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d e v o n
Peter Solarz
Cosimo Galluzzi
Sade Olutola
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

Kaledo Art

PR's Tumblrdome
Show & Tell
NASA

⁂
wallacepolsom

❣ Chile in a Photography ❣

★
Jules of Nature
occasionally subtle
trying on a metaphor
EXPECTATIONS
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PHOTOS DE CLASSE DE SUPER-HÉRO.ÏNE.S (SANS SUPER POUVOIR)
À Teillé, il n’y a pas d’école de sorciers abritant le futur Harry Potter. Il n’y a pas non plus d’enfant ayant découvert qu’il peut grimper sur les murs ou voler dans les airs. Et pourtant, vous allez écouter les histoires de jeunes gens d’entre 9 et 10 ans, qui ont déjà un passé de super-héros…
Ces deux photos de classe sont des oeuvres collectives rassemblant des témoignages individuels. Pour les préparer, je me suis inspirée de l’univers des Super-héro.ine-s, très familier aux enfants, pour l’adpater à notre monde ordinaire. J’ai amené ces enfants à se poser des questions : qu’est-ce qu’un super-héros sans super pouvoir ? En d’autres termes, qu’est-ce qui fait de nous des héros ?
Cliquez-ici pour écouter les créations des deux classes
Pendant une semaine, deux classes de CM1-CM2 ont planché sur ces questions en partant de leurs propres expériences. La fabrication de ces Photos de classe de super-hero.ines-s (sans super pouvoir) s’est déroulée en trois étapes :
l’écriture des témoignages : à partir de réflexions indviduelles puis collectives, chaque enfant trouve dans son parcours de vie une histoire dont il a été le héros et en écrit un texte.
l’enregistrement des histoires : ici, les enfants deviennent un peu comédiens. Ils sont debout devant un micro et, casques sur les oreilles, s’appliquent à donner vie à leur texte.
la création et l’enregistrement d’ambiance sonore : avec l’aide de Claudie Toublanc, intervenante musique, les enfants dessinent le paysage sonore de leur histoire. Des instruments et des objets constituent un instrumentarium à la Prévert… Sur la scène du théâtre de Teillé, prêté toute la semaine, se montent des orchestres éphémères et atypiques…
« Ce qu’on a fait nous a permis de dire des choses que l’on n’osait pas dira avant ».
Après cette semaine de création, je suis repartie avec, dans mon enregistreur, des histoires, des voix d’enfants, des paysages sonores, une chanson (!… vous la découvrirez en écoutant les Photos de classe). Il me revenait d’agencer tout cela, de mixer les ambiances sonores… pour le plaisir de vos oreilles et de celles de tous les super-héros que j’ai rencontrés cette semaine de décembre à Teillé !
Ce projet s’est déroulé du 11 au 15 décembre 2017, avec les CM1-CM2 des écoles primaires Saint-Pierre et Jacques Demy de Teillé. Merci aux enseignants pour leur implication : Gildas Chauveau (Saint-Pierre), Christelle Couraud (Jacques Demy), Claudie Toublanc (intervenante musique dans les deux écoles).
On décrit souvent les adolescents renfermés sur eux-mêmes, repliés sur leur smartphone, en quête de virtuel plus que de réel. Il n’en est rien. Il suf t de prendre le temps de réfléchir avec e
On décrit souvent les adolescents renfermés sur eux-mêmes, repliés sur leur smartphone, en quête de virtuel plus que de réel. Il n’en est rien. Il suf t de prendre le temps de réfléchir avec eux, de les écouter pour se rendre compte qu’ils ont les yeux et les oreilles grandes ouvertes sur ce qui agite notre planète... Et certains comptent bien prendre leur part de responsabilité dans un monde qui, de tout façon, ne les attendra pas. C’est ce qu’ils font entendre dans ce documentaire consacré à la question de l’engagement.
