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Photomontage sous photoshop de dessins dans le sable.
Les chroniques de Kalashvins
Chapitre 2 :Â âVersion Ămeraudeâ
Inspiré de faits réels
ArrivĂ© Ă la villa Kalash, notre hĂ©ros fit tomber le sweat Jack en sâinstallant Ă son bureau. Attention, je ne mentionne pas ici un sweat Jack Daniel de bon aloi, mais bien un sweat achetĂ© Ă Disneyland Paris et ayant pour thĂšme le film âLâĂtrange NoĂ«l de M. Jackâ.
Ses amis lui disait de ne pas le mettre quand il sortait, faute de quoi il provoquerait moqueries et ferait fuir les donzelles, Ă leur grand damne. Mais il sâen moquait, pour lui, ce sweat Ă©tait porteur dâun style certain et en plus il Ă©tait confortable.
Il sorti la pokĂ©ball et la posa sur un coin de son bureau en dĂ©sordre. Il se prĂ©parait activement pour une activitĂ© quâil affectionnait : dessiner chill sur un stream de BenzaieLive. Il osait mĂȘme se laisser aller Ă quelques doux songes Ă©veillĂ©s lorsquâil apprit que ce dernier prĂ©voyait de streamer son jeu de combat du moment, Street Fighter V. Il pourrait sĂ»rement lâaffronter et par la mĂȘme, continuer Ă se forger une rĂ©putation parmi les top FR. Et pour finir la nuit en beautĂ©, pourquoi ne pas aller chercher quelques succulents petits Ă©coliers dans la cuisine.
La tĂȘte encore embuĂ©es de ces pensĂ©es Ă©rotiques, il nâentendit pas Kalashdad et Kalashmom rentrer par la porte dans son dos. âVins, tu as Ă©tĂ© chercher ton pokĂ©mon aujourdâhui ?â
âAh, euh⊠Oui, oui ! Je lâaiâ
âCâest bien, tu vas pouvoir libĂ©rer la chambreâ
âPardon ?â
Devant lâincomprĂ©hension de leur fils, les parents se lancĂšrent un regard entendu. Le pĂšre prit la parole.
âMaintenant que tu es en Ăąge de partir, comme on sera seul Ă la maison, ta mĂšre et moi avons dĂ©cidĂ© dâhĂ©berger un sans domicile fixe pour gagner des points sur Ămeraudeâ
âMais câest pas possible ! Je comptais pas partir ce soir !â
âFais tes affaires Vins, tu as des champions Ă battre, et nous, on doit refaire la peinture de ta chambre pour lui donner un coup de neuf. Allez, allez, câest ça lâaventure, câest pas rester toute la nuit Ă sâabrutir devant un Ă©cran, tu lâas assez fait pendant 14 ans !â
Groggy, notre hĂ©ros vacilla. Quel Ă©tait donc ce nouveau dĂ©fi créé par les diaboliques dĂ©veloppeurs de dâĂmeraude ? Lâapplication consistait Ă prendre un selfie avec un clochard pour engranger les points et monter dans le classement intĂ©grĂ©, câĂ©tait presque comme en vrai avec les pokĂ©mons quand on en faisait la collection.
Dans la famille Kalash, devenir Top FR Ă©tait un modĂšle de vie et on pouvait maintenant garder des clodos chez soi pour gagner une somme consĂ©quente de point. Comment refuser cela quand on a les moyens, quâon est gauchiste et une quâon a une villa dont les enfants sont partis. Certes, il faut ĂȘtre bon avec son prochain, mais merde quoi ! Donner sa chambre ! Il en Ă©tait hors de question !
Alors quâil ouvrait la bouche pour rĂ©pliquer, le doigt pointĂ© en lâair dans lâespoir de donner un aspect imparable a ses arguments, mais tentant surtout de ressembler Ă Phoenix Wright, une silhouette approchait discrĂštement derriĂšre ses parents.
âVins, dit bonjour Ă Marius !â
Kalashdad sâeffaca, laissant place Ă un individu aux cheveux longs et sales, aux dessous des ongles noircis par la crasse et Ă lâodeur de schlaguassitude franchement Ă©coeurante. Le dĂ©nommĂ© Marius le toisa de son regard de vipĂšre, vissĂ© sur son museau de rat et grimaça un rictus de hyĂšne en guise de sourire en avançant sa main. Sa doudoune sleeveless orange fluo Ă©tait parsemĂ©e de tĂąches grisĂątres, verdĂątres ou brunĂątres selon la hauteur.
