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AmbianceâŠÂ
La vie : ce long apprentissage pour atteindre enfin la force et lâindiffĂ©rence.
Elle nâa jamais su Ă©crire lâamour et la sĂ©duction. Alors elle Ă©crit la peau, lâattraction, le dĂ©sir. Dans ses carnets, elle dĂ©crit le corps des hommes. Ce quâils ont de beaux dans leurs rondeurs, dâĂ©mouvants dans leur fĂ©minitĂ©. Elle dĂ©crit ces corps solides, virils, qui laissent entrevoir, au dĂ©tour dâun geste ou dâun fragment dĂ©nudĂ©, la douceur Ă©vanescente dâun genre incertain. Elle Ă©crit ce qui lâattire, car elle ne sait faire que ça. LâĂ©piderme, les odeurs, les saveurs. Elle Ă©crit lâĂ©lan, cette force de vie qui la tire de ces limbes que parfois elle frĂŽle. Ces mouvements de lâĂąme qui lâont poussĂ©s Ă vouloir effleurer, toucher et faire vivre le dĂ©sir. Elle Ă©crit lâemportement, la fougue, les fureurs et les symphonies de leurs corps accordĂ©s. Elle Ă©crit les battements du cĆur et de lâĂąme Ă©chauffĂ©s de voluptĂ©s, de jouissances et dâharmonies sensuelles...Â
Elle Ă©crit ça : sa peau, son corps. De maniĂšre crue parfois. Parce quâelle ne sait pas dire le resteâŠ
Sans doute.
OĂč nous trouvons-nous lorsque dâautres gens rĂȘvent de nous ?
Cees Nooteboom / 533 - Le livre des jours
(Mais plus encore, oĂč nous laissent-ils lorsquâils cessent de nous convier au cĆur de leurs rĂȘves ?)
âFaut pas faire le malin avec les mots. Faut les aimer. Ăa file du bonheur, les mots.â
â Richard Bohringer, Le bord intime des riviĂšres
Et ce poĂȘte, elle lâimaginait bien murmurer quelques vers avant que sa bouche ne se pose sur ses lĂšvres...
PassĂ© le genou oĂč la main se creuse comme une semence qui germe en soulevant un peu la terre, je vais vers ton ventre comme vers une ruche endormie. Plus haut ta peau est si claire que les jambes en sont nues pour tout le corps et mon regard s'y use comme au plus tranchant d'un Ă©clat de soleil. Au-delĂ , il y a ta lingerie qui sert Ă t'offrir et Ă colorer mon dĂ©sir. Tes cuisses, lisibles de toute leur soie, se desserrent et je vois la ligne de partage de ta chair.
Lucien Becker - Le dĂ©sir nâa pas de lĂ©gende
âRegarde-moi... Câest comme une caresse quand tu me regardes... Je voudrais tant que tu me regardes toujours....â
âElle voulait le faire crier, le marquer assez pour que sa peau, son corps, longtemps se souviennent dâelle...mais ce quâelle voulait surtout, câĂ©tait de lui faire ressentir le plaisir si particulier des laniĂšres de cuir fouettant la chair.â
âOui, bien sur que tu peux regarder... mais juste regarder. Et rien dâautre...â
ĂpuisĂ©s, ils sâĂ©taient endormis sur les draps blancs froissĂ©s. La fenĂȘtre ouverte de la chambre laissait passer quelques bruits nocturnes estompĂ©s par la chaleur Ă©touffante de cette soirĂ©e dâĂ©tĂ©. En rĂ©alitĂ©, elle avait sommeillĂ© plus quâelle nâavait dormi. Ăcoutant longtemps le bruit de la respiration de lâamant. Se remĂ©morant le film de ces moments oĂč ils sâĂ©taient tout donnĂ© lâun Ă lâautre : bouches, seins, fesses, chatte, queues, testicules. Durant cette nuit, elle avait revĂ©cu sa bouche sur sa vulve, ses couilles entre ses lĂšvres, ses doigts dans son ventre, sa queue dans... Et au matin, lorsquâil sâĂ©tait levĂ©, elle nâĂ©tait dĂ©jĂ plus quâun corps prĂ©parĂ© aux prochains assauts. Sommeillant, elle lâavait senti se glisser de nouveau Ă ses cĂŽtĂ©s.Â
Il a posĂ© sa bouche sur son Ă©paule. Lâa embrassĂ©e. Puis elle ne sait plus. Il y a longtemps dĂ©jĂ ... Sâest-elle retournĂ©e ? Ătait-elle dĂ©jĂ allongĂ©e sur le dos ? Sa bouche a-t-elle suivi le chemin de sa colonne ? OĂč sâest elle posĂ©e sur lâun de ses seins, puis son ventre avant de... ? Mais câest sur : au matin, il Ă©tait lĂ . Entre ses cuisses. La dĂ©vorant, lâouvrant, ouvrant ses lĂšvres de sa langue, buvant. Il grognait (de plaisir ?) comme un animal. Elle a senti son nectar couler hors dâelle. Sortant de son ventre Ă elle pour passer Ă sa bouche Ă lui. Et comme un reflux, cette vague qui expulsait Ă©tait contrĂ©e par la montĂ©e du plaisir quâil lui offrait de sa bouche. Elle a pris sa tĂȘte entre ses mains. Sans doute (il y a longtemps dĂ©jĂ , elle ne sait plus)... Lâa collĂ©, lui, entier, contre sa chatte. Pour que sa bouche la pĂ©nĂštre et pour quâil y pĂ©nĂštre avec le plaisir. Dans sa jouissance, elle voulait tout lâhomme au fond de son ventre. Â
Il y est toujours...