S’intéresser à l’engagement n’est pas aisé avec des jeunes de 13-14 ans. Comme dans mon travail, je pars toujours du témoignage, je craignais de collecter de grandes idées un peu abstraites. Le risque était qu’ils énumèrent de grandes causes qui écrasent, voire inhibent leur témoignage sur des engagements plus quotidiens. Pour éviter cela tout en captant leur révolte et leurs sujets d’indignation, j’ai choisi d’alterner la ction et le réel.
La ction, c’est l’écriture et la mise en voix et en sons, par les élèves, de 6 autoportraits de héro.ine-s d’aujourd’hui. À travers leur histoire, les adolescents pointent les sujets, les grandes causes qui leur tiennent à cœur. Puis, il y a la partie témoignage : là encore, les jeunes décrivent ce qui les fait réagir dans le monde et autour d’eux, ce qui les dérange, eux, personnellement ; leur manière de s’informer sur les causes qui les touche aussi. Mais cette partie sert surtout à faire émerger une question qui les concerne plus concrètement encore : aujourd’hui, dans leur vie, dans quoi s’engagent-ils ? Au l des réflexions et des témoignages de chacun, la classe a échangé sur ce terme d’engagement, sur ce qu’il recouvre comme champ d’action et sur leur façon à eux, aujourd’hui, de s’engager.
Le documentaire alterne donc entre ces trois registres : la ction, les paroles d’indignations et les témoignages d’engagement. Vous remarquerez que le titre est inspiré de l’œuvre d’Olivier Letellier et trouvé par les élèves eux-mêmes !
Les élèves ont pu découvrir, à travers ce projet, la notion d’écriture sonore et sa concrétisation sous forme documentaire. Un champ d’expression qu’ils connaissent peu. Ils se sont découverts aussi entre eux, comme me l’a rapporté un des élèves :
« J’ai bien aimé écouter les histoires des autres et qu’on ait du temps pour se découvrir ».
Ce projet s’est déroulé 5 sur jours entre le 12 mars et le 21 avril 2018 avec la classe de 4ème A du collège Agnès Varda de Ligné. Merci à Dominique Picat, professeure d’éducation musicale pour son implication.
Découvrez les portraits de héros ordinaires réalisés par des gens du coin...
1 - Hortense, la lle qui voyait loin - par Sandra Chassé, Laurence Garcia et Stanislas Mary-Garcia 2 - Mélanie, celle qui voulait être quelqu’un de bien - par Zohra Redjem. 3 - Papa rebelle, les débuts d’un bébé-boomer - par Frédéric. 4 - Rosalie, la poésie pour la vie - par Eric Richard.
Réaliser, à l’aide de l’écriture sonore, le portrait d’un héros ordinaire : voilà la mission pour laquelle s’étaient engagés Frédéric, Eric, Zohra, Sandra, Laurence et Stanislas. Ils s’étaient inscrits à l’atelier de création de Portraits sonores, qui avaient lieu à la médiathèque d’Ancenis. Ma mission à moi : les accompagner dans l’écriture du projet, la préparation des interviews et le montage.
Presque tous avaient déjà en tête la personne dont ils souhaitaient raconter l’histoire. Ils étaient là pour apprendre les techniques de la création sonore, certes, mais ils avaient surtout le désir de transmettre une vie qui les avait touchés. Cela a porté le groupe, moi y compris, pendant les quatre séances qui nous ont réunis. Lorsqu’ensemble, nous recherchions la forme la plus adaptée pour chaque projet (Un reportage ? Des lectures ? Quelles ambiances sonores ? Quoi garder ? A quoi renoncer ?), personne ne perdait de vue le fond, ce qui lui tenait à cœur, le sens du travail en cours. Il en a découlé une densité, une richesse dans nos échanges, qui ont permis à chacun de nourrir son projet. La qualité des portraits que vous allez écouter s’en ressent.
Merci au réseau des bibliothèques du Pays d’Ancenis Biblio l et à la médiathèque d’Ancenis.
Ce projet s’est déroulé durant quatre matinées entre le 17 février et le 14 avril 2018.
