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que c’est troublant de revenir ici
Mon amour,
Depuis ce 19 décembre, nos vies se sont entrelacées d’une manière que je n’aurais jamais imaginée. La vie nous a testés dès le début, nous arrachant nos premiers instants insouciants, mais elle m’a surtout prouvé à quel point tu es exceptionnel. À travers la maladie, l’hospitalisation, chaque épreuve, tu as été là , toujours. Tu as pris soin de moi comme personne ne l’avait fait avant, sans jamais faillir, sans jamais reculer.
Et aujourd’hui, c’est à mon tour de te dire à quel point je suis fière de toi. Fière de l’homme aimant, attentionné et attachant que tu es. Fière de ta force, même quand tu doutes. Fière de la place que tu prends dans la vie des tiens, de tout ce que tu portes sur tes épaules sans jamais te plaindre. Tu donnes tellement aux autres, avec une pudeur touchante, sans jamais vraiment réaliser à quel point tu es précieux.
Je t’aime infiniment.
j’ai quitté mon « bien c’est pas suffisant » et aujourd’hui j’ai rencontré mon âme sœur, vous ne perdez jamais à vous écouter c’est promis.
Ralentis, tu ne peux pas rater ce qui t’es destiné.
Parce que la dépression a endommagé ma mémoire, mais que je ne veux jamais oublier.
Jour 2,
Les pains aux chocolats auront toujours un goût de toi. Les films aussi et les conversations intenses également. Tu as été et sera toujours ma première relation saine. Quelqu’un avec qui je n’avais aucune charge mentale, aucune peur d’être moi. Tu as été le premier homme respectueux de ma vie durant toute une relation. Tu as été d’un soutien important, tu as été la paix dont j’avais besoin depuis si longtemps. Merci pour ces quatre mois de souvenirs, de paix, de douceur. La vie ne nous a pas fait tomber amoureux l’un de l’autre, mais elle m’a appris le respect, la douceur, le dialogue, la communication et le plaisir du moment présent. Merci pour tout, merci d’avoir été toi.
J’avais oublié de vivre, surtout de rire. J’avais pris la vie pour acquise, je n’avais plus de but. Cette fois, ce n’était pas la dépression, bien que les symptômes, comme le fait de dormir 10 heures, étaient présents. Cette fois, j’avais oublié de vivre, de ressentir. J’étais devenue le néant, l’ennui, le désastre. J’avais oublié de vivre, d’être moi. J’avais mis ma folie sur pause, mes sentiments en arrêt. Je m’étais effacée.
l'amour ouf - (brouillon d'état nuage)
ce soir là , c'est comme un magma de sentiment qui cédait en moi. c'était comme découvrir que le père Noël n'existait pas, que la petite souris ne passait jamais. ce soir-là , c'était comme si je découvrais la vérité sur l'amour, ou plutôt de celui qui n'est jamais arrivé à moi. peut-être que je l'ai manqué, peut-être que quelqu'un l'a pris en lui depuis toujours, peut-être qu'il est enfermé dans une boîte à double tour, peut-être qu'il faut être plus intelligente que moi pour pouvoir l'ouvrir. c'est une énigme brisante, qui éclabousse les larmes sur les pages blanches, pourquoi je ne suis jamais celle qu'on choisit ? celle qu'on aime avec volonté de tout son cœur. dis la vie, pourquoi je ne suis pas celle dont on tombe amoureux ? peut-être que cet amour est bloqué dans une vie antérieure avec un homme qui n'autorise personne à m'aimer plus que lui. finalement, c'est comme si chaque conte de fée ne m'était pas destiné. mon corps était orné de l'amour sur chacun de mes membres, mais il n'avait jamais croisé mon chemin. j'étais une amoureuse de l'amour, une amoureuse de l'espoir et j'étais destinée à une vie où l'on ne me choisirait pas, où je serais juste bien, mais pas suffisante, où on ne tomberait pas amoureux de moi, j'étais celle qu'on laisserait dans un coin, celle qui s'habituerait a une vie fade et sans saveur. que c'est déchirant, la vie d'adulte, quand toutes les merveilles qu'on me racontait enfant n'existe plus. que c'est épuisant, la vie d'adulte, quand les âmes-sœurs n'existent qu'au temps de mes parents. que c'est déprimant, la vie d'adulte, quand celle-ci devient toute tracé sans palpitation et sans émotion, que c'est triste d'être malheureux et de ne plus croire en quelque chose qui nous maintenait en vie. que c'est bouleversant d'écrire sur l'amour depuis mes quatorze ans, d'y croire chaque jour comme une lueur d'espoir, de le sentir possible autour de moi sans jamais le rencontré. ma vie depuis le début ne vivait qu'autour de l'amour, de l'état amoureux, des âmes-sœurs, des âmes de plusieurs vies, du coup de foudre de mes parents, de tous les films bouleversants, des livres, de textes hurlant ses théories, ses définitions propres à chacun, de ses insomnies, de la boule dans mon ventre. que c'est humiliant, d'avoir été une âme transparente dans ce monde qu'est l'amour. que ce serait tragique, de mourir, sans avoir goûté au fait qu'on ait été amoureux de nous. courir après l'amour ne m'a rien apporté d'autres que de l'espoir et de la perte de temps. l'espoir n'apporte que le néant. être juste bien ce n'est jamais suffisant.
une chose est sure je n’ai pas besoin des autres pour m’auto-détruire, je le fais très bien seule.
