5 days in the Annapurnas.
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5 days in the Annapurnas.
Fouf
Mardi 19 Novembre : Elections au Népal. Ambiance à Katmandu.
1. Femmes et Hommes attendent séparément devant l'isoloir. Ici le vote se déroule sur un terrain de football.
2. Difficile de trouver tous les électeurs. On s'embrouille un peu dans les listes..
3 et 4. De nombreux militaires surveillent les rues pour le bon déroulement de l'élection.
5. Tous les commerces sont fermés, interdiction de circuler avec un véhicule: la ville est méconnaissable !
6. Les jeunes peuvent jouer au foot dans les grandes artères de la ville.
7. Le gouvernement a imposé 4 jours de congés pour les élections. On se repose en attendant les résultats du vote.
8. Le dépouillement du vote n'est pas terminé mais pour le moment c'est le parti du Congress (centre droit) qui arrive vainqueur. Les maoistes (arrivés 3ème) contestent les résultats et dénoncent des fraudes. Affaire à suivre...
Fouf
Sunset in Nagarkot
The moon goes to bed on the valley of Kathmandu and the sun gets up behind the mountains of Himalaya.
Fouf
Bonjour la compagnie
Je vous vois venir de loin "c'est quoi ce blog où jamais rien n'se passe?" "pas d'article depuis 20 jours rolalaaaa"... Et bien oui, nous aussi on a une vie, de temps en temps. Et autant vous dire que ça n'arrête pas en ce moment.
Donc pour résumer, Halloween, de super déguisements digne des meilleurs films d'horreur, j'ai nommé, la team animal
Et puis des fois aussi, on est inspiré, alors on fait de la peinture lumineuse (du light painting quoi). Ça donne des trucs rigolos..
Pour donner des nouvelles intéressantes, tout se passe bien ici. Grâce aux nombreuses rencontres qu'on fait ici, j'ai eu la possibilité de travailler avec BVS Nepal, une association qui aident les personnes brûlées à se reconstruire après l'accident. Je m'occupe donc d'interviewer des femmes népalaises brûlées par leur maris ou ayant tenté de se suicider suite à des disputes conjugales... Autant vous dire que ça fait réfléchir et qu'on prend bien conscience de la chance qu'on a.
Voici le portrait de deux de ces femmes
A bientôt les amis !
Kailashnath Mahadev Statue, world tallest statue of Shiva - Sanga
Then visit of the village...
Mout.
Quelques photos faites avec mon appareil argentique : pas toujours facile mais fun !
Fouf
Laundry on the Phewa Lake & Seti River - Pokhara
Mout.
Swayambhunath également appelé Monkey Temple
Beaucoup de marches, de singes, et une vue imprenable sur Kathmandu.
Mout.
Grand Parents day 2013
Muskan's school
Mout.
Tibetan Refugee Camp
L'histoire, c'est qu'il s'est passé pas mal de trucs depuis mon dernier article... alors que dire, qu'écrire, que vous donnez à lire ? Comme aujourd'hui il pleut, et qui plus est, je suis malade, tentons un petit "trois articles" dans la journée (si la connexion internet me le permet)...
Retour deux semaines en arrière (ah oui en effet, le temps passe vite)... Visite du camp de réfugiés tibétains, dans la vallée de Kathmandu, aux alentours de Patan. Il s'agit d'une fabrique de tapis.
Les tibétains ne faillent pas à leur réputation : d'une extrême gentillesse et des sourires d'accueil de partout.
Mout.