Car les femmes sont ainsi faites quâelles conservent Ă jamais et au plus profond dâelles... leurs amants.
âĂ partir dâaujourdâhui, jâai dĂ©cidĂ© dâĂȘtre profondĂ©ment Ă©goĂŻste...â
âDĂ©shabille-moi, doucement ce soir sâil te plait... sans te presser... Que chaque parcelle de ma peau te saute Ă nouveau aux yeux. Que chaque fragment de mon corps soit pour toi une redĂ©couverte. Dis-moi que câest possible... Quâil nây a pas que les premiĂšres fois qui peuvent tâĂ©mouvoir...Je suis nue sous ma robe, pour toi... mais prends le temps je tâen supplie. Fais moi le cadeau de cette ultime tendresse....â
âRegarde... Je vais la placer entre mes jambes. La faire entrer en moi. Elle mâemplira avant de tâemplir toi. Tout dâabord, tu la verras. Droite, bandĂ©e. Te viendront alors des envies irrĂ©pressibles. De ces mĂȘmes envies quâont les femmes parfois : y goĂ»ter, la soupeser, la tenir... puis tu la sentiras, bandĂ©e, dardant contre tes fesses. Tu les tendras alors vers moi et tu me supplieras. AppuyĂ© contre ce mur. Alors doucement, ma queue tâenvahira...â
âRemplis-moi, abreuve-moi de tes sucs les plus intimes... je les veux... tous...â
 - Et puis ?
- Ta peau, lĂ entre tes jambes.
- Et encore ?
- Les poils qui ornent ton ventre.
- Et ?
- Tes tétons qui pointent sous ma bouche.
- Mais en plus ?
- Les saveurs de ta chair, si diffĂ©rentes en fonction de lâendroit oĂč je passe ma langue.
- Rien de mieux ?
- Ta queue... et puis son gland qui se découvre quand je te suce au matin.
- Autre chose ?
- Tes c.... lourdes et pleines que jâaspire et je croque.
- Juste ça ?
- Ton corps... pour moi...
âDĂ©shabille-toi et viens poser ton corps nu contre mon corps... Tu sais ce que fais ta peau contre mon corps encore habillĂ© ? Elle sâabandonne... Et jâaime tâavoir ainsi entre mes mains. Te sentir fragile. DĂ©sarmĂ©. Offert. Tâavoir pour moi. Te possĂ©der de mes caresses. Te remplir de mes baisers. Toucher ta peau. A en faire courir des frissons. Sucer tes lĂšvres. Mordre tes tĂ©tons. Effleurer tes fesses. Voir ton sexe nu. Le faire sâĂ©riger entre mes doigts. Puis tâordonner de tâhabiller... peut-ĂȘtre... ou pasâ
âSi on me pose la question je rĂ©ponds que je suis sapiosexuelle. J'ai toujours eu le sentiment que c'Ă©tait une sorte de joker pour Ă©viter de rĂ©pondre que ça fait trop longtemps que t'as pas baisĂ©.âÂ
@blanchegadin twitter
âIl y avait de la confiance dans cette façon quâelle avait de relever ses cheveux, de dĂ©couvrir sa nuque et ainsi de lui livrer cet endroit hautement sensible dâelle... il en a profitĂ©...â