À nos âges… à notre époque… et dans notre situation, nous devons considérer que tous les évènements qui arrivent sont des évènements heureux… sans quoi nous n’en sortirons jamais.
Le Nouveau Testament, dans TC, t. VII, p. 471.
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À nos âges… à notre époque… et dans notre situation, nous devons considérer que tous les évènements qui arrivent sont des évènements heureux… sans quoi nous n’en sortirons jamais.
Le Nouveau Testament, dans TC, t. VII, p. 471.
J’ai l’impression, voyez-vous, qu’aucun gouvernement ne peut vous satisfaire. Pour vous, la liberté, c’est dire du mal de ceux qui vous dirigent.
La Fin du monde, prologue, TC, t. 8, p. 127. Franklin, à propos des Français.
Franklin :  Et si vous voulez connaître la valeur de l’argent… essayez d’en emprunter à quelqu’un ! Le duc :  Ou bien regardez votre feuille d’impôts.
— La Fin du monde, prologue, TC, t. 8, p. 126.
C’est effrayant de vivre à deux quand on ne s’adore pas !
Un sujet de roman, acte I, dans TC, t. 5, p. 90.
Méfiez-vous des femmes qu’on épouse, car celles qui ne vous trompent pas vous le reprochent toute leur vie… comme si c’était votre faute… alors que, le plus souvent, ce n‘est même pas de la leur !…
Un sujet de roman, acte I, dans TC, t. 5, p. 90.
— Est-ce qu’il y en a qui se sont aimés toute la vie ? — Oui… ceux qui sont morts à vingt ans !
Je t’aime, acte III, TC, t. 4, p. 295.
Elle :  Car ces femmes, qui ne sont pas très intelligentes ni très spirituelles, ont tout à coup une espèce de génie quand il s’agit de déchirer quelqu’un !… Je suis sûre que les hommes sont moins méchants entre eux !
Lui :  Oui. Oh ! c’est tout à fait autre chose… D’abord, je te dirais qu’entre hommes on ne s’acharne jamais sur une seule femme… on n’a pas le temps… Non, la coutume veut seulement qu’on dise du mal de toutes les femmes… en général… On les met toutes dans le même panier et on secoue le panier, comme ça !…
— Je t’aime, acte III, TC, t. 4, p. 294.
Car tout est à l’envers… ceux qui s’aiment et qui seraient agréables à fréquenter… ils se cachent… tandis que ceux qui ne s’aiment pas… comme ils ne s’amusent nulle part… on les rencontre partout !
Je t’aime, acte III, TC, t. 4, p. 293.
Maillard :  En sommes, tu n’as eu que des succès…
Le comédien :  Non, mais il n’y a que les succès qui comptent.
— Le Comédien, acte I, TC, t. 4, p. 349.
Et quant à ceux qui ne tolèrent pas la plus inoffensive plaisanterie à l’égard de leurs entreprises et de leurs conceptions, ceux-là me laissent à penser que leurs conceptions comme leurs entreprises ne sont peut-être pas raisonnables.
Redouter l’ironie c’est craindre la raison.
Il y a des exceptions. Elles sont rarissimes.
— L’Esprit, p. 14.
Et, pour ma part, j’aurais plutôt quelque méfiance à l’égard de la gravité. Car il est fort aisé d’en faire le simulacre. Rien n’est plus facile, en effet, que de porter la main à son front et de hocher la tête en écoutant celui qui parle.
Oui, cela peut être une attitude, un parti pris, la gravité… tandis qu’on ne peut pas prendre le parti d’être léger. Montesquieu nous dit ceci : « La gravité est le bonheur des imbéciles. » Il ne faut pas douter de ce que dit Montesquieu, car Montesquieu, lui, justement, est le contraire d’un imbécile !
On peut faire semblant d’être grave — on ne peut pas faire semblant d’avoir de l’esprit…
— L’Esprit, p. 13.
Dans la vie, nous avons deux routes devant nous : la bonne et la mauvaise. Prenez la bonne, car la mauvaise est très abîmée !
Rapporté par Ambroise Ménard, valet de chambre de Guitry, dans Sacha Guitry par les témoins de sa vie, p. 240.
Quand se décidera-t-on enfin à prendre au sérieux les comiques ?
Théâtre je t’adore, « Bravo, bravo ! », p. 266.
Je crois que nous avons, quand nous sommes souffrants, l’exclusif privilège d’entrer vers neuf heures cinq dans la peau d’un autre homme qui, lui, n’est pas malade. Et ces trois heures de rémissions que nous accordons à nos grippes sont parfois de natures à nous en délivrer. Mille personne qui, vers nous, tendent l’oreille : il n’y a pas d’auscultation qui vaille cela ! Mille personne battant des mains : il n’y a pas de friction plus efficace ! Mille personne, qui sont là , qui vous approuvent et qui vous disent : « À demain soir ! » — quel élixir de longue vie !
— Théâtre je t’adore, « Médecins pour acteurs », p. 137.
C’est ce soir la dernière d’une pièce de moi qui n’a pas très bien réussi — que je n’avais d’ailleurs pas très bien réussie non plus.
Théâtre je t’adore, « La dernière d’une pièce », p. 150.
Georges Courteline qui nous vient du ciel, c’est-à -dire de Molière
Théâtre je t’adore, « Le théâtre naturaliste », p. 166.
Germaine : Â Il y a des gens qui pardonnent.
Charles :  Ben ils ont tort, d’ailleurs c’est leur affaire.
— Mon père avait raison (film).