LA CULTURE QUĂBĂCOISE, CâEST QUOI?
Avant de vous plonger dans lâunivers quĂ©bĂ©cois, il faut comprendre ce que câest que dâĂȘtre quĂ©bĂ©cois. Il est difficile de le dĂ©terminer, mais en voici un essaie, ma vision Ă moi.
LA CULTURE INDIVIDUELLE : Câest ce qui appartient Ă un individu, ses connaissances gĂ©nĂ©rales. Pour moi, il sâagit dâinformation concernant la musique, lâhistoire des Ătats-Unis, de la Russie et de la famille Romanov, ainsi que de faits qui ne sont pas nĂ©cessairement utiles dans la vie de tous les jours. Par exemple, ma mĂšre, lorsque jâĂ©tais petite, regardait les courses de Formule 1. Jâai donc des connaissances sur le sujet. Tout comme je connais certains compositeurs classiques et leurs oeuvres grĂące aux cours de piano que jâai suivi dĂšs lâĂąge de six ans.
LA CULTURE COLLECTIVE : La culture collective englobe toutes les lois et tous les principes de la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise. Par exemple, on parle dâinclusion - bien que ces temps-ci, il soit possible de douter que cet aspect fasse encore partie de la culture quĂ©bĂ©coise avec lâarrivĂ©e du projet de loi 21 - ou encore de respect. Ces notions semblent ancrĂ©es dans la perception que les autres peuples ont des quĂ©bĂ©cois. La politesse Ă©galement. La passion pour le hockey. Lâamour de la poutine. Toutes ces choses sont parties intĂ©grantes de la culture quĂ©bĂ©coise. Comme fĂȘter la St-Jean en buvant de la Molson avec les Cowboys Fringants en musique de fond. Rien de mieux pour rĂ©affirmer lâidentitĂ© quĂ©bĂ©coise et sâaffirmer en tant que nation.
LA CULTURE POPULAIRE : La culture populaire, câest celle qui est approuvĂ©e par lâensemble dâune nation, dâun groupe. Câest celle qui est produite et apprĂ©ciĂ©e par le plus grand nombre. On peut penser lĂ Ă de grands auteurs, des acteurs, des sĂ©ries qui ont marquĂ© le paysage quĂ©bĂ©cois. On pense ici Ă Michel Tremblay et Les Belles-Soeurs, Ă Luc Dionne, Sophie Lorain, Fabienne Larouche, lorsquâil est question de tĂ©lĂ©vision. Fred Pellerin, conteur qui a fait connaitre son coin de pays Ă travers ses contes et lĂ©gendes. Patrick SĂ©nĂ©cal, qui donne dans lâhorreur, mais qui est tout de mĂȘme relativement grand public si on se fie Ă lâadaptation de nombres de ses livres en films. On peut aussi penser au Cirque du Soleil, Ă la musique traditionnelle des groupes comme Mes AĂŻeux et la Bottine Souriante. Elle est terriblement vaste et englobe tous les aspects de la culture, quels quâils soient et est difficile Ă rĂ©sumer. Elle peut tout de mĂȘme ĂȘtre un peu concrĂ©tisĂ©e par les galas en tous genres qui honorent tantĂŽt les artistes de lâheure, tantĂŽt les Ă©missions les plus populaires qui font parler la population au lendemain de leur diffusion.
LA CULTURE ĂLITISTE : Si Ă une Ă©poque, la musique classique, lâopĂ©ra et mĂȘme le théùtre pouvaient ĂȘtre associĂ©s Ă la culture Ă©litiste et Ă©taient rĂ©servĂ©s Ă une Ă©lite sociale, je crois que toutes ces activitĂ©s se sont grandement dĂ©mocratisĂ©es. Que ce soit en crĂ©ant un festival de musique classique comme celui qui se produit chaque Ă©tĂ© dans LanaudiĂšre, lĂ ou Maestro Kent Nagano a, pendant quelques annĂ©es, dirigĂ© un orchestre, ou encore en rendant plus abordable les spectacles des Grands Ballets ou de lâOpĂ©ra de MontrĂ©al, je crois que la ligne entre la culture Ă©litiste et populaire sâest grandement rĂ©duite. MĂȘme si, dans certains esprits, lâopĂ©ra, la musique classique et le ballet restent encore associĂ©s Ă une Ă©lite, je crois que pour la majoritĂ©, ce nâest plus vraiment une question dâĂ©lite que dâassister Ă ces spectacles, mais une question de choix et de prĂ©fĂ©rence.
LA CULTURE DE MASSE : La culture de masse se dĂ©finit comme quelque chose qui doit ĂȘtre mĂ©diatisĂ©. On peut penser ici au cinĂ©ma quĂ©bĂ©cois, aux Ă©missions populaires, que ce soit de tĂ©lĂ© ou de radio, ou encore la musique. On peut aussi inclure la presse Ă©crite (et maintenant numĂ©rique) comme Le Journal de MontrĂ©al et Ă tous les compagnies et marques gĂ©rĂ©es par Quebecor, qui contribue Ă enrichir les masses, mĂȘme si ce nâest pas, Ă mon avis, la meilleure source dâinformation afin dâĂ©duquer la population. Â















