Je suis Éros, et les cieux et la terre Ne vivent que par moi ! Je suis Éros, je brave le tonnerre Et ne suis que ma loi. C’est par moi seul que le monde respire, Que le printemps fleurit, Que le jour brille et que l’oiseau soupire, Et sans moi tout périt !… Tout périra ! Les cœurs dont j’étais l’âme Iront se consumant ! Et le soleil sans chaleur et sans flamme S’éteindra lentement ! Plus de printemps ! La lumière ravie Disparaîtra des cieux ! Je tarirai les sources de la vie Au cœur même des dieux ! Et l’univers, enfoui sous les ombres, Comme sous un linceul, Ne verra plus, debout sur ses décombres, Que moi, terrible et seul !