TOI, MON HÉROS ORDINAIRE
À travers le médium photographique, les élèves se sont intéressés à la notion du héros ordinaire. Qui peut-il bien être ? Faut-il être un sauveur, empêcher le décès de quelqu’un pour entrer dans la catégorie ? Ou bien, accomplir son labeur quotidien ou encore faire un geste simple, peut-il suffire à ce que l’on vous considère comme un héros du quotidien, finalement ordinaire comme vous et moi ? Voilà les questions que les élèves qui ont participé à ce projet se sont posées. Les projets présentés dévoilent en quelque sorte les réponses qu’ils ont apportées.
« Quand on nous a dit qu’on allait participer à un projet photo, j’avoue que j’étais pas super motivée. Mais en fait, on a passé une semaine géniale, et on a fait plein de choses différentes ! »
Si lire une photographie est une entreprise à priori simple – son langage étant universel – il n’est pas toujours aisé de comprendre les intentions de l’auteur ; c’est pour cela que les photographies s’accompagnent souvent de mots (cartel, présentation, légende, etc.). Dans ces projets menés aux collèges de Varades et d’Ancenis, les mots complètent les photographies : image et texte forment en quelque sorte les deux faces d’une même pièce.
Quand les uns ont travaillé en fiction, les autres ont développé une démarche documentaire... Au collège Saint-Anne à Loireauxence/Varades, les élèves ont imaginé leur personnage, presque toujours, en s’inspirant du réel. Durant cette semaine, ils ont fait des recherches documentaires, déterminé l’identité de leur héros. En parallèle, il leur a fallu repérer les lieux des prises de vue, penser décor et costume. Les dernières étapes ont été la prise de vue et l’écriture du texte qui accompagne la photographie réalisée. Au collège Guy Cadou à Ancenis, les élèves ont questionné l’invisibilité de certains métiers présents dans l’établissement. Durant cette semaine, ils ont débattu, partagé leur vision de la place du travail dans la société. Ils ont interviewé des travailleurs et retranscrit les entretiens, pour associer au portrait photographique, un portrait fait de mots. En n, ils ont réalisé une photographie à partir des informations recueillies.
Ces projets se sont déroulés du 18 au 22 décembre 2017 et du 19 au 23 février 2018. Merci aux élèves de 3ème A du Collège Saint-Anne, et de 3ème 5 du collège René-Guy Cadou. Ce projet n’aurait pas pu avoir lieu sans l’engagement des professeurs impliquées : Sylvaine Pajalic, Julien Leray, Nicole Letertre et Anne Botrel.
VOICI LA FRESQUE QUI ÉTAIT EXPOSÉE EN RESTITUTION.
RETOUR EN IMAGES
La semaine dernière, le projet Mille et un Visages s’est clôturé en beauté, au dire des présents : élèves, enseignants, parents, artistes, partenaires et porteurs de projets. Retour en images sur la première journée de restitution.
À leur arrivée, les classes participantes prennent leurs marques. Visite du théâtre Quartier d’abord. Derrière cette porte, Loïc Auffret accompagne les restitution des Brigades de Lecteurs et de Famille qui lit.
Dans le hall, une exposition retrace en images, les quelques mois qui viennent de s’écouler. On y découvre quelques-uns des Mille et un Visages du Pays d’Ancenis...
Edwige Beck, qui est chargée de programmation culturelle à Loireauxance, continue la visite. Ici, la classe de la commune découvre pour la première fois le travail accomplit.
À l’extérieur, Fabienne (COMPA), Catherine (Théâtre de Ligné) et Elen (Grand T) s’affairent. Les autres classes ne devraient pas tarder.
Le public est au rendez-vous. La Chapelle des Ursulines se remplit.
À l’extérieur, c’est le travail mené par Cécile Liège avec une classe du collège Agnès Varda qui est restitué. L’occasion de s’offrir une petite sieste. Non ?
Après une déambulation réjouissante entre photographie, mapping, création sonore et théâtre, il est désormais tant de découvrir la pièce - La nuit où le jour s’est levé - dernier spectacle de la compagnie Olivier Letellier - Le théâtre du phare, programmé cette année, dans le cadre de notre projet de territoire en Pays d’Anenis : Mille et un visages. Bye bye !
