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@lillydailleurs
Hier soir couché du soleil 🌄.
J’aime m’amuser avec mon ombre. Je me ré approprie depuis 1 an mon corps.
J’ai passé quasiment toute ma vie en dissociation suite à de multiples traumatismes complexes et syndrome d’angoisses généralisés du à mon enfance...
L’an dernier j’ai enfin pu accepter un fait que j’ai du refouler- rejeter toute ma vie. Ah « l’époque » aimer qqun du même sexe était passible de l’internement ou on subissait des thérapies de conversion…
Je me suis donc mariée et j’ai été malheureuse et un fantôme toute ma vie jusqu’à mes 50ans.
Aujourd’hui les choses ont enfin évoluer. C’est pas encore le paradis mais au moins on est plus considéré comme des monstres ou des anomalies.
J’espère un jour rencontrer une femme avec qui être heureuse. Je suis enfin sortie de la dépression depuis 2ans.
Je ne me cache pas et j’y crois encore malgré ma moitié de siècle.😄🙏🏻🫣
J’aimerai beaucoup avoir des témoignages de femmes qui comme moi intègre leur vraie personnalité et leurs vraies préférences tardivement.
Si le cœurs vous en dit partagez moi vos histoires.
À bientôt 👋🏻
Lillydailleurs 🐺💚
Le Pacte de Saphir
Parfois, l'azur n'est pas simplement un plafond vide, mais une page d'histoire cosmique qui se déploie pour ceux qui savent regarder.
Cette photo n'est pas un simple hasard météo. C'est le souvenir figé d'une promesse plus ancienne que les montagnes.
À gauche, une silhouette plus définie, peut-être la Reine du Vent d'Est, dont le cœur est un roc. À droite, la tisseuse des Brumes du Nord, changeante et insaisissable. Leurs royaumes étaient vastes et le temps, ennemi.
Elles s'étaient rencontrées au sommet le plus haut du monde, là où l'air est si pur qu'il en est divin. Elles savaient que leurs formes physiques se dissiperaient un jour, comme la neige au soleil. Elles ne pouvaient se résigner à cette séparation.
C'est alors qu'elles se sont tendue les mains. Dans cette union de l'air et de l'esprit, elles ont murmuré le 'Pacte de Saphir'. Ce n'était pas une promesse de vie, mais une promesse de présence. Leurs âmes se fondraient dans le ciel lui-même.
Depuis, on ne les voit que lorsque l'azur est le plus profond. Elles ne sont plus des corps, mais des pensées de nuages. Leurs mains sont toujours jointes, leurs expressions sont fixes dans la concentration éternelle de leur serment. Elles veillent sur tout ce qui respire, et plus important encore, l'une sur l'autre.
Regardez cette image. Ce ne sont pas des cirrus. C'est de l'amour à l'état gazeux.
Ah bin y a rien d’aussi bien que Muse. 😄
Lever de soleil 🌄 ce matin. Balade au frais avec mes chiens 🐶 avant la canicule. Bonne journée.
Lilly 🐺💚
Superstar de l'Ombre
1 : L'ÉCLIPSE DU MONDE
Le monde extérieur n'est plus qu'un bruit de fond mal réglé. Les feux de signalisation qui défilent, les rumeurs de la ville, les obligations de la journée : tout est balayé, aspiré par le vide.
Dès que les premières notes résonnent, une frontière invisible se dessine entre toi et la réalité.
C’est le début du nightshift, cette équipe de nuit de l'esprit où la raison va se coucher pour laisser place à l'obsession. Tu n'es plus un simple passant dans la foule. Sous la lumière crue des néons ou dans l'obscurité de ta bulle, tu deviens la superstar de ton propre voyage. Plus rien ne peut t'atteindre. Les doutes s'évaporent. La fatigue n'a plus d'emprise.
2 : LA GRAVITÉ DE L'AIMANT
Quand on est habité par une telle passion, on ne marche pas : on est attiré.
C'est une force gravitationnelle invisible, un aimant géant qui te tire en avant. L'objet de ta passion, qu'il s'agisse d'un visage, d'une idée à capturer, ou d'un rêve à atteindre, devient le seul point fixe dans un univers en rotation rapide. Le reste n'est qu'un décor flou, des silhouettes sans importance qui s'effacent sur ton passage.
On appelle cela de la folie, de l'aveuglement. Mais c'est en réalité la forme la plus pure de la clarté. Tu ne cherches pas à savoir où tu vas, tu sais simplement que tu dois avancer. Chaque battement de la musique est un pas de plus vers ce centre magnétique.
3 : LE FEU QUI NE BRÛLE PAS
Les autres s'épuisent à vivre à moitié, à doser leur énergie, à calculer leurs efforts.
