Est-ce qu'un jour on s'en sort? Est-ce qu'on jour on arrĂȘte de devoir souffrir pour apprendre? Est ce qu'on arrĂȘte de devenir plus fort parce qu'on a mal?
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@quinzemai
Est-ce qu'un jour on s'en sort? Est-ce qu'on jour on arrĂȘte de devoir souffrir pour apprendre? Est ce qu'on arrĂȘte de devenir plus fort parce qu'on a mal?
âEt jây suis allĂ©e, une derniĂšre fois. Jâai foncĂ© tout droit dans ses bras. Et il mâa serrĂ© fort, comme si rien ne sâĂ©tait jamais passĂ©, comme sâil mâavait toujours aimĂ©...â
_petitguelb
« Tu mâas tout appris, tout donnĂ© : de lâamour, du temps, de la patience et de la douceur. Tu as Ă©tĂ© une femme si combattante et si dĂ©terminĂ©e.. Aujourdâhui le combat est fini, encore une fois, la maladie a gagnĂ©... »
_petitguelb « Mamy, ma meilleure amie. »
Il y a des mots qu'on a besoin d'entendre pour garder espoir. Il y a des mots qu'on a besoin de dire avant qu'il ne soit trop tard.
Guillaume Agboessi
"Je sais le poids des morts. Et je sais le mauvais sort. Je sais la perte et le saccage, le goût du sang, les années perdues et celles qui coulent entre les doigts. Je connais la profondeur des sables, j'en ai éprouvé la résistance, la matiÚre meuble, équivoque. Je sais que rien n'est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abßme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse."
â Olivier ADAM // âFalaisesâ
On ne revient jamais par hasard, car pour revenir il faut connaĂźtre la route. Ceux qui partent, souvent, ne savent pas oĂč ils veulent arriver, tandis que ceux qui reviennent savent, ils savent oĂč ils vont et pourquoi. Tu ne retournes que lĂ oĂč tu te sens bien, tu retournes Ă ce qui manque, tu retournes lĂ oĂč tu ne peux pas oublier. Nous revenons si nous ne pouvions pas rester mais nous ne pouvons pas abandonner : comme les vagues, ils ne peuvent pas rester trop loin du rivage. Il est facile de dire « ceux qui aiment restent ». Mais je doute que ce soit toujours comme ça, parce que rester est une image immobile, c'est de l'immobilitĂ©. Alors que la vraie vie coule, c'est cette vague qui coule : parfois il faut y aller. Alors j'aime ceux qui reviennent. Parce que revenir n'est pas seulement une conscience, c'est aussi un mouvement : il a plus de vie Ă l'intĂ©rieur. Et au fond, ce qui compte. Qui se soucie d'oĂč tu vas, si tu reviens ici quand mĂȘme ? Qu'importe combien de temps j'attends si, Ă chaque fois que tu reviens, tu me fais oublier que tu es parti ? Je ne veux forcer personne Ă rester. Je ne veux pas ĂȘtre connectĂ©, je ne veux pas tenir... Je prĂ©fĂšre ĂȘtre sur le rivage, l'endroit oĂč ça vaut toujours la peine de revenir. Parce que vous ne pouvez pas mettre la mer en bouteille, vous ne pouvez que l'aimer..
âCâest vrai que je ne lui ai pas dit mots pour mots âJe vais mâen allerâ mais tout mon corps le lui disait. Mes yeux brillaient moins, mon sourire Ă©tait moins frĂ©quent, mes Ă©clats de rire se faisaient rares et il nâa rien compris. Il nâa pas su comprendre.â
_petitguelb
"Je suis dĂ©solĂ©e de ne pas avoir eu le courage de dire les mots qui pesaient sur ma langue depuis des mois ; jâattendais que tu les dises pour moi. Je suis dĂ©solĂ©e de ne pas tâavoir demandĂ© ce que tu voulais vraiment et de ne pas avoir cru que ça pouvait ĂȘtre moi. Tellement dĂ©solĂ©e que tout se soit Ă©croulĂ©. Je dĂ©teste toujours les fins, et encore plus la notre."
