(via Ce n'est qu'un au revoir : Ressources Prostitution devient Ressources Féministes)
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(via Ce n'est qu'un au revoir : Ressources Prostitution devient Ressources Féministes)
(via It's only goodbye: Ressources Prostitution becomes Ressources Féministes)
Quand les « besoins » sexuels des hommes, même très dangereux, sont plus importants que la dignité et la sécurité des femmes. par Élaine Grisé, sexologue travaillant auprès de femmes victimes de vi…
"M.Gallese a été emprisonné après avoir tué sa conjointe à coups de marteau. Il a été remis en liberté, son agente de libération conditionnelle lui a permis d’acheter des femmes pour ses «besoins» sexuels & il a tué Marylène Lévesque, prostituée"
"On ne peut pas d’un côté dénoncer la culture du viol et l’exploitation sexuelle des jeunes, et d’un autre côté dire que les jeunes exercent leur agentivité dans la prostitution, que la pornographie violente est libératrice pour les femmes, que les pratiques « kink » (par exemple l’étouffement des femmes par des hommes lors des activités sexuelles) sont un signe de progressisme, et se demander ensuite pourquoi des femmes sont tuées, violées et laissées en pâture à des hommes dangereux.
La prostitution sert justement aux hommes à se défouler, à extérioriser leur agressivité et à mettre en œuvre leurs fantasmes sadiques, ce qu’ils ne se permettent pas de faire avec leurs conjointes. Les chances que ce tueur en série s’en prenne à une femme dans l’industrie du sexe étaient, me semble-t-il, écrites dans le ciel. Pourtant, on a considéré que mettre en danger quelques femmes était un bon compromis pour un homme dangereux, parce que les hommes doivent impérativement satisfaire leurs « besoins » sexuels.
La société a depuis longtemps décrété qu’on devait sacrifier un groupe de femmes pour soi-disant protéger les autres femmes – même si nous savons que l’industrie du sexe ne réduit en rien la violence envers les autres femmes, c’est même tout à fait le contraire – mais les mythes misogynes ont la couenne dure. On nous dit aussi que les « travailleuses » sont protégées quand l’achat est légal. Pourtant, on a encouragé ce meurtrier à acheter des services sexuels par le système judiciaire, celui-ci n’allait donc pas le criminaliser. On semble oublier que peu importe les lois, les clients sont seuls avec les femmes dans les chambres d’hôtel, ils ont ainsi tout le loisir de les battre et de les tuer, que l’achat de sexe soit légal ou non (7)."