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@spirit-escape
Save..
8. Hold Still  _  15. Let It Go  _  36. Donât be Scared of Death  _  4. Laugh  _  18. Talk To Someone  _  45.Touch  _  22. Cry  _  23. Accept  _  7. Forgive  _  34. Surrender  _  29. Have Faith  _  14. Breathe  _  27. Release the Fear  _  1. Love  _  86. Open Up  _  11. Remember
99. Say GoodbyeÂ
Un autre sâil te plait..
âRome est en flamme, dit-il en se versant un autre verre. Pourtant, je suis lĂ au milieu d'un fleuve de chatte et c'est reparti pensa-t-elle, encore une diatribe complaisante et imbiber de whisky sur ce putain de bon vieux temps. Et sur nous autres, pauvres Ăąmes nĂ©es trop tard pour voir la splendeur des Stones et sniffer de la coque haute gamme au studio 54, nous qui avons ratĂ©s presque tout ce qui fait que la vie vaut peut-ĂȘtre la peine d'ĂȘtre vĂ©cu et le pire, c'est qu'elle Ă©tait d'accord avec lui. Nous on est lĂ pensa-t-elle, assis au bord du monde, aux confins de la civilisation occidentale, dĂ©sespĂ©rer au point d'ĂȘtre prĂȘt Ă tout pour Ă©prouver quelque chose. N'importe quoi, au point de sombrer les uns dans les autres et baiser Ă corps perdu en attendant la fin des temps.â
Califonication (s01e06)
Amnesia
Je tâaime autant que tu me dĂ©testes, je tâaime autant que je suis ta peste, Nos pensĂ©s sâemmĂȘlent dans un flow sans fin, oĂč seul toi et moi nous empoisonnons au vin, Je ne te comprend plus, mais oui, comment arrives tu Ă te dire que tout est foutus, EntremĂȘlant ta haine et ton venin pour mieux passer au dessus, Laissez place au passĂ©, Rayant tous nos souvenirs, Nos Ă©clats de rire non fondĂ©s, Ne retenant que le pire.
Je sais enfin, je sais comment tu es parvenue Ă mâoublier, Je nây parviens pas, ce nâest pas dans ma nature dâabandonner, Jâai souvent dis « On tombe pour mieux apprendre Ă se relever » Mais sĂ©rieusement, quand ça tâarrive, tâas quâune envie, câest te fusiller,
Câest une poĂ©sie habillĂ©e dâune douce mĂ©lodie Reviens, mon cĆur, plonge moi dans lâamnĂ©sie, AmnĂ©sia, dans mes bras, AmnĂ©sie, AmnĂ©sia, dans mes bras, AmnĂ©sieâŠ
Faut se le dire, ce moment, nous deux dans cette voiture, Ce tĂ©lĂ©phone qui retentit, je tâen supplie, guĂ©ris mes blessures, Câest lui nâest ce pas ? Câest lui qui te demande de rentrer, Et moi qui percute quâau fond, jâai tord dâinsister.
Ces courbes, cette douceur, ces attentions, au fond tâĂ©tais ma drogue, Et aujourdâhui cette poudre dans mon nez, mon dieu quel Ă©pilogue, Va falloir que je me relĂšve, mais quâune envie, disparaĂźtre, Tu mâas pĂ©tĂ© les jambes, je tâen veux, reste dans mon pĂ©rimĂštre.
Câest une poĂ©sie habillĂ©e dâune douce mĂ©lodie Reviens, mon cĆur, plonge moi dans lâamnĂ©sie, AmnĂ©sia, dans mes bras, AmnĂ©sie, AmnĂ©sia, dans mes bras, AmnĂ©sieâŠ
Je suis seul, vidĂ©, Ă©cho retentissant, RelĂšve toi, relĂšve toi de ce sol glissant. Il est temps dâapaiser, mais toi tu clĂŽtures. Jâai compris, jâabandonne, systĂšme dâautocensure,
Pourquoi chercher Ă expliquer lâinexplicable, Si ce nâest que pour pĂ©ter un cĂąble, Comment as tu pu me charmer de la sorte, Comment as tu fais pour que cette Ăąme cachĂ©e ressorte,
Que de questions inutiles, cesse tes coups dâaiguille Me voici bel et bien futile, je roule sur le sol comme une bille, Jâai cru que je pouvais la remplacer, mais les points Ă©taient comptĂ©s, Et le score si vite scellĂ©..