Maintenant que je m’engage, je ne veux plus m’arrêter.
En avril, c’est au collège Agnès Varda à Ligné que Cécile Liège - Le Sonographe - est allée animer un atelier sonore. Retour sur un projet qui a plongé les élèves de 4ème A au cœur de la notion d’engagement.
“ On décrit souvent les adolescents refermés sur eux-mêmes, repliés sur leur smartphone, en quête de virtuel plus que de réel. Il n’en est rien. Il suffit de prendre le temps de réfléchir avec eux, de les écouter pour se rendre compte qu’ils ont les yeux et les oreilles grandes ouvertes sur ce qui agite notre planète… “
Voilà comment l’auteure sonore introduit ce projet, à l’aube de sa présentation à la Chapelle des Ursulines à Ancenis. En invitant toute une classe à réfléchir collectivement à la notion d’engagement, Cécile Liège a découvert ce que cela représentait pour eux, quelles étaient les thématiques qui les touchaient particulièrement. Dans les échanges et les travaux réalisés ont été abordé l’homosexualité, les enjeux environnementaux, la justice sociale, les inégalités, les droits de l’homme ou le harcèlement.
“Je leur ai proposé un cadre de réflexion qu’ils ont su s’approprier”.
La parole s’est d’abord libérée sans qu’elle soit enregistrée. Le but était d’échauffer les esprits, de générer du débat et des idées. Très vite, Cécile propose aux élèves de passer à la technique : enregistrement, nettoyage de rush, montage. L’idée étant qu’ils puissent expérimenter toutes les étapes du travail. En effet, à l’instar des ateliers de Scouap (mapping) ou Adeline Praud (photographie), l’écriture sonore ne se résume pas à elle-même : de nombreuses étapes sont nécessaires pour aboutir au projet final.
“ Ce que m’importe c’est que chacun trouve sa place. Entre l’écriture, le théâtre ou la technique de prise de son, je me dis qu’il y a des chances que chacun trouve son compte”.
De la parole intime comme point de départ du projet, Cécile propose ensuite la réalisation de projets de fiction en groupe. Six autoportraits d’héroïnes d’aujourd’hui émergent alors. Quand un demi-groupe est à l’enregistrement des paroles avec Cécile, l’autre partie de la classe travaille avec Dominique Picat (professeure d’enseignement musical), à la création des ambiances sonores qui accompagnent les portraits.
Le risque était qu’ils énumèrent de grandes causes qui écrasent, voire inhibent leurs témoignages sur des engagements plus quotidiens. Pour éviter cela tout en captant leur révolte et leurs sujets d’indignation, j’ai choisi d’alterner la fiction et le réel. La fiction, c’est l’écriture et la mise en voix et en sons. À travers leur histoire, les adolescents pointent les sujets, les grandes causes qui leur tiennent à cœur. Puis, il y a la partie témoignage : là encore, les jeunes décrivent ce qui les fait réagir dans le monde et autour d’eux, ce qui les dérange, eux, personnellement ; leur manière de s’informer sur les causes qui les touche aussi.
Les six projets sont à découvrir les 24 et 25 mai à la Chapelle des Ursulines pour la restitution globale du projet Mille et un Visages.
http://www.lesonographe.net/
Quand le mapping fait ruche !
Pour sa troisième intervention, Scouap a été accueilli par le collège Guy Cadou, à Ancenis. Un trio d’enseignantes motivées - des professeurs de français, art plastique et musique - a soutenu ce projet, que nous pourrons découvrir fin mai dans la Chapelle des Ursulines à Ancenis.
C’est l’histoire de Jade, une jeune adolescente qui se fait harceler au collège. Son physique de garçon manqué semble avoir attiré les foudres du Harceleur et de son groupe. Soutenu par un ami secrètement amoureux d’elle - Mathieu - Jade doit aussi surmonter une relation conflictuelle avec sa propre soeur Angela, une jeune femme populaire, qui a honte de sa propre soeur.
