Cette année n’est plus l’année dernière. Et moi bêtement, j’attends qu’elle m'apporte quelque chose, comme si une année était une personne.
Mais la vie c’est nous qui la faisons.
Et moi que fais-je ?

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Cette année n’est plus l’année dernière. Et moi bêtement, j’attends qu’elle m'apporte quelque chose, comme si une année était une personne.
Mais la vie c’est nous qui la faisons.
Et moi que fais-je ?
Dans le noir de ma solitude
Mes sentiments étaient entiers
Purs et ridicules.
Façonner de nos soupirs
Le silence plein
Et taire celui qui crie.
Ta peau contre mon sein
Seule barrière à l'hémorragie des idées
(Et ne plus entendre enfin le souvenir
De ce monde atrocement dénudé)
Château de cristal
Si je fais collection des poussières d'étoile Cueillies au creux des vagues - éphémères effusions - Ces précieuses reliques de vos confessions Et si je les chéris, et qu'elles ornent la toile, Décor d'un cœur détruit, d'un amour interdit, Qui capture l'instant, lui offre l'infini
Si dans tes yeux je lis le soupir chuchoté Si jamais je n'oublie le secret esquissé, Si toujours je les garde au fond de mes pensées, Pourras-tu arracher de ma fleur les pétales ? Feras-tu vaciller mon équilibre instable ? Oseras-tu briser mon château de cristal ?
Derrière mes yeux clos
Un paysage hivernal sans fin. Entre les arbres enneigés où joue le vent, Je marche, et cette marche sans fin A fini par oublier ce qu'elle attend. Chaque flocon de neige porteur du message divin Se fond à la blancheur innocente des pins Et, la nuit noire impénétrable, le jour éblouissant, Ne m'est jamais révélé. J'erre, toujours, dans cette étendue de blanc Je me demande maintenant Si chaleur et couleur existent vraiment Ou ne sont que fantasmes de mon ennui. Derrière mes yeux clos seulement, Règnent souvenirs du paradis. Mes rêves, pourtant, Me l'avaient promis.
Je te donne tout Sans les mots Car la vie n'attend pas Car rien n'est écrit Sur ta peau Dans tes pas Il faut être fou Comme vous Mais je ne le suis pas Et il faut aimer Pour savoir où l'on va.
Plus de mots
De la gorge aux yeux Le sel s'écoule Jusqu'aux lèvres Closes
Pas de clé
Tout appartient à "ça" Et rien à moi.
Les gouttes de pluie
Tombent une à une
Estompent nos vies
Nos infortunes
Insomnies
Ton cœur dort à l'ombre et s'abrite Mais l'amour frappe et insiste Et toi, sonné, souris, Les insomnies remplacent tes nuits. Tu médites, mires admires, Le présent périmé de ton sourire. L'infime sonne, l'instant file, résonne encore, Façonne nos vies, façonne le décor.
Ridicules
Cette fumée mortelle enivrant ton sourire Sublime la mélodie d'insolents soupirs Du poison que tu inspires cet élixir Ce petit bout de cancer au coin de ta bouche. En silence tu cris que plus rien ne te touche Embrasses ton présent, en volant l'avenir, La trompeuse illusion destinée à flétrir Qui se consume et meurt au creux de tes désirs. Et ce souffle murmure au plus tendre de toi Que nous sommes pareils, avons perdu la foi, Que nous ne voulons plus de ce compte à rebours Qui distille nos vies en ces plaisirs faciles. Vivre, se comprendre enfin au gré d'un détour Oublier un instant que dans ces vains asiles, Nos chemins se croisent, les secondes défilent, Chacun tuant le temps en attendant son tour.
La vie est belle
Tu t'éloignes Je reste plantée là Je me soigne Mais j'ai besoin de toi Tu penses à elle Et moi je pense à toi La vie est belle Quand elle glisse entre tes doigts.
Lunatique
Chut! La lune chante et enchante Sa chute.
Vide à m'en crever les yeux
Amour.. y râle Âme où rira le pas -c'est passé- Des souvenus, Des saouls, venus, sales, Huer, saluer L'amour hâté La moue ratée d'hier. Dis, erres-tu dans ce cœur ? Tu danses, cœur... Évidemment creux et vide, A m'en crever les yeux.
Behing my closed eyes only
Infinite winter scene, Between snowy trees plays the wind. I'm walking, and this endless stroll Doesn't remember what's its goal. Each snowflake, god's messenger, Melts into the white firs Where dazzling sunbeams reflect, Before it reveals its secret. Wandering, endlessly, in the white kingdom of silence, I wonder now If heat and color do exist and how Could they be just fantasies of my boredom... Behind my closed eyes, Only. Memories of paradise. My dreams, yet Promised it.
Just killing time
Little piece of cancer As a stain in your sight When insolent sighs Exhale the holy elixir 'We're all the same' tease Whispers to your flesh Drowning in depth Losing faith among ease Burning our feathers Burning our futures Delusions wither Die, inside desire. To live, meet love at the corner Forget all divine anger Just killing time, aging Paths passing, time passing.
Paradis périmé
Les insomnies remplissent chacune de nos nuits, Illuminent nos efforts. Si je te fuis, l'erreur du sort Façonne nos vies façonne le décor. L'infime donne, l'instant file, résonne, encore. La vie dort sous l'ombre et résiste à L'amour, elle suit une présence vaine mais saine, sauve, Sans failles, sans style ni dieux.
Et à basculer tu tombes, bim. Les épines assaillent ton corps. La vie se forme, la gamète mord. Sonné, tout comme, sourit. Oh mais quand met-il sa merveille au goût ? Tu médites, mires, admires, Plus clair dans la nuit. Faute d'hypnotique, Amène l'alcool, ou autre chair de riche. Mon âme sœur... Âme sœur, le leurre vit plus fort.
Silence
Un courant d’air glacé Dans nos cœurs s’est glissé Une insulte à nos rires, Une injure des dieux.
Le vent t’a emporté – Voleur d’éternité, Laissant nos souvenirs Orphelins de tes yeux.
Le silence aveuglant Sur tes lèvres figées, Fantôme assourdissant, Souffle à jamais coupé,
Résonne pour toujours Dans le creux de nos nuits, Libère enfin l’amour, Se perd dans l’infini.