L’année marque une pause à cet instant, maintenant. Les frissons parcourent mon esprit. La flamme des bougies danse au rythme de celui qui tambourine dans ma poitrine. Le piano s'accorde aux mots écrits sur le clavier. Le silence est appréciable, la respiration reste simple. La douceur caresse mon visage autant que la vie aujourd'hui. Le soleil illumine sans brûler, la pluie ajoute des perles sur les joues sans les inonder, le cœur est léger sans semblant. Le néant ne fait plus peur, car il ne m'inonde pas de questions. Les sourires sont légers, la colère ne tient pas en place plus de trois minutes. Les émotions négatives s'ennuient, alors elles déguerpissent. Les plantes poussent timidement. Tout s'emboîte parfaitement. La vie ne laisse plus place au doute. Je n'ai plus peur d'être seule, encore moins d'être abandonnée. L'amour sain est silencieux. Ce qui nous donne de l'anxiété lorsqu'on le rencontre, nous, ces âmes écorchées, c'est le silence des baisers qu'il offre. Habitués aux cris, aux coups, aux injures et aux larmes, le silence de l'amour sain, la lenteur des caresses, la délicatesse des baisers et la liberté de vivre sans nous oublier est déconcertante. Certains pourraient le trouver ennuyeux, ou se tromper en pensant que l'amant ne nous aime en rien ; c'est à ce moment que la maturité se crée. L'amour sain n'a pas besoin de courants d'air violents, l'amant n'a pas besoin de vivre pour l'être aimé, il vit pour lui en aimant l'autre. Il aime l'autre dans le silence, dans les conversations profondes, dans la tendresse des gestes, des pensées. Il aime l'autre dans le quotidien. Ils s'aiment en se choyant, sans s'étouffer. L'amour sain est une épreuve pour ces âmes qui n'ont connu que le bruit du chaos. Il est normal de vouloir retrouver le chaos quotidiennement avec des mots plus hauts que l'autre ou avec l’auto sabotage, puisque c'est la zone de confort de l'enfant intérieur. L'adolescent montre l'énervement et l'enfant montre la tristesse. Pour aimer sainement, il faut apprécier le silence, le temps qu'on nous accorde pour mieux nous connaître ; pour aimer sainement, il faut pardonner à l'enfant et à l'adolescent, il faut leur donner le pouvoir de grandir dans des murs sains. L'enfant n'a besoin de trouver le réconfort que dans son propre corps, l'adolescent n'a besoin de méditer qu'après avoir fait sortir toute la colère qui le rongeait. L'adulte, quant à lui, doit pouvoir profiter du silence, de l'amant sain : il sera l'être aimé qui aime à son tour.
J’ai adoré notre relation depuis le premier jour, parce qu’il n’était pas question de déjà -vu. Il n’était pas question d’âme sœur. C’était authentique, nouveau, et j’avais l’impression de vivre enfin quelque chose d’inattendu. J’ai adoré notre relation parce qu’elle ne ressemblait à aucune autre, n’attachait aucune dépendance. On était libres et on avait fait le choix de s’aimer.
Je suis une amoureuse de l'amour. Je passe mon temps à romantiser ma vie. À voguer dans le passé. À me balader dans mes précieux souvenirs. Je chéris ma mémoire pour protéger mes souvenances. Le mécanisme du cerveau me fascine. Ce pouvoir de filtrer les aspects négatifs d'un traumatisme avec le temps ou même de le dissoudre entièrement. La vie m'a offert le cadeau de ressentir intensément, le monde appelle ça l'hypersensibilité. Il est vrai, que l'émotion me frappe comme les vagues sur le sable. Je suis un torrent, j'aime les détails et leur beauté. J'observe tout ce qui est transparent, imperceptible. J'oublie souvent ce qui est flagrant. Je trouve du réconfort dans les silences, je me perds dans les nuances. C'est à travers cette intensité que je me connais, que je découvre le monde et que je m'y ancre.
Les gens aiment voir l’amour, ils aiment l’entendre
J’ai adoré notre relation depuis le premier jour, parce qu’il n’était pas question de déjà -vu. Il n’était pas question d’âme sœur. C’était authentique, nouveau, et j’avais l’impression de vivre enfin quelque chose d’inattendu. J’ai adoré notre relation parce qu’elle ne ressemblait à aucune autre, n’attachait aucune dépendance. On était libres et on avait fait le choix de s’aimer.
Le piano embellit le silence constant qui réside dans ma tête. Il n’y a pas plus grande richesse que celle d’être à la bonne place. La bonne place, le bon moment, le calme, le bruit des oiseaux, des feuilles qui s’enlacent. Le son de l’été, le jaune du tournesol. La légèreté du cœur après tant de périples. L’amour est donc la douceur et la paix que j’ai tant rêvé ?
« et je pense qu’on est finalement capable de faire l’expérience de l’amour quand on lâche l’envie de l’idéaliser, quand on met de coté qu’une chose aussi intangible doit être irréprochable » - wellnessbyjade