Présentation de ma salle de diplôme. (Il y a malheureusement un mur avec 2 affiches dont je n’ai pas de photos.)
(merci à Paul pour certaines des photos !)
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@madodv
Présentation de ma salle de diplôme. (Il y a malheureusement un mur avec 2 affiches dont je n’ai pas de photos.)
(merci à Paul pour certaines des photos !)
Que me disent mes mots ? Je les utilise, les use, en abuse. Tous les jours, je me lève le matin, ils tournent dans ma tête. Impossible de les en faire sortir, ils restent bloqués à l'intérieur, se cognant contre chaque paroi de ma tête, retombant tout au fond en tas de lettres mélangées. Il faut cligner des yeux, faire un effort, se frotter le front, secouer mes cheveux pour qu'ils décident de s'agiter, s'animer. Commencent doucement à prendre sens. Petit à petit ils s'éveillent avec moi, arrêtent de s'isoler, vont se parler et acceptent de communiquer. Et puis très vite ils n'en peuvent plus, prennent le melon, la confiance et ne veulent plus s'arrêter. Merci bien, je ne comprends plus rien.
Ils se précipitent, je les calme, mets le holà. Laissez-moi m'exprimer s'il vous plaît. Je les ordonne, fait un peu de rangement, essaie d'y voir un peu plus clair. Ça marche plutôt bien. (Jusqu'au prochain débordement). Petits coquins.
Présentation de mon projet de diplôme, Des mots d’amour.
Il regroupe tout ce que j’ai expérimenté et créé à présent autour des gros mots.
(merci à Paul pour certaines des photos !)
Un vieux projet que j’avais oublié de mettre ici.
Une rencontre. Un petit rond, un petit tas. Ça s’avance timidement, ça se rencontre. S’apprivoise. Le rond roule, poussez par les coups de ciseaux qui le taillent. Le petit tas grossit, se rétracte, caresse avec ses bords flous. Deux rouges. Recherche autour de la rencontre.
Carnet 13cm x 8cm
Texte sur les tremblements et émois que l’on ressent en arrivant chez quelqu’un. Pour la vitrine de l’exposition Au détour de.
La suite des gros mots, pour l’exposition Au détour de.
Projet Des mots d’amour.
Donner une masse aux mots.
Jouer dedans, s’immerger, interagir.
Mettre en avant leur aspect sensible, proche de nos émotions.
Diverses expérimentations graphiques. Dessins, encres, lavis, collages, feutres et crayons.
Travail continuant celui sur le langage merveilleux (voir ici).
Série de cartes pour mettre en avant certaines insultes et recherches... Et des confettis. Les insultes se reçoivent et se jettent, on les incarnent rarement. Pour continuer dans une nouvelle vision festive des gros mots, j’ai commencé à élaborer un kit festif d’insultes. Pour le moment une nuée festive d’insultes en confettis est faite ! Le reste devrait suivre.
Duo d’affiches (130x90cm). Blog de référence ici
Il y a le mot. Le mot composé de lettres. Le mot qui fait sens et le mot qui se voit. Le mot qui s'entend, se sent, se ressent. Et le mot qui apparaît, émerge sur la feuille, prend forme, s'installe. Le langage est une chose extraordinaire, il permet de faire du lien entre chacun, de s'exprimer, de façonner et perfectionner nos propos, pensées. C'est un espace d'interaction qui se développe dans toutes les directions : visuelle, écrite, sonore, gestuelle... Les mots ont cette capacité évocatrice qui résonne en chacun de nous. Ils ne sont pas que sens. Ils sont aussi sons, musicalités, rythmes, formes (évocatrices ou visuelles), mais aussi souvenirs. Et c'est bien là que le mot se transcende et touche le merveilleux. Car un mot c'est aussi des sensations, des couleurs, des moments, des odeurs, des personnes, des sentiments... qui raisonnent en nous. Les mots se créent une histoire personnelle en chacun de nous en même temps que nous vivons, à travers ce qui nous construit. C'est parce qu'ils renvoient à une multitude de souvenirs, faits, instants qu'ils deviennent riches et précieux. Je souhaite faire entrer le spectateur dans le mot, dans ce qu'il possède de merveilleux.
(...)
Le mot réduit à une échelle minime comparée à la taille du format, se transforme en une nuée diffuse et abstraite. (...) J'invite le spectateur à se plonger dans le format en créant la surprise, l'étonnement. Notamment en jouant sur des touches de couleurs discrètes, qui se dévoilent au fur et à mesure que l'on s'approche du format. L'affiche peut se voir de près comme de loin, en tant que matière abstraite dans laquelle le spectateur va se perdre et chercher à réinventer, retrouver des formes qui lui sont connues. Les spectateurs les plus curieux et patients sont d'ailleurs récompensés par une surprise dissimulée dans le format.
(...)