Voilà le point de départ du travail mené cette semaine avec Scouap. Son rôle à lui : accompagner la réalisation plastique en mapping, raconter cette histoire en mobilisant le dessin, le son et la projection, pour enfin donner à voir, écouter et toucher ce projet interactif.
En entrant dans la classe, ce qui frappe, c’est la diversité des chantiers en cours. Des groupes dessinent, d’autres peignent, construisent, collent. À l’écart, un élève semble finir un montage sonore. La veille, une partie de la classe a enregistré les dialogues qui feront partie de l’installation. Une vraie ruche !
Louison, Heymad et Vincent se concentrent pour l’heure sur la dimension technologique du projet. Leur mission : connecter par des fils électriques des parties de l’installation ayant été peintes avec une peinture aux propriétés conductrices. En deux mots, ils tissent le réseau électrique qui donnera à cette installation plastique sa dimension interactive. Ils coupent, dénudent, percent et collent.
Les dessins réalisés par les élèves sont ensuite scannés avec l’aide de Scouap, qui prépare les fichiers, qui sont ensuite projetés sur le support-fresque.
Rendez-vous pour l’expo de restitution les 24 et 25 mai !
INTIMES PORTRAITS
Si l'outil ne fait pas le créateur, il est indéniable que son accessibilité favorise une démocratisation des pratiques. L’Iphone remplace la chambre photographique. L’enregistreur numérique se substitue au Nagra à bande magnétique. Oui, les outils numériques offrent à ceux qui le souhaitent les moyens d’une expression sensible, intime ou politique. Tutoriels et chaines Youtube à l’appui, les curieux geeks s’auto-forment. La bonne appli-couteau-suisse en main, la chaine de production se réduit : plus d’intermédiaire, le créateur-producteur-diffuseur peut s’auto-suffire.
L’outil ne fait pas le créateur mais il demeure son moyen d’expression. Le regard que l’être sensible porte sur le monde prend forme selon la technique choisie, une forme-médiation qui nous relit en tant que public à l’artiste, à sa sensibilité, ou encore à son intimité.
C’est ce que Cécile Liège a proposé à Frédéric, Eric, Zohra, Sandra, Laurence et Stanislas : utiliser l'écriture sonore pour réaliser les portraits de héros ordinaires. Chaque écriture a son langage, et les formes à disposition de l'auteur sonore sont variées. On peut choisir la fiction ou le documentaire. Travailler à partir du réel ou le re-fabriquer.
Si tout passe par l’enregistreur numérique, les sources sont diverses, les écritures aussi. Comment par exemple réaliser le portrait d'une personne décédée ? Chercher des témoignages. Déclamer ses poèmes. Retourner sur les endroits où elle a vécu pour enregistrer des ambiances. C'est le cas d'Éric, qui réalise le portrait de Rosalie, poétesse locale et résistante discrète. « Le plus difficile, c'est de se déprendre de sa matière » témoigne Éric, qui dans son projet s’intéresse à la poésie et à la fin de vie. Zohra quant à elle a choisi de réaliser le portrait de son amie Mélanie, dont la bienveillance constante éblouit la jeune femme. Dans son projet, elle souhaite montrer que « ce n'est pas si facile d'être quelqu'un de bien ». L'expérience créatrice a nourri l'amitié des deux jeunes femmes. Mélanie s'est redécouverte dans le regard de Zohra.
Les participants sont tous venus à l'atelier avec une idée de portrait. Le rôle de Cécile a été de les accompagner pour la préparation des entretiens (cadre, responsabilité journalistique, forme) et la réalisation du montage. Alternant pratique et théorie, en quatre séances, elle a permis aux jeunes auteurs, de découvrir une pratique artistique et d'aboutir à un projet.
Les portraits réalisés seront restitués aux théâtre Quartier Libre à Ancenis les 24 et 25 mai prochain.
www.lesonographe.net
Bas les masques !
La commune de Mésanger a accueilli le dimanche 8 avril un atelier de théâtre pas comme les autres : les participants étaient des binômes parent-enfant. Clément Bertani, l’un des trois comédiens de La nuit où le jour s’est levé, animait cet atelier.
