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@ptitelucioles
Tellement dur la vie d'un chat.. mais au point qu'elle s'accroche au coussin xD #chat #cat #ciri #cirilla #ciridiscirilla #chatnoir #blackcat #catinstagram #catoninstagram #dodo #sleeping
C'est moche la montagne 🤓 #montagne #mountains #alpes
Les règles: le crade est dans les yeux de celui qui regarde.
Camarades, attention, j’ai mes règles. Rien de grave, mais rien d’anodin non plus. Sur le plan physique, c’est le décès de mon corps jaune qui a eu sur mon endomètre un effet terrible: il est tombé dans une profonde dépression et m’a quitté. Mais bon, je commence à avoir l’habitude, il me fait le coup une fois par mois… Ca va durer entre trois et sept jours, suinter de manière plus ou moins abondante suivant s’il s’agit du gauche ou droit et faire plus ou moins mal.
Les règles. Oh là là quelle affaire ! Je me souviendrais toute ma vie cet épisode m’étant arrivé il y a quelques étés.
J’étais invitée à déjeuner par un joli jour de mai, quand l’air est encore frais mais le soleil déjà puissant, sur un bateau lacustre de notre doux Léman, par un amant exotique du nom d’Ernesto. J’étais délicieusement vêtue d’une robe nébuleuse que le vent léger baladait autours de moi. Mes cheveux dorés reflétaient la lumière de ce jour sans nuage et le bleu du lac rendait celui de mes yeux plus vifs. L’étranger Latin portait une simple chemise de lin, dont l’ouverture exagérée laissait apparaître la naissance d’un torse puissant, bronzé et doux, promesse d’un après-midi splendide à tout point de vu. J’étais grisée de plaisirs promis, portée par les propos légers et musicaux du garçon, voyant s’éloigner la rive de notre austère citée. Après quelques instants accoudé sur la barrière du pont, nous nous dirigeons vers le restaurant ou nous attend un apéritif et les plaisirs de la bouche. Je prie mon ami de m’excuser et je m’éclipse aux toilettes des dames.
Là-bas, horreur ! Je découvre sur le papier blanc une longe et irrémédiable trace de sang. Je fouille paniquée mon sac à main à la recherche d’un tampon ami qui trainerait là, depuis le mois passé. Rien ! Je sors la tête des toilettes, regarde de droit à gauche espérant trouver un salut dans quelques travailleuses du navire qui, solidaires, pourrait me dépanner. J’en croise une. « Hey mec, t’as pas un Tampax ? » m’entends-je lui demander, tel une junkie en manque. Je suis aussi désespérée. Elle me regarde, gênée, mais je sens dans ces yeux la vrai pitié. Non. Elle n’en a pas. La sentence tombe sur moi tel la guillotine sur le coup de la condamnée. Aucun autre choix. Je retourne aux toilettes et fourre dans ma lingerie choisie une poignée de PQ qui, un moment, éviterons le pire.
Si j’avais été dans n’importe quel autre restaurant, j’aurais trouvé un prétexte pour m’éclipser dans une des dizaines de milliers de pharmacie qui occupe nos rues, mais là, chères auditrices, je suis au milieu de la flotte ! Et même si je préfèrerais me foutre au lac qu’affronter mon sordide destin, je n’ai pas le choix !
Je remonte donc dans la salle à manger. Arrivée en haut, je spot immédiatement une table ou trois amies ont commencé à déjeuner. Je m’approche, et discrètement, pour demander, honteuse, un foutu tampon. Elles me regardent, se regardent, me regardent, et je sens dans leur yeux un mélange de compassion et de dérangement. Puis elles hochent la tête, négativement.
De retour à ma table, je me suis assise, certaine de ne pas pouvoir me relever, parce qu’aussi sur que deux et deux font quatre, ma robe sera bientôt maculée. Quant aux fins promises d’un après-midi amoureux, je me mets également sur l’oreille le tout ou partie des plaisirs.
