L’attente - que le futur fleurisse
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L’attente - que le futur fleurisse
L’aurevoir
Quand Valentine de Saint-Point parle de Christine and The Queens en 1913
Métachorie, qui signifie "au-delà du choeur", du choeur grec s'entend - c'est-à-dire de la danse.
Dans la Métachorie, la fusion de tous les arts : la musique, la poésie, la danse et la géométrie, car la géométrie est la synthèse de l'art architectural et de ses dérivés, la peinture et la sculpture.
Au lieu de dépendre exclusivement de la musique, la Métachorie n'en est plus l'esclave, infidèle ou fidèle - mais l'égale.
La danse échappe au vague où la confinaient les pas obéissant uniquement à la mesure musicale, sans souci de tracer aucune ligne générale précise, ni de matérialiser aucune idée abstraite.
Métachorie et musique sont toutes deux suggérées par l'idée, par le même thème cérébral, et toutes deux soumises à une architecture stricte, la Métachorie à celle de la ligne géométrique, la musique à celle du nombre.
Quant aux détails enclos dans le simple tracé géométrique, ils représentent les variations de la sensibilité, personnelles à chaque artiste, l'originalité d'interprétation de chacun d'eux, l'affirmation d'une personnalité.
Le thème fourni par l'idée poétique, (iel) le synthétise dans une figure géométrique suscitée par (l') esprit.
Un carré, figure qui ne peut susciter aucune angoisse, aucune violence. Et c'est dans les limites de cette figure géométrique que (le) corps, alors, peut obéir à son instinct de la cadence et multiplier la variation de ses rythmes.
Toute l'importance à la ligne totale de la danse, c'est-à-dire au schème dramatique que le corps en dansant, marque sur la scène.
Attitudes, gestes n'ont pas une valeur propre, une valeur individuelle, ils ne sont que les moments descriptifs de ce schème.
Stylisation nouvelle de la danse. La Métachorie exprime, dans une stylisation géométrique un drame de sentiments ou une évolution d'idées.
Expression plastique de l'esprit de l'évolution psychique indiquée par la forme en mouvement.
La Métachorie forme un organisme vivant dont l'idée est l'âme, la danse, le squelette et la musique, la chair.
Valentine de Saint-Point - La Métachorie, Conférence à la Comédie des Champs-Elysées, 1913
Quand Gaston Bachelard parle de Christine and The Queens en 1954
Notre appartenance au monde des images est plus forte, plus constitutive de notre être que notre appartenance au monde des idées.
Gaston Bachelard - Dormeurs éveillés, radio Paris-Inter 1954
Quand Djuna Barnes parle de Christine and The Queens en 1936
Parfois l’on rencontre une femme qui est une bête en train de devenir humaine. (…) comme la licorne n’est ni homme ni bête frustrée, mais faim humaine pressant sa poitrine contre sa proie.
Djuna Barnes - Nightwood, 1936
Wild wild nuggets !
https://gdevapp.com/play.html?g=54df2dce1a4d66ea06fb6ac8
CATQ part à la conquête du wild wild west ? Chope les wild wild nuggets et checke la liberté !
Jeu sur PC :
au début : clic gauche souris sur l’écran pour activer le perso puis flèche droite/gauche pour avancer/reculer et shift (majuscule) pour sauter
Quand Ghérasim Luca parle de Christine and The Queens en 1986
Je te flore tu me faune ... tu m’audace tu me météorite ... tu me paroxysme et me paradoxe ... tu me miroir tu me mirage ... tu me cataracte ... tu me pénombre tu me translucide tu me château vide et me labyrinthe tu me parallaxes et me parabole tu me debout et couché tu m’oblique ... tu me danse ... tu me perpendiculaire ... tu me hiéroglyphe tu m’espace tu me cascade ... tu me fluide tu m’étoile filante tu me volcanique ... tu me tangente je te concentrique concentrique tu me soluble tu m’insoluble en m’asphyxiant et me libératrice tu me pulsatrice pulsatrice tu me vertige ... je te sens ... je te joue je te veine je te main je te sueur je te langue je te nuque je te navigue je t’ombre je te corps je te fantôme je te rétine dans mon souffle ...
