Cette sensation d'eau froide glissant sur ton coeur brûlant lorsque son nom fait écho. Et qui brise, froisse, mâche, plombe, comme si le monde s'éteignait un instant.
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@oxygenisation
Cette sensation d'eau froide glissant sur ton coeur brûlant lorsque son nom fait écho. Et qui brise, froisse, mâche, plombe, comme si le monde s'éteignait un instant.
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A ces SOS qui ne sont que bouteilles jetées à la mer. A ces promesses qui ne sont que mots jetés en l'air.
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Getting lost is so easy
A S E P T I S E
Il me semble que le monde avance, que les gens se débrouillent et filent dans leur nouvelle vie. Leurs peines se sont tus, leur fougue disparus, leur doigts endoloris ont glissés sur ceux d'un autre. Personne.
Ce soir, j'ai lu et relu cet ask, témoin d'un déchirement intérieur oublié, qui lui aussi, s'est tu. Je le croyais envolé, pansé, rétabli, mais la réalité est que le monde me semble simplement aseptisé. Plus d'envie, plus de fougue, ni douleur. De l'amertume et de l'inconscience, une plongée en avant sans réflexion dans les brèches de joie et d'éclats. Autrefois, je mettais en garde contre le rejet du senti, ne traduisant sa fin que comme une offrande au néant et à la douleur stagnante et dévorante d'ombres et lumières. Mais il est bien pire encore que l'effet sur soi même. Il est que, ce monde si beau, ce ciel si pur, ces gens si inspirants se ternissent et n'offrent plus rien que décadence et inintérêt. Un désarroi non senti, une déprime lourde que l'on soulève comme rien, une vision flou et centrée sans plus prêter attention aux alentours. Ce soir, j'ai tenu des morceaux brisés de mon moi et ai tenté de les recoller, de me les rapporter. Comme si je m'étais involontairement laissée une échappatoire à la boite noire dans laquelle j'avais fini par m'enfermer. Pourtant, mon cœur ne bat plus. Ne s'emballe plus. Les yeux humides me font voir trouble. Les souvenirs reviennent d’outre tombe, comme oubliés. Mais le cœur, lui, reste éteint. Il ne se réveille pas, ne bat pas autrement, ne s'alourdit pas incommensurablement. Il reste muet, comme le monde dans lequel j'ai voulu le baigner pour le protéger. Ce soir, je me rend compte que deux ans plus tard, je ne sais pas plus où j'en suis que l'enfant mature qui se tenait péniblement devant le monde et qui pourtant avait la force de regarder les cieux et l'âme des autres pour s'en inspirer et s'y ressourcer. J'avais l'habitude d'être laissée, de partir avant d'être laissée, de m'infiltrer, soigner, éblouir puis m'enfuir de la vie d'autrui. "Une ombre blanche effrayée par ce qui pourrait la tâcher" avais-je écris, est aujourd'hui "une silhouette floue qui ne touche ce qu'elle ne voudrait voir casser". Ce soir, je me vois moi, et mon moi passé si ressemblants et morts à la fois. L'un vivant de la douleur et la compassion du monde. L'autre n'ayant plus d'échos sur son existence. Je voulais que James Stark m'enseigne sur "la douleur, le sentiment de puissance et de liens protecteur" qui le brûlaient. Je sais aujourd'hui que sa maîtresse n'était rien d'autre que sa mort intérieure. Téméraire et dévoué pour ses amis, errant lorsqu'il est seul, sans personne pour qui briller. Je me sens comme James Stark. Je suis vue comme James Stark. Gardiens des hommes sans renommés, dévoué au monde même si le goût n'y est plus, incapable d'appeler à l'aide par peur d'être privé du pouvoir de secourir. Sauf qu'il fut sauvé, et que je flotte toujours calmement à la surface des eaux sans fonds.
271116
Je me fais remarquer par ma discrétion.
(via imparfaite-1)
vous savez j'suis en train de m'effacer, je ne parle plus, je ne réponds qu'à un message sur trois, je marche lentement, je reste des heures à regarder le vide, je n'ai plus envie de rien, je me réveille à quatre ou cinq heures du matin en tremblant ou en pleurant, je m'habille encore plus n'importe comment que d'habitude, je ne lis plus, je n'écris plus ; vous savez, j'ai l'impression que mon coeur bat de moins en moins vite et que ma peau est de plus en plus pâle j'écris ça ici parce que j'ai besoin que quelqu'un m'entende, j'ai besoin d'arracher cette chose à l'intérieur de moi qui me rend transparente, j'ai besoin de savoir que je ne suis pas morte
A mes victoires qui ne sont que subterfuges, que choses suspendues. Ces émotions perdues que l'on a enfermées pour en jeter la clef.
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