Difficile de trouver une place où s’asseoir sur les bords de la fontaine de Trevi où se pressent les badauds. Nuova Roma, entre ses marchés bondés, ses clubs branchés, et son port où les voiles défilent jusqu’au cœur de la nuit, rayonne de son statut de cité État sur tout le continent européen.
Des quatre coins du globe, touristes, runistes de talent comme réincarnations accostent les quais de la capitale romaine, les poches vides ou pleines de rêves, pour découvrir ce qui se cache derrière les rumeurs qui font tant parler.
On dit que la magie y est plus puissante, plus prégnante, et que c’est son doux parfum qui y attire les réincarnations des divinités et monstres des Panthéons les plus éloignés - grecs, romains, aztèques, celtes, scandinaves, amérindiens et yorubas, japonais comme égyptiens, tous, et plus encore, convergent vers ce même point.
Malgré l’omniprésence de ces presque divinités, c’est principalement de la magie runique que la cité vit - celle dont les glyphes luisent et prennent vie entre les mains des humains. Messagerie par boule de cristal à hologrammes, visages des dernières idoles qui défilent sur le Colisée pendant la coupure publicité et aérotrain qui glisse entre les étages éparpillés autour du colossal obélisque central - Nuova Roma est un bijou de la Nouvelle Ère, l’équilibre parfait entre l’Ancienne modernité et la Nouvelle antiquité.
On y vit comme en Rome Antique - ou presque. Toges bariolées, changpao richement ornés, fez de velours et sari de soie se côtoient entre les ruelles à l’architecture changeante. Pagodes et palais somptueux se toisent, et les monuments historiques se sont offert une nouvelle jeunesse, le tout sous la hauteur immaculée et bienveillante des bâtiments administratifs et de leur tête - le Concile.
Luxe, calme et sérénité - voilà les arguments de rêve que l’on pourrait retrouver sur les brochures publicitaires des agences de voyage, juste sous l’image du Jardin des Hespérides et ses cascades suspendues, le slogan de la cité « l’Histoire d’avant, réinventée » déroulé d’une calligraphie discrète et soignée. On s’y sent protégé, quand les runistes de la police déambulent, la Stella d’Oro reconnaissable à ses insignes bardés d’or et de noir, entre les habitants au pas mesuré - jamais pressés, jamais inquiets, loin du centre financier et ses rues commerciales bondées.
**** L’agence de voyage Odysseia décline toute responsabilité pour tout vol, accident ou désagrément survenu au 2ème étage de la Cité.