Et j’aimerais pleurer au point que les cieux changent de couleur,
Que le bleu tourne au gris, que les Dieux s’inclinent dans mes larmes.
Parfois, j’ai envie de me foutre en l'air,
Hantée par la mélancolie,
Poursuivie par mes cauchemars,
Je sens ma raison se fissurer,
Doucement en train de perdre la tête.
Mais pourquoi ne pas romantiser ça ?
me souffle mon cerveau dérangé.
Je mange mes émotions comme des céréales au matin,
Je m’auto-censure, puis m’étonne
Quand je recrache les parties de moi que j’ai étouffées.
Comme si les incantations que je crée pouvaient me sauver.
Tard le soir, je m’éloigne de moi-même,
Déguisée en sorcière,
Je me hante dans ma cabane abandonnée.
Ma mythologie est pleine de trous,
De silences, de récits jamais racontés.
Alors je me perds dans mes propres chapitres,
Je creuse ma tombe de honte,
Mortifiée, mais si habituée à cet état,
Qu’il respire en permanence à l’intérieur de moi.
Être moi, c'est être un vertige,
Les premises d'une crise de panique qui m'étouffe,
Mais qui arrive jamais tant je serre le poing,
Les jointures blanches, paniqué à l'idée que je puisse plus tenir aussi longtemps.
Être moi, c'est porter une peur,
Viscérale, plus ancienne que les astres eux-mêmes.
Une peur qui se loge dans mon ventre,
Enlace mes sens, et étouffe tout autres émotions qui tente d'exister.
Être moi, c'est être un kaleidoscope d'emotions,
De ressentis, rancunes, non-dits,
Quand est-ce que j'ai coulé du béton sur tout ça ?
Car impossible de les ressortir.
Et j'ai peur de tellement de choses,
J'ai peur que le poison avalée ne m'aide pas dans cet état,
J'ai peur des gens et de leurs intentions toujours douteuses,
J'ai peur de la bizarrerie de ma folie,
J'ai peur que tu me quittes,
J'ai peur que tu m'aies déjà quitté,
Mais mon esprit malade te manifeste devant moi comme si tu étais réel,
J'ai peur que tu n'existes même pas,
Encore une de mes folles création,
J'ai peur de perdre la tête,
J'ai tant peur de cette folie.