Câest une poĂ©sie habillĂ©e dâune douce mĂ©lodie Reviens, mon cĆur, plonge moi dans lâamnĂ©sie, AmnĂ©sia, dans mes bras, AmnĂ©sie, AmnĂ©sia, dans mes bras, AmnĂ©sieâŠ
Jordan B.
Paroles achevées mélodie en pré. Soon. Be continued.
LACHER PRISE
Ce son dans mes tympans, cette fume inspiratrice dans ma main gauche, et cette plume qui nous tente une escapade. Mes doigts glissent sur ce clavier avec la mĂȘme facilitĂ© que jâavais Ă construire ce chĂąteau de sable gamin.
Il yâa ceux qui donne tout pour une personne, nâayant aucune crainte de se prendre une claque. Puis Il yâa ceux qui se dĂ©truisent, seul, par peur de se livrer et de se donner entiĂšrement Ă une autre.
Et il yâa toi, qui te trouve lĂ , depuis si longtemps, affalĂ© dans ce fauteuil usĂ©, dessinant les moindres contours de ton corps. Il est temps de te bouger, de te relever. Tu es si distant, si Ă©loignĂ©. Depuis quelques temps tu es tellement dĂ©tachĂ© de la rĂ©alitĂ© que tu parviens Ă mâinquiĂ©ter. Tu me sembles si vulnĂ©rable, si faible. Tu sautes de ce pont, sans jamais te demander les raisons de cet acte. Tous ces grands sauts ne font que te fragiliser. Ils te brisent les jambes peu Ă peu. Etre dĂ©sespĂ©rĂ© ne justifie pas de se dĂ©truire de cette maniĂšre. Tu vies dans le mensonge. Tu attends un coup du sort pour aller mieux. LĂšve toi, et rĂ©agis. Tu nâas de cesse de me dire « La roue tourne ». Ta roue crĂšve peu Ă peu, tes jantes sont rouillĂ©es, et toi, tu meurs Ă petit feu. Tu vaux mieux. Certes, tu as Ă©tĂ© déçu, mais on sâaperçoit vite que les choses changent. Que les gens passent, et que la faiblesse des sentiments est une rĂ©alitĂ©. Pour beaucoup, loin des yeux, loin du cĆur est une chose instantanĂ©e. La vie est ainsi faite. Ce soir, je leurs rends hommage pour toi. Je concentre 10 minutes de mon temps Ă ces personnes que tu as pu apprĂ©cier, Ă©couter, aider, et parfois mĂȘme aimer. EspĂ©rons le, certaines dâentre elles se sentiront visĂ©es. Ces personnes qui vous Ă©carte du jour au lendemain aux dĂ©tours dâune ruelle, car avouons le nous, ces personnes ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ces personnes capables dâĂ©mettre des sons vides pour ne pas dĂ©cevoir. Ces personnes aux belles paroles, prĂȘte Ă vous Ă©mouvoir simplement dans leurs intĂ©rĂȘts. Ces personnes qui vous lancent ces regards fourbes sans se lâavouer. Je ne peux vous en vouloir, vous ĂȘtes unique. Tous uniques, de façon identique. La vĂ©ritable force aujourdâhui est de rĂ©ussir Ă se fondre dans la masse, Ă pouvoir aisĂ©ment ĂȘtre un autre afin de devenir un personnage admirable. La vie ne se rĂ©sume pas Ă une seule personne. Car une seule autre peut tout changer. Elle peut la reconstruire, la dĂ©truire, vous rendre heureux ou vous enfoncer. Ferme la porte Ă tout cela. Dis toi quâune porte sâouvre vers un autre horizon, diffĂ©rent, certes, mais pas moins agrĂ©able. Ce monde est grand, ce monde est vaste. Si ton choix est de rester seule, je le conçois, mais bouge toi, va admirer tous ces paysages qui nous sont offerts. Le passĂ© hante tes journĂ©es. Ecoute, « La roue tourne », nâest tâil pas ? La tienne nâa pas encore dĂ©jantĂ©, alors relĂšve toi. Cesse de croire que tu es seule, on est lĂ , vois nous comme tes bĂ©quilles et marche vers un avenir meilleur. Carpe Diem.  Jordan B.
