Les relations internationales
Relations sorcières et moldues
La CIMS (Conférédration Internationale des Mages et Sorcières) est une organisation internationale intergouvernementale. Son rôle principal est d’unifier la communauté magique mondiale. Ainsi, on lui doit la ratification des accords d’Ys sur le Secret Magique de 1692, ainsi que le décret sur l’interdiction de la chasse au Troll de 1777. Il est également à l’origine de la charte des droits du Sorcier et des Créatures Magiques de 1789.
La majorité des gouvernements sorciers ont adhérés à la CIMS. Toutefois, à l’instar du Liechtenstein et de la Belgique, une poignée a refusé de rejoindre l’organisation et sont de fait ostracisés par les pays membres.
La CIMS et la Deuxième Guerre Mondiale
Fervente défenseuse du Secret Magique, la CIMS voit d’un très mauvais œil les évènements qui se trament en Europe. Toutefois, sans preuve tangible, elle ne peut mettre à l’œuvre son arsenal de sanctions militaires et commerciales. De guerre lasse, elle a fait mandater ses meilleurs agents pour découvrir la vérité concernant les mouvements pro-moldus et ceux plus préoccupant des impérialistes sorciers. Ils prennent leur quartier au sein du Département de la Coopération Internationale du Ministère de la Magie britannique en juin 1940 afin de mener à bien leur chasse aux sorcières. (voir Checquy)
Département de la Protection du Secret Magique (Checquy)
Dès la promulgation des accords d’Ys, la CIMS doit faire face à un besoin grandissant d’intervention sur le territoire international. Plus qu’une force décisionnaire, elle se constitue également une garnison armée apte à être activée en cas de catastrophe de large ampleur. C’est la naissance de la Checquy. Son intervention est toujours mandatée par un vote au Conseil de Sécurité. Contrairement aux moyens employés par les forces étatiques, l’organisation n’est pas réputée pour son éthique. Tous les moyens sont bons pour protéger le secret magique quitte à laisser quelques moldus accrochés sur la poêle de l’histoire. Des dégâts collatéraux sont parfois inévitables – l’invasion du Titanic par une colonie entière d’êtres de l’eau en est un exemple flagrant.
Leur hiérarchie fait écho au système des échecs. A leur tête, la Cour est composé un duumvirat, nommé Lady et Lord, eux-mêmes secondés par une Tour chargée des affaires domestiques et d’un Fou pour les seconder (PNJ). Sont employés sous leur auguste autorité aussi bien des langues-de-plombs assermentées que des magizoologue, des médicomages ou des gardiens du secret.
Les Cavaliers, au nombre de deux, sont chargés de diriger les pions sur le terrain. Ils ont sous leurs ordres six unités capables d’intervenir rapidement et de supprimer tout élément constituant un danger pour la Sécurité Magique Internationale. L’une d’entre elles a été déployée à Londres après les manifestations pro levée du secret magique à des fins d’enquêtes. On retrouve dans leur rang d’anciens aurors, des tireurs d’élites de baguette magique, des oubliators et des briseurs de sorts.
Vieille puissance magique, la France est avant tout une terre de liberté et de lumières. Bercée par les idéaux révolutionnaires de 1789, le Ministère des Affaires Magiques est créé dès 1790. Nul roi à la tête des mages et des sorcières mais bien une roturière et une née-moldue : Olympe de Gouge. Si la majorité des aristocrates et des nantis ne sont pas chassés et passés au tranchant d’une lame de guillotine, ils forment une arrière-garde majoritairement rétrograde sur la question des nés-moldus et du sang.
La France sorcière se veut être méritocratique et investit l’argent publique dans la scolarisation complète de tout élément sorcier vivant sur son territoire. Bien que respectant les accords d’Ys, les gouvernements sorciers français successifs ont la réputation fâcheuse d’avoir une lecture assez libérale du secret magique et il est de connaissance commune que les Bouches-Cousues ont pu faire preuve d’ingérence dans le monde politique moldu comme ce fut le cas pour le très regretté Jean Jaurès.