je t’écris tu me penses
Ghérasim Luca - Paralipomènes, 1986
Match & mismatch
Interview, lyrics et caviardage
ou comment Paris Match* aurait pu trouver les réponses à ses questions dans les chansons de CATQ
* ITW original : http://www.parismatch.com/People/Musique/Christine-and-The-Queens-je-n-ai-pas-tres-envie-d-etre-mere-un-jour-721548
Mashup LEDance the Distance - The Name feat. Christine and The Queens
Quand Oscar Wilde parle de Christine and The Queens en 1891
La Vie imite l'Art beaucoup plus que l'Art n'imite la Vie. Oscar Wilde - Intentions, 1891
"La fusion est déjà en cours : le vestiaire masculin de Christine a déteint sur le mien, j’ai plus confiance en moi, je me sens plus à l’aise avec les autres… En fait, sa façon d’exister déteint sur moi. Moi, j’adorerais que la fusion s’opère". Christine and the Queens - La Voix du Nord, 2014
Quand Oscar Wilde parle de Christine and The Queens en 1891
Donnez lui un masque et il/elle vous dira la vérité. Oscar Wilde - Intentions, 1891
"Christine est mon déguisement le plus sincère, mon masque le plus révélateur". Christine and the Queens - Grazia, 2014
Anagramme, pic et pic et colégram
Christine dans les hypermondes de la fibre optique #Mashup
Quand Violette Leduc parle de Christine and The Queens en 1948
C'est notre sang qui charrie la solitude. Pour l'oublier, on se drogue. Cette drogue s'appelle (la) chaleur humaine. Violette Leduc - L'affamée, 1948
poème généré tweet-algorithmiquement le 25.01.15 via http://poetweet.com.br (agrégateur stochastique de tweets en forme poétique)
Quand Paul Valéry parle de Christine and The Queens en 1936
Cette personne qui danse (...) est l'instable, elle prodigue l'instable, passe par l'impossible, abuse de l'improbable ; et, à force de nier par son effort l'état ordinaire des choses, elle crée aux esprits l'idée d'un autre état, d'un état exceptionnel.
Comparer la danseuse à une flamme, et, en somme, à tout phénomène visiblement entretenu par la consommation intense d'une énergie de qualité supérieure.
Le mystère d'un corps qui, tout à coup, comme par l'effet d'un choc intérieur, entre dans une sorte de vie à la fois étrangement instable et étrangement réglée ; et à la fois étrangement spontanée, mais étrangement savante et certainement élaborée.
Ce corps semble s'être détaché de ses équilibres ordinaires.
Ce corps qui danse semble ignorer ce qui l'entoure. Il semble bien qu'il n'ait à faire qu'à soi-même et à un autre objet, un objet capital, duquel il se détache ou se délivre, auquel il revient mais seulement pour y reprendre de quoi le fuit encore... C'est la terre, le sol, le lieu solide, le plan sur lequel piétine la vie ordinaire.
Ce corps dansant semble ignorer le reste, ne rien savoir de tout ce qui l'environne. On dirait qu'il s'écoute et n'écoute que soi. On dirait qu'il ne voit rien.
C'est donc bien que la danseuse est dans un autre monde, qui n'est plus celui qui se peint de nos regards, mais celui qu'elle tisse de ses pas et construits de ses gestes.
Ni buts, ni incidents véritables, points d'extériorité... La danse (...) comme un groupe de sensations qui se fait une demeure à soi.
Cet être qui enfante, qui émet du profond de soi-même cette belle suite de transformations de sa forme dans l'espace ; qui tantôt se transporte, mais sans aller véritablement nulle part.
Paul Valéry - Philosophie de la danse, 1936
ô sein du saint
source photo : Delia Simonetti, in Les Inrockuptibles Magazine 24/09/14