"Plus dâcigarettes, juste quelques miettes. Feuilles volages, les noms sâemmĂȘlent. Bepanthen, ta mĂšre. Souvenir dans lâplacard. Putain. Encore une foutue date. Journaux qui sâempilent, beau ramassis de conneries. Compte bancaire au rĂ©gime. Estomac nouĂ©, ampoules aux pieds. Great le canapĂ©. Zapata presque terminĂ©. ClĂ© USB blindĂ©e. Nouvelles enceintes stylĂ©es. Allez vas tâcoucher, tu nous fais chier." C.
LIGNE ROUGE
En ce soir dâĂ©tĂ©, je dĂ©cide de me sĂ©parer durant quelques heures de mes amis. Je commence Ă me demander ce que je fou lĂ , sur cette plage, avec ce verre de Jack dans la main. Je mâassois alors sur ce sable fin, et lĂšve ma tĂȘte sur ce paysage. Cette plage a tellement de choses Ă me raconter, elle me submerge.âšJe mâallume ce joint. Cela faisait un moment quâil me rĂ©clamait, que voulez vous, je ne fais que lui rendre service.
Câest alors quâune fille vient se poser Ă mes cĂŽtĂ©s. Elle mâemmerde dĂ©jĂ par sa simple prĂ©sence. Je me questionne. « Comment vais-je mây prendre pour la dĂ©gager ? Je souffle.âšJâĂ©teins le son dans mes tympans, et je la regarde. Cette fille est si belle.  Son regard et son sourire  dĂ©gagent en elle tellement de charme. Je me dĂ©cide alors Ă lui laisser m'entreprendreâŠ
« SalutâŠâš- Oui ?âš- Pourquoi es tu lĂ , seul, Ă lâĂ©cart de tout le monde ?âš- Cela tâintĂ©resse vraiment, ou tu nâas rien trouvĂ© de mieux pour mâemmerder ? âš- Tu es un vrai connard, ou câest simplement que je te gĂšne ?âš- Probablement un peu des deux. *je baisse la tĂȘte*âš- âŠâš- Pourquoi agis-tu ainsi ? On dirait que tu cherches Ă fuir quelque chose ?âš- Disons plutĂŽt que câest cette chose, qui me fuitâŠâš- Tu mâintriguesâŠâš- Ecoute, tu es venue, confiante, avec ta beautĂ© et ta robe toute en fleurs, mais pour moi, ce nâest pas suffisant. Si je tâintrigue, câest uniquement parce que je te repousse. âš- Peut ĂȘtre oui⊠Mais je me sais ĂȘtre attirĂ©e par les mecs cultivĂ©s, drĂŽles, intĂ©ressants et mystĂ©rieux. Il ne faut pas qu'il me prenne la tĂȘte. Jâaime quâil ait une vie sociable animĂ©e mais que je puisse malgrĂ© tout avoir confiance en lui. Il ne faut pas qu'il soit Ă mes pieds, mais qu'il me montre de l'intĂ©rĂȘt quand il le faut, que je puisse parler avec lui, rire, passer du bon temps. Une sorte d'amitiĂ© amĂ©liorĂ©e. Jâai aussi le goĂ»t du dĂ©tail, comme un talent artistique, quâil joue de la musique, ou quâil ait une plume magique. LâapothĂ©ose, ce serait un charme fulgurant. Ha, puis faut qu'il embrasse bien aussi⊠Mais toi, tu recherches  quoi ? »
Je lui passe ma fin. Elle me sourieâŠ
« Je ne cherche plus.âš- Tu sais, tout le monde cherche lâamourâŠâš- Me concernant, cette plume magique que tu recherches, saigne sur une page vide.âš- Tu sous-entends prĂ©fĂ©rer tirer ton coup pour une nuit, quâaimer une personne au risque de te perdre en elle.âš- DĂ©sormais, les chattes se percent bien plus vite que les cĆurs. MĂȘme si tu Ă©tais la plus grande des battantes, tu finirais tout de mĂȘme dans mon cendrier. »
Câest alors quâelle jette le mĂ©got sur le sable. Je la regarde, une esquisse au coin de ma lĂšvre.