Toi, tu te consumes, mais ce feu-là ne détruit pas : il alimente. C'est l'adrénaline de la recherche, l'extase de sentir que l'on touche presque au but. Dans cette transe, la solitude n'existe plus. Tu es habité par une présence, une promesse, un absolu qui te rend invincible.
Et quand la chanson se termine, dans le silence soudain qui retombe, l'empreinte du feu reste gravée sous ta peau. Tu es prête à recommencer. Encore et encore.
Cette histoire courte m'a été inspirée par une chanson de Muse. Nightshift Superstar. C'est juste hypnotisant cette chanson. On se sent littérallement entrainé. J'adore ce nouvel album. <3
Quelqu'un a renversé son bidon de peinture blanche dans le ciel pendant ma balade. Belle journée à tous.
Orages
Le ciel d'août s'est épaissi d'un coup, troquant son bleu délavé par la chaleur contre un gris d'ardoise et de plomb. Sur le balcon, l'air s'est figé. La moiteur ambiante, presque poisseuse, retenait son souffle. Pas une feuille de géranium ne bougeait, pas un oiseau ne risquait un piaf.
Et puis, le silence s'est fendu.
Ce n'était pas encore le coup de claque sec du tonnerre, non. C'était bien pire, et bien plus majestueux : le grondement galopant de l'orage qui approche.
Un roulement sourd, vibrant, qui ne venait pas seulement d'en haut, mais semblait monter des entrailles mêmes de la terre. Une percussion lourde, rythmique, comme une charge de cavalerie fantôme lancée à toute allure à travers le col, martelant les crêtes avant d'envahir la plaine. À chaque seconde, le galop se rapprochait, faisant tinter très légèrement la coupe en verre posée sur la table extérieure.
Soudain, la première rafale. Un vent frais, presque liquide, chargé de l'odeur âcre de l'ozone et de la terre cuite qui aspire l'eau à venir. Le rideau de pluie, encore invisible à l'œil nu derrière le relief, avançait à grande allure, balayant les forêts du versant d'en face.
Le galop s'est transformé en un rugissement continu, une menace superbe et sauvage. Il fallait rentrer les coussins, sécuriser les plantes, mais pendant quelques secondes encore, l'immobilité était la seule réponse possible. Rester là, les bras appuyés sur la balustrade, le poil dressé sur les avant-bras par l'électricité ambiante, pour regarder le monstre de nuages obliquer droit sur nous et recevoir de plein fouet le premier coup de cravache de l'orage.
L’orage approche à grandes enjambées. J’adore ces ciels orageux et nuageux ☁️. Entendre le grondement au loin.
Le test de Rorschach de l'asphalte. Ce que tu y vois te raconte. Regarde vite, sans réfléchir.
-Alors ?
Double sens pourrait s’appeler ce cliché que j’ai pris de mon ombre. J’adore joué avec l’ombre.
Certains y verraient un élan, une direction, un doigt montrant quelque chose. D'autres une chute. Une prière ou un adieu.
L'ombre a ce pouvoir étrange : elle ne montre que les contours, nous laissant compléter le reste avec nos souvenirs, nos peurs ou nos désirs. Une silhouette neutre devenant le miroir absolu de celui qui la contemple.
À bientôt.👋🏻
LillyDailleurs🐺
Aujourd’hui dimanche je vous partage une de mes histoires courtes, inspirées d’un fait réel. J’espère que ça vous plaira.
J’ai décidé depuis cet été 2026 de faire des minis histoires des choses que j’ai dans la tête ou des événements qui surviennent autour de moi. Expulser ce qui gargouille de l’intérieur et cherche à sortir. J’ai choisi Tumblr pour pouvoir publier textes et vidéos sans contrainte d’un nombre de mot ou d’une obligation de bisounoursland attitude à chaque post. Je tiens avant tout à ce que cet endroit devienne un cocon pour moi. Et s’il vous plait aussi, j’en serai ravie.
Place à l’histoire. 😊👇🏻
SORCIÈRE MODERNE
1.OMBRE
Elle n’a pas de nom. Elle n'a pas de visage. C'est une masse de particules lourdes, une distorsion dans le décor. Une ombre anthropomorphe et fumeuse qui glisse sur les toits de la ville. Elle ne cherche pas une vengeance, elle n'obéit à aucun pacte. Elle cherche juste une faille. Une proie prise au hasard dans la foule, un passant innocent dont la vie est trop droite, trop heureuse. Elle plane, invisible, au-dessus des têtes, jaugeant le moment parfait pour s'abattre et faire le maximum de dégâts. Briser une trajectoire, injecter le drame, injustement, gratuitement.
À des milliers de kilomètres de là, il y a Maya et Naomie.
Entre elles, ce n'est pas une amitié ordinaire. C'est une connexion qui défie la logique. Une certitude tranquille, comme si leurs âmes s'étaient déjà croisées dans dix vies antérieures, sous d'autres cieux, sous d'autres formes. Elles captent les silences de l'autre, devinent les fêlures avant qu'elles n'apparaissent. Un fil invisible, indestructible, tendu à travers l'espace.