Le jeune homme ne savait que faire. Prendre la main putride de son interlocuteur et attraper le sida ou bien cracher sur la moquette, se rebeller, prĂ©parer son paquetage et partir comme il aurait dĂ» le faire 11 ans auparavant (en vrai personne ne le faisait Ă 10 ans, tout le monde sâentraĂźnait chez soi jusquâĂ lâĂąge de 16 ou 17 ans, parce que lâaventure de dresseur Ă 10 ans câest grave craignos) au risque de dĂ©cevoir ses parents. Sa soeur avait dĂ©jĂ quittĂ© la maison voilĂ quelques annĂ©es pour Ă©tudier le langage des Zarbis dans lâhypothĂ©tique espoir de dĂ©chiffrer les inscriptions sur la tombe dâun cĂ©lĂšbre dictateur dont je tairais le nom pour ne pas me faire signaler.
Perdu dans un choix manichĂ©en et rendu confus par ses remords, il tendit la main avec une stratĂ©gie redoutable. Avant que le rat mutant squatteur de piaule ne la lui agrippe, il lĂącha un petit âEuh⊠jâme suis branlĂ©. Et jâme suis pas lavĂ© les mainsâ. StratĂ©gie de bonhomme sâil en est, le clodo recula vivement sa main, comme sâil sâapprĂȘtait Ă toucher de lâacide chlorydrique. Ce geste ingĂ©nieux lui valu tout de mĂȘme un double facepalm de ses parents qui se demandaient pourquoi Dieu leur avait donnĂ© des jumeaux dont lâun complĂštement teubĂ© au lieu du champion de golf dont ils avaient rĂȘvĂ©.
Le clochard recula vivement devant ce mouvement du beau jeu, tombant des nues comme une sociĂ©tĂ© de financement devant les projets de GĂ©rard Lebert. Une bassesse que mĂȘme lâAssociation du Droit des Mendiants nâaurait pas laissĂ© passer.
âBon Ă©coutez, on vous laisse faire connaissance. Vins, on compte sur toi pour prĂ©parer tes affaires et partir.â FidĂšles Ă leur parole, les parents se retirĂšrent. Marius sâempressa de refermer la porte.
âAlors gamin⊠Ta chambre est Ă moi ?â
âOn dirait bien ouais⊠Va pas foutre tes puce partout hein, chien de la casse.â
âPutain quoi ? Mais jâvais te dĂ©foncer ta gueule de connard ! Tu te prends pour qui ?â
âCelui qui va devenir maĂźtre pokĂ©mon, fils de pute.â
Kalashvins le sentait, la querelle pouvait Ă©clater Ă tout moment. Dâun geste ample, il se saisit de sa pokĂ©ball et la lança Ă terre. Il ne savait pas vraiment Ă quoi sâattendre alors que la lumiĂšre fusant de lâinstrument de capture, libĂ©rait sa proie. Quelle ne fĂ»t quâa moitiĂ© sa surprise dâen voir sortir un balignon fumeur de weed.
Bien sĂ»r que ça ne pouvait ĂȘtre que ça, venant de la part du professeur Bouleau. Il nâaurait pas pu avoir quelque chose dâun peu mieux, non, il fallait forcĂ©ment un pokĂ©mon dĂ©viant.
Marius tiqua lĂ©gĂšrement puis sorti alors Ă son tour une pokĂ©ball de sous sa doudoune, quâil lança au sol. La balle rebondit lĂ©gĂšrement et sâouvrit. Un vieux Ponchien miteux sâen extirpa avec peine et regarda le Balignon.
âVas-y Raclure, montre Ă son bazar ce que tu peux faire ! Lance une bonne morsure dans sa race !â
Mais qui appelait son pokĂ©mon Raclure ? Chez les Kalash on avait la dĂ©cence de prendre des pokĂ©mon dâĂ©levage de race, pas des vieux bĂątards galeux dont lâultime dent pendante Ă©tait retenue par un fil de bave. Et comme preuve de bonne fois il avait ses Persians Ă mille boules : Hubert et EvangĂ©lyne de Suliva de Tengrinor. Mais malheureusement ce nâĂ©tait pas des pokĂ©mons Ă©levĂ©s au combat, il faudrait faire avec les moyens du bord.
âBon, allez, vas-y lance un truc. Fais quelque chose.â fit Kalash en essayant de donner un semblant dâordre Ă son combattant.