South Asia Festival 2013
Le festival du documentaire d’Asie du Sud s’est déroulé du 3 au 6 Octobre à Kathmandu. L’occasion de rencontrer des réalisateurs et de voir des documentaires. Je vous fais partager mes 5 documentaires préférés (Sur 15 visionnés)
1. No Burqas Behind Bars de Nima Sarvestani
Immersion dans une prison de femmes en Afghanistan. Infidèle ou refusant un mariage forcé elles sont condamnées à la prison ferme. Paradoxalement elles y sont plus libres que dans leur foyer ! Extrait d’un dialogue d’une détenue : «Les gardes sont devenus mes amis, les prisonnières des sœurs, je ne suis pas obligée de porter la Burqa ni de demander l’autorisation de mon mari pour quoi que ce soit. Je me fous de rester 10 ans en prison, je suis libre ici ! » Ca laisse méditer sur la condition de la femme en Afghanistan…
2.Who Will Be Gurkha de Kesang Tseten
Un documentaire sur le recrutement des gurkhas (des soldats népalais engagés par l’armée anglaise depuis 200 ans) Une sélection très difficile composée d'épreuves physiques (ex: une course d'une heure sur 5 kilomètres avec un dénivelé de plus de 1 000 mètres, et 25 kilos de sable et de pierres sur le dos), d'un concours (qu’ils passent en short pour être sur de ne pas pouvoir tricher !) et d'entretiens où bien souvent l'unique motivation est l'argent (2 000euros par mois- au Népal le salaire moyen mensuel est de 60e)
La bande annonce
3. Saving Face de Sharmeen Obaid Chinoy (oscar du meilleur court-métrage documentaire aux oscars 2012, premier oscar pakistanais)
Très choquant. Un documentaire sur des femmes pakistanaises qui se font bruler le visage à l’acide par leur mari ! Souvent contrariés (refus d'obéir, refus de se marier) ils décident de ruiner la vie de ces femmes en étant surs qu’elles ne soient plus jamais séduisantes... La plupart renie les faits et prétende que leur femme se sont brulées le visage elle-même. Il est facile de se procurer de l'acide au Pakistan et ce pour moins d'un dollar... Le documentaire relate le combat de Zakia et Rukhsana, deux victimes d’acide-attaques qui tentent d’envoyer leur maris en prison. On suit aussi un chirurgien qui essaye tant bien que mal de reconstruire ces visages (et ces vies) détruits. Ainsi qu’une avocate qui se bat pour qu’une loi soit votée au parlement pour envoyer ces fous en prison.
La bande annonce
4 No Fire Zone :The Killing Fields Of Sri Lanka
Sur la guerre civile au Sri Lanka, le film se concentre sur la période 2009 qui a fait plus 900 000 morts ! (la plupart sont des civils) Des images très difficiles à regarder : des caméras de surveillance filmant des attentats suicide, des parents pleurant leurs enfants morts et vice versa, des médecins soignant des blessés sans poches de sang ni antibiotiques et arrêtant des hémorragies avec de simples mouchoirs, des corps de femmes violées… Et j’en passe. Le gouvernement Sri Lankais qui ne prend pas ses responsabilités dans ce conflit a censuré le film, si bien qu’il n’a pas pu être projeté au cinéma Kumari (là ou tous les autres films étaient projetés…) Mais les organisateurs du festival et le jury ont tenu à ce que le film soit vu, du coup ils ont organisé une «contre-projection » dans un café de la ville. Première expérience de censure au Népal, ca fait bizarre…
5. What’s poverty ? de An Overdose Joint Production
Un ton un peu plus léger pour finir, j’ai découvert les vidéos de l’indien Wilbur Sargunaraj. C’est l’équivalent de notre Norman à nous si vous préférez. Il se met en scène dans de courtes vidéos parlant de la pauvreté en Inde, le ton est très drôle et prouve qu’on peut rire de tout.
Une de ses vidéos ici
Fouf
Le cinéma Népalais...
A Kathmandu, ville de 2,5 millions d'habitants, il y a seulement 7 salles de cinéma. Ils diffusent la plupart du temps des films indiens. Plus de moyens, de meilleurs scénarios et de meilleurs acteurs c'est Bollywood qui domine de loin le cinéma népalais. Mais nous, comme on aime les challenges, on a décidé d'aller voir une bonne grosse daube népalaise. Faut dire, on étaient intrigué par les affiches de films placardées un peu partout sur les murs.
Un exemple ici :
Donc nous sommes allées voir "Maun, a loud silence". C'est une love story racontant l'effort qu'une muette accomplit pour séduire un muet. Ce dernier ne l'apprécie pas jusqu'au jour où... il change d'avis ! Ils vivent alors le parfait amour mais sont bientôt confrontés à la jalousie maladive de la fille. Et le garçon, lui, pour ne rien arranger, fait des cauchemars toutes les nuits (pauvre choupinou). Donc, si on récapitule, un scénario qui tient sur un post-it, de la musique niaise à outrance, et des acteurs qui laissent franchement à désirer. Evidemment, pas de scène de sexe. Pas même de bisou en fait... pour une love story, fondu au noir quand les deux personnages vont s'embrasser : bof bof. Pour vous faire une idée, rien de mieux que de regarder la bande-annonce.
Fouf
Pashupatinath by Night - Soirée de crémation
Mout.
