La vie verticale (2016) de Lou Sarabadzic
NĂ©e en 1986 en France, Lou Sarabadzic vit aujourdâhui en Angleterre. Elle possĂšde deux blogs bilingues. En 2016, elle a reçu le Prix de La Crypte â Jean Lalaude pour son recueil de poĂšmes Ensemble, Ă paraĂźtre aux Ă©ditions de La Crypte en 2017. La Vie verticale est son premier roman.
Commençons de nouveau par la couverture, ça va devenir une habitude. Lâabsence de couleurs la rend terne, morose. Au premier plan, on devine le haut de la tĂȘte dâune personne, quâon suppose ĂȘtre lâauteur, qui est assise dans un fauteuil, le crĂąne appuyĂ© sur le repose-tĂȘte du dossier. Le titre et le nom de lâauteur sont en noir, Ă©criture Arial Ă premiĂšre vue et sans majuscule. Face Ă elle, au dĂ©part je croyais Ă un mur Ă la tapisserie un peu vieillotte. Mais en regardant de plus prĂšs, cette sorte de gribouillis gris et de rayures chaotiques blanches couvre lâentiĂšretĂ© de la couverture, y compris mĂȘme sur la femme. Mon interprĂ©tation se base sur ce que jâen ai lu. Pour ne rien vous spoiler, et en Ă©vitant de trop vous en dire puisque ce nâest pas le but de cette chronique, ce livre raconte lâhistoire dâune femme possĂ©dant des TOC et des troubles psychologiques. Selon moi, les rayures passant sur toute la couverture et mĂȘme sur la photo montre une image de son esprit. Un esprit embuĂ©, perdu, brouillon. Toutes ses pensĂ©es passent et sâemmĂȘlent dans sa tĂȘte, elle se perd. Et cela se ressent dĂšs lâouverture du livre puisque les chapitres apparaissent dans un ordre chaotique. Une amie a lu ce roman en format numĂ©rique, pour ma part câĂ©tait en version papier, et mâa dit que la version EPUB possĂ©dait une option pour lire lâouvrage en commençant par le premier chapitre. Cela permet donc deux lectures diffĂ©rentes, vous aurez compris que je prĂ©fĂšre les livres contemporains proposant ce genre de choix structurels.
Pour revenir Ă lâĆuvre de Lou Sarabadzic, on a des pages blanches, plutĂŽt classique. Cependant, on remarque lors de la lecture que les dialogues ressortent particuliĂšrement car ils sont Ă©crits en blanc et surlignĂ© en noir. A noter dâailleurs quâil y en a peu, donc que les personnes qui lâentourent n'interagissent pas beaucoup avec elle. Ensuite, on a certaines pages qui sont entiĂšrement noires avec des Ă©critures blanches. Je pense que ce sont ses rĂ©unions chez le psychologue qui, dâailleurs, sont assez frĂ©quentes. Son Ă©criture est plus crue, plus virulente et violente. Ses pensĂ©es sont noires et si dĂ©primantes quâelles vont jusquâĂ envahir la forme.