Le Ponchien se rapprochait dangereusement du Balignon qui tirait une grosse latte, sans sourciller. Au moment oĂč les machoires du canidĂ© se refermaient sur sa chair, le champignon effectua un demi tour circulaire en prenant appui sur un pied pour esquiver. AprĂšs cette feinte, il recracha toute la fumĂ©e du spliff sur son adversaire.
DĂ©stabilisĂ© par la puissante fragrance, lâodorat du Ponchien, saturĂ© dâhydroponique, le fit partir en arriĂšre de maniĂšre incohĂ©rente. Il zigzaguait Ă reculons tantĂŽt sautillant, tantĂŽt rampant.
âCâest quoi cette merde ?â Tonna lâautre con. âRaclure, raclure, mais viens lĂ putain de chien ! Faut tout faire soi-mĂȘme de toute façonâ
A ces mots, il plongea a nouveau la main dans sa veste mais ce nâĂ©tait pas une pokĂ©ball quâil sortit cette fois. La lame du couteau se dĂ©plia dans sa main, se calant parfaitement entre ses doigts, comme sâil avait rĂ©pĂ©tĂ© ce tour de magie toute sa vie. Il avança doucement vers Kalashvins, lâarme tendu vers lâavant. Ce dernier, prit de court regarda Ă droite et Ă gauche dans un mouvement de panique, Ă la recherche dâun providentiel projectile pour dĂ©sarmer le surineur fou qui pĂ©nĂ©trait son espace vital en attendant de pĂ©nĂ©trer sa carotide. LâadrĂ©naline le força Ă passer la main en vrac sur son lit oĂč il trouva, en soulevant la couette, un objet assez lourd Ă lancer.
Sans rĂ©flĂ©chir, il visa la tĂȘte de lâagresseur et propulsa son arme de toutes ses forces. La mablette de la Wii U percuta le crane de lâhomme de plein fouet et il tomba Ă terre, inconscient, dĂ©versant un maigre filet de sang sur la moquette de la chambre. Kalash pouvait remercier son petit porn Ă domicile de la veille, il venait de lui sauver la vie.
Il fit rapidement le tour de la piĂšce pour former un paquetage rapide. Mieux vallait prendre la poudre dâescampette tant que câĂ©tait encore possible. Le Ponchien Ă©tait en train de convulser dans un coin, encore assommĂ© par le gaz. Il prit quelques vĂȘtements de rechange, son tĂ©lĂ©phone, son ordinateur portable et son chargeur, sans oublier les mouchoirs et les granolas. Le reste, il lâachĂšterait sur la route avec ses Ă©conomies. Il fourra tout ça dans son sac de cours quâil vida Ă la va-vite de son contenu et couru vers la porte. Il jeta un dernier coup dâoeil Ă sa chambre et s'aperçut quâil oubliait son pokĂ©mon.
âCâest vrai que je dois t'emmener avec moi toi. Comment je vais tâappeller ?â murmura-t-il en le soulevant de terre.
Lâair fatiguĂ© du pokĂ©mon et le joint quâil portait Ă la bouche lui indiquaient une bonne piste concernant un pseudonyme Ă adopter.
âBaweegnon !â
Le nom sonna mélodieux aux oreilles du pokémon qui se mit à sourire. Il fût ensuite congédié dans ses quartiers et fourré dans le sweat Jack pour le transport.
AprĂšs un dernier doigt au clocho Ă terre, Kalashvins referma la porte. Il se rendit compte que quelque chose avait changĂ© en lui, il nâavait jamais connu la proximitĂ© de la mort. ExceptĂ© une fois au manoir Schmid, mais câest une tout autre histoire que nous nâaborderons pas maintenant.
Les jambes encore flageolantes dues Ă la retombĂ©e dâadrĂ©naline, il descendit les escaliers, se chaussa. Il ouvrit la porte dâentrĂ©e et prononçant Ă peine un au revoir Ă ses parents, il disparu dans la nuit.
Les chroniques de Kalashvins
Inspiré de faits réels
Chapitre 1 âIl est lĂ â
ââââ
âTâas vu mon Couafarel ?â demanda la biatch du golf ?
âCâest de la merdeâ
Ce fĂ»t les premiĂšres paroles de Kalashvins alors quâil quittait le golf de Bussy pour aller chez le professeur Bouleau, chercher son premier pokĂ©mon.
Sa barbe brune indiquait clairement quâil avait bien plus que les 10 ans requis pour aller chercher son starter, mais bon âla flemmeâ comme il dit.
Il dĂ©ambulait de sa singuliĂšre dĂ©marche en direction de la rĂ©sidence du Professeur, cela lui valait lâappellation de âGrizzlyâ dans son quartier.