2.EMPATHE
Juillet. Naomie prend l'avion. Elle part seule en voyage, sac au dos, dans un pays lointain, une terre sauvage et un peu brute, aux frontières mal dessinées.
Le troisième jour du voyage de Naomie, Maya est chez elle. Soudain, l'air de la pièce se raréfie. L'horloge semble ralentir. Une vague de nausée violente frappe Maya au plexus. Ce n'est pas un malaise physique, c'est une alerte psychique. Une pression invisible s'écrase sur ses épaules, lourde, suffocante, comme si quelqu'un essayait de la clouer au sol.
Puis, le flash.
Dans son esprit, une vision s'impose avec la netteté d'un écran de cinéma : elle voit une ombre noire, une fumée dense et malveillante, qui tourbillonne et se balade juste au-dessus du lieu de vacances de Naomie. L'ombre déploie un appendice, un long bras spectral dont l'extrémité grésille d'étincelles électriques et froides. Elle est là. Elle est sur le point de frapper.
L'instinct prend le dessus. Maya n'a jamais fait ça de sa vie, mais ses mains bougent toutes seules, guidées par une mémoire ancienne. Elle attrape une carte du pays où se trouve son amie, l'étale sur la table. Elle prend un feutre noir. D'un trait rapide, nerveux, elle dessine la silhouette exacte de cette ombre fumeuse au-dessus de la carte, insistant sur le bras et ses étincelles destructrices. La certitude la brûle : le danger est réel, imminent. Si elle n'agit pas maintenant, Naomie ne rentrera pas.
LE POUVOIR DE L'INTENTION
Maya plie soigneusement le dessin en quatre. Ses gestes deviennent précis, solennels. Elle aligne ses outils de sorcière moderne sur le bois de la table : un bâtonnet d'encens de sauge qu'elle embrase, une bougie blanche, symbole de protection pure.
Elle approche le coin du papier de la flamme vacillante. Le papier prend feu. Elle le dépose dans un récipient en terre cuite, observant les flammes dévorer les contours de l'ombre noire. Pendant que le papier se consume, Maya fixe le feu et récite, la voix basse mais ancrée, son intention comme un bouclier jeté à travers l'océan :
« Par cette action, je dissous toutes les ombres qui planent sur toi et ta famille. Par cette action, je retire tout danger, toute tension, toute tristesse et toute lourdeur qui pèse sur toi et tes proches. Quand ce papier aura entièrement brûlé, tu te sentiras en paix et allégée de tout ce qui t'entrave. »
Les dernières étincelles du papier s'éteignent. Il ne reste qu'un tas de cendres grises, inertes. Dans la pièce, la pression sur les épaules de Maya disparaît d'un coup. L'air redevient respirable. Le fil s'est détendu.
RETROUVAILLES
Deux semaines plus tard. La terrasse d'un café bruyant en ville. Les tasses s'entrechoquent, les gens rient. Maya et Naomie sont assises l'une en face de l'autre. Naomie a le teint halé des voyages, mais ses yeux trahissent quelque chose de plus profond.
Naomie, remuant nerveusement son café : Il faut que je te raconte un truc. C’est un sentiment super étrange... Je crois vraiment que je l'ai échappée belle pendant ce voyage.
Maya, le regard fixe, le cœur qui accélère : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Naomie : Tu sais, c'est un pays magnifique mais assez peu sûr. Au bout de quelques jours, j'ai commencé à me sentir mal à l'aise. Une paranoïa totale. J'ai eu la sensation physique, persistante, d'être suivie. Partout. Dans les ruelles, au marché, même quand je rentrais à l'hôtel. Je me retournais sans cesse, mais il n'y avait rien. Juste cette lourdeur... comme si une menace planait au-dessus de moi, attendant le bon moment pour me tomber dessus. J'en avais la nausée.
Maya : Et ça a duré longtemps ?
Naomie : C'est ça le plus fou. Un après-midi, j'étais dans ma chambre, pétrifiée par l'angoisse, incapable de sortir. Et puis, tout à coup... plus rien. Vers 17 heures, la pression est tombée d'un coup mortel. Comme si le ciel s'était nettoyé. Je me suis sentie instantanément légère, en paix, libérée d'un poids immense. La menace s'est évaporée. Je n'ai plus jamais ressenti ça du reste du séjour.
Maya esquisse un sourire discret, ses yeux plongés dans ceux de son amie. Elle avance sa main sur la table et serre le poignet de Naomie.
Maya : Le troisième jour de ton voyage, à 17 heures, c'est ça ?
Naomie la regarde, les yeux écarquillés, comprenant instantanément que la distance n'avait jamais existé entre elles… SylviA (Lillydailleurs)