Nous Ă©tions fait l'un pour l'autre. Quand l'un de nous respirait, l'autre soufflait. Une harmonie et une entente parfaite nous Ă scellĂ© le coeur. Nous pouvions passer des heures Ă rire, ou ne rien dire, juste ĂȘtre heureux de la prĂ©sence que l'autre apportait. Jamais une dispute ne nous a dĂ©truit, la vaisselle ne s'est jamais brisĂ© Ă nos pieds, nos coeurs n'ont jamais succombĂ© Ă la haine. Tu Ă©tais lĂ pour moi comme j'Ă©tais lĂ pour toi, Ă t'aider de tes problĂšmes et toi des miens. Notre amour Ă©tait beaucoup trop beau pour durer. Tu as prĂ©fĂ©rĂ© partir vivre ta vie loin de moi, profiter des moments de ta jeunesse sans moi. Je n'ai jamais cessĂ© de t'aimer, pas un seul instant, pas une seule fois mon coeur n'a cessĂ© de battre pour toi. Tu Ă©tais et est encore le seul avec qui je me vois partager ces moments qu'on ne trouvera jamais ailleurs, je nous vois nous aimer comme au premier jour. Tu m'as promis une chose, celle de me retrouver dans huit ans, Ă la terrasse d'un cafĂ© et lĂ , tu me demanderai de t'Ă©pouser. Les comĂ©dies romantiques, ça fait longtemps que j'ai cessĂ© d'y croire. Quand tu m'as laissĂ© en fait, j'ai cessĂ© de croire en tout. De croire en la vie, en l'espoir, en l'humanitĂ©, plus rien ne comptait, tu Ă©tais une partie de moi et tu t'en ai allĂ©. Ne pense pas que je n'ai pas passĂ© des nuits Ă pleurer ton retour, seule dans mes draps froids, ne pense pas que je n'ai pas cessĂ© de manger parce que rien ne pouvait me combler plus que le retour de ton amour. Puis les mois ont passĂ©s, les jours ont dĂ©filĂ©s tels des comĂštes, j'ai grandis et je me suis relevĂ©e de toi. J'avais trouvĂ© quelqu'un, il Ă©tait loin d'ĂȘtre parfait mais il Ă©tait comme moi, un peu trop comme moi, amoureux de son premier amour. Ăa n'a pas marchĂ© entre lui et moi. Il m'a laissĂ© lui aussi, Ă croire que je suis une fille Ă laissĂ©, Ă aimer quelques mois et Ă jetĂ©. Mais lui il a Ă©tĂ© lĂ , pour me soutenir et me remettre sur pied, il a Ă©tĂ© lĂ pour m'Ă©couter, me comprendre quand toi tu Ă©tais parti voir ailleurs si l'herbe Ă©tait plus verte. Il m'a aidĂ© alors, ne lui en veut pas de m'avoir fauchĂ© un bout de coeur, lui aussi il est au fond de moi comme tu as pu l'ĂȘtre et comme tu l'es encore, lui c'est diffĂ©rent, je l'aime autrement, je ne me verrais jamais passĂ© ma vie avec lui contrairement avec toi, mais je me vois partageais des moments que tu ne me donneras jamais. J'ai le coeur scindĂ© en deux comme si on avait plantĂ© une croix, celle que je porte sur le dos depuis quelques mois. Je voudrais ĂȘtre heureuse comme quand je l'Ă©tais avec toi, un sourire vrai, je l'ai eu ce sourire avec lui, mais il est parti et il ne reste plus que toi, comme au dĂ©but, depuis toujours, il ne reste que toi.Â







