Quelques grammes d'âme.

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@spleendusoiir
Quelques grammes d'âme.
Cafe in the Globe bookstore. Prague, 1994. Photo by Gueorgui Pinkhassov.
Dites-moi, Dites-moi que finalement tout cela ne fut qu’une forme de poésie de mauvais goût.
Il y a de ces yeux froids, il y a de ces yeux maladroits, et puis, il y a les miens qui te cherchent a chaque fois. Parce que tu es partout, et nulle part, et où que tu sois tu es la chaque soir.
spleendusoiir
Qu'elle est triste quand son regard nait et meurt autre part.
Que ses mots étaient doux, étaient saignants et ne cessaient de couler, se glissaient sur ma peau, caressaient mes draps et s’allongeaient dans mes bras. Que ses mots étaient flous, se mélangeaient à mes verres, se pliaient à mon cou, puis se perdaient de chemin Que ces mots étaient frais, en rentrant sans frapper, ils m'ont tenue la main ce soir sans oser parler. Que ses mots se déchiraient, se traînaient, qu'ils sont durs à avaler, qu'ils sont tristes à regarder. Que ses mots vous sautent dans les bras, laissant des traces et des bleus parfois. Que ses mots se versent dans mes plats, se dessinent dans les toits et s'illuminent en bas. Que ses mots s'écrasent dans ses lèvres, se déchaînent et s'arrêtent, se cambrent et se rangent dans mes doigts, se fâchent et se séparent, ils pleuvent et ils sèchent, que ses mots font froid.
spleendusoiir
Et comme hier encore, j'ai écris sur toi, sur moi, ou juste l'écho entre les deux.
SS
À nos toits.
je n’attendais que toi….
En rentrant ce soir, rappelle-toi de me pleurer, pleure-moi et oses avouer ce mal-là, je ne serai pas là mais jamais en dehors de toi, pleure-moi avec ce coeur qui bat comme si mes yeux se sont posés sur toi, pleure-moi et au milieu de cette soirée arrête-toi, finis ce sourire et pense à moi, pleure-moi et de ce matin d'hiver couvre-toi par ton mal de moi, pleure-moi et au-delà de nos souvenirs accroche-toi, avec ces larmes froides apaise-moi, et avec un cri souffre de moi, lève cette cigarette et ce verre-là, ne coupe plus ce silence qui te rapproche encore plus de moi, fuis- moi demain mais ce soir en rentrant pleure-moi, effleure ton chagrin dans mon image nette en toi, ce soir dis le de ta voix la plus faible que jamais il n'y aura d'autres moi et pleure-moi
#SS
J'écrivais dans ces journées infinies d'hiver, dans ces nuits tendres de l'été, j'écrivais une fois elle détourne le regard, j'écrivais sur toi ou sur moi je me rappelle pas, mais j'écrivais en ne cessant d'écrire, c'était un soir, c'était un après-midi, c'était là, et je voulais que ça sorte quelque part. j'écrivais donc, en me détestant des fois, j'écrivais en échappant à ma plume, en refusant d'y faire face, étant toujours entremêlée entre ce que j'avais besoin d'écrire et ce que j'avais envie de lire. j'écrivais en ne cessant de le faire ce soir comme hier, j'ai écrit sur mon verre ou peut-être la décoration de ce café sombre ou mon malheur le plus profond, peu importe parce que ce soir j'ai écrit, comme hier, sur les toits, dans mes bras, J' écris des phrases grandioses dans ma tête que j'ai finis par oublier, des phrases bien trop belles pour être étalé en encre, ou coucher sur des pages, mais des mots que je savoure sur le moment, et qui désormais restent enfouies quelque part en moi.