Clément est comédien et metteur en scène. Il lui arrive aussi d’animer des ateliers. Mais ce jour-là à Mésanger, c’était une première fois pour tout le monde. Parent. Enfant. Comédien. Et moi, l’observatrice de service.
D’abord, poser les règles :
Ne pas se juger. Ne pas juger les autres.
Tout est autorisé. Amusons-nous !
Puisque le théâtre est l’art de l'émotion : soyons le plus proche de nous. Autorisons nous à ressentir !
Puisque le théâtre est aussi l’art de l'écoute et du regard. Observons-nous ! Écoutons-nous !
Et ça démarre.
De l’émotion, il y en a eu ! Dès le premier exercice en duo, elle était là, parmi nous. Imaginez-vous. Être vrai. Tomber le masque. Jouer de son corps et de ses sens avec cet autre. Ta maman ou ton papa. Ton fils, ou ta fille peut-être. Les barrières tombent. Je peux imaginer par-delà l’émotion, la joie, l’admiration, l’envie de pouvoir monter sur ce cube comme elle. Comme ma mère. Elle mime. Je parle. Imaginer ce qu’elle peut bien vouloir dire, mais le dire à sa place. Avec mes mots, moi qui n’est que dix ans. Parfois treize. Et puis il y a Clément. Deux heures et demie pour nous faire jouer. Deux heures et demie pour faire du théâtre, ou bien alors être le théâtre. Alors Clément, il s’adapte, car pour lui aussi l’aventure est particulière. Après ce premier exercice, il revoit sa copie. Les émotions sont déjà là. Prenons une autre direction.
Isabelle, Auriane, Julien, Thibaut, Lucie, Sonia, Laurence et Lea, s’emparent alors d’extraits de La nuit où le jour s’est levé. “Qui veut faire Suzanne ?”.
C - Fermer les yeux. Tourner sur soi cinq fois de suite et lancer le caillou au hasard. Ce sera l’ouest. Toujours plus vers l’ouest. Marcher sans se poser de question, faire confiance au vent. La nuit a pris ses aises. Pas un réverbère. Elle accélère le pas et finalement après deux heures de marche, au détour d’un virage, en haut d’une colline : de la lumière. Comme dans un film, comme dans un conte, un couvent posé là au milieu du néant. C - Devant la lourde porte en bois, la main de Suzanne frappe - trois coups J - « C'est pourquoi ? » T - « Je m'appelle Suzanne. » J - « Comment êtes vous arrivé là? » T - « Je ne sais pas » J - « Alors entrez. » C : La lourde porte en bois grince et s'ouvre doucement T - La Mère supérieure qui lui ouvre s’appelle Maria-Luz. J - Elle lui donne à boire, à manger, T - et la guide jusqu’à une chambre où elle pourra passer la nuit.
Entre lecture et jeu, une mise en scène se déploie. Le narrateur est en retrait. Suzanne et l'inspecteur sont au centre. Un cube devient table. L’un susurre à l’oreille de l’autre, l’autre déclame le texte instantanément.
Clément guide les duo-interprètes : “Vous êtes pas en narration, vous êtes l'inspecteur, Léa et Laurence. Vous êtes un peu un loup, alors amusez vous là-dedans. À vous. Quand vous voulez”. La scène s’achève. Les rôles s’inversent. “C'est super. Maintenant, essaye de parler un peu plus fort. Essaye de nous la raconter. C'est super”.
“Ce document n'est plus valide Madame. Seul les médecins sont habilités à signer des certificats de naissance…”
L’après-midi fut courte, riche et sans aucun doute intense. À 16h30, les duos reprenaient les chemins des maisons familiales. Clément lui, retournait sur Paris.
Pour rappel, cet atelier était programmé dans le cadre du festival Esprit de famille.
Rendez vous les 24 et 25 mai au théâtre Quartier Libre à Ancenis, pour découvrir sur scène : Là nuit où le jour s’est levé.
