Derniers vers de toute rimaille achevée depuis mai 2012
Déchirés et joyeux, mais où le bon aloi Équivaut à l’esprit des conteurs atterrés.
Ta distance insolente, ô nymphe sans caresse Est le plus beau mystère émis par les auras.
Désormais Liaisons se fondent dans Horreurs De Vénus évincées, jetées dans votre égout.
Recrutement superbe aux Ă©gouts de Paris Des chairs distribuĂ©es, la mienne est la plus rance.Â
Il est temps D’embraser nos ficelles De tendre les échelles Comme avant
Revit La mort La vie Le tort
De ton regard austère un homme s’est banni.
Création vivante induit négation.
Ne puis-je influencer ton regard ombragé ?
Je n’ose rien aimer parmi les feux déments.
Tes petits clichés bleus sur le rejet naissant Seront ceux de mes mains sur ta gorge crémeuse.
Le ciel païen m’éclaire et mes amours sont ivres.
C’est toi qui pleureras jusqu’à l’absurdité.
Le panthéon m’inspire un désespoir vermeil.
Je suis fou car je hais ! j’ignore le dément Et le sceptre de mort que je t’ai vu saisir.
Fragments de poésie aux sentiments abscons
Éteignez bien le feu avant de choisir cible.
Entre les auditeurs de la folie du schisme Réussit l’absolue reine aux plus blanches suites.
Éviter Poésie est simple en Ilion !
Ris-je encor ? Jaune et bleu. Judas lui-même admire, Impuissant et défait. Il vous faut rendre au benêt Et la distance, et l’œil. Tout le regard de sa mire Louvoie parmi les morts. On ne peut guère aimer.
Infini corrigé : je te vomis ma guerre.
Il est parti si vite ! on vit ses yeux brouillés.
De démesures pâles Qu’à l’aube tu démens Les amours estivales.
Aux dieux cruels que dire ? Amenez-moi chez elle ! Mon élan névrotique enfin chu de son aile !
Et je m’excuse auprès de vous sans savoir-faire Mais mon cœur enfin aime et que peut-on y faire ?
L’ivresse démente est nommée reine.
Remords de désirer, remords d’être lucide !
Je n’avais traversé, sans jamais voltiger, Que la route des mers pour une fausse adresse.
Je t’écris, chère amie, depuis cette piaule, Et je fais confiance à tes mille valeurs.
Zéphyr armait la route du réveil, Et six heures glissaient à la gourmette.
J’assouvis ma vraie soif de verbe et de danger.
« Le Ciel est une chance ! »
La chair en feu toute entière Furent mots de leur prière
La vérité du corps s’éteint quand un œil cligne.
La mort et la morale eurent l’or de nos âges.
Et hurlera, léchant Ses plaies, quand toi, messie, Souffres d’une agonie Clamée tout en prêchant.
La jeunesse prendra, sous les torrents amers, Une arme de papier Ă la place des fers.
Et, rongé par la faim, L’orateur se taira, Récitant tête basse Une diem ira, Égorgera le daim D’une piété lasse.
Une pureté d’âme et sans prétention, Les eaux du gris passeur pour dernières éthiques.
La peau vibre, jurĂ©e de l’énième procès De l’enfant de l’ardeur, des jeux, des rĂŞveries Nocturnes par l’acide assĂ©chant les prairies Humides de mon corps, brĂ»lant comme un abcès.Â
L’audace compulsive Crût, si incorrigible Qu’elle prit une bible Pour paraître passive.
Il cherchera ses mains ; découvrira l’ouvrage, Pleurera, se taira, oubliera lentement.
Et que s’installe joie, clarté, rire poli, Sans qu’un trouble cruel vînt perturber leurs vies.
Verrai-je le ciel noir épris de ses étoiles, Et comprendrai que l’heure étendait moins les voiles.
Il est des cruautés fluides et mensongères, D’âpres hypocrisies dans le flux des prières, Que je devrai tuer pour survivre à la peur De cette jalousie de soif et de sueur.
Les ténèbres enfin persuadent l’espoir, S’y enlacent longtemps jusques au prochain soir.
Rit la sirène bleue dans des mers cristallines.
T’as su, pour moi, et lui ; si c’est lui, c’est si bon ? Hume dans ton alcool l’arĂ´me de savon, Épuise-le, pitiĂ©, pour respirer, ma belle, Bourbons d’amours-poisons ! Et sauras-tu, de l’aile, Applaudir Aragon ? Sa gueule de goudron, – Un extrait s’en Ă©goutte, odeur couleur citron, – Le vers, l’insulte, l’œil, quatre autels oĂą je mĂŞle Ton visage, ton corps, le mensonge et la pelle.Â
Que n’êtes-vous L’une d’entre elles Griffes cruelles Qui veniez là Presque nues, à La nuit tombée Noire, élevée Rouge satin Si tôt matin Pour mieux surprendre La soif d’éprendre Et nous saisir Et nous régir.
– Seras-tu lors désirable ?
Je t’espère gavée, princesse, comme une oie.
J’ai rejeté mon corps tremblant et glacial Et je l’ai flagellé, haineux, serein, austère.
L’art veule auquel j’attente encor, le soir peut-être, Me garde du matin, s’il ne vient, vicieux, De mes pâtisseries l’arôme compromettre, Puisque dans la nuit seule ai-je encore des yeux.
J’ai compris ! seul un feu plus glorieux que moi Peut encor me sauver de l’effroyable émoi Causé par l’évidence avant que je ne parte, – Une immense présence ; officier Bonaparte ?
J’irai bouffer, cracher, dégorger ta mémoire ; Du lait fraise un lait caillé, Froid, sale, bourbeux, souillé.
Je rirais. J’y mettrais une dose de sang, Juste pour voir, dedans, le mélange indécent.
À Satan, pour finir ! et la contrition Pour memento mori. C’est la condition D’un poème sans nom, écrit pour un sourire, Que je conclus sans peine, Éris, te voyant rire.
Sublime jeune amante, à d’autres bras soupires, Et les miens à ce jour ne te sont encor pires.
« Ta gueule je prie la lumière »
Avec moi vis l’été Avec moi sois vivante
Puis enfin la volute Renaissant par la flûte De Pan chantant hâlé Son grand corps décalé.
Et l’éventail se ferme avant la canicule, La portée de ce siècle amical qui recule.
Les mois de février, mars, avril, mai, juin
Des salves de grillons vont, sur visage en fard, Inonder de musique et corrompre l’aurore Où tout flétrira, dieux, le sublime et la flore.
Dieu vaincu, nous rendons tes maux et tes cobras.
J’ai vingt ans aujourd’hui, ma sœur, comprends-le bien.
La Thune, le bouffon, de là -haut, ell’ l’encule.
les femmes inconnues, l’errance.
De l’épave d’un vieux navire on s’émerveille, Le nouveau se mélange aux clartés du levant.











