France, 2019
Lint Roller? I Barely Know Her
Phantogram Three
The Stonewall Inn

@theartofmadeline

shark vs the universe
Sade Olutola
I'd rather be in outer space đž
taylor price

pixel skylines
Not today Justin

gracie abrams

No title available
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
No title available
cherry valley forever
occasionally subtle

ellievsbear
đ
untitled
"I'm Dorothy Gale from Kansas"
seen from Ecuador

seen from Bangladesh
seen from United States

seen from Malaysia
seen from India
seen from Croatia
seen from United States
seen from Russia

seen from Chile

seen from TĂŒrkiye

seen from Poland

seen from Venezuela
seen from United States

seen from Australia

seen from TĂŒrkiye
seen from Philippines
seen from United States
seen from Brazil
seen from Brazil
seen from TĂŒrkiye
@rodolphe31
France, 2019
Trump Times
Samsung LED cinema screen, Parangon Cineplex, Siam Square, Bangkok.
By Chris Buzelli
David Lynch cooking quinoa
Et voilà , fini Cannes 2018, regret de l'absence de Burning, Leto et Long day's journey into night aux palmarÚs. Content des récompenses à Girl, Lazzaro, Dogman, Ayka, et dans une moindre mesure à BlacKkKlansman et Cold War.
Ayka (Sergey Dvortsevoy) : mĂȘme si certains festivaliers diront leurs lassitude face au passage obligĂ© du film style Rosetta, ça n'enlĂšve rien Ă la force du parcours de cette femme, de sa dĂ©termination Ă survivre dans les conditions oĂč elle se trouve. Et tout particuliĂšrement le visage de l'actrice, l'expression de sa dĂ©tresse Ă la toute fin du film, vous resteront dans la tĂȘte pour longtemps, bouleversant et inoubliable.
Un couteau dans le cĆur (Yann Gonzalez) : un giallo dans le milieu du cinĂ©ma porno gay dans les annĂ©es 70, au formalisme Ă la limite du kitsch, avec une Vanessa Paradis Ă©tonnante dans son rĂŽle de cinĂ©aste un peu mĂšre maquerelle, qui fait penser Ă Cruising mais un peu trop premier degrĂ© pour aller au-delĂ du public de niche.
Troppa Grazia (Gianni Zanasi) : le film commence pas mal, des interprÚtes d'emblée attachants, une idée de départ amusante mais d'une originalité trÚs relative si on considÚre le ressort de l'irruption du miraculeux dans le monde moderne rationnel. Les faiblesses d'écriture, de mise en scÚne, la lourdeur des moments de comédie, font que le film s'essouffle rapidement et qu'on peine à attendre la fin.
Dogman (Matteo Garrone) : prix d'interprĂ©tation Ă©vident pour Marcello Fonte, film sombre, affrontement primitif entre ce qui nous rend humain et la brutalitĂ© de la part animale de l'humanitĂ©, un rĂ©cit presque mythologique par la simplicitĂ© du rapport de force, la dimension allĂ©gorique du personnage de Marcello dans l'exercice de son mĂ©tier, et la comparaison anthropomorphique entre les chiens et Simoncino. L'isolement de Marcello dans ce combat est aussi, par l'image de son corps frĂȘle, celui du faible face au puissant dans une sociĂ©tĂ© individualiste ou la communautĂ© n'est que la gestion d'intĂ©rĂȘts particuliers, le geste final de Marcello dans la cour ayant une portĂ©e sacrificielle civilisatrice. Un film d'apparence modeste mais bel et bien un grand film.
Burning (Lee Chang Dong) : adaptĂ© de la nouvelle de Murakami « Les granges brĂ»lĂ©es », une transposition de Gatsby le Magnifique avec un trio comportant le narrateur Ă©crivain en herbe, taciturne, un nouveau riche superficiel et dâune Ă©lĂ©gante indiffĂ©rence, presque nihiliste, et Haemi, jeune femme Ă la rĂ©alitĂ© fragile qui ressemble au fugace et magique rayon de soleil qui Ă©claire un bref instant un discret recoin de son minuscule appartement, que lâon peut apercevoir seulement si on a de la chance. Cette image poĂ©tique baigne tout ce magnifique film de sa dĂ©licatesse, soulignĂ©e par une mise en scĂšne dâune grande finesse, et qui ne laisse quâĂ peine entrevoir les clĂ©s du drame qui va se nouer.