Quand l'écriture devient un levier d'inclusion. Retour sur mes ateliers avec des élèves allophones et la création de leur livre numérique.
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@sylviealbou-tabart
Quand l'écriture devient un levier d'inclusion. Retour sur mes ateliers avec des élèves allophones et la création de leur livre numérique.
Un nouveau défi passionnant et enrichissant
J’ai eu récemment le plaisir d’être interviewée par la chroniqueuse Nadine Doyelle autour de mon métier d’autrice et de mon dernier ouvrage, Comme un trou dans le coeur.Découvrez cette jolie interview et merci infiniment à elle pour cette mise en lumière de mon univers et de mon roman Comme un trou dans le coeur.
Nadine Doyelle : Sylvie Albou-Tabart, aujourd’hui, te voilà sous les feux des projecteurs avec cette interview. Es-tu prête à satisfaire la légitime curiosité de tes lectrices et lecteurs ?
Sylvie Albou-Tabart : Bien sûr, je prends toujours un immense plaisir à échanger avec mes lectrices et lecteurs. C’est pour elles et eux que j’écris. Leurs retours et questions sont forcément les bienvenus.
Nadine : Tout d’abord, à toi de te présenter d’une façon originale. Âge, passions, rêves, etc…
Sylvie Albou-Tabart : J’ai 58 ans et trois merveilleuses filles que j’aime de tout mon cœur. Rien d’original jusque-là. J’ai aussi les pieds sur terre, essentiel lorsqu’on est maman, et la tête dans les nuages, tout aussi primordial lorsqu’on tricote des histoires à longueur de temps. Autrice touche-à-tout, j’alterne entre l’aventure et l’émotion, le fantastique et le contemporain, les romans et la BD. Avec une constante, l’envie de raconter, d’embarquer mes lecteurs dans mon univers et celui de mes personnages. Après tout, ce n’est pas comme si j’avais le choix : il y a bien trop de monde dans ma tête pour qu’ils y restent !
Nadine : Quelle est la raison pour laquelle tu t’es lancée dans l’écriture ? Attention, pas de clichés.
Sylvie Albou-Tabart : Je ne pense pas que cela soit cliché, et qu’importe, mais j’ai toujours adoré lire, vivre et me perdre dans d’autres univers. J’ai commencé à écrire très jeune, uniquement pour moi, pour coucher sur le papier ce dont je ne pouvais pas parler, pour faire de ces mots autant d’échappatoires et d’abris. Je me souviens de mes cahiers d’écolier où je les couchais, parfois cachée sous ma couette et seulement éclairée d’une petite lampe torche.Peu à peu, en ayant des enfants pour qui j’ai inventé des histoires avec un plaisir fou, j’ai laissé mes mots prendre corps, les personnages et univers qui se bousculaient en moi se concrétiser sur le papier. Je n’ai plus jamais arrêté !
Nadine : Si tu n‘avais pas écrit, qu’aurais-tu aimé faire ?
Sylvie Albou-Tabart : J’ai exercé différents métiers avant de me consacrer entièrement à la littérature. D’attachée de presse à journaliste en passant par directrice éditoriale, mais aucun ne m’a apporté autant de bonheur, de plénitude et n’a donné autant de sens à ma vie.
Nadine : Quel est le livre que tu aurais plus que tout aimé écrire toi-même ?Sylvie Albou-Tabart : Un seul ? Il y en a plusieurs, dans des styles et univers très différents. Pour n’en citer que trois : Ravage de René Barjavel, Ça de Stephen King et Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi, qui m’a tant fait penser à mes filles.
Nadine : Quel est le film qui t’a marquée à vie ?
Sylvie Albou-Tabart : Un seul ? Cette fois, je vais me montrer plus raisonnable et n’en citer que deux. Alien, le huitième passager, de Ridley Scott. Et Le premier jour du reste de ma vie, de Rémi Bezançon, pour des raisons totalement différentes, tu t’en doutes.
Nadine : As-tu déjà eu envie d’arrêter d’écrire ? Et si oui, pour quelle raison ?
Sylvie Albou-Tabart : Non, jamais, cela m’est essentiel. Et je crois bien que tous les personnages qui attendent leur tour bien au chaud dans mon cerveau ne se laisseraient pas faire…
Nadine : Quand sais-tu que tu peux écrire le mot FIN ?
Sylvie Albou-Tabart : Jamais ! Je doute toujours, jusqu’à la fin justement. Mais bien sûr, je sais, je ressens que mes personnages sont arrivés au bout de leur histoire… ou du tome en cours d’écriture.
Nadine : Dans ton dernier livre, quel personnage pourrait se plaindre de la vie que tu lui as inventée ? Et à l’inverse, lequel pourrait te remercier ?
