Et je sais que tout est fini,
Ou du moins ça en a l’air,
Mes armes lâchées au sol.
Et je me retrouve tellement abîmée que l’instant de folie me récupère de mon coma de stupeur,
Je me demande comment un chemin débuté avec tant d’émotions se finit par le sable marbré des coins les plus sombres de mon univers…
Dans ma détresse, je m’imagine me tourner vers les Dieux à qui j’ai tourné le dos il y a longtemps.
Et chaque silence est un poignard dans le brouhaha de ma tĂŞte,
Et je sais qu’il y a un mal qui me ronge de l’intérieur,
Une entité faible aux ressentiments forts,
Et pourtant, je ne saurai le nommer.
Je me demande quel courage me manque pour mettre fin
A l’énigme équivoque de cette existence,
Quel chemin ai-je manqué d’emprunter.
Et pourquoi tout paraît si pâle en comparaison au souffle de ma tête,
Et les âmes que j’ai côtoyé me quitte une par une,
Abandonnant le combat pour se lancer dans une guerre plus méritante.