#SS
ne comprends tu donc pas,que les portes sont fermées aujourdhui,que meme tes mots sont muets,au moindre verbe,a la moindre lettre, ne comprends tu donc pas que meme le sel de tes sanglots parcourt ton corps mais ne surgit plus autre part,que tes larmes sont froides! Chere ame ton ciel n'a plus connu de jour depuis deja des mois,et quel vin prenderas tu ce soir pour ne plus entendre ces cris au fond de toi?quel dieu vas tu maudir aujourdhui?a quel encre t'offereras tu proie?de quel chagrin te rappeleras tu ce soir là? et quelles mains enviras tu cette fois? Que tu es triste chere ame,et meme ton ciel ne connait plus de joie. Danse sur les toits d'un pays qui ne te reconnait pas,fume a cette epoque ou tes mots ravivaient de joie,a cette epoque ou ses yeux s illuminait pour toi,que le present est un fardeau quand il ne me rapproche plus de toi,que le present est un fardeau quand tu n'es plus là,et qui me revient desormais en forme d'heures lentes qui me tues tout bas,cris chere ame elle reviendra pas,et de tes souvenirs guerie toi, de ses yeux libere toi,heurle chere ame a qui peut l'entendre que ton ciel ne reconnetra plus de joie,mes mots sont loin de toi.aujourdhui ils sont muets et ne portent aucune voix. il y a un moment pour vivre et un autre pour s'écrire,il y a ces moments ou tu deviens l'action et d'autres ou on devient que la reaction,et entre les deux je n ai jamais cessé de t'écrire.
#SS
On attendra l’hiver pour s’écrire qu’on se manque, que c’était long d'attendre
Et dans la nuit mes sanglots se mélangeaient à mes verres, je buvais à tout ce que tu étais, je buvais tout ce qu'on aurait dû être et qu'une fois je ne me rappelais plus de mon nom, c'est le tien qui revenait en majuscules, c'est drôle qu'a chaque fois ou je me perdais tu étais tout ce qui me rattachait à la réalité
Face au froid,face a ce balcon entourés de megots,celui qui porte tout mon malheur tres profond ce soir,sous cette lune que je ne peux voir de la ou je suis,celle qui brille mais loin de moi,qui ne sens pas ma présence,et qui peut-être ignore que je suis toujours debout,la haut quelque part,je prend un verre pour t écrire un mot ou deux,il m'est toujours aussi difficile de parler de toi après que je suis partie,j'avais toujours crus que le plus profond des malheur etait qu'une personne te quitte,mais je n'ai pu gouter et comprendre le malheur,qu'une fois j'avais claquer violemment la porte te laissant dans ton monde pour retourner au miens, je voulais ecrire sur le fait de partir,d'en ressentir une liberté dans chacun de mes pas,lui donner un synonyme de bravoure,un act de courage peut-être,ma plume voudrait bien donner une beauté a ma fuite,mais il n'y en avait pas,il n'y avait pas de beauté après toi,ni avant toi d'ailleurs, avec toi c'était le juste milieu c'était une pause qui m'était interdite,mais sur laquelle je me suis tant acharnée,aujourdhui rien de ce que tu etais ne me manques, mais pourtant j'ai envie que tu sois là, tu es le chapitre ou l'écriture etait toujours lisible,c'est pourquoi je suis là a t'ecrire,c'est qu'au milieu de tout ceci je n ai pas envie que l encre s'efface,je sais que dans un an ou peut-être deux rien de tout cela ne serait important,mais ce soir c'est reel,c'est là et ca fait mal,je sais que je garderai au profond de moi ton regard qui me mettait nue devant toi, ton silence qui suivait un sourire léger,quand tu blottissais en moi en pleine nuit me disant que tu pourrais bien mourir si nos chemins se quitte un jour,je me rappelle de quand tu es venues reprendre tes affaires de chez moi, mon chez moi etait vidé de tout ce que tu étais, je me rappelle etre sortie pendant que tu le faisais,qu'il m'étais difficile de rester figer en te voyant ranger ceci avec une amertume et qu'a chaque fois ou tu portais quelque chose tu me regardais d'un air comme si chaque objet devait provoquer en moi un souvenir et que tu le savais,alors tu me regardas et un sourire triste surgissais sur ton visage fatigué, comme si tu exprimais d'une maniére bien a toi a quel point ce fut beau,mais aujourd'hui il ne m en reste qu'un arrière gout d'amertume au bout de ma gorge, que personne ne viendrait toquer a la porte a 2h du matin et rentrer s'allonger sur ce lit froid sans aucun mot, apres toi il n y aurait pas toi,et qu'il faut reconnaitre que je ne pourrai revivre cela a nouveau,et que je ne pourrai avoir autant mal a nouveau, des fois l'amour devient une excuse,devient la peur d'être seule,des fois l'amour ne devient plus rien,si un jour tu devais repenser a moi,ne te rappelle pas de cette fin aussi lache, j'ai envie que tu te rappelles le début des choses,j'ai envie que tu te rappelles de la première fois ou on nos regards se sont croisés,de nos nuits a savourer la vie,de notre toute premiere cigarette,face a tout ce qu tu étais, il m'est impossible de te voir,je sais que tu brilles ailleurs et que tu ignores que quelqu'un est toujours debout a penser a toi,la haut quelque part loin de toi.