« Allez, suis-moi »Â
Jâouvre les yeux, 14h12 Ă ma montre. Je me lĂšve, et enfile un habit. Jâallume la chaine, « This Love - Craig Amstrong » retentie. Cette mĂ©lodie mâapaise tant. Je me sers alors un verre, et me pose sur le balcon avec une clope Ă la bouche.Â
Câest Ă ce mĂȘme moment quâelle se rĂ©veille, nue, dans ce grand lit. Je ne sais mĂȘme pas son nom, et pourtant, quelle importance⊠Elle se rhabille, enfile sa robe, et vient Ă mes cĂŽtĂ©s en mâenlaçant. Je lui demande de partir, et de ne surtout pas parler au risque de gĂącher la mĂ©lodie. Elle s'exĂ©cute, la tĂȘte basse, et je regarde ce paysage, la tĂȘte haute, en ne pensant quâĂ une chose, une seule choseâŠÂ  Jordan B.
BACK FOR GOOD
Si je n'étais pas un homme, je viendrais te demander de revenir. Je prendrais le volant, je parcourais tous ces kilomÚtres, et je t'avouerai que je t'aime.
Si je n'étais pas un homme, je n'aurai pas été si stupide et obstiné. Je serais venu te promettre de te rendre à nouveau heureuse et je t'aurais supplié de remarcher auprÚs de moi, comme avant.
Mais je nous ai laissĂ© tomber, laissĂ© mourir. J'ai baissĂ© les bras. Finalement, je n'ai Ă©tĂ© qu'un lĂąche, un ĂȘtre tout bonnement mĂ©prisable. J'ai refusĂ© de me battre, de tout faire pour nous prĂ©server de cette marĂ©e basse qui persistait dans notre histoire. AprĂšs tout, je ne peux m'en prendre qu'Ă moi. Je suis le seul fautif, lâunique coupable. Mon cĆur est restĂ© Ă tes pieds, et j'ai dĂ©sormais le sentiment que tu le piĂ©tine dans le seul but de te venger. La maniĂšre dont tu mâas oubliĂ© me dĂ©truit, mâanĂ©antit. Pourtant, jâĂ©tais prĂȘt, oui, jâĂ©tais prĂšs Ă venir te voir et tâimplorer de me sauver de ce manque de toi.
A lâĂ©poque, tes baisers, tes signes dâaffection Ă mon Ă©gard, ces nuits si magiques, tous ces moments innacoutumĂ©s Ă©taient Ă mes yeux une bĂ©nĂ©diction. Tu le savais, tu savais que ce nâĂ©tait quâune illusion, du poison. Un venin qui sâest propagĂ© pour un jour atteindre ce cĆur meurtri. Au temps oĂč lâon passait nos moments ensemble, oĂč jâĂ©tais comme un gamin prĂ©s de toi. Mon masque Ă©tait beau, je nâĂ©tais plus cet ĂȘtre insensible, dĂ©pourvu de sentiment, et  mon sang brĂ»lait dâune flamme sous cette pluie battante. Ma vie perlait entre tes doigts. Je tâai offert ma vie sur un plateau, et toi, tu as fais en sorte de le rouiller. Mon amour, jâai encore des photos de toi prĂšs de moi. Mais elles nâont plus les mĂȘme saveurs. DĂ©sormais, elles me ravagent car elles me font prendre conscience de mes erreurs. Je vais laisser tout cela derriĂšre moi. Avancer.
Le soleil se couche,
Veuillez agréer etc...
                             Jordan B.Â
Yesterday I was all. Today, I'm nothing.
