La Saga des gens du Val au Saumon #surprise1
1 an! Il y a un an, nous rentrions d’Islande, les valises chargées de souvenirs et de ... livres. On ne se refait pas, surtout quand le pays a une riche et belle histoire “littéraire”.
1 an avant de me décider à commencer la lecture d’au moins une saga, de prendre le temps. Alors, j’ai profité de ces vacances,et oui, j’ai fait une entorse au “rallye lecture des livres du mariage” (et pas qu’une :p).
La saga des gens du val au saumon raconte l’histoire de la famille de Ketill au nez plat, un roi viking des Hébrides, dont les descendants, menés par sa fille, Aude la très sage, émigrent en Islande, et plus particulièrement dans l’ouest.
On ne peut pas faire mieux comme résumé, mais attention, comme toute les sagas, l’histoire n’est pas si simple et occupe bien sa centaine de pages.
Il est intéressant aussi de lire la préface de cette belle édition, offerte par mon amoureux. On en apprend un peu plus sur ce style si particulier qu’est la saga (et non, pas question de Stéphane Bern ici).
Les sagas font partie de intégrante de la culture, de l’histoire de l’Islande, et ne sont.... qu’islandaises.
L’Islande a été colonisée par des germains, des norvégiens, et des celtes, et chacun de ces peuples est venu avec ses traditions, ses habitudes notamment sociologiques, et sa littérature. On sait que les colonisateurs représentaient une élite, une aristocratie fière des ses origines - d’où un culte de la généalogie et de la famille -,et de l’histoire qui permet de récapituler les lignages, justifier l’évolution et conserver la mémoire des grands ancêtres et de leurs hauts faits.
Une saga est un récit, ou plutôt une certaine façon de composer un récit, en langue “locale” et en prose (élément essentiel). Ce récit raconte la vie d’un personnage important à divers titres, de sa naissance à sa mort, en insistant sur les temps forts et surtout, en ne le dégageant pas d’un contexte familial qui concerne aussi bien ses antécédents que ses descendants. Il importe au premier chef que le personnage principal se soit rendu capables de “gestes” dignes de donner matière à la saga. Il n’est pas nécessairement question d’héroïsme, c’est l’Homme avec une majuscule, dressé face à son destin et en triomphant qui intéresse les auteurs de sagas.
Merci à Régis Boyer, Professeur à la Sorbonne, auteur de la préface, pour ces éclaircissements.