Sylvie Albou-Tabart : Dans mon dernier roman Comme un trou dans le cœur, l’héroïne, Solane, est une adolescente victime de la violence de sa mère. Elle pourrait donc logiquement m’en vouloir ! Mais Solane fait aussi preuve d’une grande force et d’une formidable résilience. Cela lui permet de se construire autrement, sans reproduire ce qu’elle a vécu auprès de sa fille Tahia qui, elle, a donc quelques raisons de me remercier.
Nadine : Comment choisis-tu le lieu où se déroule l’histoire de ton roman ?
Sylvie Albou-Tabart : Tout dépend de la thématique. Comme un trou dans le cœur étant un roman plutôt intimiste, l’intrigue se déroule principalement chez l’héroïne et au sein de son lycée. Le prochain, qui sera un roman fantastique, emmènera mes héros sur une île mystérieuse où le danger les guettera à chaque instant.
Nadine : Dans tes romans, est-ce que tu penses que les dialogues sont indispensables ? Et si non, peux-tu développer ?
Sylvie Albou-Tabart : Les dialogues donnent vie à mes personnages, comme au récit. Ils dynamisent l’histoire et permettent de caractériser mes héros en esquissant leurs personnalités, leurs manies, leurs relations aux autres. Je les considère donc comme indispensables.
Nadine : Es-tu satisfaite et sereine lorsque tu poses le mot FIN ? Ou bien est-ce que tu as de peur ?
Sylvie Albou-Tabart : C’est toujours un moment délicat que de poser ce mot. D’abord parce qu’il faut dire au revoir à des personnages qui ont partagé ma vie durant un long moment et qui y ont pris une énorme importance. Ensuite parce que j’ai beaucoup de difficulté à ne pas retravailler encore et encore mon manuscrit, que je relis, corrige, peaufine. Et enfin, parce que c’est le moment où il va aller à la rencontre de mes lecteurs.
Nadine : Comment écris-tu une dédicace ? Toujours personnelle ou bien basique ? Ou avec un petit dessin ?
Sylvie Albou-Tabart : J’en suis encore à la phase des bonhommes bâtons, donc pas de dessin pour moi ! Plus sérieusement, je prends toujours le temps d’écrire une dédicace la plus personnelle possible, en fonction de mon interlocuteur, mais aussi de l’histoire à dédicacer. C’est important pour moi.
Nadine : Sylvie Albou-Tabart, merci pour tes réponses pleines de sincérité. Je te souhaite un très beau succès pour ton prochain roman.
Sylvie Albou-Tabart : Merci à toi pour cette jolie interview et mise en lumière. Et j’espère que tes souhaits me porteront chance pour le prochain, qui plongera cette fois mes lecteurs dans le chaos… mais chut !
(via Interview autour de mon métier d'autrice)
Découvrez la chronique percutante et engagée d'une lectrice sur le roman Comme un trou dans le coeur, de Sylvie Albou-Tabart.
"Comme un trou dans le coeur" numéro 1 des ventes !
Comme un trou dans le coeur, de Sylvie Albou-Tabart, est numéro 1 des ventes dans sa catégorie. Un succès mérité pour ce magnifique roman.
Découvrez les avis des lecteurs sur le roman Comme un trou dans le coeur, de Sylvie Albou-Tabart. Un véritable coup de coeur !
Vous êtes déjà nombreux à avoir laissé un avis sur mon roman Comme un trou dans le coeur.
Chacun de vos messages, commentaires et retours est un cadeau précieux qui me va droit au coeur, nourrit mon écriture et me pousse chaque jour à poursuivre dans cette voie.
Mais au-delà de cette motivation, vos partages sont essentiels pour faire vivre mon travail et permettre à d’autres lecteurs de découvrir cet ouvrage si cher à mon coeur.
Alors si mon livre vous a touché, si vous vous êtes laissé emporter par l’histoire de Solane, n’hésitez pas à laisser un avis, à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux. Votre voix peut changer l’avenir de mon roman et faire rayonner son message d’espoir auprès de ceux qui en ont tant besoin.
Merci infiniment.
Sylvie Albou-Tabart intègre le programme de la Mel pour mener des ateliers littéraires de sensibilisation à la protection de l'environnement.
Les rencontres et ateliers d'écriture de l'écrivaine Sylvie Albou-Tabart ouvrent aux jeunes un indispensable espace de parole et d'écoute.
Aidez-moi à les aider !
Un roman pour adultes et adolescents dont voici le résumé :
Solane est une adolescente comme les autres… ou presque. Car elle cache un lourd secret, soigneusement dissimulé à tous. Entre déni et mal-être, douleur et regrets, son quotidien se détériore un peu plus chaque jour. Alors qu’elle n’y croyait plus, la jeune fille va pourtant s’affirmer, se libérer, dire non à la violence et aux coups de sa mère. Ce roman poignant et porteur d’espoir nous parle d’une jeunesse maltraitée, mais aussi d’amitié, d’amour et de résilience. Le dernier chapitre s'adresse directement aux jeunes maltraités ou aux témoins de maltraitance.
"Comme un trou dans le coeur," un roman poignant et porteur d’espoir.