Tu es cette diffĂ©rence. ce tout. Cette chose accaparant toute rĂ©sistance en ma personne. Ton entrave me fait tant de bien. J'aimerais que ces moments n'est aucune durĂ©e. Un simple regard de ta part et ma journĂ©e trouve enfin son sens. Il te suffit juste de me prendre dans tes bras, et je m'Ă©vade, je me disperse. Cette influence que tu dĂ©gages sur moi. Je ne contrĂŽle rien. Cette odeur, ce doux parfum que j'aime tant inhaler m'envoye dans ces horizons utopiques ou seul toi et moi sommes en osmose. Ce contact de tes lĂšvres aux miennes. Tu es ma seule drogue. Notre complicitĂ© est notre force. Chaque jour, cette idĂ©e de te perdre hante mes plus profondes pensĂ©es. J'ai peur, parce que je sais que je t'aime et que je veux rester avec toi. Seul toi a encrĂ© ce dĂ©sir intouchable . A chaque instant, j'ai cette envie d'ĂȘtre accrochĂ© Ă tes lĂšvres, agrippĂ© Ă tes hanches, exilĂ© dans ton cou. C'est toi que j'ai toujours attendu. Toutes ces nuits, contre la douceur de ta peau, sont en moi a jamais gravĂ©. Je n'est de cesse de penser Ă toi, Ă ces moments avec toi, contre toi. Tu as su devenir Ă mes yeux ce que nulle autre avait su ĂȘtre, que nulle autre avait pu ĂȘtre. Cette dĂ©pendance Ă ton Ă©gard m'est apparue si brutalement. Je veux t'appartenir, rester ce que je suis Ă tes yeux. Au delĂ de tous ces clichĂ©s, ces belles paroles, tu m'es apparu dĂ©s le premier instant comme celle qui serait pour moi plus que n'importe quelle autre. Je n'ai jamais ressenti de telles sensations. Chaque matin Ă©tait comme le prĂ©cĂ©dent, mais en ta prĂ©sence le temps cesse de s'Ă©couler. Avec toi, je suis quelqu'un de diffĂ©rent.
âšJe me retrouve lĂ , non prĂšs de toi, entre les profondeurs de mon abyssal ĂȘtre et Ă la fois en ce lieu suspendu dans le vide. Tu savais que j'avais le vertige et pourtant, pourtant tu as brisĂ© une existence. Tu as achevĂ© mon ĂȘtre. Je me suis perdu quelque part par lĂ . Je n'arrive pas Ă retrouver les morceaux. Ces fragments de toi et de moi que tu m'as violemment arrachĂ© de la poitrine. Cette partie de moi que je t'avais aveuglement cĂ©dĂ©. Tu t'accapares mes pensĂ©s, mes nuits. PartagĂ© entre ce dĂ©sir et ces envies de te griffer, de t'effacer, de te dĂ©truire. Je me renferme chaque jour un peu plus sur moi mĂȘme. Les gens me voyent tomber mais n'ont que faire. Chacun a observĂ© ma surprenante et incrĂ©dule chute, mais ils ne sont pas stupides. Ils savent que c'est peine perdu. Tu es partis sans mĂȘme m'en avertir. Qu'avait il de plus que moi? Je l'envie Ă m'Ă©touffer de sa personne. DĂ©sormais, pendant des heures, jusqu'au sommeil, je ne pense Ă rien. J'inhale de la coc' par le nez pour oublier ce parfum avec lequel tu m'envoutais, et de la fumĂ©e par la bouche pour abandonner le goĂ»t de tes lĂšvres posĂ©es aux miennes. Tu vois, ce n'est dĂ©sormais plus toi ma drogue. J'ai cru pouvoir mefaire une raison sans imitation. Je n'est pas fuis, je ne t'ai pas fuis, ni toi ni ton manque de rĂ©partie. Je voulais tout avec toi. J'Ă©tais tout avec toi. Regarde ! J'en suis venu Ă me mentir Ă moi mĂȘme dans un profond dĂ©lire. Je prĂ©fĂšre finir dĂ©foncĂ©, les pupilles dilatĂ©s, et ne plus avoir conscience que de ce bras qui m'entoure, de cette Ă©paule sur laquelle je repose, c'est toi qui me hante. Je ne peut me dĂ©nouer de ton ĂȘtre. Tes caresses que je dĂ©sirais tant me glace le sang, empoignent mon Ăąme. Ton corps que je dĂ©sirais tant se met Ă m'effrayer. Mon pouls dĂ©cĂ©lĂšre. Tes lĂšvres qui m'Ă©taient si douce m'Ă©coeur. Tu es et resteras la seule que j'aime le plus Ă un point dĂ©fiant tout mot quel qu'il soit. Je souffre Ă n'en plus finir.