"Sur le chemin du retour il y a eu un moment oĂč j'Ă©tais calme, et je regrettais bien trop de ne pas ĂȘtre venue avant, je m'en voulais je crois, j'aurais voulu te garder plus longtemps avec moi et alors mes yeux se sont embuĂ©s, et je ne voulais pas ĂȘtre triste, alors j'ai arrĂȘtĂ© de penser Ă cela et j'ai contemplĂ© le paysage le coeur lourd."
âJ'ai la tĂȘte Ă l'envers depuis que tu me retournes le cĆur.â
â @viensdansmatete
« Jâai compris. Jâai compris que maman nâĂ©tait plus lĂ , mais que par chance, papa se tenait encore face Ă moi. Papa est restĂ© fort. Papa me tient Ă bout de bras. »
_petitguelb « Isaac, noyé dans le chagrin »
âElle sâĂ©nerve et elle pleure. Mais ce nâest pas grave en soi. Puisquâelle exprime ses sentiments. Câest quand on ne peut plus le faire que cela devient dangereux. Alors, les Ă©motions sâaccumulent Ă lâintĂ©rieur du corps et se durcissent. Toutes sortes de sentiments se figent et meurent Ă lâintĂ©rieur du corps.â
â Haruki Murakami, La Ballade de lâimpossible
â« On passe tous par lĂ . Je veux dire, toute notre vie, on perd des gens autour de nous. Des fois, on les perd juste de vue⊠» [âŠ] « ⊠et des fois, on les perd tout court. Ouais; la vie est une suite de⊠(Il rĂ©flĂ©chit)⊠de deuils. Toutes sortes de deuils : de notre innocence, dâendroits quâon doit quitter, de certains rĂȘves, certains espoirs. Parce quâil faut pas seulement renoncer Ă ce quâon a perdu, il faut aussi apprendre Ă renoncer Ă ce quâon nâaura jamais⊠»â
â Ludovic Manchette & Christian Niemiec, America[s]
Mais finalement la vie, câest beaucoup de moments dâincertitudes, des fragments dâinstants qui nous font croire Ă des vĂ©ritĂ©s absolues. Parce quâon ne peut rien prĂ©voir Ă lâavance, que le changement et la maniĂšre dont les choses doivent se dĂ©rouler est souvent inĂ©vitable.
Tu m'as abandonnĂ© ce soir. Je n'ai pas vu la mĂȘme chose dans tes yeux.
Tu m'as baisĂ© puis tu as parlĂ©. De toi, de ta vie, de tes potes, de tout ce qui te rend plus intĂ©ressant que moi. Je t'ai entendu raconter tes anecdotes tout en pensant Ă quel point je me sentais mal. Tout semblait irrĂ©el. Quand tu es arrivĂ©, tu m'as fait la bise, comme Ă n'importe qui. Comme si tu avais tout oubliĂ© de notre ancienne soirĂ©e. Tu sais, celle oĂč on se dĂ©vorait du regard, celle oĂč on se sĂ©duisait, l'un et l'autre...
Tu m'as baisé puis tu t'es rhabillé, comme si rien de tout ça n'était arrivé. Je t'ai regardé de longues minutes en me demandant ce qu'il se passait. Tu es en train de t'échapper. Et je ne te retiens pas.
Ăa sera la Ă©niĂšme fois. Encore une fois oĂč je me demande, est-ce que l'amour est trop bien pour moi ?
Je suis déçue, triste. Je pensais que tu Ă©tais plus que ça. Plus qu'un mec sympa qui me baise de temps en temps. Mon esprit est ailleurs. Est-ce que tu es rĂ©ellement prĂȘt pour que quelqu'un partage ta vie ? As-tu vraiment envie de vivre ça ?
Je t'ai laissĂ© ta chance. J'avais une bonne raison de m'arrĂȘter lĂ avec toi mais je ne l'ai pas fait. Je t'ai cru. J'ai voulu y croire, encore.
Et je sais que je ne me donnerais plus jamais le pouvoir de t'aimer. Et je ne sais que je ne te donnerais plus jamais le pouvoir de me blesser.