J’arrêterais là mon histoire, la suite serait superflue. Parce que finalement tout s’est bien terminé. Une des nans s’est pointée vers moi et m’a discrètement annoncé qu’elle avait trouvé un vieux tampon au fond de son sac, mais avec un rien de désapprobation dans le regard. « T’as tes règles, bon, mais tu devrais pas nous emmerder avec ça, semblait-elle penser, tu devrais la coincer sur ce point, on devrait pas le savoir, on devrait pas le voir. Et organise toi un peu, gère ta honte, contrôle. »
Et surtout moi ! Non de dieux, qui m’interdisait de déambuler, de baiser, de demander de l’aide, qui me trouvait tout à coup laide et ridicule, pourquoi ? Parce que j’avais mes règles ?!
Le sang menstruel ! Dans les films et les séries, les nanas n’ont jamais leur règle. Pas une histoire de premier soir ou une meuf s’éclipse finement pour ôter son tampax avant l’amour. J’ai cherché sur google, pas moyen de trouver une image, alors que trouvé des images de merde ou de vomis est beaucoup trop facile. Et dans les pubs, le sang menstruel est un joli filet bleu (ce qui à mon sens est bien plus égueulasse, mais passons).
D’ailleurs, ça me fait penser à ces mecs qui rêvent prendre le cul leur nana mais qui les sautent pas pendant les règles parce que c’est crade… Exemple qui montre bien comment on fabrique le sale ou le sexy. Ou les femmes à qui on a tellement fait comprendre que c’était honteux, qu’elles se refusent d’aller à la piscine ou au sauna quand elles ont leurs bringues. Ou encore, t’as tes règles, t’es casses-couille, t’es casse couille, t’as tes règles, rien à voir avec les 20% de salaires qu’on te sucre ou le fait que la société t’as pris pour une boniche. Encore une jolie manière de rendre la légitimité des femmes conditionnelle et de leur fermer la gueule.
Par contre, il faut les avoir, tes règles, sinon «c’est pas bon », « t’es pas une vrai femme ». Et que ça polémique sur les contraceptifs qui skypent les règles ! Parce que ne pas avoir de ses bringues est signe de grossesse, de maladie ou de ménopause.
Le mot menstruation, vient mensis (le mois, en latin) ou de mene (la lune, en grec). Le rythme, quoi. Souvent femme varie, tous les 28 jours environ. Et comme nos corps ne sont vu qu’à travers le prisme de la sexualité (disponibilité sexuelle, maternité et mise dehors du marché par la ménopause), et qu’en plus il faut bien trouver un moyen de maitriser ce corps dangereux, les règles c’est le top. Rythme, impureté, exclusion, commerce, corporalité… tout y est. Mais discret s’il vous plait, parce que quand même, c’est dégelasse.
Ça me fait penser qu’il y a quelques jours que tourne sur Facebook une photo qui a été retirée d’Instagram comme ne correspondait pas à la community guidline. On y voit une fille couchée sur le coté en pyjama dans son pieu, le cul maculée d’une petite tache, d’une tachounette de sang, imprimée également sur le matelas. L’artiste qui a pris cette photo voulait faire un statement, mais Instagram s’en est chargé. Caché ce flot que l’on ne saurait voir.
Photo Rupi Kaur.
Les règles, c’est juste du sang, comme on en voit tous le temps sans scandale, mais sans la violence, sans la mort et sans le cinéma. C’est juste le corps des nanas. C’est juste un fluide naturel, il n’est ni sal, ni impure. C’est juste une construction sociale à la con, un silence imposé, un tabou. C’est juste une manière, encore, de mettre les femmes dans la catégorie des « autres ». Pratique, un truc auquel les femmes ne peuvent échapper, qu’elles ne peuvent contrôler, fabriqué comme objet de honte, et tac, silence mesdames sur vos corps. En réalité, les règles, c’est rien, et paradoxalement, pour en faire le rien que c’est, il faut en parler pour les sortir de l’ombre.
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Le matin quand tu commence à faire du bruit, tu as ce machin qui vient de te dire bonjour et qui accessoirement s'affale sur toi xD #gaia #bordercollie #husky #croiserporteetfenetre #bebemoute #dogstagram #chien #dog
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La logique d'un chat m'échappe parfois 🤔 #cat #chat #chatnoir #blackcat #catoninstagram #catinstagram #poser #tranquilleemile #bebemoute
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