettre pendant plus d'un an, la relisant quelques fois pour revivre cette histoire qui s'est terminĂ©e en silence. Et puis las, un peu triste, usĂ©e par cette histoire, elle a jetĂ© l'Ă©ponge et tirĂ© un trait sur la possibilitĂ© de se dĂ©voiler Ă lui. Ă contre cĆur, les souvenirs au bords des yeux et les larmes au cĆur, elle a fini par dĂ©chirer cette lettre et la jeter. Il ne la lira jamais. Il ne saura jamais. Le temps dira si elle regrettera son geste...
Il y a sa voix dans tous mes silences.
Je t'ai cherchĂ© nulle part et pourtant je t'ai trouvĂ© partout. Sur les routes sinueuses que l'on empruntait ensemble, dans le sourire d'un inconnu qui ressemble au tient. Le plus troublant, l'odeur de ton parfum sur un autre que toi. J'ai vu ton ombre au coin d'une rue. Ce n'Ă©tait qu'un homme quelconque qui rentrait chez lui. J'ai croisĂ© ta voiture sur toutes les routes du monde, c'Ă©tait la mĂȘme oui, mais ce n'Ă©tait pas toi Ă l'intĂ©rieur. J'ai cru reconnaĂźtre ta voix au bar du coin, mais tu n'Ă©tais pas lĂ . J'ai croisĂ© plein d'hommes, lu des tonnes de bouquins avec ton prĂ©nom. Ăa sonne si doux Ă chaque fois. Et ça sonne si mal en mĂȘme temps. Car tu me fais mal. Je t'ai croisĂ© partout sans te chercher.
J'ai arrĂȘtĂ© de lui rĂ©pondre. Du jour au lendemain. J'ai laissĂ© son message en vue. J'ai fait ce que je redoutais qu'il fasse. Par Ă©go ? Par fiertĂ© ? SĂ»rement les deux. Je n'aurais pas supporter ĂȘtre celle qui reste en suspend. Et je sais qu'il aurait fini par le faire. Tout en prenait le chemin. J'ai juste pris les devants. J'ai refusĂ©, cette fois-ci, de lui laisser la possibilitĂ© de me blesser Ă nouveau. Parce que j'ai compris que je ne devais pas accepter une personne comme ça dans ma vie. Je mĂ©rite d'ĂȘtre entourĂ©e de personnes qui m'aiment pour ce que je suis. Et si couper le contact avec lui revient Ă me choisir moi-mĂȘme, alors je me choisis aujourd'hui et encore demain. C'est trop malsain d'avoir Ă forcer une personne qui a envie de partir, Ă rester. Je n'ai pas Ă accepter la douleur d'un cĆur qui se brise par des mots qui me blessent et ne froissent mĂȘme pas l'auteur de ces mots. Je ne veux pas le forcer Ă rester dans ma vie s'il veut en partir. Car s'il m'aimait d'une quelconque maniĂšre, il resterait.
Je ne l'ai pas seulement perdu. J'ai perdu la version de moi-mĂȘme que j'Ă©tais avec lui. Et cette moi, heureuse, insouciante, confiante, me manque.
Peut-ĂȘtre qu'on se retrouvera quand j'arrĂȘterais de te chercher.
Reconnaitre le bruit de tes pas parmi celui des autres. L'odeur de ton parfum. Et tes mimiques par cĆur.