Entre ces lames qui me penetres et celles qui ne m'atteignent pas,entre ces lignes que j etallent et celles qui ne s incarnent nulle part, entre l air que je respire et celui que tu prends en entiers, entre ces nuits a figer cette lampe et ceux ou je sors boir ce verre amère et oublier que j existe, entre ton envie de rester et ta main qui lâchait doucement la mienne, entre tes pleurs et tes rires, entre le neutre des choses, j ai cessé de comprendre, j ai fermé les paupières et imaginer d'autre couleurs que ce noir qui nous accablait,tu te rappelles? Tu te rappelles de cette chanson qu'on écoutait en boucle, aujourdhui je n arrive plus a l'écouter, aujourd'hui j ai perdu le courage de lui laisser le droit de me rappeller quoi qu ce soit ,on était des personnes tristes,perdues,jeunes, mais on savait comment figer chaque instant,chaque moment, le vivre, en rire,le photographier en noir et blanc, le cadrer,et s y perdre, si il arrive un jour ou on me demandent quel etait mon plus beau moment de jeunesse je répondrai toujours et encore que c'était toi,tu étais mon plus beau moment
Et demain on serait plus ici surement,et ca ne fait pas si peur,il ne restera que ces places vides,ces parcours,ces répliques accroché au fin fond de ma memoire. Dans cette petite ville,qui a connu l adolescente que j etais, celle que je suis maintenant,et bien plus, dans cette ville j'ai aimé,j'ai ris aux eclats,j'ai crié sans ressentir le besoin d'arrêter, j'ai maudis la vie et je l'ai savourer,où j'ai revé, dans cette ville j'ai abandonné trop de fois mais je n'avais jamais perdu espoir, suis je prête de la quitter ? j'avais donc prit un temps pour me morfondre dans tout ce que cette phrase engendre et par moment veut dire, elle semble etre facile mais quand on prends du recule elle est bouree de sentiments dramatique, qu est ce qui resterait dans ta chambre d'ici là? il resterait ton ame et ton odeur dans chaque recoin,il resterait ta vie que tu vis maintenant et que tu quitterais, la personne temporaire que tu es,celle ci serait la dernière image de toi ici, ta chambre deviendrait un cimetière ou tes histoires reposeront en paix et ou il ne restrait que ces images dans ta têtes dont tu t'en rappèlerai a chaque fois que tu écoutes une musique triste,tu ne pourrais même plus écrire ou rajouter un sens a tes mots, a chauqe fois ou tu ecris une nouvelle lignes, tu auras l impression d avoir écrit la même chose ca fait longtemps,alors on n y pense plus,demain on serait plus ici surement,et ca ne fait pas si peur,il ne restera pas plus que ces places vides,ces parcours,ces répliques accroché au fin fond de ma memoire,que j emporterai avec moi ou que j y vais, je me rappelerai de la beauté de tes yeux,de ta main qui se glisser entre la mienne,de la façon dont je me blottissais contre toi,de nos coeurs affamés et triste, et comment dans notre tristesse on a figer le temps, je ressentais les choses profondément a cette époque,je m'étais jamais sentie autant en vie, a ce moment je pouvais jurer mers et terre que peu importe quand nos chemins seront mener a se quitter, tu vivrais toujours et a jamais en moi