Parvenu Ă la maison de Bouleau, il sâarrĂȘta devant la double porte vitrĂ©e. Le bĂątiment large montait sur deux Ă©tages et les fenĂȘtres renvoyaient les reflets du soleil dâhiver  Heureusement il faisait plutĂŽt doux pour la saison. Il dĂ©zippa son sweat et entra.
A lâintĂ©rieur, une odeur persistante de plante et de terreau, le professeur Bouleau faisait encore des expĂ©riences de botanique. Kalashvins se dirigea vers lâarriĂšre-salle oĂč le professeur lâattendait.
âVous aviez rendez-vous ?â demanda un homme en blouse derriĂšre le comptoir.
âLe professeur mâa appelĂ©, je viens rĂ©cupĂ©rer mon pokĂ©monâ
âVous avez pas 10 ans non ?â
ââŠâ
âJe plaisante, allez-y il vous attendsâ
âPĂ©dĂ©â marmonna-t-il entre ses dents.
Il passa la porte et entra dans une serre oĂč le professeur lui tournait le dos.
âAh ! Kalash, te voilĂ .â dit le professeur en se retournant.
Un bruit mĂ©tallique retentit, comme pour lâaccueillir Ă son tour et le professeur porta le briquet Ă sa bouche pour sâallumer un bon gros joint de beuh.
âAlexis Bouleau !â lança-t-il joyeusement en avançant sa main.
âBonjourâ
âAh toi, tu vas pas te faire niquer ta mĂšreâ.
Le professeur recracha une grosse latte.
âBref, tu as bien grandit depuis que ton pokĂ©mon est disponible, comme tu as mis un peu de temps avant de venir, faut que jâte dise, on en a plusâŠ
Non mais jâdĂ©coooooonne, jâte raconte des blaaaaaaagues maaaaaaan.â
âAhâŠâ
Notre hĂ©ros Ă©tait en PLS devant un humour qui dĂ©passait de loin ce quâil Ă©tait capable dâendurer.
âNon mais du coup t'inquiĂšte, j'en ai, j'en ai. Tiens prends celui-ciâ dit-il en lui tendant la pokĂ©ball.
Kalashvins la fourra dans la poche de son sweat, sans mĂȘme se poser la question de savoir si le professeur n'essayait pas de lui mettre Ă l'envers.
âBon je vais y allerâ
âHĂ© avant de partir ! Tu veux pas m'acheter un peu de feuilles de DessĂ©liande ?â
âNon, au revoirâ
âAllez maaaaaaan, c'est de la bonne quoiâ
Mais le jeune homme avait déjà tourné les talons.
Il accueillit la bouffée d'air frais de l'extérieur comme une délivrance. Il avait encore dans les narines l'odeur de terreau et de weed de la serre du professeur. Mais qu'importe, il allait pouvoir partir avec son petit baluchon à l'aventure sur la route de la ville de Jadielle. Ou était Jadielle ? Il n'en avait aucune idée mais c'était une comptine locale qu'on aimait bien chanter quand on était perdu dans la vie.
Enfin ses parents allaient avoir une bonne excuse pour mettre leur branleur de fils à la porte. Bien sûr il avait tenté des études à la fac de la sorbone, mais avait bien vite fini désco. Sûrement dû à de mauvaises fréquentations et des tournantes de zdar organisées par le fournisseur local.
Mais avant que son parcours de thug ne commence, concentrons-nous sur son passé turbulent, voulez-vous ?
Victime boloss durant son enfance, Kalashvins, ou Kalash pour les intimes, grandit entre notes catastrophiques et recalage fréquent, il développa une tendance à devenir l'ami gay. Harcelé par ses géniteurs pour ses 16/20 et privé de loisirs video-ludiques en conséquence, il commence à vivre le soir, de plus en plus tard, dans le projet de ne plus croiser ses pairs . Retardé dans son cycle de vie par rapport aux femelles de son espÚce, il développe une tendance casaniÚre et n'effectuera pas sa parade nuptiale au fatidique ùge de 18 ans. Désormais en possession d'un potentiel magique dormant en lui, il compte bien prendre sa revanche sur le monde en allant marave les champions de sa région.
Ă suivreâŠ
Le croquis légendaire de la cocotte en papier.
Mon amour pour Prestashop
Cours de design, travail en 9 images sur les lignes
Câest parti, un bon tumblr des familles que je vais remplir de mes conneries.
Bon ben lĂ , câest cours dâIllustrator, on travail sur les masques dâĂ©crĂȘtage