Hier j'étais tout. Aujourd'hui je ne suis plus rien.  Thomas B. & Jordan B.
MEMORIES
Les journĂ©es qui ne se finissent jamais, lâimpression dâune vie gĂąchĂ©e. Un arriĂšre-goĂ»t de douceur sur un air de maladresse et les gens qui passent sans regarder autour. Des rires qui fendent lâair, insouciant en tout genre et plein de bonne volontĂ©. Bonne volontĂ© qui sâestompe au prix des souvenirs. Les regrets qui partent, les remords qui reviennent et vice-versa. La vie qui part et qui revient et lâinstant magique qui sâenvole vers des horizons utopiques. Des instants volĂ©s quâon essaye de dĂ©rober. De toute façon, le temps passe et se lasse, les personnes oublient puis se rappellent et oublient de nouveau.
La valse frauduleuse et cynique du temps qui passe nâest-elle quâune vaste plaisanterie ?
Peut-on se tromper Ă ce point sur une personne que l'on croit connaĂźtre ?
Et toi, tu restes lĂ , sans savoir que le temps est passĂ© et a laissĂ© place aux souvenirs. Tu viens et tu me jettes mes souvenirs Ă la figure pour que je rĂ©agisse. Tu attends ma rĂ©action, plus les choses sâaccĂ©lĂšrent moins je rĂ©agis. Je revois encore les scĂšnes du passĂ© qui fredonnent dans ma tĂȘte. Elles me hantent et je nâarrive pas Ă les supporter ... câest peut-ĂȘtre cela ce fameux « poids du passĂ© ». Nous parlons de rĂȘves inachevĂ©s, de choses surrĂ©alistes et tu restes lĂ et tu mâĂ©coutes. Sans ouvrir la bouche. Sans dire un mot. Tu Ă©coutes et câest tout. Et câest tellement toi, et câest tellement bien que jâen oublie les regrets. Que jâen oublie de vivre. Un sourire narquois, des yeux qui pĂ©tillent, un visage rayonnant, des fossettes amusantes et câest reparti. Des coins de souvenirs sâaccrochent Ă ma peau. Jâai beau gratter pour enlever le superficiel, lâaccidentel est bien imprĂ©gnĂ©, comme une tĂąche de naissance que l'on essayerai dâenlever. Je tire ma peau, elle me brĂ»le, elle se dĂ©chire, elle me consume, elle me brise. Besoin de toi, jusquâĂ Ă©touffer de toi. Il est certain qu'aprĂšs ces phrases, Tu te diras que tout est fini, que ça ne sert Ă rien de continuer, ou encore que tu n'es plus rien Ă mes yeux. Mais il n'en n'est rien ! MalgrĂ© le fait que je persiste Ă croire que finalement je ne suis plus grand chose Ă l'Ă©gard des tient, que dĂ©sormais, tu as ce que tu as, et la aussi je persiste dans mes pensĂ©es, toujours voulu. Si j'ai pris cette semaine et principalement cette nuit, Ă 2h du matin, d'Ă©crire le fond de mes pensĂ©s venant te toucher, c'est uniquement par besoin, ce besoin me permettra de me vider quelque peu pour revenir peut ĂȘtre un jour. Tu dis que la distance n'arrange rien, et c'est pour cela que ton estime envers moi rĂ©gresse de jour en jour, que tes intĂ©rĂȘts ont clairement et simplement changĂ©, mais dis toi qu'il est nĂ©cessaire pour moi de prendre ce dĂ©lai et ce recul. Cesse de te dire que je te remplace par certaines personnes ou bien que je ne pense principalement qu'Ă une personne en ce moment ... Je pourrai me permettre de te faire la mĂȘme remarque, Ă la diffĂ©rence que pour ma part, tout m'en donne raison. Tu es heureuse, tu souris, tu ne peux le renier, et je ne t'en jette pas la pierre bien au contraire, tu as raison de l'ĂȘtre. Mais cesse de parler d'une facette cachĂ©e pleurant Ă mon retour.  Jordan B.Â