Séance 12 | Bilan du cours
En faisant partie dâune des premiĂšres gĂ©nĂ©rations de jeunes ayant grandi avec le web Ă porter de main, il est souvent difficile de prendre une position de recul et de considĂ©rer quels ont Ă©tĂ© les impacts rĂ©els de ces nombreuses technologies sur la sociĂ©tĂ©. Pour de nombreux jeunes, moi y compris, prendre le temps de considĂ©rer ces impacts se rĂ©sume gĂ©nĂ©ralement par se tourner vers ses parents et leur demander : « Comment faisiez-vous pour [insĂ©rer ici une problĂ©matique fictive qui peut ĂȘtre rĂ©glĂ©e par une simple recherche sur Google] lorsque vous nâaviez pas accĂšs Ă Internet? ». Le cours me permit donc de me questionner non seulement sur lâimpact des mĂ©dias numĂ©riques en gĂ©nĂ©ral, mais Ă©galement sur mon propre usage de ceux-ci.
Ce qui attira le plus mon attention parmi les nombreux sujets prĂ©sentĂ©s fut le contenu de la sĂ©ance traitant de la culture 2.0. Entendre parler du Web 2.0 et de lâinfluence des mĂ©dias numĂ©riques sur la crĂ©ation de contenus et sur la quantitĂ© dâinformation disponible nâest pas nouveau. Toutefois, dans le cadre du cours, ces diffĂ©rents concepts furent analysĂ©s en profondeur afin de dĂ©voiler de nouveaux phĂ©nomĂšnes qui tendent Ă demeurer invisibles lors dâune analyse sommaire. Par exemple, je fus surprise de constater que la dĂ©mocratisation des outils du Web social pouvait avoir une importance aussi grande au point de mener Ă lâapparition dâun nouveau type dâacteur, soit du professionnel-amateur. De plus, il est surprenant de constater que bien que les diffĂ©rents outils et technologies deviennent de plus en plus accessibles par le fait que leur coĂ»t, autant cognitif quâĂ©conomique, est en diminution, ce nâest toujours quâune infime quantitĂ© dâindividus qui profitent de cette dĂ©mocratisation pour produire leur propre contenu. Certes, plusieurs des outils nĂ©cessitent toujours un certain bagage de connaissance pour ĂȘtre utilisĂ©s, mais en considĂ©rant le fait que les gens sont de plus en plus actifs sur les diffĂ©rents mĂ©dias sociaux il est surprenant que ce ne soit toujours quâune certaine Ă©lite qui profite de la dĂ©mocratisation des outils pour se faire rĂ©ellement entendre.











