Romeo E.et Juliette A.
ACTE II, SCÈNE II Le jardin de Capulet. Sous les fenêtres de l’appartement de Juliette. Entre Roméo.
Roméo. – Et là , t’es où ? Tu fais quoi ? T’écoutes mes textes, j’en suis certain. (— Roméo Elvis, Malade). J’arrive à peine à placer deux mots quand tu souris, ça me transperce mais j’ai bien vu que t’allais laisser le temps faire. Forcément, j’ai trop de fierté pour m’en faire mais dans le fond, je vais regretter. (— Roméo Elvis, Lenita) (Apercevant Juliette qui apparaît à une fenêtre.) Le soleil renaît dans ma vie ! Lénita, Lénita, inévitable et vitale ! [...] Mon esprit est en paix depuis que j’suis avec toi. J’regarde plus jamais l’heure sauf pour savoir quand t’arrives. T’es la seule chose dont j’ai peur, la première place dans mon coeur. [...] J’ai compris que c’était bon, l’jour où tu m’as fait la bise, et depuis que j’suis avec toi, le soleil renaît dans ma vie ! (— Roméo Elvis, Soleil)
Juliette. (rêveuse, s’appuie sur le balcon) – Où es tu mon alter ? Où es tu mon égo ? Pour moi t’étais ma mère, mon père, mon rodéo... Je traverse le désert. Reviens moi mon alter, reviens moi mon héros ! (— Juliette Armanet, L’amour en solitaire)
Roméo. – Lénita, Lénita, inévitable et vitale ! Quand tu parles, je suis possédé ; j’en oublierais les procédés qui doivent m’aider à t’convaincre. Je n’enroule que des OCB, toujours pas fini d’observer ton visage sans le fond de teint. (— Roméo Elvis, Lenita) Il n’y a que des ombres et des nuages dans ma tête quand j’me retrouve solo [...] Est-ce qu’elle m’aimerait toujours quand je serai chauve ? Est-c’que je serai beau quand je serai chauve ? (— Roméo Elvis, Solo)
Juliette. rêveuse – Sirène de ma vie y’a comme un blues au paradis. Comme une larme en béton noir glissée dans mon corsage du soir. (— Juliette Armanet, Manque d’amour) C'est comme une enfance qui s'achève dans un océan... Et je t'attends... (— Juliette Armanet, Y’a pas que les grands qui rêvent)
Roméo, à part. – Moi qui pensait être un pure tiche, mais j’continue à rêver : un jour elle me dira « Bébé » quand elle me parlera dans l’oreille. Situation ultime. (— Roméo Elvis, Lenita)
Juliette. – J’offre les jardins de Babylone à ce garçon pour qui mon cœur frissonne. Grandis pas trop vite et attends-moi, je sais qu’un jour tu viendras vers moi. Y a pas que les grands qui rêvent, y a pas que les grands qui ont des sentiments : j’voudrais qu’il m’embrasse sur les lèvres. Pas comme une enfant. (— Juliette Armanet, Y’a pas que les grands qui rêvent) Et si la flèche était empoisonnée je donnerais sans hésiter mon coeur nu pour qu'il l'emmène loin, loin, loin ! Car c’est lui, l’amour de ma vie, je sais que c’est lui. Tout m’le dit : en lui tout est infini, le jour comme la nuit je suis à lui. (— Juliette Armanet, L’Indien)
Roméo. (plus fort, à Juliette) – J’arrive avec Swing en charivari ! Hé chérie j’arrive, laisse le vis-El contrôler tes nuits tel le moustique de Californie (— Roméo Elvis, Le capitaine)
Juliette. – Roméo ?! Serré, placé dans ta cachette secrète. (— Juliette Armanet, Petite Amie) t’es apparu d’un coup, comme la vie en personne. J’attendais plus personne, non non. (— Juliette Armanet, L’accident). Je rentrerai peut-être ce soir, avec toi, va savoir. Dans l’aube, éblouie j’mettrai au placard mes bagouzes, mes bobards ; En catimini oui moi ça me dit, moi ça me dit d’t’voir. Est-ce que toi ça te dit, un samedi soir dans l’histoire ? (— Juliette Armanet, Un samedi soir dans l’histoire)
Roméo. – En voilà une drôle de question, j’aurais pas passé des mois à t’faire la cour si j’avais d’autres femmes en tête : C’est toi ma raison d’être, viens à la maison babe ! [...] J’ai pris des résolutions : Je veux que tu glisses sur le sol, je veux qu’on s’épuise sur le divan, je veux que tu passes un disque de Queen, j’veux du soleil, je veux aller voir entre les cuisses dans le silence, jeveux envoyer la dynamite sur tes problèmes, récolter le fruit de notre nuit, loin du sommeil, bébé, j’suis toujours un romantique. (— Roméo Elvis, Drôle de question)
Juliette. – Roméo, tu es ma Californie, tes mots tendres nagent dans mon bikini. T'es mon blasphème, ma plus belle insomnie. (— Juliette Armanet, Alexandre