Spectacle en fiche de lecture
Catherine Verlaguet est l’auteure de « Maintenant que je sais », spectacle mis en scène par Olivier Letellier - le théâtre du Phare. Le vendredi 2 février, les élèves de 4èmeC du Collège Louis Pasteur de St mars la Jaille découvraient cette pièce. Voici le retour de certains. Mi critique - mi fiche de lecture, pour notre plus grand plaisir.
1. Les personnages
Hélène : c'est une femme journaliste et française. Elle a accepté un job pour aller à Rio de Janeiro.
Suzanne : c'est une femme Brésilienne qui parle français. Elle va devenir la traductrice et photographe de Hélène. C'est une dissidente de la dictature Brésilienne.
Luis : c'est un brésilien qui parle un peu le français. C'est le mari de Suzanne.
2. L'histoire
L'histoire se passe au Brésil. Une journaliste appelée Hélène s'engage à aller au Brésil pour prendre des photos pour la presse française sauf qu'à ce moment là se passait une dictature. Elle a rencontré un couple, Luis et Magdalena, qui adoraient la France, donc Magdalena savait parler français. Luis, Magdalena et Hélène se sont retrouvés autour d'une table pour parler d'affaires et de presse. Luis propose alors à Hélène de travailler avec lui et Magdalena sera sa traductrice.
Mais un jour, Luis se fait arrêter par la police et se fait torturer puis tirer dessus. Une semaine plus tard Hélène va au poste de police pour confirmer que c'est bien le corps de Luis. Ensuite, Magdalena, qui était enceinte, accouche sous X et abandonne l'enfant.
Pendant une semaine, Hélène n'avait pas de nouvelles de Magdalena. Alors elle se rend au poste de police et un gendarme lui confirme qu'ils l'ont retenue. Ils ont accusé Hélène d'être la complice de Magdalena, alors elle reçoit pendant des heures les mêmes questions sur son amie.
3. L'interprétation
La comédienne Jeanne FAVRE joue tous les personnages. On peut voir que sur son visage plusieurs expressions sont visibles : la colère, la tristesse, la révolte face à la liberté. Le ton et les gestes nous mettent dans la peau de l'histoire, lorsqu'on a l'impression qu'elle nous parle face à face. Ses déplacements sont réalistes, par exemple quand elle révolte et les accessoires (tables, tasse à café, chaise, foulard, la machine à écrire, détecteurs de musique) lui servent.
4- La mise en scène
La salle était entourée de chaises d'une couleur pour les spectateurs et d'une autre pour la comédienne. Il n'y avait pas de scène à proprement parler. Il y avait une certaine proximité avec la comédienne. Comme décor, il y avait une table composée d'une machine à écrire, une enceinte dissimulée et une tasse à café. Il y avait aussi d'autres tables et des chaises. Le son sortait d'une enceinte, il n'y avait pas de lumière.
5- Notre avis
« C'était très bien car c'était une belle histoire » Océane
« La mise en scène était bien faite » Némésis
« Elle l'a jouée de façon expressive » Charlène
« Elle a réussi à nous emporter dans son monde » Sohane
« J'ai bien aimé la proximité entre le public et la comédienne » Thaïs
« J'aurais aimé qu'il y ait une suite » Swann
« Il y avait des moments qui faisaient peur » Florian
« Il y avait du suspens » Jérémy
Par Gabriel, Antonin, Emma, Némésis, Hugo, Océane, Nathanaëlle, Thaïs, Lorenzo, Charlène, Sohane, Camille.
C’EST QUI TON HÉROÏNE ?
En écho à la thématique du projet - Mille et un Visages - Marine, une bénévole de Stereolux, qui est partenaire du projet, a réalisé un micro-trottoir. Elle a demandé au public de la salle de concert présent lors de la soirée - Les femmes s’en mêlent - qui était leur héroïne ?
De retour dans le pays d'Ancenis pour une 3ème semaine de résidence en milieu scolaire . Cette fois ci : Création d'une fresque interactive avec les 3ème du college de Cadou d'Ancenis dans le cadre...