La France sorcière et la Seconde Guerre Mondiale
Le temps de l’harmonie n’est plus. Le peuple sorcier a peur et se replie vers les grandes cités magiques telles qu’Ys, et Paris afin d’échapper à l’ennemi. Comme en Grande Bretagne, les nés-moldus sont mobilisés et envoyés s’ennuyer sur la ligne Maginot jusqu’en mai 1940. L’armée en déroute se replie face à la percée allemande et cherche à fuir par la Manche où on les refoule. A Paris, c’est la débandade : les orléanistes de l’arrière-garde prennent le pouvoir lors d’une réunion exceptionnelle des deux chambres législatives. Le Roi Jean III est couronné. Il ratifie un armistice avec le Völk allemand en échange de quoi, le nouveau gouvernement et le peuple sorcier peuvent jouir d’une certaine liberté en deçà de la ligne de démarcation. Les nés-moldus sont, quant-à-eux raflés et emmenés vers une destination inconnue.
Ceux qui refusent l’humiliation prennent les derniers portoloins encore en état de fonctionnement et se retranche dans les colonies ou dans les Etats du CIMS encore libre. La Grande-Bretagne doit alors faire face à une vague de migrants sans précédent. On les parque dans les habitations humides et insalubres de l’allée des Embrumes qui est rebaptisée Little Frog par les londoniens.
Les relations entre la Grande Bretagne et la France
Si une vieille rivalité a toujours existé entre les deux nations, il n’a jamais été question de rompre les relations cordiales qui les unissaient jusqu’alors. Toutefois, le coup d’état de 1940 a mis un frein à cette camaraderie et l’on peut dire que le lien qui les unissait est définitivement rompu.
Nation de scientifiques et de technomages, la Belgique sorcière a toujours fait grincer les dents de la CIMS qui a dû gérer à coup d’intervention musclée et d’oubliators les débordements souvent visqueux et tentaculaires des créations des Grafters comme ils aiment se faire appeler. C’est d’ailleurs à cause de l’invasion de l’île de Wright par des créatures innommables conçus par ces savants de talent que les accords d’Ys ont dû être signés.
Expulsés de la CIMS après avoir refusé de ratifier les accords d'Ys, les sanctions internationales ont failli mettre le pays en banqueroute et ce n’est que de justesse et en trafiquant des élixirs de longue vie et divers artéfacts qu’ils arrivèrent à relancer leur économie. Discrets, amoureux du secret, spécialistes de la métamophose et potionnistes de génie, c’est un peuple qui se dissimule bien au sein des moldus.
La Belgique sorcière pendant la Seconde Guerre Mondiale
Intégrés à la société moldue, les Grafters ont pris les armes avec leurs compatriotes lorsque l’Allemagne a envahi leur pays. Repoussés jusque sur les côtes, des centaines d’entre eux ont été contrait de fuir vers le Royaume Uni pour y trouver refuge. Le seul problème ? Depuis l’invasion de l’île de Wright au XVIIe siècle, ils y sont déclarés comme persona non grata.
L’Espagne est une vieille monarchie sorcière. Traditionaliste, rigoriste, elle reste facilement sur son quant à soi et semble assez peu ouverte aux autres formes de culture. L’Inquisition a laissé sa marque sur les mœurs sorcières. Ainsi, s’il semble que les pertes humaines furent plus que minimes, il n’en demeure pas moins qu’il fallut, pour le bien de la communauté, se retrancher dans des zones inhospitalières reliées entre elles par un curieux système de portoloin. Zugarramurdi, village perdu au cœur des montagnes navarraises, devient l’un des centres névralgiques de la Magie Ibérique.
Les sorciers espagnols soutiennent majoritairement la défense du secret magique et tiennent les moldus pour responsables de leur malheur. Afin de limiter le nombre d’obscurial, les nés-moldus sont envoyés à Beauxbâtons comme leurs condisciples. Il leur est toutefois impossible d’intégrer la société sorcière à l’issue de leur scolarité. Sujets de seconde zone, ils ne jouissent pas des mêmes droits et des mêmes devoirs que les sorciers de lignées plus anciennes. Une importante diaspora s’est donc formée en France. Ce sont eux qui ont milité pour une intervention sorcière pendant la guerre civile.
L’Espagne et la Seconde Guerre Mondiale
Officiellement neutre, l’Espagne moldue comme sorcière ne prend pas part aux conflits. La majorité des mages soutient le Roi qui défend une politique protectionniste. Ils sont idéologiquement alignés avec le Völk.
