Bom, embarrassé⸱e. Le clignotant dans sa tête ne cesse de s’alarmer ; la lumière orange envahit la paroi de ses paupières, laissant la marque brûlante avant d’attaquer de nouveau.
Bom est impuissant⸱e : l’éclat de son cerveau, inéteignable.
La lumière a cessé. La tête a explosé.
Que dieu le sache. Que dieu le sache et le punisse.
Horreur. Sacha le voit. Du rouge. Partout. Sur les murs, dans sa tête, de ses yeux. Le rouge. Fort, mais horrible. Sacha vomit.
Du sang. De son corps, il s’échappe. Il ne veut plus voir, plus sentir, plus vivre.
Bom a fait boom. Bom a saisi son fusil, a regardé le noir des trous, avec amour, et a explosé. C’est fini.
Sacha sans Bom. Rien ne fait plus sens. Bom doit être puni. Puni pour ce qu’iel a fait.
Sacha pleure. Sacha vomit. Encore. La haine.
Bom est là. Près de lui. dieu aime ça. Tout pour lui.
Au Diable Sacha. Sacha qui vomit. Sacha qui pleure. Sacha qui jure.
dieu ne punit personne, dieu accueille ceux qu’il a tués. Ceux qu’il aime, qu’il veut garder. Bom est bien pour dieu. Son regard est précieux pour dieu.
Au Diable Sacha, receleur de Bom. Jaloux, jaloux. Au Diable.
Sacha n’aura jamais dieu. dieu aime Bom, pas les jaloux bleus.
Sacha souffre, c’est tant mieux pour dieu. dieu le veut.
Le fusil placé là, c’est dieu. Les balles dans le chargeur, c’est dieu.