UNE BRIGADE, OUI...MAIS DE LECTEURS
ICI, C’EST EN FAMILLE QU’ON LIT !
Olivier Letellier // L’ENTRETIEN
RENDRE VISIBLE L’INVISIBLE
ARTICLE RÉALISÉ PAR TOM RUISSEAU ET LOUIS MANCEAU, CLASSE DE 3ÈME5 - COLLÈGE GUY CADOU.
Dans le cadre d'un EPI français/arts-plastiques (Enseignement Pratique Interdisciplinaire), la classe de 305 du collège René Guy Cadou à Ancenis, a participé à un atelier numérique sur le thème des héros du quotidien avec la photographe Adeline Praud. Pendant une semaine, la classe s'est consacrée à ce projet.
Nous avons fait un quizz sur l'histoire de la photographie puis nous avons été initiés à l'art de prendre une photo, de la cadrer, la composer... L'objectif de ce projet artistique était de nous faire comprendre que ce n'est pas parce qu'un métier est peu visible qu'il n'existe pas, autrement dit nous devions rendre visible l'invisible. Nous avons interviewé quelques personnes travaillant dans l'établissement et les avons mis en scène dans des photographies.
Un agent d'entretien s'exprime :
"J'ai trouvé ce projet intéressant parce que ça vous fait voir l'envers du décor. Quand vous nous voyez faire le ménage, vous voyez pas tout ce qui y a autour, ça vous permet de voir tout le boulot qu'on fait. Moi je trouve ça super bien ce que vous faites."
Alexis et Xavier ont décidé de rencontrer Laurette, Agent d’entretien.
Emma, de la classe de 305 s'exprime :
"C'était une semaine très intéressante, on avait plus de liberté que d'habitude. J'ai préféré interviewer la personne choisie et la prendre en photo aux autres activités. Il y a des métiers qui se sont éclaircis grâce au partage des interviews qu'on a fait en classe.
(Photo par Mateo et Oscar)
Maëlys, de la classe 305 s'exprime :
"On a fait des activités originales, ça changeait de l'habitude. C’était intéressant et enrichissant. J'ai bien aimé la liberté qu'on a eu de partir prendre des photos et d''interviewer car c’était des moments où on pouvait discuter avec notre « personnage » et c'était cool."
Youn, de la classe 305 s'exprime :
"La semaine était très bien, il y a eu un peu de bavardage mais dans l'ensemble on s'est bien comportés. On a découvert des métiers, des facettes de la photographie. J'ai trouvé ça très bien. J'ai adoré l'interview et la prise de photos car c'était des moments de contacts enrichissants. Nous avons découvert la photographie. Ça nous a montré que certains métiers sont invisibles ou peu compris dans le collège."
(Photo par Esteban et Guillaume)
Nous avons aussi écrit des textes pour accompagner et mettre en valeur les travaux photographiques réalisés.
Adeline Praud, photographe professionnelle s'exprime :
"J’adore animer des ateliers. C'est pour moi important de transmettre ou d'utiliser mon médium artistique qui est la photographie pour mener des projets et permettre à des élèves d’interroger la société et de la regarder dans une approche documentaire. J”ai passé une bonne semaine car j'ai l'impression que ça a fait bouger des choses chez vous. (...) Je préfère le moment où je suis avec les élèves pour faire les photos, où je suis concentrée et les élèves aussi, où on est en petit groupe car c'est vrai que la difficulté dans ce type de projet c'est qu'on se retrouve, un artiste face à une classe de 30 élèves. C’est ce que les profs font tout au long de l'année, et selon moi, c'est héroïque. Même si les élèves sont tous individuellement intéressants, parfois en groupe, quand il faut tout le temps demander le silence, c'est sûr que c'est pas facile. La classe à été super, moi je suis très contente parce que les élèves se sont emparés du projet et qu'ils ont pris plaisir, enfin je crois”.
Nous remercions Anne Botrel, Nicole Letertre, enseignantes, Adeline Praud, photographe professionnelle et le personnel du collège René Guy Cadou qui a été interviewé et pris en photo.
TOM ET LOUIS