L’Italie Sorcière est une monarchie constitutionnelle. Elle ne s’intéresse que très peu au monde moldu qu’elle juge inférieure. L’accession au pouvoir des fascistes est toutefois perçue avec bienveillance. En effet, le gouvernement sorcier gage qu’il faut un pouvoir fort pour maîtriser cette engeances des plus remuantes. En 1935, ils accompagnent discrètement les armées italiennes lors de la campagne d’Ethiopie et s’ils ne participent pas à l’annexion de ce territoire, ils ne dénoncent pas l’asservissement de ce peuple fier. Traditionalistes et puristes, ils ne sont pas rares ceux qui considèrent la magie sans baguette comme une abomination. D'où leur propension à juger les autres à l'aulne de leur culture.
L’Italie et la Seconde Guerre Mondiale
L’Italie sorcière tout comme l’Espagne conserve une neutralité de façade. Ils ne prennent pas part aux conflits et imposent une politique traditionnaliste et protectionniste au peuple sorcier. Ils sont idéologiquement alignés sur le Völk.
Impérialistes et profondément anti-moldu, la Chancellerie Sorcière Allemande (Völk) met en place, dès 1930, une politique profondément restrictive concernant ses ressortissants muggelgeboren. Considéres comme impurs, ses derniers sont privés de leurs droits fondamentaux et sont, au mieux, renvoyés dans la société non magique. A partir de 1933, face à l’augmentation inquiétante des cas d’Obscurial, la CIMS somme le Völk allemand de régler le problème sous peine de sanction. Des enquêteurs sont d’ailleurs dépêchés sur place mais aucune preuve tangible concernant la levée du Secret Magique n’est alors trouvée.
Parallèlement, le gouvernement nazi est approché par les membres de la Völk via L’Ordre de Thulé, une société occulte au centre des croyances pangermanistes. En échange d’informations sur l’Hyperborée, cette Atlantide du Nord recherchée par les penseurs du Reich et de quelques démonstrations magiques fumeuses, les influenceurs sorciers s’assurent de la volonté impérialiste d’Hitler. La guerre et les atrocités commises au nom du Furher permettent de forger des alliances avec les différents gouvernement sorcier, de décréter la fin du Secret Magique et de prendre le pouvoir sur les moldus dans un but d’asservissement pour le bien de tous.
Le Völk et la Seconde Guerre Mondiale
A partir de 1939, la guerre est déclarée sur la quasi-totalité du territoire européen. Si certains gouvernements se rangent sous la protection de la CIMS et clament leur allégeance à la Protection du Secret magique comme Le Royaume Uni ou la France, beaucoup se tourne vers la Chancellerie Sorcière Allemande et considère son modèle comme une réponse adéquate et sûre à la menace moldue. C’est notamment le cas pour la Russie tsariste sorcière qui s’y allie dès 1936. Certains gouvernement, sous couvert d’une certaine neutralité, ne cache que très partiellement leur accointance douteuse avec le Völk allemand. C’est notamment le cas de l’Italie et de l’Espagne qui apportent un soutien sans condition à l’Allemagne sorcière lors des différents Conseil de Sécurité qui émaillent l’année 1939 – 1940.
L’Union des Républiques Socialistes Sorcières est fondée le 30 décembre 1922. C’est un Etat fédéral transcontinental à régime communiste. Plus vaste Etat Sorcier du monde, L’URSS s’étend sur un sixième des terres émergées et s’étend de la Mer Baltique à l’Océan Pacifique. Son territoire reprend la majeure partie de l’Empire Sorcier Russe excepté des territoires de la Russie, du Royaume de Pologne et de la Finlande, indépendante depuis la guerre civile sorcière russe (1918-1921).
Les pays formant l’URSS jouissent d’une certaine autonomie sur la question culturelle. Toutefois, si chaque Etat est dirigé par un Praesidium, les décrets viennent directement du Politburo siégeant dans la ville portuaire d’Odessa en Ukraine.
Progressiste par bien des côtés, l’Union des Républiques Socialistes Sorcières prône l’égalité comme valeur étalon. Les Nés-Moldus sont accueillis avec chaleur alors que les vieilles familles de Sang-Pur sont amenées à se métisser avec des lignées moins homogènes sur le plan génétique. Ceux qui résistent sont considérés avec suspicion et deviennent très rapidement traitres au Parti.
Les moldus sont traités comme des frères et il semble évident que le Politburo milite pour la levée du Secret Magique afin de faire profiter l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques des avancées technomagiques de leurs cousins sorciers.