La deuxième affiche apporte une réflexion sur le langage et ce qu'on lui trouve de merveilleux ou de non merveilleux : il est composé d'une multitude de gros mots. Car si les gros mots sont bien souvent mis au placard du beau langage, je trouve qu'ils ont quelque chose de merveilleux dans leur variété, l'inventivité déployée pour en inventer constamment de nouveaux, et la force contenue dans la violence qu'ils expriment. Ces gros mots sont répartis en trois catégories ayant chacune une couleur. L'orange et le bleu pour créer de la profondeur en s'additionnant, le jaune pour apporter de la luminosité. (...) A chaque endroit où les couleurs se superposent, elles s'intensifient et en créent de nouvelles : ce deuxième format est dans la sensation colorée, la perception sensible. (...) Quand le spectateur se retrouve assez proche de mon affiche pour pouvoir lire les mots, il ne s'attend donc absolument pas à rencontrer une étendue de gros mots remplissant l'affiche. Je souhaite ainsi l'inciter à questionner son point de vue sur le langage grossier, dans un format autant subversif que festif.
La figure de l’idiot.
2) Schéma narratif. Proposition 2. L’histoire est mélangée dès le départ, dans un ordre annoncé sur la couverture elle-même. Le système d’écriture de l’histoire, avec chaque fait appartenant à une catégorie est explicité par la mise en page, qui laisse clairement voir à quelle partie la phrase se rattache. Le lecteur peut lire l’histoire mélangée, ou chercher à la lire dans l’ordre initial, en s’aidant des chiffre.
3) Un aimable lavoir. Texte banal dans lequel chaque nom ou adjectif a été remplacé par le premier mot donné par un générateur sur internet. Si le premier sens du texte est perdu, il est devenu très imagé et évocateur. Ainsi, une lecture du texte, sur CD, est accompagnée par un livret sur lequel chaque mot changé prend ses aises sur le papier.
(à voir aussi : post 1 post 2 post 3)
La figure de l’idiot.
2) Schéma narratif. Proposition 1. Texte écrit sous la forme d’un schéma narratif. (Schéma servant à decripter, au collège, la construction de romans). L’histoire est écrit sous forme de 32 faits, qui sont divisés en 4 cocottes. Ainsi, à chaque fois que l’on joue avec, l’histoire se mélange dans un ordre différent et perd tout semblant de cohérence.
(à voir aussi : post 1 post 2 post 4)
La figure de l’idiot
1) Le rien. Quatrième proposition. Mise en page des illustration réalisées au départ pour aller avec le texte. Finalement, les images qui envahissent complètement la page contrastent avec l’idée du rien. Les deux sont mis en opposition au fil des page, entre les illustrations et les lettres (qui ne prennent sens qu’à la fin du livre).
(à voir aussi : post 1 post 3 post 4)
La figure de l’idiot, sujet du 2nd semestre de 2eme année.
3 textes absurdes écrits à partir de contraintes idiotes. Pour chacun des textes, la contraintes est poussée à son maximum, pour aller au bout et l’épuiser. Les textes sont ensuite mis en page avec le plus de propositions possible pertinentes, afin de terminer d’épuiser formellement chaque texte.
1) Le rien. Description du rien et de ses conséquences. Quatre mises en page.
Le premier est un dépliant présentant simplement le texte. Mais une fois, ouvert, il n’y a rien à voir, si ce n’est le mot rien, recroquevillé au centre du poster, coincé entre les plis du papier.
Dans le deuxième, chaque nom ou mot qui aurait pu être significatif a été retiré de chaque phrase. Une présence physique très fine, presque invisible matérialise cet effacement, et parsème le texte de vides.
Le troisième est une édition numérique à voir ici. Au fil des pages, le texte se précise. Quasi blanc sur blanc, il faut deviner les lettres, voir même tout simplement se rendre compte de leur présence.
(à suivre : post 2 post 3 post 4)
Mémoire de deuxième année. (=> première année)
Farfouiller, expérimenter pour avancer, trouver, créer. Il est composé d’un long texte, autour duquel s’articule plusieurs petits, comme des bouts de pensées attrapées au passage. Ainsi, l’objet se manipule, les page se tournent, s’ouvrent, puis se retournent dans tous les sens pour suivre le fil désordonné de la lecture.
Travail photographique réalisé à partir d’objets, éléments collectés. Un bout de ciel bleu et les voilà dans un entre deux, figé entre le vol et la chute. En dehors de la gravité. Apesanteur.
Travail photo réalisé en groupe avec Lisa Jaeggy, Salomé Malevergne, Lucie Pichon et Michel Stockhausen.
Nous avons souhaité interroger les habitudes de chacun par rapport à son chez soi. A travers une série de 9 questions, toujours identiques, et une sélection de photos de détails prises chez chacune des personnes d’un groupe donné (notre classe), le lecteur est amené à rentrer chez différentes personnes. Il visite leur intérieur vu par des gros plans, s’imagine le lieu vivre avec les extraits des interviews accompagnant les photos. La personne habitant le lieu n’est pas directement présente, les seules informations disponibles sur elle se retrouve à la fin du livre, dans l’index. Ainsi, au fil de la lecture, le lecteur est amené à s’imaginer d’appartement en appartement qui peut bien les occuper. Et peut-être, à questionner à son tour sa propre manière d’habiter.
Maquette d’un livre réalisé cette année à partir de textes écrits par une amie. (Vous pouvez retrouver son blog ici x) Le système de découpage par syllabes des titres est un clin d’oeil à la sonorité et à la poésie des textes. Dos cousu collé, couverture souple, 180 pages imprimés sur du munken 90g.
Projet sur la figure de l’idiot en cours de finalisation :) Présentation et explications à venir, avec plus de photos !