Aux alentours de Pashupatinath
Mardi, départ avec Ram sur sa moto (même pas peur) pour Pashupatinath. Bon ok, on a failli renverser un piéton, mais ça s'est bien passé. Vous avais-je déjà dis que la conduite ici c'est N'IMPORTE QUOI ? D'ailleurs hier soir en rentrant à 23h, nous avons pris un taxi à cinq (soit une personne de plus qu'autorisé). Nous nous sommes fait contrôler par la police vu qu'elle est partout ici. Visiblement on pourrait être 2 ou 8 dedans, ça ne pose pas de problème: "Namaste, do you speak Nepali ?" "Euh no, english only" rire du policier... "Okay, you can go ! Namaste"
Ah oui donc je disais, Pashupatinath. C'est parti pour deux heures de photos de singes et de temples et de gens qui s'enlèvent les poux des cheveux. Voici donc quelques photos.
Et voici les animaux les plus passionnants du monde. Pour de vrai, j'aurais pu les observer toute une journée. Mais je crois que ma présence les dérangeait (ils me regardaient vraiment méchants des fois).
Parenthèse poste : si vous souhaitiez nous envoyer des lettres, des colis, des petits mots par la poste, abstenez-vous, même si vous en avez très envie. En effet il faut être vraiment très accroché pour récupérer une lettre au Népal, même quand c'est un recommandé. Environ une heure pour tenter de trouver une lettre dans une poste. Baladée dans tout le bâtiment, en long en large en travers, au final, je n'ai toujours pas ma lettre deux jours après son arrivée. Je continue d'y croire, mais c'est pas gagné.
Mout.
Trekking à Dhulikhel - la beauté du paysage
"Ne croyez pas les individus, fiez-vous aux enseignements ; ne croyez pas les mots, fiez-vous au sens ultime, ne croyez pas l'intellect, fiez-vous à la Sagesse."
Bouddha
Indra Jatra
Le temps se dégrade petit à petit à Kathmandu, nous avons vu nos premières pluies népalaises. Assez étrange car il peut pleuvoir énormément à Bishalnagar où nous logeons, et ne voir absolument aucune goutte à Durbar Square qui est à 10 minutes en voiture.
Lundi, levée 5h30 pour nous rendre au début du festival Indra Jatra. Ce festival célèbre le Dieu de la pluie Indra, en guise de remerciements pour la mousson qu'il a accordé au peuple népalais tout l'été. Le festival commence avec la levée d'un mât d'une vingtaine de mètres de hauteur. La foule devient folle dès le début de la levée, des cris de partout, des policiers qui tirent des balles à blanc en l'air. Fanny et moi avons quelque peu paniqué (le mât n'avait pas l'air si fiable que ça... mais bon, ça tient apparemment).
Mercredi, nous retournons à Durbar Square pour la suite des festivités. Nous allons voir la Kumari. La Kumari est une déesse vivante, incarnée dans le corps d'une jeune fille dès ses 3-4 ans. Pour sélectionner une nouvelle Kumari, il y a des critères à respecter comme la beauté physique, l'origine sociale ou encore l'horoscope. Les jeunes filles qui correspondent aux critères sont ensuite soumises à des épreuves terrifiantes. Celle qui garde son sang-froid (pas facile à 4 ans...) est considérée comme la nouvelle Kumari.
La Kumari ne marche pas sur le sol, elle ne doit montrer aucune émotion. Elle est crainte comme une véritable déesse. À l'âge de ses premières règles elle est ensuite destituée et redevient une jeune fille (presque) comme les autres. Une jeune fille qui n'a pas appris à lire, qui n'a pas reçu d'éducation, qui ne connait pas la vraie vie. En plus, il parait qu'épouser une ancienne Kumari porte malheur. Quelle "chance"...
Pour revenir à nos affaires, après quatre longues heures d'attentes dans la chaleur et un monde plus pesant qu'au 14 juillet, voici quelques photos de la Kumari et ses "dauphines". Ça ne vaut pas grand chose esthétiquement, mais au moins, on ramène quelque chose...
Aujourd'hui, retour à Durbar Square pour voir une nouvelle fois la déesse, malheureusement la pluie a eu raison de nous.
Ah oui, pour finir, sachez qu'on a acheté des nouveaux matelas, on dort maintenant sur 10 cm d'épaisseur à la place de 5 (si si ça change tout). Et on a de l'eau chaude pour la douche. ENJOY
Mout.