Cet Etat n’a pas demandé à adhérer au CIMS qu’il considère comme le vestige bourgeois et romantique d’un monde en pleine décrépitude.
Le Politburo et la Seconde Guerre Mondiale
Le pacte germano-soviétique est signé le 23 août 1939 à Moscou. Il proclame le renoncement au conflit entre les deux pays ainsi qu’une position de neutralité si l’un des deux pays signataires est attaqué par une tierce partie. Chaque signataire promet de ne pas rassembler de forces aux frontières de l’autre parti. Le pacte semble être également respecté par les socialistes sorciers qui gardent une certaine neutralité. Toutefois, les velléités d’expansion de la Chancellerie Sorcière Allemande ainsi que la revendication d’un homme suprême et la classification des nés-moldus comme une sous-race font fourbir leurs armes à certains généraux particulièrement tatillons sur la question de la pureté du sang.
La Russie sorcière tsariste
Exangue, la Russie Sorcière Tsariste vit sur les ruines de son empire. A sa tête, un tsar sauvé des flammes par une poignée de généraux loyaux et des nobles décadents. Elle tente de survivre à la lente agonie de son mode de gouvernement dépassé et oeuvre dans l'ombre afin de lutter contre le changement et de conserver son ancienne influence. Dans les couches les plus basses de la société, le peuple, enhardit par la victoire des nés-moldus en URSS militent pour la chute de ce régime appartenant irrémédiablement au passé. Dans l’ombre des courbettes, et des genoux usés, ils aiguisent les lames de leur vengeance.
La Russie Sorcière Tsariste n’est plus que l’ombre d’elle-même. Une puissance déchue que l’on fait semblant de respecter comme l’on ferait d’un vieux patriarche gâteux. La CIMS fait bonne figure devant le vieil ours édenté et le compte encore au conseil de sécurité.
Prônant l’usage traditionnel de la magie et les traditions, les aristocrates, effrayés par les mouvements de protestation de plus en plus violents tentent d’écraser sous les décrets et les arrestations arbitraires, la vindicte populaire. Tout en laissant la roture dans la misère la plus totale, ils organisent de somptueux banquets dans le faste écœurant de leur palais. D’après les sujets de leurs majestés, si ce n’est la Révolution, les grandes familles finiront par s’entre-dévorer elles-mêmes. Les nobles sont des loups pour les nobles comme diraient le dicton.
Le Tsar et la Seconde Guerre Mondiale
Particulièrement paranoïaque, la noblesse tsariste impose un joug intraitable sur les nés-moldus qui sont relégués à des tâches subalternes. Alliés des Allemands, ils ne cachent pas leur mépris pour les moldus qu’ils jugent être responsables des malheurs de leur mère patrie. Ils veulent les voir ramper et sont prêts aux pires exactions pour retrouver leur gloire d’antan.
Le Congrès magique des États-Unis (MACUSA) est fondé en 1693, en conséquence des procès des sorcières de Salem et a été inspiré par le Conseil des sorciers britannique. À ce moment, son but premier est de mettre fin aux agissements des Ratisseurs, de les traduire en justice et de renforcer les lois pour lutter contre les sorciers criminels européens. Cet héritage légaliste ainsi que l’incident de 1790 et les sanctions de la CIMS en ayant découlées, en font l’un des gouvernements sorciers les plus stricts sur la question de la protection du secret magique. Les mariages mixtes entre les Non-Majs et les sorciers sont strictement prohibés. Les Nés Non Majs sont retirés de leur famille et envoyés étudier à Ilvermorny comme pupille d’Etat.
Le Congrès Magique des Etats Unis et la Seconde Guerre Mondiale.
Si certains sorciers ont participés à la guerre d’indépendance des Etats Unis puis à la guerre de Sécession, il n’en demeure pas moins que ce fut fait au nez et à la barbe du MACUSA qui n’aurait jamais toléré une telle ingérence dans les affaires moldues. De fait, si certains observateurs sont encore présents sur le territoire européen, ils demeurent neutres et se font majoritairement garants du secret magique. Toutefois, Certains surpémaciste sorcier attirés par l’instabilité et par les promesses d’un asservissement prochain des peuples moldus, rejoignent les différentes nations et groupuscules alliées au Völk dans le but de servir leur obscur projet.